Fleur est une jeune adulte à qui la vie ne sourit plus vraiment. Elle a quitté son copain qui l'a trompée, elle a un boulot qui paie mal et ne lui plait pas, elle se brouille avec la seule vraie amie qu'il lui reste... et elle ne sait pas comment se sortir de cette mauvaise passe. Et si tout cela venait du fait qu'elle avait une mauvaise hygiène de vie ? Sa conscience, la petite voix que chacun entend dans tête, en est persuadée et, énervée de ne jamais être écoutée par Fleur, elle va apparaitre pour de bon devant ses yeux pour la forcer à enfin suivre ses conseils.
Sous la forme de la chronique de vie d'une jeune urbaine matinée d'un peu de fantastique, les auteurs en profitent pour prodiguer aux lecteurs ces fameux conseils de bonne hygiène de vie. Commencer par ranger son logement comme on range sa vie, manger plus équilibré, faire du sport, etc... Tous ces conseils tellement évidents qu'on ne les entend plus ou du moins qu'on n'a jamais la motivation de mettre en œuvre.
Graphiquement, le style de Greg Blondin est un mélange de franco-belge et de manga. Il a du franco-belge le grand format, la mise en page et les couleurs, tandis qu'il a du manga les visages simples et très expressifs et les décors... minimaux voire souvent inexistants. Ce n'est pas moche mais il en découle une légère impression de vide malgré la taille et l'épaisseur de l'album.
Heureusement, ce graphisme fonctionne bien ici car il est efficace et l'intérêt du récit ne porte pas vraiment sur ses paysages mais sur les dialogues et le développement personnel de l'héroïne dans sa vie quotidienne.
A la manière de la série Le Jour où..., l'objectif des auteurs est de prodiguer aux lecteurs de sages conseils pour se sentir mieux dans sa vie. Toutefois sur ce plan là, j'ai trouvé ces préconisations assez... convenues. Certes c'est en partie l'idée, rappeler à quel point il est bon d'écouter ces conseils de base si souvent rabâchés par vos parents ou votre entourage, mais de là à en faire une histoire palpitante... D'autant que l'héroïne se comporte souvent de manière immature, comme une adolescente qui n'aurait pas voulu mûrir. Ses réactions sont régulièrement caricaturales, sans doute pour servir un humour qui n'a pas su m'atteindre. Il y a même un gag manifeste que je n'ai strictement pas compris malgré les quelques secondes que j'ai passées à chercher ce que j'avais loupé.
Concrètement, je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture mais j'ai trouvé ce récit assez basique, sans surprise.
Visiblement, il s'agit d'un tome 1 même s'il peut se lire comme une histoire complète. Je ne sais pas trop ce qu'il y aura à raconter s'il y a une suite.
Note : 2,5/5
J'ai lu les deux tomes parus chez Cornelius et je dois dire que je me suis plutôt ennuyé.
Le coté intéressant est le dessin de Rochette qui va évoluer tout le long de la série. En effet, il débutait dans le métier lorsqu'il a commencé cette série et ensuite les auteurs vont faire une pause de plusieurs années avant de relancer temporairement Edmond le cochon et évidement le trait de Rochette a changé entre-temps. C'est pas mal, j'aime bien quand un dessinateur est capable d'utiliser différents styles au cours de sa carrière.
Malheureusement, le scénario ne m'a pas passionné. Les premières histoires courtes qui tournent pratiquement toutes autour des performances sexuelles de notre héros m'ont ennuyé. Il y a une critique sociale, mais je ne l'ai trouvé ni marrante, ni originale. J'imagine que ça avait plus de punch dans les années 70. Ensuite, on passe à des histoires plus longues. J'ai trouvé que c'était mieux, mais pas au point d'accrocher enfin à la série. Il y a quelques passages qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je trouvais l'humour lourd et que les histoires s'étiraient en longueur.
Une curiosité d'une autre époque.
C'est un sentiment de déception qui prédomine après ma lecture.
Un monde dans un futur proche où les super-héros ont été vaincus par une coalition des super-méchants et ceux-ci se sont partagés le monde.
