Grosse déception que cet album ! J'aime bien Pedrosa et la lecture du résumé sur le quatrième de couverture avait suscité en moi l'envie de le lire.
Malheureusement le rythme est très plat, sans doute volontairement pour coller au quotidien morne et ennuyeux de notre héros. Là c'est trop, pas de rythme, c'est confus, les noms des personnages et les actions s’enchaînent sans qu'on comprenne bien ce qui se passe. Tout s'éclaircit un peu sur la fin, mais le revirement et les explications surviennent sur quelques pages seulement, c'est trop abrupt. J'aurais aimé un ouvrage plus long avec une intrigue un peu plus développée.
C'est dommage car la thématique abordé est intéressante, et ce futur morne est plutôt plausible malheureusement, donc, l'histoire était tout à fait crédible, mais c'est assez mal traité car pas assez creusé, sans doute pour faire un one shot de taille conventionnelle.
Les quelques pages qui suivent le dénouement sont superflues à mon avis, ça laisse un goût encore plus amer d'inutilité.
Graphiquement pas grand chose à dire, ça colle à l'ambiance, mais du coup on s'ennuie d'autant plus.
Un ouvrage qui n'avait pas les moyens de son ambition...
Pour avoir lu et beaucoup apprécié certains des romans de Murakami j'étais curieux de découvrir cette adaptations de cette dizaine de nouvelles concoctées par le scénariste Jean-Christophe Deveney et mis en image par Pmgl.
Et bien j'avoue que je sors déçu de ce pavé de plus de 400 pages... Autant la plume acérée et poétique de Murakami souvent teintée de fantastique est bien respectée, autant cette mise en image et l'adaptation de ces nouvelles me semblent diluer toute la saveur littéraire que sait fait passer l'écrivain.
Je ne suis déjà pas fan du coup de patte de Pmgl. Son trait brut et inégal, presque caricatural par moment, n'est pas ma tasse de thé, même si on sent bien que c'est un parti pris volontaire. Car si certaines cases sont magnifiques, avec par exemple des personnages très expressifs et semi réalistes, d'autres sont très brouillonnes et les personnages presque difformes... Je trouve que cela manque d'homogénéité.
Quant aux dix nouvelles, si on se laisse pour la plupart très rapidement embarquer par une narration maîtrisée, les chutes m'ont toutes laissées sur ma faim, tombant assez abruptement. Alors oui, Murakami aime laisser son lecteur faire travailler son imagination et le faire réfléchir, mais pour le coup je ne suis pas sûr que le passage au média BD soit des plus pertinent.
Je lis cet ouvrage comme le dérivé d'un produit dérivé. Une dérivée seconde en quelque sorte. Plus sérieusement, c'est un ouvrage qui reprend les principaux dessins de Franquin du "Nid des Marsupilamis" pour les agrandir et les concentrer dans la rencontre des deux Marsupilamis et la naissance des petits.
On peut y voir une volonté de rappel de l'art du trait et de la construction de Franquin, mais en avait-on besoin ? Une volonté poétique sans touche humaine de la rencontre des deux amoureux. Là je reste sur ma faim avec les comportements clichés de midinette de la Marsupilami.
Ou alors une volonté plus commerciale un peu à l'encontre de l'esprit initial écolo de la série.
L'ambiance des années 70, début 80, suinte de cette chronique sociale centrée autour d'un homme minable qui croise de trop près les feux de la jet-set. Le thème est celui de l'admiration des petites gens pour le milieu branché, parisien en l'occurrence, et l'envie de leur ressembler quitte à se brûler les ailes.
C'est une thématique qui me parle peu car c'est un milieu qui me répugne et que j'évite autant que possible.
