Aussi bien, je connais Zelda, aussi peu je ne connais cette version de ce jeu qui est apparue par la suite. Les puristes pourront nous dire que cela suit exactement la même trame. Comme dit, l’univers de Zelda s’est un peu étendu au cours de toutes ces dernières années.
Si je m’éloigne de ces considérations, je trouve que le dessin et le ton sont très enfantins et quelque part, cela m’a un peu gêné. J’ai lu des adaptations de Zelda et ce n’était pas comme cela.
Pour autant, cela se lit plutôt agréablement bien avec une certaine fluidité dans les scènes d’action.
Néanmoins, je reste sur ma note à 2 étoiles car ce n’est pas franchement emballant. Les plus jeunes apprécieront sans aucun doute.
Ah bon c'était un seinen cette série ? Je demande parce que le scénario manquait tellement de subtilité que je pensais que le public-cible était les ados.
Comme Spooky j'ai été intrigué par le résumé et en lisant je me suis vite ennuyé. Le scénario est, comme je l'ai déjà écrit, peu subtil avec une pauvre bête victime de méchants très méchants. Sa relation avec la gentille fille m'a laissé indifférent alors qu'une des raisons pour lesquelles je voulais lire la série était justement cette relation entre la bête et la jeune fille, vu qu'il imagine qu'elle est comme l’héroïne de son livre et qu'elle va l'emmener au paradis.
Et le pire est le dessin franchement moyen. J'ai déjà vu pire en la matière (au moins c'est lisible) mais la mise en page est souvent ratée avec des enchaînements de scènes qui manquent de naturel. On dirait que le dessinateur essaie des nouvelles choses et que la plupart du temps ça ne fonctionne pas. Je pense que si j'avais aimé le dessin, j'aurais un peu mieux accroché à ce manga et trouvé que c'était pas mal malgré des défauts dans le scénario. Peut-être que les deux autres tomes sont mieux, mais je me suis tellement ennuyé que je n'ai pas envie de le savoir.
Seule la curiosité m'a fait lire cet album, les noms des auteurs n'évoquant rien de particulier.
On a une sorte de road comic à la sauce bretonne, avec un vieux loup de mer qui embarque son petit-fils dans un tour de la Bretagne en vélomoteur... Sur le papier cela aurait pu être rigolo, profond, émouvant... Et au final presque rien de tout cela. Certes, certaines situations sont assez marrantes, et on découvre que la vie de François Chapot est bien moins exaltante et mouvementée que celle qu'il prétend avoir eue. Ç'aurait également pu être une épopée drôlatique, sur le sens de la vie, tout ça tout ça, mais... non. Ça manque un peu d'âme.
Côté dessin Stéphane Heurteau propose du "semi-réaliste"/ligne claire assez sympathique, mais pour moi sans plus.
Bref, pas une lecture super exaltante.
J’ai acheté cet album vraiment pas cher du tout, me disant que j’allais encore prendre beaucoup de plaisir, comme m’en avait procuré la série phare de ces deux auteurs, à savoir Légendes des Contrées Oubliées.
Eh bien je ressors bien déçu de ma lecture.
A l’origine, les histoires courtes (d’une à deux pages) qu’il rassemble étaient publiées dans un magazine consacré aux jeux de rôles (ça passait peut-être mieux au compte-goutte, une histoire par numéro, je ne sais pas ?).
En effet, les aventures de Kroc, gobelin, super loser (« beau » au pays des moches, gringalet au milieu des fiers à bras, lâche au pays des matamores, Barbares, Trolls et autres gnomes) sont clairement imprégnées de l’univers des jeux de rôles, de Donjon & Dragons. Si j’en connais les grandes lignes, je n’ai jamais été joueur, et donc n’ai pas forcément toutes les clés pour comprendre – ou tout du moins pour m’intéresser à – tous les clins d’œil aux clichés du genre.
Mais cela aurait tout à fait pu passer avec mes connaissances de base sur le sujet, si les scénarios avaient été plus aboutis, et surtout si l’humour avait été plus drôle ! J’ai en effet trouvé l’ensemble très poussif, quelques rares sourires ne suffisant pas à me faire apprécier cet album franchement décevant.
J'ai lu sur internet des critiques élogieuses sur les histoires de guerres d'Ennis. Et ben jusqu'à présent la plupart des histoires de guerres que j'ai lues de lui ne m'ont pas captivé.