C'est l'histoire d'un mec minable qui va devenir un putain d'enculé de super-vilain qui va zigouiller, violer à tout va. Un pitch de départ intéressant, je déconne, non vraiment je suis passé à côté de cette histoire. Un récit qui ne m'a pas captivé et le mot "enculé" revient vraiment trop souvent à mon goût, pourtant j'aime les gros mots. Certains diront politiquement incorrect, moi je dis gratuitement vulgaire et sans intérêt. Le changement radical de notre "vilain" de loser à dur à cuire me laisse perplexe, vraiment trop gros, tout ça sur quelques cases. Un récit qui se voulait, peut-être, ambitieux mais qui ne tient pas la route, tout est d'un commun et très bourrin.
Mark Millar me déçoit une fois de plus.
Le dessin de Giordano et Jones n'est pas désagréable, mais il fait très comics (dans le mauvais sens du terme), pas de quoi s'émerveiller.
Un comics qui a mal vieilli ? Toujours est-il qu'il sera vite oublié.
J’ai emprunté l’album au hasard d’un passage en médiathèque, sans le feuilleter, ni regarder grand-chose. Je pense que c’est une erreur, car je ne l’aurais sans doute jamais emprunté si j’avais fait attention à la quatrième de couverture (et aux louanges de « Ouest France », qui affirme que « Laure Manel creuse habilement son sillon, sans tomber dans le piège du roman à l’eau de rose »). Or, je crois que c’est au contraire exactement ce qu’est cet album – en tout cas le roman dont il s’inspire et que je ne connais pas. N’étant pas vraiment le cœur de cible – c’est un euphémisme – mon avis va être assez négatif (si ce genre de production vous attire, vous serez sans doute plus réceptif à cette adaptation ?).
Bon, sinon, sans trop spoiler, une femme mystérieuse (belle blonde) comme échouée sur une plage, recueilli par un (beau) célibataire propriétaire d’un haras. Deux écorchés, bourrus, qui vont se rapprocher, se livrer, livrer leurs « secrets », et finir par s’aimer (désolé pour tous ces clichés!). Merde, j’ai vendu la mèche ! Bon, si vous n’aviez pas trouvé dès le résumé ou la couverture, c’est que vous lisiez autre chose en même temps…
Bref, c’est du roman (graphique ici) à l’eau de rose comme il s’en publie j’imagine au kilomètre chaque année, avec les mêmes recettes (qui servent aussi à pas mal de téléfilms). Le titre lui-même est dans l’air de ce temps.
Pas du tout mon truc, vraiment à réserver aux lecteurs de romans d’amour sirupeux (je n’ai pas en tête les références, mais les amateurs les trouveront).
J’ajoute que dessin et narration ne m’ont pas non plus captivé. Voilà un album emprunté par erreur, que je me suis forcé à finir en voyant qu’il n’était pas encore enregistré sur le site. Trop sucré pour mon cholestérol.
Note réelle 1,5/5.
J'aime beaucoup l'humour un peu grinçant de Lewis Trondheim mais ici je ne m'y suis pas retrouvé.
Je lis Mister O comme un exercice de style créatif à la manière d'un folioscope de 60 images/s. Je trouve qu'une dizaine de planches auraient largement suffi à la démonstration du talent de l'auteur.
Comme souvent le mieux étant l'ennemi du bien on retrouve vite une certaine répétitivité dans les accessoires utilisés (pierre, feuille, trou avec quelques oiseaux hargneux ou échelles fragiles).
Je ne suis pas sûr que l'ouvrage eut tous ces avis avec un auteur moins connu. Bof
Après Furieuse qui m'a tant plu, j'ai voulu découvrir ce titre de Geoffroy Monde qui déjà à sa sortie m'avait interpelé par son graphisme et l'ambiance générale qui s'en dégageait.
Pour ce qui est de l'ambiance, c'est gagné. Il y a un truc très fort, et très original. L'atmosphère très étrange qui porte La Voix de Zazar se fait sentir tout au long de la lecture, comme une crampe au mollet. L'auteur invente des dispositifs graphiques vraiment originaux. Bien entendu, les amateurs des Derniers jours d'un immortel de Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval y retrouveront d'avantage leurs petits que les fans d'Enki Bilal. C'est décalé. Il y a manifestement du neuf. D'ailleurs, je reste persuadé que ce titre a des qualités, qu'il y a quelque chose de très fort, mais qu'il n'est pas pour moi, pas maintenant. Peut-être plus tard...