C'est aussi une BD qui ne m'a pas passionné car je l'ai trouvée trop prévisible. Quand on voit à quel point le personnage principal est présenté dès les premières pages comme un vrai connard égotiste, le genre de médiocre détestable et imbu de lui-même, on se doute bien vite que le récit finira par une leçon de moral où tout va se retourner contre lui et le faire tomber de ce petit piédestal intellectuel sur lequel il pense trôner.. Ceci étant dit, ce n'est pas le seul minable de cette histoire puisque, hormis sa femme qui est inversement presque trop parfaite, et celle qui va s'amouracher de lui qui est trop docile, il n'y a pas un personnage pour rattraper l'autre dans ce concert d'hypocrites et de faux-culs. On est vraiment dans la caricature et maintenir ça tout au long d'un album, c'est un peu lassant.
Toutefois, globalement, le scénario tient plutôt bien la route et on ne le lâche pas avant de voir où il va nous mener pour de bon, d'autant plus que l'intrigue évolue assez rapidement et empêche de s'ennuyer. Mais l'aspect détestable de son héros et de ce monde branché parisien m'empêche d'en extraire un vrai plaisir de lecture.
Note : 2,5/5
L'auteure qui se cache derrière ce pseudo improbable, une certaine Céline, est illustratrice et directrice artistique, et a préalablement publié sur Instagram ces gags (qu'elle appelle "petites chroniques de vie hilarantes").
Bon, je ne la connaissais pas, mais je ne vais pas non plus chercher à en savoir plus. En effet, cet album souffre de plusieurs défauts (appréciation qui peut n'être que personnelle).
A savoir déjà que le principe et les détails ne sont pas du tout originaux. On a déjà vu, lu, cent fois ces publications dérivées d'un blog, plus ou moins girly sur les mésaventures du quotidien, les problèmes de fringue, les velléités de régime, de sport vite abandonnées, dans une mise en avant - même si gentiment brocardée - du paraitre.
Pas original donc, et un peu (très ?) vain.
Le dessin est minimaliste, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire pour ce genre d'entreprise. Mais comme c'est au service d'un humour qui m'a laissé totalement froid (quelques très rares sourires, jamais plus), je vais laisser cet album au rayon des oublis, au milieu d'un bon paquet de semblables. Dans un genre aussi éculé et a priori pas très attirant, le manque d'originalité, de causticité n'aident pas.
Note réelle 1,5/5.
Mouais.
Je n’ai pas été enthousiasmé par cet album. Je n'ai lu que le premier tome, et ne découvre l'existence du suivant qu'au moment de poster mon avis. De toute façon je n'irai pas plus loin dans cette série.
Son aspect un peu cheap (papier de mauvaise qualité, dessin minimaliste et hésitant, qui fait franchement « amateur ») ne m’a pas forcément rebuté.
Mais c’est que je n’ai pas trouvé transcendantes ces anecdotes.
En effet, l’auteur dresse ici une sorte de recueil de moments vécus, mais en ayant visiblement sélectionné les plus lose, tendance glauque parfois. Petits moments de solitude qui entrainent quelques sourires, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça manquait de punch, d’humour efficace (c’est-à-dire réellement drôle).
Une lecture qui ne restera pas dans les annales.
Un récit qui commençait bien, un contingent de prisonniers sur le départ, direction la Lune et sa prison. Prison aux mains de trois clans de détenus qui en ont pris possession. Des clans ethniques. Noirs, blancs et jaunes. Oups, j'ai oublié celui des femmes pour la bagatelle.
Six prisonniers + 1 doivent retrouver une grotte où se trouve la découverte du siècle.
Puis l'histoire devient abracadabrantesque, des hommes des cavernes auraient trouvé le moyen de muter et de se déplacer dans l'espace et enfin mourir sur notre satellite. Donc à partir de là j'ai lâché prise.
De plus les sept prisonniers sont assez quelconques et sans véritables charismes.
C'est brut de décoffrage !
La partie dessin n'est pas désagréable à regarder, mais ça manque de finesse et de fluidité. Des visages statiques. Une colorisation moyenne et une mise en page classique.