On dirait que le scénariste fait le service minimum avec cette mini-série. Il ne tombe pas dans ses pires travers et cela reste soft dans le cynisme et la violence, mais le scénario est vraiment trop classique pour moi. On a droit à des clichés comme la jeune recrue qui se rend compte de l'horreur de la guerre et comme toujours avec Ennis les soldats sont bien traités alors que les officiers supérieurs sont des gros cons.
Il y a quelques scènes qui émergent du lot (le passage avec l'avion dans l'arbre m'a bien fait sourire), mais globalement j'ai trouvé que c'était juste une énième histoire qui montre que la guerre est une chose horrible. Si vous accrochez plus aux histoires de guerres que moi, vous allez peut-être mieux accrocher que moi. Pour ma part, j'ai surtout eu l'impression d'avoir lu un truc ennuyeux et oubliable. Le dessin est correct.
Claudine à l’école est inspirée d'après l’œuvre de Colette. On est tout de suite plongé dans une classe pour filles du XIXème siècle avec ses intrigues de palais entre la maîtresse principale et différents instituteurs. Puis, il y a également les élèves dont cette fameuse Claudine qui semble donner du fil à retordre.
J'avoue que tout cela fait très vieille France et que je n'ai pas forcément trouvé mon bonheur. Au niveau du graphisme, c'est plutôt pas mal avec de belles couleurs et un certain souci du détail.
Bref, une comédie de mœurs fidèle à l’œuvre originale qui nous permet de découvrir Colette car cela reste une adaptation fidèle. Moi, je n'ai simplement pas trouvé mon compte dans ces histoires emprunt d'une certaine mièvrerie d'antan aux accents vaudevillesques.
Voici une bd que j'avais achetée d'occase à Boulinier, et il n'y a ici rien d'inoubliable.
Les pages se composent d'un exposé sur l'amour (ou plutôt le sexe) chez les humains et de petits strips explicitant des supposée habitudes sexuelles chez les humains, toutes plus loufoques les unes que les autres (l'attirance pour les sécrétions nasales, pour les personnes de très grande taille, pour les poils, etc.). Si ces petites saynètes peuvent parfois prêter à sourire, c'est assez rare, et j'ai trouvé la plupart un peu vulgaires et pas vraiment drôles. Quant au "cours" en lui-même, il n'apporte rien et est assez ennuyant, l'humour n'étant décidément pas assez drôle pour moi. J'ai juste bien aimé la fin quand les deux "scientifiques" extraterrestres s'écharpent sur la supériorité de l'homme ou de la femme, et de savoir lequel ou laquelle des deux est la forme pure de l'humanité et lequel est la forme déviante. L'auteur donne là au passage une petite leçon pour tous ceux qui pourront arguer de la supériorité, notamment génétique de l'homme sur la femme : pour les extra-terrestres en tout cas, ceci n'est qu'une affaire de point de vue.
Dans tous les cas, cela ne sauve pas un piètre ensemble, avec un dessin qui fait le minimum syndical.
Prendre pour héros qui est dessinateur judiciaire depuis trente ans et en voir l’influence m’a paru être une très bonne idée.
J’ai trouvé que l’histoire était le point fort de cette BD. En effet, elle est assez prenante et bien menée, avec des moments avec de l’action et des moments plus lents. La personnalité du héros, devenue assez complexe avec le temps, du fait de son métier et de l’environnement nocif qui en est induit est intéressante et pousse à la réflexion. Le premier tome est donc assez riche, le deuxième (qui conclut) un peu moins.
En revanche le dessin est vraiment le point faible de cette BD. Dans le premier tome cela passe encore mais dans le deuxième, ce n’est pas terrible du tout. Il y a même certaines planches qui sont carrément moches, notamment au niveau des visages. Le style polar collait pas mal à la BD mais le dessin est vraiment sans émotion et sans vie. Les scènes d’action paraissent plates et vraiment lentes, les personnages balourds. Le héros se déplace à moto mais on ne sent jamais la vitesse, ni le déplacement. Par la suite, j’ai cru que cette BD était plutôt ancienne et que ceci expliquait cela mais pas tout.
En conclusion, les deux tomes se lissent bien et assez vite. L’histoire est intéressante mais le dessin est vraiment le point faible et gâche le plaisir.
