L’univers graphique et narratif est magnifique.
L’objet lui-même doté d’une jolie couverture et d’un beau dos en toile bordeaux est très réussi.
L'intrigue partait bien, mais la fin gratuitement sordide m'a fait l'effet d'un soufflé qui se dégonfle.
Tout ça pour ça.
Note réelle : 2,5 pour le superbe univers graphique.
Une série fantasy dont le principal intérêt est le dessin. Il est dynamique (les scènes de combats sont magnifiques), agréable à regarder et les couleurs sont géniales. Malheureusement, l'auteur est meilleur dessinateur que scénariste.
Il faut dire qu'à la base la fantasy n'est pas mon genre préféré, mais l'auteur n'aide pas beaucoup a rentré dans le récit. On rentre dans un monde fantasy sans explication sur comment il fonctionne. Le premier album est une longue introduction franchement confuse et lorsque j'ai finalement réussi à comprendre quelque chose, c'est pour me rendre compte que le scénario était pas vraiment originale, qu'aucun personnages étaient attachants et qu'au final le seul truc mémorable est le dessin.
Si vous être un gros fan de fantasy et que vous privilégiez le dessin au scénario, vous allez adorer. Les autres peuvent passer leur chemin.
Un album qui rappel une époque où en matière de comics, on sortait un peu n'importe quoi en format album alors que la majorité des histoires de super-héros ne dépassaient pas le stade du kiosque.
Ici, ce sont deux histoires de Batman qui a l'époque étaient récentes et ça se voit qu'elles ont été prises un peu au hasard parce que je vois pas pourquoi elles méritaient de figurer dans un recueil parce que le résultat n'est pas exceptionnel. Bon, une des deux histoires se laissent lire sans problème même si ce n'est pas mémorable, mais l'autre est vraiment sans intérêt. En plus, en faisant une courte recherche sur internet, je me suis aperçu que cette histoire était parue comme back-up, c'est à dire comme histoire courte qui complète une autre histoire plus longue. C'est pour ça que les chapitres sont courts. Je comprends vraiment pas pourquoi on a choisit que ça méritait de figurer dans un album.
Bref, à moins de vouloir tout collectionner Batman, l'album est dispensable.
Voila un drôle de récit mais c'est pas un récit drôle ! C'est une peinture sordide des milieux de la prostitution en Argentine dans les années 20 qui est alimentée par un véritable trafic humain illégal, une immigration clandestine et un recrutement de femmes capturées ou embobinées qui constituent un esclavage moderne. Cette peinture est crue et d'un réalisme saisissant, j'ignore si tout ceci est fondé sur une réalité ou si Trillo en a rajouté, mais j'ai pas l'impression, c'est tellement bien décrit avec force détails et une sociologie qui semble vraie que tout ça doit à peine être exagéré.
C'est plutôt une histoire policière, je l'aurais clairement pas classée en historique, on y trouve des rebondissements, mais pas assez percutants selon mon goût, et l'ensemble n'est pas assez passionnant pour m'intéresser malgré une galerie de personnages singuliers, le sujet âpre aurait demandé plus de profondeur, et l'ambiance générale ne me plait pas. Cette impression négative est accentuée par un dessin que je ne trouve pas joli, il est bizarre, rugueux, inesthétique, sans finesse, avec des têtes d'une grande laideur... C'est dommage, c'est un polar social qui tente une dénonciation d'un trafic honteux ; avec un autre dessin plus classique, ça serait peut-être mieux passé.
Cela faisait longtemps que j'avais lu un album de Druillet, un auteur que j'ai peu lu....et disons que ça risque d'être encore le cas pour longtemps parce que la lecture de ce one-shot (adaptation d'une œuvre de Flaubert que je connaissais pas et j'imagine que Druillet a pris des libertés dans le texte, parce que je crois pas trop que Flaubert faisait de la science-fiction) m'a grandement ennuyé.