Si tout cela ne vous fait pas peur, moi je retourne de ce pas le rendre à la bibliothèque.
« Aâma » est la première série (en 4 tomes) de Frédérik Peeters qui me déçoit…
Pourtant, ça partait plutôt bien, les deux premiers tomes sont vraiment très plaisants à lire. J’avais l’impression de me retrouver face une aventure de type « Aldébaran » où un groupe de personnes débarque sur une nouvelle planète et découvre sa flore et sa faune. Du coup, c’était vraiment dépaysant de lire cette première moitié de série d’autant plus que les paysages, les créatures et le design des véhicules sont très recherchés ; d’autant plus que le coup de patte et la narration de Frédérik Peeters sont impressionnants. Les personnages me sont apparus énigmatiques, la curiosité me titillait sur la relation entre le héros et sa fille...
Et puis, vinrent les deux derniers tomes où le scénario part en cacahuètes avec des séquences dignes d’une série comme « Akira » où le héros est métamorphosé en être surpuissant capable de chambouler son environnement au gré de ses humeurs. J’ai horreur de ça ! En plus, si l’auteur y met des réflexions métaphysiques et sur le sens de la vie (ou plutôt sur la création) … Frédérik Peeters m’achève complétement ! Il m’a fallu vraiment me faire violence pour finir de lire cette bande dessinée.
Je sais qu’il y a des amateurs pour ce type d’ouvrage surtout si vous aimez des séries comme « Akira ». Quant à moi, je préfère me plonger dans les autres albums plus terre à terre de Frédérik Peeters… Vraiment, je ne comprends pas du tout le prix de la meilleure série au festival de la bande dessinée d’Angoulême pour « Aâma » en 2013.
Si je ne mets pas la note la plus basse pour cette série, c’est en souvenirs des deux premiers tomes vraiment très plaisants à feuilleter et pour le magnifique coup de patte (et l’excellente narration) de Frédérik Peeters.
Je suis un peu désolé de donner une si basse note mais décidemment je n'ai jamais accroché à cette œuvre de Greg.
Pourtant j'apprécie beaucoup le travail de Greg dans d'autres séries moins connues.
Le personnage de Talon m'insupporte, son physique, ses manières vieillottes, son langage vraiment trop chargé et ses disputes continuelles avec Lefuneste.
Je trouve les personnages secondaires indigestes surtout l'outre à bière qu'est "son papa à lui".
Si Greg maîtrise à la perfection le côté texte je trouve son dessin honnête pour un pro mais sans plus.
Les couleurs datées ne me gênent pas.
Les gags basés sur une exploitation du texte plus que sur le visuel me laissent assez indifférent. J'aime beaucoup les textes soignés mais ici je trouve que c'est trop.
Pour décortiquer chaque phrase il faut presque faire une analyse grammaticale et de vocabulaire. C'est acceptable sur un gag ou deux mais sur un album cela m'ennuie.
Je découvre cet auteur (qui n’a semble-t-il rien publié d’autre) avec cet album.
Album qui regroupe une trentaine d’histoires courtes, de saynètes, recensant une série de souvenirs d’enfance de ses jeunes années (l’auteur est né en 1971).
Le dessin est ultra minimaliste, comme la présentation, sans gaufrier ni cases, le tout donnant des airs de joyeux foutoir à l’ensemble. Après tout pourquoi pas vu le sujet ?
Alors c’est sûr, moi qui suis né en 1968 et qui suis donc peu ou prou de la même génération, j’ai pu retrouver quelques références communes. Et le ton est assez frais, ça se laisse lire agréablement (et assez vite).
Mais, dans ce registre de souvenirs d’enfance, de resucée d’un plein paquet de madeleines de Proust, j’avais beaucoup plus aimé Le Petit Christian ou, à un degré moindre, Leçon de choses, plus consistants.
Note réelle 2,5/5.