Cela faisait des années que je connaissais la série de nom sans franchir le pas d'emprunter des albums à la bibliothèque. Puis arriva une semaine avec peu de nouveautés et j'ai remarqué en regardant les rayons qu'il y avait les intégrales de la série. Je les ai donc empruntées et puis... j'ai abandonné ma lecture durant l'intégrale 3.
Je pense que j'ai un petit problème avec Rivière, le co-scénariste de la série, que je considère comme un homme cultivé qui se documente bien et qui malheureusement pond souvent des récits qui ne me passionnent pas du tout. C'est soporifique et les personnages sont sans charisme. En plus, la série n'est pas aidée par le dessin. Certes, le dessinateur sait comment créer une atmosphère des années 1910-1920 grâce aux décors, mais ses personnages sont figés et la narration manque de dynamisme.
C'est dommage parce qu'il y a des bonnes idées dans la série, mais je n'aime pas l'exécution de ces idées. Le premier exemple qui me vient en tête est le dénouement de l'album Le Loup des Ardennes. Je trouve qu'objectivement c'est une bonne scène, mais comme je me foutais des personnages donc je n'ai ressenti aucune tension et la mise en scène est franchement moyenne.
J'avais bien accroché au début de l'histoire avec ce jeu vidéo qui manipule les joueurs, mais au fil des pages j'ai décroché.
J'ai trouvé que l'auteur ne maîtrisait pas son scénario et que ça tournait en n'importe quoi. J'étais prêt à accepter l'existence d'un jeu vidéo qui peut faire des choses extraordinaires lorsque j'ai commencé ma lecture, mais lorsque je vois des scènes comme le combat entre le gentil et le méchant à la fin j'ai fini par trouver que le scénario était en fait juste débile. Et puis je ne me suis pas attaché aux personnages et si je comprends que les jeux vidéos peuvent être néfastes si on y joue trop, j'ai eu l'impression parfois de lire les craintes d'un vieux de plus 50 ans qui pense que les Pokémons sont des créatures sataniques ou je ne sais quoi.
Dommage le dessin est bon et il y avait des éléments pour que le récit soit un bon thriller.
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The Legend of Zelda - Phantom Hourglass
Aussi bien, je connais Zelda, aussi peu je ne connais cette version de ce jeu qui est apparue par la suite. Les puristes pourront nous dire que cela suit exactement la même trame. Comme dit, l’univers de Zelda s’est un peu étendu au cours de toutes ces dernières années. Si je m’éloigne de ces considérations, je trouve que le dessin et le ton sont très enfantins et quelque part, cela m’a un peu gêné. J’ai lu des adaptations de Zelda et ce n’était pas comme cela. Pour autant, cela se lit plutôt agréablement bien avec une certaine fluidité dans les scènes d’action. Néanmoins, je reste sur ma note à 2 étoiles car ce n’est pas franchement emballant. Les plus jeunes apprécieront sans aucun doute.
Lyla & la bête qui voulait mourir
Ah bon c'était un seinen cette série ? Je demande parce que le scénario manquait tellement de subtilité que je pensais que le public-cible était les ados. Comme Spooky j'ai été intrigué par le résumé et en lisant je me suis vite ennuyé. Le scénario est, comme je l'ai déjà écrit, peu subtil avec une pauvre bête victime de méchants très méchants. Sa relation avec la gentille fille m'a laissé indifférent alors qu'une des raisons pour lesquelles je voulais lire la série était justement cette relation entre la bête et la jeune fille, vu qu'il imagine qu'elle est comme l’héroïne de son livre et qu'elle va l'emmener au paradis. Et le pire est le dessin franchement moyen. J'ai déjà vu pire en la matière (au moins c'est lisible) mais la mise en page est souvent ratée avec des enchaînements de scènes qui manquent de naturel. On dirait que le dessinateur essaie des nouvelles choses et que la plupart du temps ça ne fonctionne pas. Je pense que si j'avais aimé le dessin, j'aurais un peu mieux accroché à ce manga et trouvé que c'était pas mal malgré des défauts dans le scénario. Peut-être que les deux autres tomes sont mieux, mais je me suis tellement ennuyé que je n'ai pas envie de le savoir.
