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Couverture de la série Lily a des nénés
Lily a des nénés

Je peux me tromper mais je doute que le dessin de cet album plaise aux jeunes lecteurs. Le hic, c’est que ce récit, lui, leur est destiné en priorité. Entendons-nous bien : le dessin est de qualité, à titre personnel je le trouve même beau, mais cet effet flou n’en facilite pas la lecture et la colorisation un peu passée n’attire pas l’œil. Je doute donc qu’un jeune adolescent aille naturellement vers cet album. Au niveau du récit, si celui-ci n’est pas désagréable à suivre, il n’a rien de transcendant non plus. Lily tombe amoureuse d’un petit con et celui-ci ne la remarque pas. Elle se sert de son frère pour parvenir à ses fins mais rien n’y fait. Ma question en ma qualité de lecteur, c’est : pourquoi tombe-telle amoureuse de ce petit con (hormis du fait on ne peut plus puéril qu’il est beau) ? Et pourquoi ne s’en désintéresse-t-elle pas quand elle se rend compte qu’il est con ? Sinon, en filigrane, l’auteur aborde le passage de l’enfance à l’adolescence chez les jeunes filles et les transformations physiques qu’il entraîne. Ce n’est pas mal fait mais -en ma qualité de gros rustre mal léché- cette thématique ne m’a que peu parlé. Je n’ai pas été touché par les personnages, je n’ai pas été sensible à la douleur et aux questionnements de Lily… En fait, j’ai lu cet album d’un œil distrait. Pas pour moi, tout simplement. A voir si le public ciblé sera plus sensible à ce récit que moi.

22/05/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série No War
No War

Encore une bd d'un ennui mortel où les dialogues et les scènes qui s'enchaînent sonnent totalement faux. Il y a un sérieux problème à mon sens dans la mise en scène de ce récit se passant dans un état nordique imaginaire où les habitants s'étripent autour d'un projet de barrage. Il y a en effet un esprit assez insurrectionnel dans cette république qui vient d'élire un nouveau président déjà contesté. Bref, une inspiration gilet jaune qui n'est guère à mon goût. Ce mélange de genre m'a paru assez indigeste à la lecture. Même le graphisme ne m'a pas séduit. C'est trop urbain, voir un peu punky dans les lignes. On est assez loin d'un style réaliste. La palette de couleur m'a paru assez terne. Le contour est assez gras. Bref, la forme ne m'a pas trop aidé. Au final, je demeure avec un sentiment plus que mitigé sur ce thriller futuriste. Je ne suis guère preneur de cet univers bizarre.

21/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Variante du dragon
La Variante du dragon

Premier album que je lis de ce nouvel éditeur, Revival, qui semble s'intéresser au patrimoine de la BD. C'est une réédition d'un album paru chez Casterman à la fin des années 80. Je comprends que cette BD n'ait pas été enregistré sur le site jusqu'à maintenant parce que c'est mauvais. Le dessinateur est issu du mouvement underground des années 70 et ça se voit à son dessin que je trouve moyen vu que je ne suis pas fan de ce style. Au moins j'avoue qu'il est bon pour donner des têtes mémorables à certains de ses personnages. Quant au scénario, j'aime bien l'idée d'une partie d'échec qui se joue avec des gens, sauf que je me suis vite ennuyé en lisant l'album. En fait, j'aime bien les premières pages, mais dès que l'anti-héros chiant et sans charisme débarque j'ai commencé à décrocher. Il y a tellement de personnages que ça rend l'histoire un peu dure à suivre et plusieurs situations m'ont semblé manquer de naturel. Sans vouloir être méchant, je comprends parfaitement que le scénariste ait abandonné la BD et soit maintenant un traducteur.