On retrouve les mêmes défauts que je trouvais à ''Lone Sloane'': oui graphiquement c'est beau (encore que je ne mettrais pas Druillet dans mon panthéon personnel et aussi certains effets sont un peu laids selon moi), sauf que pour lire c'est un calvaire. Cela devient vite illisible avec des gros pavés difficiles à lire, surtout lorsqu'il y a des couleurs flashy. Le découpage est aussi confus par moment. C'est simple, j'ai fini par abandonner le texte et j'ai juste regardé les images. Certes, il y a des belles images, mais si tout ce qui compte c'est le dessin, alors pourquoi ne pas faire une BD muette, voire même carrément juste un artbook. Les couleurs sont laides.
Donc voilà, Druillet est trop hermétique pour moi. Je préfère Moebius, dont les œuvres me semblent plus accessibles et aussi j'aime mieux son dessin.
Cette série s'inscrit dans le droit fil d'un humour gentil des éditions Bamboo. Ici ce sont les profs et leurs élèves de terminale que l'on moque avec douceur.
On a une galerie de profs connectés à leur matière assez convenue. Je trouvais l'univers du petit Spirou plus mordant et plus drôle. Cela reste un humour assez superficiel sur des situations assez souvent vues.
Le graphisme correspond aux normes de ce type d'ouvrage. Des personnages bien travaillés et très expressifs dans leurs attitudes ridicules. La mise en couleur est vive pour les personnages sur des fonds assez uniformes ce qui donne une impression de saynètes théâtrales forte.
Une série pour passer un moment de détente mais qui manque un peu d'originalité.
Le spectacle sur lequel se base cet album est peut-être sympathique, je ne sais pas, je ne l’ai pas vu… mais l’adaptation BD ne m’a vraiment pas enthousiasmé. Elle souffre selon moi d’un souci d’audience. Les thèmes mêmes et la mise en image sont enfantins au possible, alors que la partie texte est verbeuse et trop compliquée pour un enfant. Ou alors il s’agit d’un album à lire avec un parent ?
Bref, la thématique est certes intéressante, mais la forme ne m’a pas du tout convaincu.
Avec cet album, je viens de terminer la collection Hanté de chez Soleil et je comprends pourquoi il n'y a que cinq titres. C'est d'une grande faiblesse.
Encore des fantômes qui ne font pas peur. Valérie Mangin s'est inspirée d'un des lieux les plus hantés de France, l'abbaye de Mortemer pour ce récit.
Un scénario qui part sur des bases assez peu convainquantes avec des personnages stéréotypés. Je n'ai pas adhéré à ce parc de l'épouvante, ni à cette romance à l'eau de rose. Et que dire de ce mariage sanguinolent....
Un ensemble un peu fourre-tout et qui manque de frissons.
Bref, une série Z qui sera vite oubliée.
Le dessin de Mario Alberti a un certain charme et sa proposition graphique est réussie pour ce type d'ambiance. J'ai particulièrement aimé les visages des personnages, ils sont stylés.
Note réelle : 2,5.
Si on excepte le tome 1 de cette collection, La Terre Vagabonde, vraiment au dessus du lot, ce 6ème tome, Proies et prédateurs, est dans la lignée des précédents, c'est à dire une histoire assez moyenne, plus proche de la fantasy et que de la science fiction. Liu Cixin ne fait aucun effort pour rendre son histoire scientifiquement crédible.
Niveau personnages, comme dans la plupart des histoires de Liu Cixin, le héros est complètement indigent. On a par contre, et c'est assez rare dans ses histoires, un "vilain", qui est plutôt intéressant, même si malheureusement assez superficiel. On aurait quand même aimé en savoir plus sur lui (son passé, a-t-il une épouse, des enfants... on n'en saura rien).
Les dessins sont un des points forts de cette série Liu Cixin, mais cette fois, sans être mauvais, j'ai trouvé que c'était un niveau en dessous
Bref, tous ces défauts font que même si l'histoire est finalement assez originale, j'ai eu du mal à m'y intéresser vraiment. Et cette série Liu Cixin, après un départ canon avec la Terre vagabonde, s'enfonce de plus en plus dans le moyen.