Phare Ouest
Seule la curiosité m'a fait lire cet album, les noms des auteurs n'évoquant rien de particulier. On a une sorte de road comic à la sauce bretonne, avec un vieux loup de mer qui embarque son petit-fils dans un tour de la Bretagne en vélomoteur... Sur le papier cela aurait pu être rigolo, profond, émouvant... Et au final presque rien de tout cela. Certes, certaines situations sont assez marrantes, et on découvre que la vie de François Chapot est bien moins exaltante et mouvementée que celle qu'il prétend avoir eue. Ç'aurait également pu être une épopée drôlatique, sur le sens de la vie, tout ça tout ça, mais... non. Ça manque un peu d'âme. Côté dessin Stéphane Heurteau propose du "semi-réaliste"/ligne claire assez sympathique, mais pour moi sans plus. Bref, pas une lecture super exaltante.
Kroc le Bô
J’ai acheté cet album vraiment pas cher du tout, me disant que j’allais encore prendre beaucoup de plaisir, comme m’en avait procuré la série phare de ces deux auteurs, à savoir Légendes des Contrées Oubliées. Eh bien je ressors bien déçu de ma lecture. A l’origine, les histoires courtes (d’une à deux pages) qu’il rassemble étaient publiées dans un magazine consacré aux jeux de rôles (ça passait peut-être mieux au compte-goutte, une histoire par numéro, je ne sais pas ?). En effet, les aventures de Kroc, gobelin, super loser (« beau » au pays des moches, gringalet au milieu des fiers à bras, lâche au pays des matamores, Barbares, Trolls et autres gnomes) sont clairement imprégnées de l’univers des jeux de rôles, de Donjon & Dragons. Si j’en connais les grandes lignes, je n’ai jamais été joueur, et donc n’ai pas forcément toutes les clés pour comprendre – ou tout du moins pour m’intéresser à – tous les clins d’œil aux clichés du genre. Mais cela aurait tout à fait pu passer avec mes connaissances de base sur le sujet, si les scénarios avaient été plus aboutis, et surtout si l’humour avait été plus drôle ! J’ai en effet trouvé l’ensemble très poussif, quelques rares sourires ne suffisant pas à me faire apprécier cet album franchement décevant.
War is Hell
J'ai lu sur internet des critiques élogieuses sur les histoires de guerres d'Ennis. Et ben jusqu'à présent la plupart des histoires de guerres que j'ai lues de lui ne m'ont pas captivé. On dirait que le scénariste fait le service minimum avec cette mini-série. Il ne tombe pas dans ses pires travers et cela reste soft dans le cynisme et la violence, mais le scénario est vraiment trop classique pour moi. On a droit à des clichés comme la jeune recrue qui se rend compte de l'horreur de la guerre et comme toujours avec Ennis les soldats sont bien traités alors que les officiers supérieurs sont des gros cons. Il y a quelques scènes qui émergent du lot (le passage avec l'avion dans l'arbre m'a bien fait sourire), mais globalement j'ai trouvé que c'était juste une énième histoire qui montre que la guerre est une chose horrible. Si vous accrochez plus aux histoires de guerres que moi, vous allez peut-être mieux accrocher que moi. Pour ma part, j'ai surtout eu l'impression d'avoir lu un truc ennuyeux et oubliable. Le dessin est correct.
Claudine à l'école
Claudine à l’école est inspirée d'après l’œuvre de Colette. On est tout de suite plongé dans une classe pour filles du XIXème siècle avec ses intrigues de palais entre la maîtresse principale et différents instituteurs. Puis, il y a également les élèves dont cette fameuse Claudine qui semble donner du fil à retordre. J'avoue que tout cela fait très vieille France et que je n'ai pas forcément trouvé mon bonheur. Au niveau du graphisme, c'est plutôt pas mal avec de belles couleurs et un certain souci du détail. Bref, une comédie de mœurs fidèle à l’œuvre originale qui nous permet de découvrir Colette car cela reste une adaptation fidèle. Moi, je n'ai simplement pas trouvé mon compte dans ces histoires emprunt d'une certaine mièvrerie d'antan aux accents vaudevillesques.