21/05/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série L'Homme qui assassinait sa vie
L'Homme qui assassinait sa vie

Voici donc un polar très sombre, qui met en scène un ex politicien sortant de taule et voulant en finir définitivement avec tout ce qui constitue son passé (bon et mauvais d'ailleurs). Se greffent autour de lui plusieurs personnages, dont Gus, un privé raté, un commissaire désabusé, une mère communiste et son fils autiste fugueur, etc. Tout ça donne une histoire qui se laisse lire. Nous sommes plongés dans une ambiance particulière, noire et incertaine. Le personnage principal, même si l'on comprend qu'il est névrosé, reste imprévisible et inquiétant. Le récit est servi par un dessin agréable qui, comme pour les autres posteurs, m'a tout de suite fait penser à du Tardi. Mais ce qui m'a dérangé dans cette bd, c'est la narration, et certains enchaînements de situation. Des fois, on sent que c'est adapté d'un roman et certaines situations manquent de naturel, de dynamisme, notamment dans les dialogues. Pour exemple la diatribe du gendarme contre sa femme, qui ne suit aucune logique, ou les discussions entre les trafiquants d'humains. Tout ça donne quelque chose de pas super naturel à lire. Et si l'histoire en elle même tient la route, elle n'est pas non plus passionnante. Mais je pense que retravailler certains dialogues, et certaines situations (plus en développer certaines par exemple) n'aurait pas nui à cette bd.

21/05/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Cinérama
Cinérama

Dans cet album, Charles Berbérian nous présente, en une suite de petits chapitres d'une poignée de pages, des films de série B, peu connus ou autres purs nanars, qui ont marqué ses souvenirs depuis les années 60. Cela va du fameux Turkish Star Wars à des films égyptiens ayant pour héros le musicien et chanteur Farid El Atrache en passant par les péplums spaghettis italiens. Pour la majorité d'entre eux, je ne connaissais pas du tout ces films. Et je n'ai pas vu les rares que je connaissais de nom ou de réputation. Du coup, cet album aurait pu me permettre de les découvrir ou me donner envie de les voir. Mais pas vraiment... Je n'ai pas été touché du tout par cette lecture à vrai dire. Le côté documentaire m'est passé un peu à côté car les films sont présentés un peu comme s'ils étaient racontés à quelqu'un qui les connaissait déjà à peu près, avec pas mal de clins d’œil et de sous-entendus implicites. Ils sont présentés d'une manière que j'ai trouvé assez plate, incapable de m'enthousiasmer. Et là où on aurait pu espérer une part d'humour sur beaucoup d'entre eux qu'on peut qualifier de nanars ou au moins de plaisirs coupables, je n'ai quasiment pas décroché de sourire. A l'inverse, je me suis même plutôt ennuyé.

20/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Révoltés
Les Révoltés

J'ai eu des appréhensions avant de commencer cette série qui a des avis très partagés. J'aime bien Malès et si Dufaux a créé des séries que j'aime bien, globalement je trouve que la majorité des œuvres de lui que j'ai lu sont moyenne au mieux. Je n'avais aucune idée si j'allais aimé ou non. En voyant ma note, je pense que vous saviez déjà que je n'avais pas accroché. Le dessin de Malès est toujours aussi bon (quoique le visage des personnages m'ont semblé un peu raté sur certaines cases), mais le scénario ne m'a pas du tout emballé. Je n'ai pas réussi à le trouver intéressant et comme d'autres posteurs l'ont déjà mentionné c'est un peu dur de s'y retrouver tellement Dufaux part dans tous les sens. Je ne sais pas trop ce qu'il a voulu dire et je m'en fous. Le truc qui m'a le plus marqué dans le scénario est le personnage de Jimmy et c'est parce que je le trouvais ses actions tellement débile qu'il en devenait franchement énervant. Si vous voulez découvrir la série et vous faire une idée par vous même, faites un emprunt.