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Serum
Grosse déception que cet album ! J'aime bien Pedrosa et la lecture du résumé sur le quatrième de couverture avait suscité en moi l'envie de le lire. Malheureusement le rythme est très plat, sans doute volontairement pour coller au quotidien morne et ennuyeux de notre héros. Là c'est trop, pas de rythme, c'est confus, les noms des personnages et les actions s’enchaînent sans qu'on comprenne bien ce qui se passe. Tout s'éclaircit un peu sur la fin, mais le revirement et les explications surviennent sur quelques pages seulement, c'est trop abrupt. J'aurais aimé un ouvrage plus long avec une intrigue un peu plus développée. C'est dommage car la thématique abordé est intéressante, et ce futur morne est plutôt plausible malheureusement, donc, l'histoire était tout à fait crédible, mais c'est assez mal traité car pas assez creusé, sans doute pour faire un one shot de taille conventionnelle. Les quelques pages qui suivent le dénouement sont superflues à mon avis, ça laisse un goût encore plus amer d'inutilité. Graphiquement pas grand chose à dire, ça colle à l'ambiance, mais du coup on s'ennuie d'autant plus. Un ouvrage qui n'avait pas les moyens de son ambition...
Murakami - Le Septième Homme et autres récits
Pour avoir lu et beaucoup apprécié certains des romans de Murakami j'étais curieux de découvrir cette adaptations de cette dizaine de nouvelles concoctées par le scénariste Jean-Christophe Deveney et mis en image par Pmgl. Et bien j'avoue que je sors déçu de ce pavé de plus de 400 pages... Autant la plume acérée et poétique de Murakami souvent teintée de fantastique est bien respectée, autant cette mise en image et l'adaptation de ces nouvelles me semblent diluer toute la saveur littéraire que sait fait passer l'écrivain. Je ne suis déjà pas fan du coup de patte de Pmgl. Son trait brut et inégal, presque caricatural par moment, n'est pas ma tasse de thé, même si on sent bien que c'est un parti pris volontaire. Car si certaines cases sont magnifiques, avec par exemple des personnages très expressifs et semi réalistes, d'autres sont très brouillonnes et les personnages presque difformes... Je trouve que cela manque d'homogénéité. Quant aux dix nouvelles, si on se laisse pour la plupart très rapidement embarquer par une narration maîtrisée, les chutes m'ont toutes laissées sur ma faim, tombant assez abruptement. Alors oui, Murakami aime laisser son lecteur faire travailler son imagination et le faire réfléchir, mais pour le coup je ne suis pas sûr que le passage au média BD soit des plus pertinent.
Marsupilami - Houba ! une histoire d'amour
Je lis cet ouvrage comme le dérivé d'un produit dérivé. Une dérivée seconde en quelque sorte. Plus sérieusement, c'est un ouvrage qui reprend les principaux dessins de Franquin du "Nid des Marsupilamis" pour les agrandir et les concentrer dans la rencontre des deux Marsupilamis et la naissance des petits. On peut y voir une volonté de rappel de l'art du trait et de la construction de Franquin, mais en avait-on besoin ? Une volonté poétique sans touche humaine de la rencontre des deux amoureux. Là je reste sur ma faim avec les comportements clichés de midinette de la Marsupilami. Ou alors une volonté plus commerciale un peu à l'encontre de l'esprit initial écolo de la série.
