Et bien moi j'ai du mal avec cette bd, autant j'ai adoré Le Grand Pouvoir du Chninkel, autant là je me suis ennuyé ferme. J'ai du m'y prendre à plusieurs fois pour aller jusqu'au bout et il faut bien avouer que je me suis vraiment forcé. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire ne m'a pas du tout conquis, je trouve ça banal, ennuyeux, j'ai vraiment rien éprouvé pour les personnages... Bref pas pour moi cette bd!
Rhalala, c'est fou le genre de trucs qu'on peut lire par désoeuvrement, quand on travaille entouré de bandes dessinées…
Des trucs comme Love Hina, par exemple.
Vraiment, faut remercier l'auteur de cette série, et les auteurs de mangas en général : depuis que les plages de St-Trop' ont été désertées par Aldo Maccione et Hervé Delluc, dont feu Max Pécas savait si bien filmer les exploits dans des chefs-d'œuvre cinématographiques de type Les Filles top-canon du camp de nudistes ou Aldo, retire ta tête des vécés ou t'auras les cheveux mouillés, et depuis que même le cinéma américain semble lever le pied sur les teen movies estivaux bas-du-front façon American Pie, il n'y a guère plus que la BD japonaise pour nous abreuver d'aussi grosses couillonnades que cette histoire de jeune homme incapable de se serrer une nana et qui se retrouve miraculeusement propriétaire d'un foyer pour bombes sexuelles mineures dont la principale occupation est de comparer la taille de leurs seins lorsqu'elles prennent leur bain ensemble, en plein air.
Love Hina, c'est vraiment tout ce que j'adore dans le manga : un dessin sans personnalité, basé sur la représentation à outrance de nymphettes aux longues jambes, aux gros seins et aux grands yeux niais ; un point de départ dont l'intelligence et la crédibilité n'est pas sans rappeler les meilleurs scénars des téléfilms du 1er samedi du mois de Canal + ; des gags lourds, répétitifs, hyper téléphonés, tous basés sur le même quiproquo idiot (le héros est pris pour un mateur pervers par les jeunes filles parce que le pauvre est un maladroit dont les gaffes le mettent sans cesse dans des situations ambiguës et compromettantes) ; des personnages stéréotypés ; en toile de fond, de gentils messages positifs style "si tu t'accroches, tu réussiras tout ce que tu voudras" ou "même un binoclard timide, poissard et balourd peut épouser la femme de sa vie"…
Le pire c'est que malgré tout ça, Love Hina n'est même pas le genre de BD que je considérerais comme une bouse. C'est simplement que c'est plus de mon âge. Il y a un public précis pour ce genre de série : les ados. A l'époque où j'en étais un, j'avoue, j'aurais peut-être trouvé Love Hina super-fun et émoustillant. Mais là, je dirais que j'ai 10 ans de trop et franchement, j'ai trouvé tout ça plutôt consternant.
Bref, si vous avez entre 12 et 16 ans (d'âge réel ou d'âge mental), Love Hina est fait pour vous. Au-delà, j'ai peur que la bêtise du scénario et la répétitivité des situations ne vous rebutent et que tout ça vous tombe rapidement des mains.
Si on m'avait dit que ces histoires n'avaient pas été publiées dans Métal Hurlant, je ne l'aurais pas cru tant elles sont typiquement conformes au style de ce magazine.
Le dessin est proche du style de Caza par moment, avec une colorisation façon aérographe aux couleurs bleu-orange-vert dans le genre SF underground des années 80. Ce n'est franchement pas le type de dessin que j'aime même si on peut reconnaitre un certain talent à Nicollet.
Quant aux histoires, elles sont disparates. Souvent délirantes, dans des univers créés de toutes pièces et plus oniriques (voire cauchemardesques) que réalistes, elles vont de l'histoire glauque façon Contes de la Crypte (pour la première histoire par exemple) jusqu'à l'hommage pur et dur à H.P. Lovecraft en passant par des histoires plus poétiques ou plus hermétiques.
Globalement, ça ne m'a pas franchement plu ni intéressé. Ca se lit comme on lit certaines histoires d'art et d'essai qui ne vous touchent pas, avec une légère curiosité mais pas mal d'ennui.
Une BD SF underground d'une époque un peu révolue à mon sens.
Le dessin de Lax ici n'est pas du même niveau que celui d'Azrayen' : dessiné près de 17 ans plus tôt, Ennui Mortel n'est pas vraiment joli à mon goût. On sent déjà la maîtrise du trait en ce qui concerne les visages des personnages qui sont plutôt réussis dans cette BD, mais par contre les décors sont vides et l'ensemble du dessin a un petit quelque chose d'inabouti qui me fait ne pas trouver l'album sympa visuellement. D'autant que le papier de la BD que j'ai lu n'était pas de bonne qualité non plus, trop fin : ça faisait assez BD de médiocre niveau.
Concernant le scénario maintenant, il est plutôt moyen. La première moitié de l'histoire décrit la maison de retraite qui sert de décor, une maison où les docteurs négligent leurs patients, où les vieux sont traités comme des animaux, où un gamin simplet est battu par sa mère, où une jeune employée est abusée par son employeur et où un vieux serviteur algérien est traité comme quantité négligeable. La seconde moitié de l'histoire raconte comment trois vieilles dames se révoltent, entraînant d'autres brimés dans leur révolte, et tous ensemble ils vont se venger violemment de tout ce qu'ils ont subi, et personne n'en réchappera ou presque.
D'une certaine manière, ce scénario rappelle Lune de guerre pour la façon dont une situation en principe normale tourne au drame intégral. Sauf que la vengeance des vieilles et des autres est vraiment brutale et violente (huile bouillante jetée sur la mère du simplet par exemple, et autres notables éventrés à coups d'épées). Cette violence m'a paru plutôt gratuite, surtout dans la manière dont tout le monde est tenu en respect par les vieilles sans à aucun moment tenter d'échapper à la mort si ce n'est en criant au secours et pitié. Ce n'est pas très réaliste et à mon sens volontairement tragique à l'excès.
Moyen moins, donc.
Grosse déception que cet album dont j'avais pourtant tant entendu parler...
Album assez anecdotique, assez nombriliste, un peu voyeuriste, se voulant sensuel mais qui est en fait froid à cause du dessin sans âme de Boilet.
Ce n'est pas totalement nul non plus, bien sûr, mais l'ensemble paraît tellement prétentieux qu'on se sent énervé en le lisant.
Bref je n'ai pas aimé :o/
Commençons par le dessin; il a l'avantage d'être assez souvent dynamique. Par contre, autant certaines cases et certains décors ne sont pas moches, autant d'autres le sont vraiment. Les visages sont déformés, les personnages difficilement reconnaissables, quelques décors décevants. Bref, ce n'est pas très bon au niveau dessin.
Mais le pire tient surtout dans la narration. Le sujet aurait pu être intéressant car original (le monde des tailleurs de pierre) mais l'histoire n'est pas bonne du tout, ou alors tellement mal racontée que c'en est pénible et incompréhensible. La succession des répliques est dure à suivre, les textes écrits pour partie en ancien français sont difficiles à lire, la narration peu claire, l'histoire pas prenante du tout telle qu'elle est racontée.
C'est avec un gros effort et un agacement certain que j'ai dû finir ne serait-ce que le premier tome de cette série : ça ne m'a pas du tout plu dans sa narration, ça m'a agacé tout du long.
Bref, je ne vous conseille pas cette lecture.
J'ai eu une réelle impression de déjà-vu en lisant cette BD. C'est tellement inspiré de mangas, tant sur le dessin, sur les personnages et sur le scénario que c'en est vraiment lourd : ça m'a donné le sentiment de lire quelque chose que j'avais déjà lu ou vu des dizaines de fois.
Le dessin est correct même si à nouveau ce style tellement inspiré des mangas m'a franchement agacé. Effectivement, la couverture du tome 1 est plutôt jolie, même si à nouveau j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce type de dessin de femme-enfant cheveux au vent bien souvent.
Par contre, concernant le scénario... Les personnages m'ont paru stéréotypés, à nouveau exactement le reflet d'autres personnages de mangas existants (surtout le vieux rigolo et un peu poivrot). L'intrigue est typique du genre aussi, on commence avec des héros amis, un peu vagabonds mais surtout des gars cools, et puis débarquent des militaires et une jolie fille (dotée de pouvoirs magiques d'amour et de paix, notamment avec les animaux) à escorter, et puis ensuite l'intrigue se complexifie avec diverses factions armées et autres complots politico-tribaux. Bref, encore une fois, un scénario de manga comme j'en ai déjà vu bien souvent (ça ressemble aussi un peu aux scénarios de certains jeux vidéos comme Final Fantasy).
Sauf que donc là, ce n'est pas un manga, plutôt une copie occidentalisée ou à peine.
Dans les faits, outre ce manque total d'originalité, j'ai également trouvé les personnages relativement puérils et dotés de réactions de gamins qui jouent à la guerre, la narration moyenne, l'intrigue assez confuse, et le tout absolument pas palpitant.
Bref, perso, je ne vous le conseille guère.
Rien de plus à dire, hein !
Bon, quand même certaines situations sont pas trop mal caricaturées, ça rappelle des bons souvenirs, on se concentre et POUR UNE FOIS on va être gentil.... Argh c'est dur ( et on est pas aidé je vous jure ) je mets un 2/5 à cette BD car elle s'inscrit dans un cadre auquel elle correspondait assez bien : une page dans Mickey pour combler un trou, voire pour une salle d'attente.
Mais quelle laideur du dessin.:(:(:(:(:(
Si le dessin de cet album est plutôt agréable, voire carrément très réussi, en revanche le scénario (si on peut vraiment appeler ça un scénario) n'est hélas pas particulièrement intéressant.
Il n'y a pas vraiment d'intrigue. On suit une caravane dans le désert sans savoir d'où elle est partie et où elle va. Et il faut bien dire qu'il ne se passe pas grand'chose dans le désert, et qu'on s'y ennuie un peu : pas un troquet, pas un flipper, pas une femme à poil, rien... Les hommes de la caravane, narrateur compris, occupent ce vide comme ils peuvent, c'est-à-dire avec beaucoup de blabla. Le texte oscille ainsi entre la compilation d'aphorismes sibyllins sur le désert, la caravane, le voyage, le caravane, le voyage, le désert ("le désert est un jardin absent", "Voyager c'est serrer et resserrer un noeud, jusqu'à délier le fil", "La fin de tout voyage est un fruit mûr qui tombe d'un arbre sec", "Le désert est pareil à une immense table de ping pong, et la caravane est la balle qui fait "toc" en rebondissant dessus", etc.) et envolées lyriques sur le désert, le voyage, la caravane, le désert, le sable, le désert, la caravane ("Le désert est immense. Je presse dans ma solitude les gros raisins du silence, et je m'enivre de paix, d'absence, d'oubli").
Alors, dans ces conditions, deux possibilités : soit vous vous laissez tranquillement bercer, voire envoûter, par cette douce et longue rêverie philosophico-mystico-poético-mélancolique, soit vous ne rentrez pas du tout dans le trip, et sans trouver ce bouquin mortellement chiant, vous risquez quand même de vous ennuyer gentiment, et de trouver parfois un peu risibles et limite caricaturales les jolies tirades solennelles que nous sortent ces arpenteurs de désert tout au long du voyage, se donnant l'air de grands sages alors que, dans le fond, ce ne sont jamais que de vils commerçants partis vendre leur camelote de l'autre côté du sable sur le dos d'animaux puants.
Personnellement je n'ai pas détesté mais je n'ai pas vraiment accroché non plus.
Arf ! Très décevant !
Amatrice de contes, je m’attendais à d’agréables petits détournements de contes classiques. Mais je n’ai trouvé que des pseudo adaptations vaguement distrayantes, mais jamais d’un grand intérêt.
Confier chaque histoire à un dessinateur différent est une bonne idée. Chacun dessine dans son style, dont certains me plaisent beaucoup (Michetz, Clarck, Wendling), d’autres pas du tout (Gabrion qui fait trop "vieille école", Jean-Claude Denis).
Le premier tome m’a vraiment semblé très faible. Ca ne m’a pas fait rire, je n’ai pas éprouvé de plaisir à comparer ces histoires à la version normale des contes,... Certaines histoires m’ont même franchement déplu. La seule chose que j’ai aimée, c’est le personnage de la princesse dans la première histoire : elle a un caractère qui m’amuse.
Le deuxième tome m’a paru plus amusant. J’ai trouvé certaines histoires pas mal foutues ( Les petits chats… a un scénario original et marrant, les clichés mangas dans Deux citrouilles… sont plutôt drôles,...), mais ça reste en général assez ordinaire.
Relisez plutôt les contes classiques, ils sont déjà assez drôles comme ça! Une adaptation se contentant de pousser à l'extrême les caractéristiques de ces contes aurait d'ailleurs pu être plus amusante: le passage très nian-nian de la soeur Anne dans Barbe bleue, le décalage après 100 ans de dodo pour La belle au bois dormant, le maître gentillet du chat botté qui lui est expert en manipulation,...
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Complainte des landes perdues
Et bien moi j'ai du mal avec cette bd, autant j'ai adoré Le Grand Pouvoir du Chninkel, autant là je me suis ennuyé ferme. J'ai du m'y prendre à plusieurs fois pour aller jusqu'au bout et il faut bien avouer que je me suis vraiment forcé. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire ne m'a pas du tout conquis, je trouve ça banal, ennuyeux, j'ai vraiment rien éprouvé pour les personnages... Bref pas pour moi cette bd!
Love Hina
Rhalala, c'est fou le genre de trucs qu'on peut lire par désoeuvrement, quand on travaille entouré de bandes dessinées… Des trucs comme Love Hina, par exemple. Vraiment, faut remercier l'auteur de cette série, et les auteurs de mangas en général : depuis que les plages de St-Trop' ont été désertées par Aldo Maccione et Hervé Delluc, dont feu Max Pécas savait si bien filmer les exploits dans des chefs-d'œuvre cinématographiques de type Les Filles top-canon du camp de nudistes ou Aldo, retire ta tête des vécés ou t'auras les cheveux mouillés, et depuis que même le cinéma américain semble lever le pied sur les teen movies estivaux bas-du-front façon American Pie, il n'y a guère plus que la BD japonaise pour nous abreuver d'aussi grosses couillonnades que cette histoire de jeune homme incapable de se serrer une nana et qui se retrouve miraculeusement propriétaire d'un foyer pour bombes sexuelles mineures dont la principale occupation est de comparer la taille de leurs seins lorsqu'elles prennent leur bain ensemble, en plein air. Love Hina, c'est vraiment tout ce que j'adore dans le manga : un dessin sans personnalité, basé sur la représentation à outrance de nymphettes aux longues jambes, aux gros seins et aux grands yeux niais ; un point de départ dont l'intelligence et la crédibilité n'est pas sans rappeler les meilleurs scénars des téléfilms du 1er samedi du mois de Canal + ; des gags lourds, répétitifs, hyper téléphonés, tous basés sur le même quiproquo idiot (le héros est pris pour un mateur pervers par les jeunes filles parce que le pauvre est un maladroit dont les gaffes le mettent sans cesse dans des situations ambiguës et compromettantes) ; des personnages stéréotypés ; en toile de fond, de gentils messages positifs style "si tu t'accroches, tu réussiras tout ce que tu voudras" ou "même un binoclard timide, poissard et balourd peut épouser la femme de sa vie"… Le pire c'est que malgré tout ça, Love Hina n'est même pas le genre de BD que je considérerais comme une bouse. C'est simplement que c'est plus de mon âge. Il y a un public précis pour ce genre de série : les ados. A l'époque où j'en étais un, j'avoue, j'aurais peut-être trouvé Love Hina super-fun et émoustillant. Mais là, je dirais que j'ai 10 ans de trop et franchement, j'ai trouvé tout ça plutôt consternant. Bref, si vous avez entre 12 et 16 ans (d'âge réel ou d'âge mental), Love Hina est fait pour vous. Au-delà, j'ai peur que la bêtise du scénario et la répétitivité des situations ne vous rebutent et que tout ça vous tombe rapidement des mains.
Ténébreuses affaires
Si on m'avait dit que ces histoires n'avaient pas été publiées dans Métal Hurlant, je ne l'aurais pas cru tant elles sont typiquement conformes au style de ce magazine. Le dessin est proche du style de Caza par moment, avec une colorisation façon aérographe aux couleurs bleu-orange-vert dans le genre SF underground des années 80. Ce n'est franchement pas le type de dessin que j'aime même si on peut reconnaitre un certain talent à Nicollet. Quant aux histoires, elles sont disparates. Souvent délirantes, dans des univers créés de toutes pièces et plus oniriques (voire cauchemardesques) que réalistes, elles vont de l'histoire glauque façon Contes de la Crypte (pour la première histoire par exemple) jusqu'à l'hommage pur et dur à H.P. Lovecraft en passant par des histoires plus poétiques ou plus hermétiques. Globalement, ça ne m'a pas franchement plu ni intéressé. Ca se lit comme on lit certaines histoires d'art et d'essai qui ne vous touchent pas, avec une légère curiosité mais pas mal d'ennui. Une BD SF underground d'une époque un peu révolue à mon sens.
Ennui mortel
Le dessin de Lax ici n'est pas du même niveau que celui d'Azrayen' : dessiné près de 17 ans plus tôt, Ennui Mortel n'est pas vraiment joli à mon goût. On sent déjà la maîtrise du trait en ce qui concerne les visages des personnages qui sont plutôt réussis dans cette BD, mais par contre les décors sont vides et l'ensemble du dessin a un petit quelque chose d'inabouti qui me fait ne pas trouver l'album sympa visuellement. D'autant que le papier de la BD que j'ai lu n'était pas de bonne qualité non plus, trop fin : ça faisait assez BD de médiocre niveau. Concernant le scénario maintenant, il est plutôt moyen. La première moitié de l'histoire décrit la maison de retraite qui sert de décor, une maison où les docteurs négligent leurs patients, où les vieux sont traités comme des animaux, où un gamin simplet est battu par sa mère, où une jeune employée est abusée par son employeur et où un vieux serviteur algérien est traité comme quantité négligeable. La seconde moitié de l'histoire raconte comment trois vieilles dames se révoltent, entraînant d'autres brimés dans leur révolte, et tous ensemble ils vont se venger violemment de tout ce qu'ils ont subi, et personne n'en réchappera ou presque. D'une certaine manière, ce scénario rappelle Lune de guerre pour la façon dont une situation en principe normale tourne au drame intégral. Sauf que la vengeance des vieilles et des autres est vraiment brutale et violente (huile bouillante jetée sur la mère du simplet par exemple, et autres notables éventrés à coups d'épées). Cette violence m'a paru plutôt gratuite, surtout dans la manière dont tout le monde est tenu en respect par les vieilles sans à aucun moment tenter d'échapper à la mort si ce n'est en criant au secours et pitié. Ce n'est pas très réaliste et à mon sens volontairement tragique à l'excès. Moyen moins, donc.
L'Epinard de Yukiko
Grosse déception que cet album dont j'avais pourtant tant entendu parler... Album assez anecdotique, assez nombriliste, un peu voyeuriste, se voulant sensuel mais qui est en fait froid à cause du dessin sans âme de Boilet. Ce n'est pas totalement nul non plus, bien sûr, mais l'ensemble paraît tellement prétentieux qu'on se sent énervé en le lisant. Bref je n'ai pas aimé :o/
Le Maître de pierre
Commençons par le dessin; il a l'avantage d'être assez souvent dynamique. Par contre, autant certaines cases et certains décors ne sont pas moches, autant d'autres le sont vraiment. Les visages sont déformés, les personnages difficilement reconnaissables, quelques décors décevants. Bref, ce n'est pas très bon au niveau dessin. Mais le pire tient surtout dans la narration. Le sujet aurait pu être intéressant car original (le monde des tailleurs de pierre) mais l'histoire n'est pas bonne du tout, ou alors tellement mal racontée que c'en est pénible et incompréhensible. La succession des répliques est dure à suivre, les textes écrits pour partie en ancien français sont difficiles à lire, la narration peu claire, l'histoire pas prenante du tout telle qu'elle est racontée. C'est avec un gros effort et un agacement certain que j'ai dû finir ne serait-ce que le premier tome de cette série : ça ne m'a pas du tout plu dans sa narration, ça m'a agacé tout du long. Bref, je ne vous conseille pas cette lecture.
Naüja
J'ai eu une réelle impression de déjà-vu en lisant cette BD. C'est tellement inspiré de mangas, tant sur le dessin, sur les personnages et sur le scénario que c'en est vraiment lourd : ça m'a donné le sentiment de lire quelque chose que j'avais déjà lu ou vu des dizaines de fois. Le dessin est correct même si à nouveau ce style tellement inspiré des mangas m'a franchement agacé. Effectivement, la couverture du tome 1 est plutôt jolie, même si à nouveau j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce type de dessin de femme-enfant cheveux au vent bien souvent. Par contre, concernant le scénario... Les personnages m'ont paru stéréotypés, à nouveau exactement le reflet d'autres personnages de mangas existants (surtout le vieux rigolo et un peu poivrot). L'intrigue est typique du genre aussi, on commence avec des héros amis, un peu vagabonds mais surtout des gars cools, et puis débarquent des militaires et une jolie fille (dotée de pouvoirs magiques d'amour et de paix, notamment avec les animaux) à escorter, et puis ensuite l'intrigue se complexifie avec diverses factions armées et autres complots politico-tribaux. Bref, encore une fois, un scénario de manga comme j'en ai déjà vu bien souvent (ça ressemble aussi un peu aux scénarios de certains jeux vidéos comme Final Fantasy). Sauf que donc là, ce n'est pas un manga, plutôt une copie occidentalisée ou à peine. Dans les faits, outre ce manque total d'originalité, j'ai également trouvé les personnages relativement puérils et dotés de réactions de gamins qui jouent à la guerre, la narration moyenne, l'intrigue assez confuse, et le tout absolument pas palpitant. Bref, perso, je ne vous le conseille guère.
Les déblok
Rien de plus à dire, hein ! Bon, quand même certaines situations sont pas trop mal caricaturées, ça rappelle des bons souvenirs, on se concentre et POUR UNE FOIS on va être gentil.... Argh c'est dur ( et on est pas aidé je vous jure ) je mets un 2/5 à cette BD car elle s'inscrit dans un cadre auquel elle correspondait assez bien : une page dans Mickey pour combler un trou, voire pour une salle d'attente. Mais quelle laideur du dessin.:(:(:(:(:(
Caravane (Zentner)
Si le dessin de cet album est plutôt agréable, voire carrément très réussi, en revanche le scénario (si on peut vraiment appeler ça un scénario) n'est hélas pas particulièrement intéressant. Il n'y a pas vraiment d'intrigue. On suit une caravane dans le désert sans savoir d'où elle est partie et où elle va. Et il faut bien dire qu'il ne se passe pas grand'chose dans le désert, et qu'on s'y ennuie un peu : pas un troquet, pas un flipper, pas une femme à poil, rien... Les hommes de la caravane, narrateur compris, occupent ce vide comme ils peuvent, c'est-à-dire avec beaucoup de blabla. Le texte oscille ainsi entre la compilation d'aphorismes sibyllins sur le désert, la caravane, le voyage, le caravane, le voyage, le désert ("le désert est un jardin absent", "Voyager c'est serrer et resserrer un noeud, jusqu'à délier le fil", "La fin de tout voyage est un fruit mûr qui tombe d'un arbre sec", "Le désert est pareil à une immense table de ping pong, et la caravane est la balle qui fait "toc" en rebondissant dessus", etc.) et envolées lyriques sur le désert, le voyage, la caravane, le désert, le sable, le désert, la caravane ("Le désert est immense. Je presse dans ma solitude les gros raisins du silence, et je m'enivre de paix, d'absence, d'oubli"). Alors, dans ces conditions, deux possibilités : soit vous vous laissez tranquillement bercer, voire envoûter, par cette douce et longue rêverie philosophico-mystico-poético-mélancolique, soit vous ne rentrez pas du tout dans le trip, et sans trouver ce bouquin mortellement chiant, vous risquez quand même de vous ennuyer gentiment, et de trouver parfois un peu risibles et limite caricaturales les jolies tirades solennelles que nous sortent ces arpenteurs de désert tout au long du voyage, se donnant l'air de grands sages alors que, dans le fond, ce ne sont jamais que de vils commerçants partis vendre leur camelote de l'autre côté du sable sur le dos d'animaux puants. Personnellement je n'ai pas détesté mais je n'ai pas vraiment accroché non plus.
Contes saumâtres (Sales petits contes)
Arf ! Très décevant ! Amatrice de contes, je m’attendais à d’agréables petits détournements de contes classiques. Mais je n’ai trouvé que des pseudo adaptations vaguement distrayantes, mais jamais d’un grand intérêt. Confier chaque histoire à un dessinateur différent est une bonne idée. Chacun dessine dans son style, dont certains me plaisent beaucoup (Michetz, Clarck, Wendling), d’autres pas du tout (Gabrion qui fait trop "vieille école", Jean-Claude Denis). Le premier tome m’a vraiment semblé très faible. Ca ne m’a pas fait rire, je n’ai pas éprouvé de plaisir à comparer ces histoires à la version normale des contes,... Certaines histoires m’ont même franchement déplu. La seule chose que j’ai aimée, c’est le personnage de la princesse dans la première histoire : elle a un caractère qui m’amuse. Le deuxième tome m’a paru plus amusant. J’ai trouvé certaines histoires pas mal foutues ( Les petits chats… a un scénario original et marrant, les clichés mangas dans Deux citrouilles… sont plutôt drôles,...), mais ça reste en général assez ordinaire. Relisez plutôt les contes classiques, ils sont déjà assez drôles comme ça! Une adaptation se contentant de pousser à l'extrême les caractéristiques de ces contes aurait d'ailleurs pu être plus amusante: le passage très nian-nian de la soeur Anne dans Barbe bleue, le décalage après 100 ans de dodo pour La belle au bois dormant, le maître gentillet du chat botté qui lui est expert en manipulation,...