« La Stratégie Ender » est un de mes romans préférés (tous genres confondus), et la lecture de ce dernier m’a beaucoup marqué. J’ai aussi vu le film de 2013, qui avait fait de son mieux pour capturer en moins de 2 heures la richesse et la tension de l’original. Je découvre enfin le comics, et je ressors sur une impression vraiment mitigée.
Mon principal reproche s’adresse à la narration, que j’ai trouvée confuse au possible. Tout s’enchaine trop vite, le passage du temps n’est pas très clair, et les batailles d’entrainement (gros morceau du roman, quand même) sont incompréhensibles. Franchement, je me demande s’il est possible de suivre l’histoire sans avoir lu le roman !
Je note aussi que, comme dans le film, on ne ressent pas la lente montée de la tension, la perfide manipulation dont est victime Ender. Encore une fois, c’est selon moi un élément primordial du roman.
Je trouve que le deuxième tome redresse un peu la barre : il est plus clair, et la fin est toujours aussi puissante. Par contre il manque la toute-fin, quand Ender converse avec un survivant extraterrestre. Encore une fois, une sacrée omission je trouve.
Reste le dessin, qui ne risque pas d’enthousiasmer les foules. Le design des personnages est bizarre, et surtout il est difficile de différencier ces derniers. Les couleurs informatiques flashy ne seront pas du goût de tout le monde (regardez donc la couverture du tome 1).
Bref, je ne conseille ce diptyque qu’aux gros amateurs du roman, qui souhaitent découvrir cette histoire sous toutes ses formes. A noter que l’éditeur US, Marvel, avait continué sur sa lancée, avec l’adaptation d’autres romans du cycle d’Ender, dont « Ender's Shadow » et « Speaker for the Dead », mais ces dernières ne sont jamais parues en français.
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Nettoyage à sec
L’univers graphique et narratif est magnifique. L’objet lui-même doté d’une jolie couverture et d’un beau dos en toile bordeaux est très réussi. L'intrigue partait bien, mais la fin gratuitement sordide m'a fait l'effet d'un soufflé qui se dégonfle. Tout ça pour ça. Note réelle : 2,5 pour le superbe univers graphique.
Brigada
Une série fantasy dont le principal intérêt est le dessin. Il est dynamique (les scènes de combats sont magnifiques), agréable à regarder et les couleurs sont géniales. Malheureusement, l'auteur est meilleur dessinateur que scénariste. Il faut dire qu'à la base la fantasy n'est pas mon genre préféré, mais l'auteur n'aide pas beaucoup a rentré dans le récit. On rentre dans un monde fantasy sans explication sur comment il fonctionne. Le premier album est une longue introduction franchement confuse et lorsque j'ai finalement réussi à comprendre quelque chose, c'est pour me rendre compte que le scénario était pas vraiment originale, qu'aucun personnages étaient attachants et qu'au final le seul truc mémorable est le dessin. Si vous être un gros fan de fantasy et que vous privilégiez le dessin au scénario, vous allez adorer. Les autres peuvent passer leur chemin.
Batman - Prédateurs nocturnes
Un album qui rappel une époque où en matière de comics, on sortait un peu n'importe quoi en format album alors que la majorité des histoires de super-héros ne dépassaient pas le stade du kiosque. Ici, ce sont deux histoires de Batman qui a l'époque étaient récentes et ça se voit qu'elles ont été prises un peu au hasard parce que je vois pas pourquoi elles méritaient de figurer dans un recueil parce que le résultat n'est pas exceptionnel. Bon, une des deux histoires se laissent lire sans problème même si ce n'est pas mémorable, mais l'autre est vraiment sans intérêt. En plus, en faisant une courte recherche sur internet, je me suis aperçu que cette histoire était parue comme back-up, c'est à dire comme histoire courte qui complète une autre histoire plus longue. C'est pour ça que les chapitres sont courts. Je comprends vraiment pas pourquoi on a choisit que ça méritait de figurer dans un album. Bref, à moins de vouloir tout collectionner Batman, l'album est dispensable.