Parce que oui, moi, je me suis un peu emmerdé. Et puis à la fin, en refermant le livre, je me suis un peu dit : "Tout ça pour ça ?!". Oui, j'ai quand même terminé la lecture, dans la douleur certes, mais terminé quand même. Il y a tout de même un mystère qui auréole ce récit. On veut savoir...
D'abord, et c'est pour moi l'obstacle majeur, je n'ai pas pas accroché avec les personnages, du moins leur représentation. Ces petits bonhommes grotesques manquent cruellement d'empathie (et en même temps, ça participe à imprimer ce caractère d'étrangeté à l'ensemble). Ensuite, je faisais mal le lien entre certaines scènes en flashback et le "présent" du récit, parfois même entre certains personnages, ce qui est d'autant plus difficile que certains sont morts et parlent d'outre-tombe. Et puis il y a des bouts d'éléments dans le récit dont je ne perçois pas du tout le lien avec l'ensemble. Par exemple, pendant toute la première partie du récit (un peu longuette d'ailleurs), on suit Carol, notre héros, qui dialogue avec Zazar. Et puis après, ce dernier personnage s'efface, n'apparait plus qu'épisodiquement. Qui est-il ? Quel est son rôle dans l'histoire ? Mystère et boule de gomme... Moi, en tout cas, j'ai pô compris !
Bref ! Je dirais pour conclure qu'il s'agit là d'un titre à l'originalité certaine, néanmoins très déroutant, mais plein de qualités. On pressent qu'il y a des subtilités cachées, que cette histoire est dotée d'une certaine densité qui, peut-être, se révèlera des jours après la lecture, qui sait ? Oui, on est tout à fait dans ce genre de récit. Mais à mon sens, La Voix de Zazar sera loin de faire l'unanimité. J'ai le sentiment d'avoir fait une chouette balade avec une chaussette trouée. Le paysage est splendide, mais tu restes obsédé par la patate qui se forme autour de ton gros pouce de pied. Du coup, t'as plus qu'une seule envie : arriver au chalet le plus vite possible et retirer enfin cette pu.... de chaussette !
Mon avis rejoindra en tous points celui de Gaston.
Plutôt amateur de manga harem, j’ai trouvé la présente série assez moyenne dans le genre et n’ai pas poursuivi ma lecture au delà de quelques tomes.
Pourtant j’ai bien aimé le point de départ, un jeune samouraï bien candide débarque de sa montagne pour parfaire son art dans un dojo tenu par 4 sœurs. Malheureusement ça ne va jamais évolué, on retrouve systématiquement les mêmes situations, notre jeune héros va passer son temps à saigner du nez face à la gente féminine, cette dernière étant de plus en plus nombreuse au fil des tomes.
Les personnages se révèlent finalement assez peu charismatiques, ce qui n’aide pas à apprécier la redondance de l’histoire.
La mise en page passe sans subjuguer.
Bof bof au final.
Eh bien, en voilà une lecture que j’ai trouvé poussive, ne finissant qu’avec difficulté le second album, rien ne m’ayant vraiment captivé dans cette histoire.
Le dessin de Cadelo d’abord, que j’ai connu plus intéressant et original ailleurs, est ici très décevant. Les décors font creux et artificiels. Mais surtout, la colorisation informatique lisse absolument tout, aucune nuance ne subsiste.
Quant à l’intrigue, elle est très facile à suivre, car très linéaire, sans surprise et, il faut bien le reconnaître, sans grand intérêt. Dans une cité médiévale quelconque, nous suivons la lutte entre plusieurs corporations (celle des porteurs d’eau et celle des bouchers) : dialogues et péripéties sont assez plats.
A propos de plat, pas grand-chose pour le relever. Quelques aspects fantastiques (qui m’ont laissé froid), et une histoire d’amour contrariée entre la fille du maître de l’eau et le fils du maître des bouchers. Mais là aussi rien de transcendant, Cadelo nous ressort du déjà-vu sans saveur.