La Course du rat
L'ambiance des années 70, début 80, suinte de cette chronique sociale centrée autour d'un homme minable qui croise de trop près les feux de la jet-set. Le thème est celui de l'admiration des petites gens pour le milieu branché, parisien en l'occurrence, et l'envie de leur ressembler quitte à se brûler les ailes. C'est une thématique qui me parle peu car c'est un milieu qui me répugne et que j'évite autant que possible. C'est aussi une BD qui ne m'a pas passionné car je l'ai trouvée trop prévisible. Quand on voit à quel point le personnage principal est présenté dès les premières pages comme un vrai connard égotiste, le genre de médiocre détestable et imbu de lui-même, on se doute bien vite que le récit finira par une leçon de moral où tout va se retourner contre lui et le faire tomber de ce petit piédestal intellectuel sur lequel il pense trôner.. Ceci étant dit, ce n'est pas le seul minable de cette histoire puisque, hormis sa femme qui est inversement presque trop parfaite, et celle qui va s'amouracher de lui qui est trop docile, il n'y a pas un personnage pour rattraper l'autre dans ce concert d'hypocrites et de faux-culs. On est vraiment dans la caricature et maintenir ça tout au long d'un album, c'est un peu lassant. Toutefois, globalement, le scénario tient plutôt bien la route et on ne le lâche pas avant de voir où il va nous mener pour de bon, d'autant plus que l'intrigue évolue assez rapidement et empêche de s'ennuyer. Mais l'aspect détestable de son héros et de ce monde branché parisien m'empêche d'en extraire un vrai plaisir de lecture. Note : 2,5/5
De l'art d'être introvertie
L'auteure qui se cache derrière ce pseudo improbable, une certaine Céline, est illustratrice et directrice artistique, et a préalablement publié sur Instagram ces gags (qu'elle appelle "petites chroniques de vie hilarantes"). Bon, je ne la connaissais pas, mais je ne vais pas non plus chercher à en savoir plus. En effet, cet album souffre de plusieurs défauts (appréciation qui peut n'être que personnelle). A savoir déjà que le principe et les détails ne sont pas du tout originaux. On a déjà vu, lu, cent fois ces publications dérivées d'un blog, plus ou moins girly sur les mésaventures du quotidien, les problèmes de fringue, les velléités de régime, de sport vite abandonnées, dans une mise en avant - même si gentiment brocardée - du paraitre. Pas original donc, et un peu (très ?) vain. Le dessin est minimaliste, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire pour ce genre d'entreprise. Mais comme c'est au service d'un humour qui m'a laissé totalement froid (quelques très rares sourires, jamais plus), je vais laisser cet album au rayon des oublis, au milieu d'un bon paquet de semblables. Dans un genre aussi éculé et a priori pas très attirant, le manque d'originalité, de causticité n'aident pas. Note réelle 1,5/5.
C'est triste
Mouais. Je n’ai pas été enthousiasmé par cet album. Je n'ai lu que le premier tome, et ne découvre l'existence du suivant qu'au moment de poster mon avis. De toute façon je n'irai pas plus loin dans cette série. Son aspect un peu cheap (papier de mauvaise qualité, dessin minimaliste et hésitant, qui fait franchement « amateur ») ne m’a pas forcément rebuté. Mais c’est que je n’ai pas trouvé transcendantes ces anecdotes. En effet, l’auteur dresse ici une sorte de recueil de moments vécus, mais en ayant visiblement sélectionné les plus lose, tendance glauque parfois. Petits moments de solitude qui entrainent quelques sourires, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça manquait de punch, d’humour efficace (c’est-à-dire réellement drôle).
Sept prisonniers
Une lecture qui ne restera pas dans les annales. Un récit qui commençait bien, un contingent de prisonniers sur le départ, direction la Lune et sa prison. Prison aux mains de trois clans de détenus qui en ont pris possession. Des clans ethniques. Noirs, blancs et jaunes. Oups, j'ai oublié celui des femmes pour la bagatelle. Six prisonniers + 1 doivent retrouver une grotte où se trouve la découverte du siècle. Puis l'histoire devient abracadabrantesque, des hommes des cavernes auraient trouvé le moyen de muter et de se déplacer dans l'espace et enfin mourir sur notre satellite. Donc à partir de là j'ai lâché prise. De plus les sept prisonniers sont assez quelconques et sans véritables charismes. C'est brut de décoffrage ! La partie dessin n'est pas désagréable à regarder, mais ça manque de finesse et de fluidité. Des visages statiques. Une colorisation moyenne et une mise en page classique. Si tout cela ne vous fait pas peur, moi je retourne de ce pas le rendre à la bibliothèque.
Aâma
« Aâma » est la première série (en 4 tomes) de Frédérik Peeters qui me déçoit… Pourtant, ça partait plutôt bien, les deux premiers tomes sont vraiment très plaisants à lire. J’avais l’impression de me retrouver face une aventure de type « Aldébaran » où un groupe de personnes débarque sur une nouvelle planète et découvre sa flore et sa faune. Du coup, c’était vraiment dépaysant de lire cette première moitié de série d’autant plus que les paysages, les créatures et le design des véhicules sont très recherchés ; d’autant plus que le coup de patte et la narration de Frédérik Peeters sont impressionnants. Les personnages me sont apparus énigmatiques, la curiosité me titillait sur la relation entre le héros et sa fille... Et puis, vinrent les deux derniers tomes où le scénario part en cacahuètes avec des séquences dignes d’une série comme « Akira » où le héros est métamorphosé en être surpuissant capable de chambouler son environnement au gré de ses humeurs. J’ai horreur de ça ! En plus, si l’auteur y met des réflexions métaphysiques et sur le sens de la vie (ou plutôt sur la création) … Frédérik Peeters m’achève complétement ! Il m’a fallu vraiment me faire violence pour finir de lire cette bande dessinée. Je sais qu’il y a des amateurs pour ce type d’ouvrage surtout si vous aimez des séries comme « Akira ». Quant à moi, je préfère me plonger dans les autres albums plus terre à terre de Frédérik Peeters… Vraiment, je ne comprends pas du tout le prix de la meilleure série au festival de la bande dessinée d’Angoulême pour « Aâma » en 2013. Si je ne mets pas la note la plus basse pour cette série, c’est en souvenirs des deux premiers tomes vraiment très plaisants à feuilleter et pour le magnifique coup de patte (et l’excellente narration) de Frédérik Peeters.
Achille Talon
Je suis un peu désolé de donner une si basse note mais décidemment je n'ai jamais accroché à cette œuvre de Greg. Pourtant j'apprécie beaucoup le travail de Greg dans d'autres séries moins connues. Le personnage de Talon m'insupporte, son physique, ses manières vieillottes, son langage vraiment trop chargé et ses disputes continuelles avec Lefuneste. Je trouve les personnages secondaires indigestes surtout l'outre à bière qu'est "son papa à lui". Si Greg maîtrise à la perfection le côté texte je trouve son dessin honnête pour un pro mais sans plus. Les couleurs datées ne me gênent pas. Les gags basés sur une exploitation du texte plus que sur le visuel me laissent assez indifférent. J'aime beaucoup les textes soignés mais ici je trouve que c'est trop. Pour décortiquer chaque phrase il faut presque faire une analyse grammaticale et de vocabulaire. C'est acceptable sur un gag ou deux mais sur un album cela m'ennuie.
Mes années 70
Je découvre cet auteur (qui n’a semble-t-il rien publié d’autre) avec cet album. Album qui regroupe une trentaine d’histoires courtes, de saynètes, recensant une série de souvenirs d’enfance de ses jeunes années (l’auteur est né en 1971). Le dessin est ultra minimaliste, comme la présentation, sans gaufrier ni cases, le tout donnant des airs de joyeux foutoir à l’ensemble. Après tout pourquoi pas vu le sujet ? Alors c’est sûr, moi qui suis né en 1968 et qui suis donc peu ou prou de la même génération, j’ai pu retrouver quelques références communes. Et le ton est assez frais, ça se laisse lire agréablement (et assez vite). Mais, dans ce registre de souvenirs d’enfance, de resucée d’un plein paquet de madeleines de Proust, j’avais beaucoup plus aimé Le Petit Christian ou, à un degré moindre, Leçon de choses, plus consistants. Note réelle 2,5/5.