L'Amour expliqué aux extra-terrestres
Voici une bd que j'avais achetée d'occase à Boulinier, et il n'y a ici rien d'inoubliable. Les pages se composent d'un exposé sur l'amour (ou plutôt le sexe) chez les humains et de petits strips explicitant des supposée habitudes sexuelles chez les humains, toutes plus loufoques les unes que les autres (l'attirance pour les sécrétions nasales, pour les personnes de très grande taille, pour les poils, etc.). Si ces petites saynètes peuvent parfois prêter à sourire, c'est assez rare, et j'ai trouvé la plupart un peu vulgaires et pas vraiment drôles. Quant au "cours" en lui-même, il n'apporte rien et est assez ennuyant, l'humour n'étant décidément pas assez drôle pour moi. J'ai juste bien aimé la fin quand les deux "scientifiques" extraterrestres s'écharpent sur la supériorité de l'homme ou de la femme, et de savoir lequel ou laquelle des deux est la forme pure de l'humanité et lequel est la forme déviante. L'auteur donne là au passage une petite leçon pour tous ceux qui pourront arguer de la supériorité, notamment génétique de l'homme sur la femme : pour les extra-terrestres en tout cas, ceci n'est qu'une affaire de point de vue. Dans tous les cas, cela ne sauve pas un piètre ensemble, avec un dessin qui fait le minimum syndical.
Le Dessinateur
Prendre pour héros qui est dessinateur judiciaire depuis trente ans et en voir l’influence m’a paru être une très bonne idée. J’ai trouvé que l’histoire était le point fort de cette BD. En effet, elle est assez prenante et bien menée, avec des moments avec de l’action et des moments plus lents. La personnalité du héros, devenue assez complexe avec le temps, du fait de son métier et de l’environnement nocif qui en est induit est intéressante et pousse à la réflexion. Le premier tome est donc assez riche, le deuxième (qui conclut) un peu moins. En revanche le dessin est vraiment le point faible de cette BD. Dans le premier tome cela passe encore mais dans le deuxième, ce n’est pas terrible du tout. Il y a même certaines planches qui sont carrément moches, notamment au niveau des visages. Le style polar collait pas mal à la BD mais le dessin est vraiment sans émotion et sans vie. Les scènes d’action paraissent plates et vraiment lentes, les personnages balourds. Le héros se déplace à moto mais on ne sent jamais la vitesse, ni le déplacement. Par la suite, j’ai cru que cette BD était plutôt ancienne et que ceci expliquait cela mais pas tout. En conclusion, les deux tomes se lissent bien et assez vite. L’histoire est intéressante mais le dessin est vraiment le point faible et gâche le plaisir.
Victor Sackville
Cela faisait des années que je connaissais la série de nom sans franchir le pas d'emprunter des albums à la bibliothèque. Puis arriva une semaine avec peu de nouveautés et j'ai remarqué en regardant les rayons qu'il y avait les intégrales de la série. Je les ai donc empruntées et puis... j'ai abandonné ma lecture durant l'intégrale 3. Je pense que j'ai un petit problème avec Rivière, le co-scénariste de la série, que je considère comme un homme cultivé qui se documente bien et qui malheureusement pond souvent des récits qui ne me passionnent pas du tout. C'est soporifique et les personnages sont sans charisme. En plus, la série n'est pas aidée par le dessin. Certes, le dessinateur sait comment créer une atmosphère des années 1910-1920 grâce aux décors, mais ses personnages sont figés et la narration manque de dynamisme. C'est dommage parce qu'il y a des bonnes idées dans la série, mais je n'aime pas l'exécution de ces idées. Le premier exemple qui me vient en tête est le dénouement de l'album Le Loup des Ardennes. Je trouve qu'objectivement c'est une bonne scène, mais comme je me foutais des personnages donc je n'ai ressenti aucune tension et la mise en scène est franchement moyenne.
Reset
J'avais bien accroché au début de l'histoire avec ce jeu vidéo qui manipule les joueurs, mais au fil des pages j'ai décroché. J'ai trouvé que l'auteur ne maîtrisait pas son scénario et que ça tournait en n'importe quoi. J'étais prêt à accepter l'existence d'un jeu vidéo qui peut faire des choses extraordinaires lorsque j'ai commencé ma lecture, mais lorsque je vois des scènes comme le combat entre le gentil et le méchant à la fin j'ai fini par trouver que le scénario était en fait juste débile. Et puis je ne me suis pas attaché aux personnages et si je comprends que les jeux vidéos peuvent être néfastes si on y joue trop, j'ai eu l'impression parfois de lire les craintes d'un vieux de plus 50 ans qui pense que les Pokémons sont des créatures sataniques ou je ne sais quoi. Dommage le dessin est bon et il y avait des éléments pour que le récit soit un bon thriller.