Gros gros bof.
Note réelle 1,5/5.
Arden High est une série de comics publiée par Disney dont l'ambition est de transposer des pièces de William Shakespeare dans le cadre d'un lycée américain et de ses histoires d'adolescents.
Le premier tome est une réécriture de La Nuit des Rois, comédie racontant un triangle amoureux jouant sur le quiproquo créé par le travestissement en homme d'une femme, puis par l'arrivée de son frère jumeau.
Transposé dans Arden High, cela donne Viola, une jeune fille intégrant un nouveau lycée et pour la première fois séparée de son frère jumeau. Comme Vi apprécie de s'habiller de manière masculine, les lycéens ont tôt fait de la prendre pour une queer, sensée donc aimer les femmes. Sauf qu'en réalité, elle est tombée sous le charme d'un beau poète qui est lui-même amoureux d'une fille... qui, elle, est attirée par Viola.
S'agissant d'une adaptation de pièce de théatre, cela explique la structure en actes et les dialogues un peu... théatraux. Mais dans ce décor moderne, ces dialogues sonnent faux, comme forcés. De même, sans doute parce que l'intrigue s'inspire de Shakespeare, le récit inclut des personnages de fées et de lutins parmi les lycéens, amenant une dose de fantastique qui ne sert à rien du tout dans le récit et donne une fois de plus un aspect artificiel à l'histoire. Pareil pour le déroulement de l'histoire et ces crush quasi instantanés d'étudiants qui ne se connaissent pas du tout mais pour lesquels très vite il est clair qu'untel aime untel, etc etc... Cette partie du scénario est du niveau des intrigues de la série TV Hélène et les garçons, à savoir immatures et destinées trop visiblement à des lecteurs adolescents et fleur bleu.
A cela s'ajoutent :
- un lycée qui ne sert clairement pas à étudier mais juste à organiser un bal, participer à des activités de club et à entretenir des romances à l'eau de rose
- une ambiance woke qui là encore sent le forcé, à l'image de ce personnage secondaire qui répète à qui veut l'entendre qu'elle est bisexuelle, prône le queer et assume directement que l'héroïne l'est simplement parce qu'elle s'habille en garçon
- un insertion un peu pénible de réseaux sociaux à l'image du beau poète qui est influenceur et se prend régulièrement en selfie pour son instagram
- une part de facilité avec la forte ressemblance entre les deux jumeaux qui, étant frère et soeur, sont forcément faux jumeaux donc pas sensés se ressembler forcément
- plusieurs dialogues en partie illisibles quand leur bulle est trop proche du bord de la page car le livre ne s'ouvre pas suffisamment, véritable défaut d'édition à mes yeux
Tout cela a fait que je n'ai pas apprécié ma lecture. Mais peut-être est-ce aussi dû au fait que je ne fais clairement pas partie du public cible.
Les éditions Dupuis ayant décidé de ne laisser aucun filon inexploité, c’est maintenant le Marsupilami, après Spirou et Fantasio, Champignac, qui semble avoir droit à de multiples déclinaisons.
J’avais trouvé intéressant l’album Spirou à Berlin, avec lequel j’avais découvert cet auteur allemand, qui donnait sa vision de l’univers du petit groom. Je dois dire que j’ai bien moins accroché avec cet album.
En fait, je n’ai pas trouvé grand-chose de crédible (le Marsupilami « assommé » pendant 130 ans dans une caisse et qui revit comme si de rien n’était – quel est le rôle de cette mystérieuse fumée verte qui l’entoure alors ?). Et puis pourquoi parler de Paraguay et de Colombie en 1801 ? A ma connaissance ces deux États n’existaient pas à cette date.
Et même si on laisse de côté cet aspect – après tout c’est un récit d’aventures plus ou moins humoristiques – ce récit ne m’a pas du tout intéressé.
Tout public, il semble s’adresser avant tout aux plus jeunes, plus indulgents, mais qui risquent de ne pas trouver grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est les quelques chutes et autres mini catastrophes engendrées par le passage de la peluche survoltée à longue queue.
Gros bof en ce qui me concerne.
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Fleur est une jeune adulte à qui la vie ne sourit plus vraiment. Elle a quitté son copain qui l'a trompée, elle a un boulot qui paie mal et ne lui plait pas, elle se brouille avec la seule vraie amie qu'il lui reste... et elle ne sait pas comment se sortir de cette mauvaise passe. Et si tout cela venait du fait qu'elle avait une mauvaise hygiène de vie ? Sa conscience, la petite voix que chacun entend dans tête, en est persuadée et, énervée de ne jamais être écoutée par Fleur, elle va apparaitre pour de bon devant ses yeux pour la forcer à enfin suivre ses conseils. Sous la forme de la chronique de vie d'une jeune urbaine matinée d'un peu de fantastique, les auteurs en profitent pour prodiguer aux lecteurs ces fameux conseils de bonne hygiène de vie. Commencer par ranger son logement comme on range sa vie, manger plus équilibré, faire du sport, etc... Tous ces conseils tellement évidents qu'on ne les entend plus ou du moins qu'on n'a jamais la motivation de mettre en œuvre. Graphiquement, le style de Greg Blondin est un mélange de franco-belge et de manga. Il a du franco-belge le grand format, la mise en page et les couleurs, tandis qu'il a du manga les visages simples et très expressifs et les décors... minimaux voire souvent inexistants. Ce n'est pas moche mais il en découle une légère impression de vide malgré la taille et l'épaisseur de l'album. Heureusement, ce graphisme fonctionne bien ici car il est efficace et l'intérêt du récit ne porte pas vraiment sur ses paysages mais sur les dialogues et le développement personnel de l'héroïne dans sa vie quotidienne. A la manière de la série Le Jour où..., l'objectif des auteurs est de prodiguer aux lecteurs de sages conseils pour se sentir mieux dans sa vie. Toutefois sur ce plan là, j'ai trouvé ces préconisations assez... convenues. Certes c'est en partie l'idée, rappeler à quel point il est bon d'écouter ces conseils de base si souvent rabâchés par vos parents ou votre entourage, mais de là à en faire une histoire palpitante... D'autant que l'héroïne se comporte souvent de manière immature, comme une adolescente qui n'aurait pas voulu mûrir. Ses réactions sont régulièrement caricaturales, sans doute pour servir un humour qui n'a pas su m'atteindre. Il y a même un gag manifeste que je n'ai strictement pas compris malgré les quelques secondes que j'ai passées à chercher ce que j'avais loupé. Concrètement, je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture mais j'ai trouvé ce récit assez basique, sans surprise. Visiblement, il s'agit d'un tome 1 même s'il peut se lire comme une histoire complète. Je ne sais pas trop ce qu'il y aura à raconter s'il y a une suite. Note : 2,5/5
Edmond le Cochon
J'ai lu les deux tomes parus chez Cornelius et je dois dire que je me suis plutôt ennuyé. Le coté intéressant est le dessin de Rochette qui va évoluer tout le long de la série. En effet, il débutait dans le métier lorsqu'il a commencé cette série et ensuite les auteurs vont faire une pause de plusieurs années avant de relancer temporairement Edmond le cochon et évidement le trait de Rochette a changé entre-temps. C'est pas mal, j'aime bien quand un dessinateur est capable d'utiliser différents styles au cours de sa carrière. Malheureusement, le scénario ne m'a pas passionné. Les premières histoires courtes qui tournent pratiquement toutes autour des performances sexuelles de notre héros m'ont ennuyé. Il y a une critique sociale, mais je ne l'ai trouvé ni marrante, ni originale. J'imagine que ça avait plus de punch dans les années 70. Ensuite, on passe à des histoires plus longues. J'ai trouvé que c'était mieux, mais pas au point d'accrocher enfin à la série. Il y a quelques passages qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je trouvais l'humour lourd et que les histoires s'étiraient en longueur. Une curiosité d'une autre époque.
Wanted (J.G. Jones)
C'est un sentiment de déception qui prédomine après ma lecture. Un monde dans un futur proche où les super-héros ont été vaincus par une coalition des super-méchants et ceux-ci se sont partagés le monde. C'est l'histoire d'un mec minable qui va devenir un putain d'enculé de super-vilain qui va zigouiller, violer à tout va. Un pitch de départ intéressant, je déconne, non vraiment je suis passé à côté de cette histoire. Un récit qui ne m'a pas captivé et le mot "enculé" revient vraiment trop souvent à mon goût, pourtant j'aime les gros mots. Certains diront politiquement incorrect, moi je dis gratuitement vulgaire et sans intérêt. Le changement radical de notre "vilain" de loser à dur à cuire me laisse perplexe, vraiment trop gros, tout ça sur quelques cases. Un récit qui se voulait, peut-être, ambitieux mais qui ne tient pas la route, tout est d'un commun et très bourrin. Mark Millar me déçoit une fois de plus. Le dessin de Giordano et Jones n'est pas désagréable, mais il fait très comics (dans le mauvais sens du terme), pas de quoi s'émerveiller. Un comics qui a mal vieilli ? Toujours est-il qu'il sera vite oublié.
La Délicatesse du homard
J’ai emprunté l’album au hasard d’un passage en médiathèque, sans le feuilleter, ni regarder grand-chose. Je pense que c’est une erreur, car je ne l’aurais sans doute jamais emprunté si j’avais fait attention à la quatrième de couverture (et aux louanges de « Ouest France », qui affirme que « Laure Manel creuse habilement son sillon, sans tomber dans le piège du roman à l’eau de rose »). Or, je crois que c’est au contraire exactement ce qu’est cet album – en tout cas le roman dont il s’inspire et que je ne connais pas. N’étant pas vraiment le cœur de cible – c’est un euphémisme – mon avis va être assez négatif (si ce genre de production vous attire, vous serez sans doute plus réceptif à cette adaptation ?). Bon, sinon, sans trop spoiler, une femme mystérieuse (belle blonde) comme échouée sur une plage, recueilli par un (beau) célibataire propriétaire d’un haras. Deux écorchés, bourrus, qui vont se rapprocher, se livrer, livrer leurs « secrets », et finir par s’aimer (désolé pour tous ces clichés!). Merde, j’ai vendu la mèche ! Bon, si vous n’aviez pas trouvé dès le résumé ou la couverture, c’est que vous lisiez autre chose en même temps… Bref, c’est du roman (graphique ici) à l’eau de rose comme il s’en publie j’imagine au kilomètre chaque année, avec les mêmes recettes (qui servent aussi à pas mal de téléfilms). Le titre lui-même est dans l’air de ce temps. Pas du tout mon truc, vraiment à réserver aux lecteurs de romans d’amour sirupeux (je n’ai pas en tête les références, mais les amateurs les trouveront). J’ajoute que dessin et narration ne m’ont pas non plus captivé. Voilà un album emprunté par erreur, que je me suis forcé à finir en voyant qu’il n’était pas encore enregistré sur le site. Trop sucré pour mon cholestérol. Note réelle 1,5/5.
Mister O
J'aime beaucoup l'humour un peu grinçant de Lewis Trondheim mais ici je ne m'y suis pas retrouvé. Je lis Mister O comme un exercice de style créatif à la manière d'un folioscope de 60 images/s. Je trouve qu'une dizaine de planches auraient largement suffi à la démonstration du talent de l'auteur. Comme souvent le mieux étant l'ennemi du bien on retrouve vite une certaine répétitivité dans les accessoires utilisés (pierre, feuille, trou avec quelques oiseaux hargneux ou échelles fragiles). Je ne suis pas sûr que l'ouvrage eut tous ces avis avec un auteur moins connu. Bof
La Voix de Zazar
Après Furieuse qui m'a tant plu, j'ai voulu découvrir ce titre de Geoffroy Monde qui déjà à sa sortie m'avait interpelé par son graphisme et l'ambiance générale qui s'en dégageait. Pour ce qui est de l'ambiance, c'est gagné. Il y a un truc très fort, et très original. L'atmosphère très étrange qui porte La Voix de Zazar se fait sentir tout au long de la lecture, comme une crampe au mollet. L'auteur invente des dispositifs graphiques vraiment originaux. Bien entendu, les amateurs des Derniers jours d'un immortel de Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval y retrouveront d'avantage leurs petits que les fans d'Enki Bilal. C'est décalé. Il y a manifestement du neuf. D'ailleurs, je reste persuadé que ce titre a des qualités, qu'il y a quelque chose de très fort, mais qu'il n'est pas pour moi, pas maintenant. Peut-être plus tard... Parce que oui, moi, je me suis un peu emmerdé. Et puis à la fin, en refermant le livre, je me suis un peu dit : "Tout ça pour ça ?!". Oui, j'ai quand même terminé la lecture, dans la douleur certes, mais terminé quand même. Il y a tout de même un mystère qui auréole ce récit. On veut savoir... D'abord, et c'est pour moi l'obstacle majeur, je n'ai pas pas accroché avec les personnages, du moins leur représentation. Ces petits bonhommes grotesques manquent cruellement d'empathie (et en même temps, ça participe à imprimer ce caractère d'étrangeté à l'ensemble). Ensuite, je faisais mal le lien entre certaines scènes en flashback et le "présent" du récit, parfois même entre certains personnages, ce qui est d'autant plus difficile que certains sont morts et parlent d'outre-tombe. Et puis il y a des bouts d'éléments dans le récit dont je ne perçois pas du tout le lien avec l'ensemble. Par exemple, pendant toute la première partie du récit (un peu longuette d'ailleurs), on suit Carol, notre héros, qui dialogue avec Zazar. Et puis après, ce dernier personnage s'efface, n'apparait plus qu'épisodiquement. Qui est-il ? Quel est son rôle dans l'histoire ? Mystère et boule de gomme... Moi, en tout cas, j'ai pô compris ! Bref ! Je dirais pour conclure qu'il s'agit là d'un titre à l'originalité certaine, néanmoins très déroutant, mais plein de qualités. On pressent qu'il y a des subtilités cachées, que cette histoire est dotée d'une certaine densité qui, peut-être, se révèlera des jours après la lecture, qui sait ? Oui, on est tout à fait dans ce genre de récit. Mais à mon sens, La Voix de Zazar sera loin de faire l'unanimité. J'ai le sentiment d'avoir fait une chouette balade avec une chaussette trouée. Le paysage est splendide, mais tu restes obsédé par la patate qui se forme autour de ton gros pouce de pied. Du coup, t'as plus qu'une seule envie : arriver au chalet le plus vite possible et retirer enfin cette pu.... de chaussette !
High School Samuraï
Mon avis rejoindra en tous points celui de Gaston. Plutôt amateur de manga harem, j’ai trouvé la présente série assez moyenne dans le genre et n’ai pas poursuivi ma lecture au delà de quelques tomes. Pourtant j’ai bien aimé le point de départ, un jeune samouraï bien candide débarque de sa montagne pour parfaire son art dans un dojo tenu par 4 sœurs. Malheureusement ça ne va jamais évolué, on retrouve systématiquement les mêmes situations, notre jeune héros va passer son temps à saigner du nez face à la gente féminine, cette dernière étant de plus en plus nombreuse au fil des tomes. Les personnages se révèlent finalement assez peu charismatiques, ce qui n’aide pas à apprécier la redondance de l’histoire. La mise en page passe sans subjuguer. Bof bof au final.
Sulis et Demi-Lune
Eh bien, en voilà une lecture que j’ai trouvé poussive, ne finissant qu’avec difficulté le second album, rien ne m’ayant vraiment captivé dans cette histoire. Le dessin de Cadelo d’abord, que j’ai connu plus intéressant et original ailleurs, est ici très décevant. Les décors font creux et artificiels. Mais surtout, la colorisation informatique lisse absolument tout, aucune nuance ne subsiste. Quant à l’intrigue, elle est très facile à suivre, car très linéaire, sans surprise et, il faut bien le reconnaître, sans grand intérêt. Dans une cité médiévale quelconque, nous suivons la lutte entre plusieurs corporations (celle des porteurs d’eau et celle des bouchers) : dialogues et péripéties sont assez plats. A propos de plat, pas grand-chose pour le relever. Quelques aspects fantastiques (qui m’ont laissé froid), et une histoire d’amour contrariée entre la fille du maître de l’eau et le fils du maître des bouchers. Mais là aussi rien de transcendant, Cadelo nous ressort du déjà-vu sans saveur. Gros gros bof. Note réelle 1,5/5.