La Française
Voila un drôle de récit mais c'est pas un récit drôle ! C'est une peinture sordide des milieux de la prostitution en Argentine dans les années 20 qui est alimentée par un véritable trafic humain illégal, une immigration clandestine et un recrutement de femmes capturées ou embobinées qui constituent un esclavage moderne. Cette peinture est crue et d'un réalisme saisissant, j'ignore si tout ceci est fondé sur une réalité ou si Trillo en a rajouté, mais j'ai pas l'impression, c'est tellement bien décrit avec force détails et une sociologie qui semble vraie que tout ça doit à peine être exagéré. C'est plutôt une histoire policière, je l'aurais clairement pas classée en historique, on y trouve des rebondissements, mais pas assez percutants selon mon goût, et l'ensemble n'est pas assez passionnant pour m'intéresser malgré une galerie de personnages singuliers, le sujet âpre aurait demandé plus de profondeur, et l'ambiance générale ne me plait pas. Cette impression négative est accentuée par un dessin que je ne trouve pas joli, il est bizarre, rugueux, inesthétique, sans finesse, avec des têtes d'une grande laideur... C'est dommage, c'est un polar social qui tente une dénonciation d'un trafic honteux ; avec un autre dessin plus classique, ça serait peut-être mieux passé.
Salammbô
Cela faisait longtemps que j'avais lu un album de Druillet, un auteur que j'ai peu lu....et disons que ça risque d'être encore le cas pour longtemps parce que la lecture de ce one-shot (adaptation d'une œuvre de Flaubert que je connaissais pas et j'imagine que Druillet a pris des libertés dans le texte, parce que je crois pas trop que Flaubert faisait de la science-fiction) m'a grandement ennuyé. On retrouve les mêmes défauts que je trouvais à ''Lone Sloane'': oui graphiquement c'est beau (encore que je ne mettrais pas Druillet dans mon panthéon personnel et aussi certains effets sont un peu laids selon moi), sauf que pour lire c'est un calvaire. Cela devient vite illisible avec des gros pavés difficiles à lire, surtout lorsqu'il y a des couleurs flashy. Le découpage est aussi confus par moment. C'est simple, j'ai fini par abandonner le texte et j'ai juste regardé les images. Certes, il y a des belles images, mais si tout ce qui compte c'est le dessin, alors pourquoi ne pas faire une BD muette, voire même carrément juste un artbook. Les couleurs sont laides. Donc voilà, Druillet est trop hermétique pour moi. Je préfère Moebius, dont les œuvres me semblent plus accessibles et aussi j'aime mieux son dessin.
Les Profs
Cette série s'inscrit dans le droit fil d'un humour gentil des éditions Bamboo. Ici ce sont les profs et leurs élèves de terminale que l'on moque avec douceur. On a une galerie de profs connectés à leur matière assez convenue. Je trouvais l'univers du petit Spirou plus mordant et plus drôle. Cela reste un humour assez superficiel sur des situations assez souvent vues. Le graphisme correspond aux normes de ce type d'ouvrage. Des personnages bien travaillés et très expressifs dans leurs attitudes ridicules. La mise en couleur est vive pour les personnages sur des fonds assez uniformes ce qui donne une impression de saynètes théâtrales forte. Une série pour passer un moment de détente mais qui manque un peu d'originalité.
Donner, c'est donner !
Le spectacle sur lequel se base cet album est peut-être sympathique, je ne sais pas, je ne l’ai pas vu… mais l’adaptation BD ne m’a vraiment pas enthousiasmé. Elle souffre selon moi d’un souci d’audience. Les thèmes mêmes et la mise en image sont enfantins au possible, alors que la partie texte est verbeuse et trop compliquée pour un enfant. Ou alors il s’agit d’un album à lire avec un parent ? Bref, la thématique est certes intéressante, mais la forme ne m’a pas du tout convaincu.
