Tout d'abord, je n'aime pas le dessin. Il est trop typé début des années 80, les décors sont peu fouillés et presque sans interêt alors que justement l'histoire devait révéler des endroits désaffectés et oubliés, les personnages sont moyennement dessinés (l'héroïne, par exemple, se révèle être une beurette et il faut vraiment qu'on vous le dise pour le savoir) et les expressions des visages sont rarement réussies.
Puis ensuite, l'histoire... Elle aussi, très typée années 80. Le début a l'air de vouloir jouer sur l'ambiance de ces lignes ferroviaires désaffectées, de cette vie au grand air et solitaire de l'héroïne, mais je n'ai franchement rien ressenti pas plus que je n'appréciais l'héroïne. Et ensuite, l'histoire légèrement aventureuse qui s'ensuit, impliquant loubards, petits mafieux, etc. ne m'a strictement pas intéressé.
Bref, une BD qui m'a vraiment très peu plu malgré l'originalité de son idée de départ.
Bon, déjà, je n'aime pas le dessin. Les personnages sont plutôt bien dessinés, même si les expressions des visages sont souvent totalement vides ou indéchiffrables. Par contre, le décor et le reste sont quasiment inexistants, ou alors dessinés à la règle et sans détails. En outre, la mise en page est souvent mauvaise, rendant la lecture parfois désagréable.
Puis ensuite vient le scénario. Bon... Je n'aime pas le monde de la Mode, mais ça, c'est un avis personnel. Mais concernant l'histoire racontée ici, je la trouve trop romantisée, trop manichéenne et surtout trop... superficielle. C'est une histoire qui ne m'a pas intéressé. En outre, le personnage de Nancy est irritant de passivité et, dirait-on, de... stupidité. Franchement, venant de Christin, je trouve le scénario mauvais.
La raison qui me fait ne pas mettre 1/5, c'est que les auteurs n'ont pas l'air de vouloir se moquer des lecteurs, qu'ils ont l'air d'avoir fait le travail avec le coeur, et que malgré son scénario romantique, il n'y a pas d'incohérence et de raccourcis détestables dans l'histoire.
J'ai beaucoup attendu de cet album, et honnêtement je suis très déçue...
Néanmoins, j'aime beaucoup les planches ou cases illustrées par Duprat, elles sont fraîches, colorées, amusantes et soignées, celles de Vanyda un peu moins (dixit plus bas, trop d'inégalités au fil de l'album), malgré un style agréable et de jolies couleurs. Donc, ce n'est pas le dessin qui m'a ici déçue mais bien l'histoire...
En effet, elle est tout bonnement inexistante! Les personnages sont ennuyeux et sans saveur, limite mous et désagréables. Mais où est le scénario? Je veux bien qu'il s'agisse d'une simple histoire urbaine, mais là c'est carrément ennuyeux. Bref, on ressort de la BD avec le sentiment de n'avoir rien lu, c'est franchement désagréable! :(
Je déconseille cette BD, à feuilleter seulement pour les illustrations... Si vous appréciez le trait de Vanyda, lisez plutôt L'Immeuble d'en face, nettement plus plaisant...
Qu'on soit clair, si vous n'avez jamais vu la série télé, vous aurez du mal à adhérer à cet album. Si vous en êtes fan, comme moi, vous aurez aussi du mal.
En fait, je pense que cette adaptation est une erreur, car le point fort de la série est le jeu des acteurs, notamment Yvan Le Bolloc'h et Bruno Solo, qui y sont excellents. Certains gags arrivent quand même à faire sourire, mais juste parce qu'on imagine les acteurs derrière...
Pourtant, je trouve le dessin de Croci tout à fait intéressant, mais à la lecture, il finit toujours par me saouler... Les planches sont clairement belles lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, mais à la lecture, ça ne passe plus, le découpage est souvent mauvais, les cadrages pas vraiment meilleurs et même les positions des personnages sont souvent surfaites.
Bref, rattrapons-nous au scénario... Ah oui mais nan en fait. D'accord, c'est pas facile de faire un bon one shot vu que les contraintes sont nombreuses pour peu de pages, mais là, c'est complètement raté. L'intrigue ne prend pas, donc forcement, à l'heure des explications (dans le style grande révélation à la Scooby-Doo, on retire le masque et on explique). On s'en fout royalement...
Donc scénario vraiment mauvais, dessin intéressant mais finalement encore trop peu ambitieux et peut-être encore un peu jeune, malgré l'expérience que commence à acquérir cet auteur...
Voilà un bon exemple du suivi des séries par Soleil Production. Certes, la série n'était pas exceptionnelle, mais elle s'améliorait, et de toute façon, ils sont coutumiers du fait.
Sinon, sur la série, on peut regretter que le scénario se borne à raconter des faits de guerre, sans s'intéresser aux personnages eux-mêmes. Leur psychologie est très sommaire, voire inexistante.
Coté dessin, c'est pas folichon quand même, et on a parfois du mal à ne pas confondre certains personnages entre eux.
Rien d'incontournable, donc, d'autant plus que sans la fin...
Aïe, que la déception est grande ! A voir le classement de cette BD avant que je l'achète, il semblait que s'il y avait 3 comics à acheter, c'était d'abord Watchmen et Dark Knight et tout de suite derrière Midnight Nation... Alors quelle déception quand je pensais lire quelque chose du niveau de l'intelligence des deux premiers, ou quand j'essaie de comparer Midnight Nation à la beauté et l'émotion que j'avais ressenties la veille à la lecture de Nuits Eternelles de la série Sandman...
Midnight Nation a de bons côtés. L'édition Semic, même si elle est souple et un peu fragile, est belle et le papier de bonne qualité. Le dessin lui aussi est de qualité, proche de celui de Witchblade par exemple, c'est-à-dire que les corps humains y sont très beaux et bien foutus, et les décors pas mauvais.
Mais justement, ce dessin, je le ressens froid et sans âme. Trop parfait d'une certaine manière, même s'il est loin d'être parfait (notamment dans les décors et paysages). Cela tient peut-être à la colorisation Photoshop parfois trop visible.
Puis vient le scénario... Trois tomes pour... ça. Franchement, je ne trouve pas cette histoire vraiment originale. Ça rappelle un épisode de Au-delà du Réel par exemple, sans plus d'intelligence à mes yeux. Je ne vais pas dévoiler le final car à part lui, tout le reste de l'histoire est racontée dans le résumé de cette série. Je trouve les méchants à la limite du ridicule, de même que les incessants combats à coups de poings avec leurs nombreuses giclées de sang.
Et je trouve la toute fin vraiment très... guimauve.
Franchement, je m'attendais à mieux. On a droit dans cette série à une réflexion sur Dieu, la religion, la confiance en soi, en l'humanité et dans le bonheur, mais tout reste basique et sans originalité pour qui regarde un peu la télé ou a lu quelques bouquins SF ou Fantastique. C'est vraiment la grosse trame classique du genre, vraiment le style Au-delà du Réel ou un peu Stephen King aussi (Le Fléau par exemple), maintenant que j'y repense, c'est-à-dire un peu de pré-mâché pour des lecteurs-téléspectateurs soucieux de n'entendre que des déjà-dits (les hommes doivent choisir leur destin, la Terre va de plus en plus mal, les hommes se replient sur eux-mêmes et sont égoïstes, Dieu nous a-t-il abandonné, reste-t-il de l'espoir, l'amour est-il plus fort que tout, etc...).
En gros, la veille, en lisant "Nuits Eternelles" de la série Sandman, je m'étais senti transporté, subjugué, rempli d'émotion, et là avec Midnight Nation, lu en une soirée, je suis resté collé au plancher, sans jamais ressentir autre chose qu'une faible curiosité pour connaître le dénouement et une déception une fois celui-ci venu.
"La drogue c’est pas beau et les dealers sont des démons qui n’hésitent pas à s’attaquer à des enfants sans défense" fut l’un des messages les plus rabâchés dans le monde au cours des riantes années 80… Comme à peu près toutes les BD à l’époque, la série DareDevil y est allée elle aussi de son petit couplet anti-drogue. Frank Miller, qui était aux commandes de la série à ce moment-là (c’était l’été 82 si je ne m’abuse), a donc signé ce crossover DareDevil/Punisher assez peu inspiré. Il n’a pas vraiment forcé son talent (il suffit de voir comment il fait sortir le Punisher de prison : le seul moyen de stopper le chargement de drogue autrement que par voie policière, c’était de faire évader un dangereux psychopathe et de lui confier le boulot ?), l’idée était juste de faire passer le message "dis-leur merde aux dealers" et ces 2 épisodes sont bien loin d’être palpitants. Ils ont néanmoins le mérite de montrer que les méthodes à la Punisher (buter tous les méchants) ne sont pas forcément les seules à employer dans le domaine de la lutte anti-drogue. Vite lu, vite oublié, cet album ne devrait aujourd’hui intéresser que ceux qui collectionnent tout Frank Miller.
Avec la sortie du "Batman" de Tim Burton au cinéma, la fin des années 80 et le début des années 90 virent un mini-regain d’intérêt pour les super-héros en France et Comics USA, branche de l’éditeur Glénat, en profita pour publier à cette époque quantité de petits albums de comics, piochant un peu de tout chez DC et Marvel… Il n’y avait pas que de la qualité dans le lot, mais on y trouvait quelques curiosités, notamment certaines œuvres de jeunesse de Frank Miller.
Ici, donc, en l’occurrence, deux vieux épisodes de "DareDevil" dont celui qui vit la mort d’Elektra. Cet épisode est malheureusement assez décevant… L’histoire fait à peine 24 pages et le sort de la tueuse est réglé en 6-8 pages… Du coup, sa mort, qui donne son titre à l’album, est presque est événement anodin… Et quand on y réfléchit, ça l’est effectivement, d’ailleurs : dans le monde des superhéros, les personnages secondaires passent leur temps à mourir et ressusciter au gré des caprices des lecteurs et éditeurs, et Elektra n’en était là qu’à son premier décès…
Le deuxième épisode est quant à lui l’occasion d’une petite remise en question du personnage du super-héros… Ne fait-il pas autant de mal que de bien ? Vaut-il réellement mieux que ceux qu’il combat ? Malheureusement, il choisit d’y apporter une réponse assez idiote, qui fait qu’on se demande si ça valait bien le coup de faire semblant de poser la question… Puisqu’il sont dangereux tous les deux, qu’est-ce qui fait que DareDevil vaut mieux que Bullseye ? Ben DareDevil c’est un gentil et Bullseye c’est un méchant et puis c’est tout ! Aaaaah, d’accord…
A moins donc de collectionner toutes les BD de Frank Miller publiées en France ou de vouloir à tout prix savoir comment est morte Elektra, vous pouvez vous passer de cet album (que vous risquez de toutes façons d’avoir un peu de mal à dénicher).
Un premier album tout à fait acceptable. Froideval change -enfin- ses vieilles habitudes avec une mise en page (vu que c'est lui qui impose son découpage au dessineux) beaucoup plus discrète sans tomber dans le classique. On a parfois des planches très chargées, mais ça passe bien, le dessinateur s'en sort bien. Son dessin est clair et plutôt agréable. Les scènes de "rêve" sont vraiment bien mises en valeur par ce dessin presque flou.
Pourtant, je n'ai aucune envie de lire le 2e tome, le 1er ne m'ayant laissé finalement qu'un souvenir mitigé.
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La Voyageuse de petite ceinture
Tout d'abord, je n'aime pas le dessin. Il est trop typé début des années 80, les décors sont peu fouillés et presque sans interêt alors que justement l'histoire devait révéler des endroits désaffectés et oubliés, les personnages sont moyennement dessinés (l'héroïne, par exemple, se révèle être une beurette et il faut vraiment qu'on vous le dise pour le savoir) et les expressions des visages sont rarement réussies. Puis ensuite, l'histoire... Elle aussi, très typée années 80. Le début a l'air de vouloir jouer sur l'ambiance de ces lignes ferroviaires désaffectées, de cette vie au grand air et solitaire de l'héroïne, mais je n'ai franchement rien ressenti pas plus que je n'appréciais l'héroïne. Et ensuite, l'histoire légèrement aventureuse qui s'ensuit, impliquant loubards, petits mafieux, etc. ne m'a strictement pas intéressé. Bref, une BD qui m'a vraiment très peu plu malgré l'originalité de son idée de départ.
Charlotte et Nancy
Bon, déjà, je n'aime pas le dessin. Les personnages sont plutôt bien dessinés, même si les expressions des visages sont souvent totalement vides ou indéchiffrables. Par contre, le décor et le reste sont quasiment inexistants, ou alors dessinés à la règle et sans détails. En outre, la mise en page est souvent mauvaise, rendant la lecture parfois désagréable. Puis ensuite vient le scénario. Bon... Je n'aime pas le monde de la Mode, mais ça, c'est un avis personnel. