Le Jour où...

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Pour trouver sa voie, il faut parfois faire de nombreux détours. Un récit plein d’optimisme.


BDs philosophiques

Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 31 Août 2016
Statut histoire Une histoire par tome 4 tomes parus
Couverture de la série Le Jour où...
Les notes (3)
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16/01/2017 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Le jour où le bus est reparti sans elle Enfin une oeuvre qui dénote un peu et qui apporte un peu de réconfort dans ce monde en folie. Le jour où le bus est reparti sans elle peut constituer un jour de chance dans le cas de notre héroïne Clémentine, une jeune femme en perte de confiance et en plein questionnement sur le sens de sa vie. En effet, elle va faire une rencontre fortuite qui peut bouleverser son existence dans la façon de voir les choses. Il n'y aura point d'histoire d'amour, je vous rassure. La plupart des petites histoires qui ponctuent le récit sont adaptées de célèbres contes zen. Elles m'ont beaucoup plu par leur humilité ainsi que la mise en pratique à travers des exemples bien précis et non dénués de sens. Cela apporte véritablement un grand bol d'air frais. Suite à cette lecture, on se sent tout de suite beaucoup mieux. L'espérance et la sagesse ne sont pas loin. Il ne faut pas écouter ce qu'on nous dit à longueur de journée. Il ne faut pas écouter les gourous ou ceux qui sont les maîtres de conversation dans un groupe, mais il faut s'écouter nous-mêmes pour prendre les bonnes décisions dans la vie. C'est le principal enseignement de cette BD pas comme les autres. Bref, que des conseils de bon sens qui peuvent que nous aider si on les applique. C'est une BD très agréable à lire avec un scénario bien construit et un dessin réellement magnifique. Certes, il y a une vague de bons sentiments qui font un peu écolos et bobos. Mais bon, cela ne va pas nous tuer. Au contraire, ce n'est que du bonheur et du positif pour la suite. C'est mon coup de cœur du moment car c'est une invitation à la sérénité. Cela ne se refuse pas. Le jour où elle a pris son envol Le jour où elle a pris son envol est la suite du jour où le bus est reparti sans elle. Il est vrai que c’est une autre aventure qui se situe deux ans après. Pour autant, on retrouve Clémentine avait un copain et un travail de responsable assez prenant. Elle n’a toujours pas trouvé le bonheur pour autant. Elle chasse le copain et le boulot pour refaire le point sur sa vie. Elle aura besoin d’aide pour trouver le chemin du bonheur. J’aime beaucoup cette bd qui donne de bons conseils et de bonnes pistes pour réorganiser sa vie. C’est clair qu’il faut se battre pour avancer. Il y a tout d’abord la prise de risque qui nécessite parfois le fait d’avoir une bonne assise financière. Oui, il faut pouvoir se payer un tour du monde pour réfléchir sur sa destinée. Cependant, il faut comprendre l’idée pour épouser la solution. Le jour où elle n’a pas fait Compostelle Cette série aurait pu très bien s’arrêter après le second tome où notre héroïne Clémentine avait retrouvé le bonheur de vivre avec un cadre plus serein autour d’elle après avoir fait le ménage. Cependant, ce troisième volume nous donne toutes les leçons pour garder ce bien-être sur la durée. Tout va tourner autour des aimanteurs qui nous éloignent de notre propre chemin de vie. Ces aimanteurs peuvent être la famille, les amis, la politique, la religion, la mode, un site internet avec ses habitués etc… Tout est fait pour nous fondre dans un moule avec son carcan de règles où le moindre écart est combattu. Bref, il ne faut pas suivre nécessairement tous les chemins balisés comme celui qui mène à Compostelle. C’est le genre de lecture assez relaxant après une dure journée de travail. Il est vrai que le côté donneur de leçon de vie pour un développement personnel affirmé peut apparaître comme lassant à un certain type de lectorat arc-bouté sur ses convictions. Cependant, cette espèce de mise en garde contre toutes les influences quelque quel soit (mode, publicité, religion) peut apparaître comme assez salutaire en ces temps-ci. Certes, on peut être choqué par un discours de bienveillance mais moi j’adhère. Le jour où il a suivi sa valise Parfois, il suffit d’un fait un peu anodin dans une vie pour tout remettre en cause. Cela peut être perçu comme le signe d’une grande instabilité. Pour autant, on va suivre les aventures de Guillaume qui accompagne sa fiancée Solène à un voyage méditatif à Bali. Nous avons tous une vision paradisiaque de cette destination qui attire de plus en plus de touriste. Derrière le rêve de la carte postale, il y a une certaine réalité qui n’est pas perçue de la même façon pour chaque individu. A noter que l’on suit un autre personnage que l’on ne connaissait pas. Exit donc Clémentine et c’est parti pour une seconde saison. Cependant, le lien est toujours là par l’intermédiaire d’un personnage jouant un tout petit rôle à savoir Jean-Eude, celui qui prône des valeurs de lâcher-prise alors qu’il est le premier ennuyé quand sa valise n’arrive pas à destination. J’adore ces gens qui se disent ne pas être matérialiste mais qui le sont fortement. On aurait pu penser que c’est le tome de trop mais il n’en est rien. C’est toujours aussi prenant et instructif sur le sens de nos vies. J’aime beaucoup ce genre de bd. Ce quatrième tome est même un véritable coup de cœur pour moi. Les 4 étoiles restent amplement méritées. C’est une lecture qui fait véritablement du bien. Douceur et tendresse seront au rendez-vous. Certains disent que cet album devrait être remboursé par la Sécurité Sociale tant il peut être utile à beaucoup de gens. Il faut le lire pour comprendre cette idée pas aussi saugrenue. Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 4.25/5 - Note Globale: 4.25/5

16/02/2017 (MAJ le 18/09/2019) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Le Jour où le bus est reparti sans elle est une histoire mettant en avant la philosophie zen, apprendre à savourer le bonheur au quotidien, à aller de l'avant et à voir le bon côté des choses. C'est l'histoire d'une femme qui se cherche un peu, s'estime malchanceuse et veut participer à un stage de méditation pour se retrouver. Mais le bus des stagiaires part sans elle et elle se retrouve à passer le week-end avec un gentil épicier installé au fond des bois. Là, à ses côtés, elle va apprendre bien davantage que le stage lui aurait appris. Le fond de l'histoire est plutôt sympathique. La philosophie qu'il dégage est juste et saine. Et pour la présenter, les auteurs usent du mélange du récit de cette jeune femme et de l'addition de quelques contes zens classiques qui lui sont racontés au fil des pages. Mais j'ai quand même trouvé la mise en scène trop convenue, avec beaucoup de passages téléphonés. La fille qui rate son bus de manière trop artificielle, l'épicier philosophe en permanence souriant, doux et accueillant, l'amie qui a su trouver sa place et le succès grâce à sa philosophie, le voyageur de passage dont le personnage est taillé idéalement pour recevoir lui aussi la sagesse zen. Et de manière générale, la quasi totalité des dialogues de cet album manquent de naturel et semblent trop didactiques. Pour dire les choses simplement, le discours zen est ici aussi appuyé que dans un cours en amphithéâtre. On ne croit pas à la mise en scène mais au moins le message passe plutôt bien. Et puis l'histoire est douce et plutôt agréable à lire, comme une parenthèse le temps d'un week-end. Et les contes zen qu'elle contient sont sympathiques et pas bêtes, même si je connaissais la plupart d'entre eux. Donc cet album a plutôt bon fond et est assez agréable même s'il aurait mérité plus de finesse et de crédibilité dans la façon dont son discours est amené.

20/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Raaaaaaaaaaaaaahh, ce scénario fait vraiment trop catalogue publicitaire pour bobo en quête existentielle à deux francs six sous. De jolies phrases pompées à gauche ou à droite, de ces phrases que l’on retrouve souvent sur Facebook ou sur une carte Primark, nous incitent à croire en nous et en l’humanité, à prendre le temps de vivre, à profiter de l’ombre jetée sur notre rétine humide par le gai vol de la coccinelle. De petites histoires en forme de paraboles nous incitent à réfléchir sur notre perception du monde… à l’image d’un épisode de « la petite maison dans la prairie ». Le tout est, joliment (et je le dis sans moquerie aucune), relié dans un récit léger et zen. Sur le principe, j’ai rien contre. Et ça fait clairement du bien d’avoir devant soi un récit positif empli d’espérance en soi et en l’humanité. De plus, le dessin est sympa et contribue à ce sentiment de légèreté par sa simplicité et son expressivité. D’ailleurs, j’ai lu l’album jusqu’à son terme en un temps des plus réduits. Mais voilà, essayer de faire passer comme message qu’il faut savoir prendre le temps de vivre, qu’il faut croire en soi, que le monde est un cadeau qui s’offre à nous, en s’appuyant sur des personnages qui semblent avoir les couilles cousues d’or fin, c’est très délicat quand le lecteur est naturellement cynique… ce qui est mon cas. Notre héroïne va croiser quelques personnages bien dans leur peau. Le premier tient une épicerie perdue en pleine campagne. En deux jours, il aura en tout et pour tout deux clients… dont une ne lui achètera rien. On pourrait donc penser qu’il vit chichement. Que nenni mes amis, le gars possède une villa gigantesque avec au moins trois chambres d’amis et une piscine bien carrée, bien chlorée. De suite, je pense que, effectivement, si je vivais dans un lieu reposant en exerçant un boulot reposant, sans avoir de soucis quant à des horaires à respecter tout en profitant d’un confort matériel bien au-dessus de la moyenne européenne, j’aurais de plus grandes facilités à être zen. Les autres personnages croisés, qui serviront de modèles à notre jeune héroïne, sont du même acabit. Une écrivain à succès, un chef d’entreprise fortuné qui décide de tout lâcher pour aller marcher, les personnages évoqueront même le destin d’un ancien trader devenu berger. On ne m’enlèvera pas de l’idée que, primo, c’est plus facile de trouver la sérénité quand on vit dans un confort matériel que rien ne semble pouvoir mettre en danger, et secundo, que le destin des personnages présentés n'est pas vraiment semblable à celui de la majorité des vivants de ma génération. Non ! Sérieusement, pour me faire croire en la beauté de la vie, faut pas me présenter des personnages à qui tout réussit.

16/01/2017 (modifier)