Arden High
Arden High est une série de comics publiée par Disney dont l'ambition est de transposer des pièces de William Shakespeare dans le cadre d'un lycée américain et de ses histoires d'adolescents. Le premier tome est une réécriture de La Nuit des Rois, comédie racontant un triangle amoureux jouant sur le quiproquo créé par le travestissement en homme d'une femme, puis par l'arrivée de son frère jumeau. Transposé dans Arden High, cela donne Viola, une jeune fille intégrant un nouveau lycée et pour la première fois séparée de son frère jumeau. Comme Vi apprécie de s'habiller de manière masculine, les lycéens ont tôt fait de la prendre pour une queer, sensée donc aimer les femmes. Sauf qu'en réalité, elle est tombée sous le charme d'un beau poète qui est lui-même amoureux d'une fille... qui, elle, est attirée par Viola. S'agissant d'une adaptation de pièce de théatre, cela explique la structure en actes et les dialogues un peu... théatraux. Mais dans ce décor moderne, ces dialogues sonnent faux, comme forcés. De même, sans doute parce que l'intrigue s'inspire de Shakespeare, le récit inclut des personnages de fées et de lutins parmi les lycéens, amenant une dose de fantastique qui ne sert à rien du tout dans le récit et donne une fois de plus un aspect artificiel à l'histoire. Pareil pour le déroulement de l'histoire et ces crush quasi instantanés d'étudiants qui ne se connaissent pas du tout mais pour lesquels très vite il est clair qu'untel aime untel, etc etc... Cette partie du scénario est du niveau des intrigues de la série TV Hélène et les garçons, à savoir immatures et destinées trop visiblement à des lecteurs adolescents et fleur bleu. A cela s'ajoutent : - un lycée qui ne sert clairement pas à étudier mais juste à organiser un bal, participer à des activités de club et à entretenir des romances à l'eau de rose - une ambiance woke qui là encore sent le forcé, à l'image de ce personnage secondaire qui répète à qui veut l'entendre qu'elle est bisexuelle, prône le queer et assume directement que l'héroïne l'est simplement parce qu'elle s'habille en garçon - un insertion un peu pénible de réseaux sociaux à l'image du beau poète qui est influenceur et se prend régulièrement en selfie pour son instagram - une part de facilité avec la forte ressemblance entre les deux jumeaux qui, étant frère et soeur, sont forcément faux jumeaux donc pas sensés se ressembler forcément - plusieurs dialogues en partie illisibles quand leur bulle est trop proche du bord de la page car le livre ne s'ouvre pas suffisamment, véritable défaut d'édition à mes yeux Tout cela a fait que je n'ai pas apprécié ma lecture. Mais peut-être est-ce aussi dû au fait que je ne fais clairement pas partie du public cible.
Une Aventure du Marsupilami - L'Animal de Humboldt
Les éditions Dupuis ayant décidé de ne laisser aucun filon inexploité, c’est maintenant le Marsupilami, après Spirou et Fantasio, Champignac, qui semble avoir droit à de multiples déclinaisons. J’avais trouvé intéressant l’album Spirou à Berlin, avec lequel j’avais découvert cet auteur allemand, qui donnait sa vision de l’univers du petit groom. Je dois dire que j’ai bien moins accroché avec cet album. En fait, je n’ai pas trouvé grand-chose de crédible (le Marsupilami « assommé » pendant 130 ans dans une caisse et qui revit comme si de rien n’était – quel est le rôle de cette mystérieuse fumée verte qui l’entoure alors ?). Et puis pourquoi parler de Paraguay et de Colombie en 1801 ? A ma connaissance ces deux États n’existaient pas à cette date. Et même si on laisse de côté cet aspect – après tout c’est un récit d’aventures plus ou moins humoristiques – ce récit ne m’a pas du tout intéressé. Tout public, il semble s’adresser avant tout aux plus jeunes, plus indulgents, mais qui risquent de ne pas trouver grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n’est les quelques chutes et autres mini catastrophes engendrées par le passage de la peluche survoltée à longue queue. Gros bof en ce qui me concerne.