Mortemer
Avec cet album, je viens de terminer la collection Hanté de chez Soleil et je comprends pourquoi il n'y a que cinq titres. C'est d'une grande faiblesse. Encore des fantômes qui ne font pas peur. Valérie Mangin s'est inspirée d'un des lieux les plus hantés de France, l'abbaye de Mortemer pour ce récit. Un scénario qui part sur des bases assez peu convainquantes avec des personnages stéréotypés. Je n'ai pas adhéré à ce parc de l'épouvante, ni à cette romance à l'eau de rose. Et que dire de ce mariage sanguinolent.... Un ensemble un peu fourre-tout et qui manque de frissons. Bref, une série Z qui sera vite oubliée. Le dessin de Mario Alberti a un certain charme et sa proposition graphique est réussie pour ce type d'ambiance. J'ai particulièrement aimé les visages des personnages, ils sont stylés. Note réelle : 2,5.
Proies et prédateurs
Si on excepte le tome 1 de cette collection, La Terre Vagabonde, vraiment au dessus du lot, ce 6ème tome, Proies et prédateurs, est dans la lignée des précédents, c'est à dire une histoire assez moyenne, plus proche de la fantasy et que de la science fiction. Liu Cixin ne fait aucun effort pour rendre son histoire scientifiquement crédible. Niveau personnages, comme dans la plupart des histoires de Liu Cixin, le héros est complètement indigent. On a par contre, et c'est assez rare dans ses histoires, un "vilain", qui est plutôt intéressant, même si malheureusement assez superficiel. On aurait quand même aimé en savoir plus sur lui (son passé, a-t-il une épouse, des enfants... on n'en saura rien). Les dessins sont un des points forts de cette série Liu Cixin, mais cette fois, sans être mauvais, j'ai trouvé que c'était un niveau en dessous Bref, tous ces défauts font que même si l'histoire est finalement assez originale, j'ai eu du mal à m'y intéresser vraiment. Et cette série Liu Cixin, après un départ canon avec la Terre vagabonde, s'enfonce de plus en plus dans le moyen.
La Stratégie Ender
« La Stratégie Ender » est un de mes romans préférés (tous genres confondus), et la lecture de ce dernier m’a beaucoup marqué. J’ai aussi vu le film de 2013, qui avait fait de son mieux pour capturer en moins de 2 heures la richesse et la tension de l’original. Je découvre enfin le comics, et je ressors sur une impression vraiment mitigée. Mon principal reproche s’adresse à la narration, que j’ai trouvée confuse au possible. Tout s’enchaine trop vite, le passage du temps n’est pas très clair, et les batailles d’entrainement (gros morceau du roman, quand même) sont incompréhensibles. Franchement, je me demande s’il est possible de suivre l’histoire sans avoir lu le roman ! Je note aussi que, comme dans le film, on ne ressent pas la lente montée de la tension, la perfide manipulation dont est victime Ender. Encore une fois, c’est selon moi un élément primordial du roman. Je trouve que le deuxième tome redresse un peu la barre : il est plus clair, et la fin est toujours aussi puissante. Par contre il manque la toute-fin, quand Ender converse avec un survivant extraterrestre. Encore une fois, une sacrée omission je trouve. Reste le dessin, qui ne risque pas d’enthousiasmer les foules. Le design des personnages est bizarre, et surtout il est difficile de différencier ces derniers. Les couleurs informatiques flashy ne seront pas du goût de tout le monde (regardez donc la couverture du tome 1). Bref, je ne conseille ce diptyque qu’aux gros amateurs du roman, qui souhaitent découvrir cette histoire sous toutes ses formes. A noter que l’éditeur US, Marvel, avait continué sur sa lancée, avec l’adaptation d’autres romans du cycle d’Ender, dont « Ender's Shadow » et « Speaker for the Dead », mais ces dernières ne sont jamais parues en français.