18/05/2019 (modifier)
Couverture de la série Avel
Avel

Etrange série que celle-ci, qui mêle du polar, de l’espionnage, avec une intrigue qui réalise souvent l’exploit d’apparaître à la fois creuse et trop alambiquée ! En effet, j’avoue n’avoir pas trop saisi tous les tenants et aboutissants de la première histoire, dans laquelle les cadavres s’empilent, plusieurs groupes de tueurs s’éliminant autour d’Avel, sans que ne soient délivrées des explications (avec quelques scènes qui confinent parfois à l’absurde, avec un humour involontaire). Les explications (incomplètes), en fin du deuxième album, sont un peu brutales (avec un décor improbable). Aucun personnage ne fait preuve d’empathie, ils sont aussi froids que les décors et aussi inexpressifs que l’intrigue. De plus, le rythme adopté, très nonchalant (comme certains romans noirs), m’a un peu perdu, au point que la lecture, manquant de rythme et de clarté, m’a un peu – beaucoup même parfois ! – ennuyé. Et le dessin de Christian Durieux, dans une ligne claire très froide, avec des décors et des corps un peu allongés, multipliant les extérieurs vides (plages, quais, etc.), accentue je trouve l’aspect creux – et donc ennuyeux – de l’ensemble. Du coup, c’est quand même pas mal à reculons que j’ai entamé le second diptyque, après la déception du premier. S’il est un peu plus dynamique (avec l'intervention d'une sorte de mafia) – et peut-être plus facile à suivre – il ne m’a pas emballé outre mesure. Le dessin est encore froid – et les lignes de l’architecture stalinienne des décors accentuent le côté géométrique, presque stylisé de la ligne claire, mais aussi cette froideur, cette « distanciation ». Bref, ces deux derniers albums ne m’ont pas réconcilié avec cette série, que j'ai trouvée globalement décevante.

17/05/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Une étoile tranquille
Une étoile tranquille

J'aurais nettement aimé accorder plus de 2 étoiles à une bd qui est consacrée en hommage à Primo Levi, un auteur juif italien qui a connu les camps de la mort. Cependant, malgré tout l'estime qu'on peut avoir pour cet homme admirable, on doit noter objectivement la bd avec ses qualités graphiques et scénaristiques. Si le graphisme ne m'a pas indisposé outre mesure, il n'est pas non plus très séduisant. C'est plutôt au niveau du découpage de ce récit que cela fait défaut. On ne se passionne guère pour Primo Levi qui a pourtant connu une vie pour le moins non ordinaire. Construction, progression et chute ne sont pas constitutives de cette oeuvre qui manque de cohérence et de fluidité. Prix Révélation 2016 au festival d'Angoulême tout de même. Cependant, toutes les distinctions au monde ne feront rien pour changer mon avis.

16/05/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Le Réveil des poupées
Le Réveil des poupées

La collection frissons de Jungle, destiné à un public jeune, brasse assez large au niveau des thématiques. Ici nous avons donc un one-shot sur le thème des jouets possédés... Un sujet déjà largement traité -et maltraité- au cinéma. Du coup, si on un peu de culture télévisuelle, on a un peu l'impression de déjà-vu ou déjà-lu. Ce n'est pas forcément le cas du public visé, mais en l'occurrence c'est moi qui donne mon avis :) Cependant, on ne peut nier que Michel-Yves Schmitt s'y prend pas trop mal, jouant un peu avec les poncifs du genre sans y apporter quelque chose de neuf. A côté de ça, le graphisme de Maud Begon est un peu particulier. Je ne saurais dire pourquoi, mais je n'y suis pas vraiment sensible, d'autant plus que les couleurs, nettement criardes par moments, ne me semblent pas forcément appropriées... Bref, pas vraiment du nef, sauf peut-être pour les préados...

15/05/2019 (modifier)
Couverture de la série Harkhanges
Harkhanges

Je n’ai lu que le premier tome, seul à m’être tombé sous la main (mais de toute façon la série s’est visiblement interrompue avec le suivant, sans trouver de conclusion, et cet album m’aurait dissuadé de continuer l’aventure). Et presqu'à m'être tombé des mains, si j'osais un mauvais jeu de mots. La seule chose que je trouve correcte, c’est le dessin, globalement bon. Rien à redire de ce côté-là. Si ce n’est, à plusieurs reprises, un texte minuscule dans les phylactères (texte quasi illisible parfois). Et un cadrage usant, abusant d’un découpage de grands cadres, bof bof… Puisqu’on en est au texte, c’est bien sûr là que le bât blesse. L’histoire est à la fois peu captivante (et pas très originale avec ce groupe hétéroclite lancé dans une quête dangereuse), mais aussi mal menée, avec des dialogues moyens et des péripéties peu emballantes (les blagues nazes entre filles et garçons par exemple). Aucun avis depuis plus de 15 ans, c'est assez symptomatique quand même! Aussi vite oublié que lu !

14/05/2019 (modifier)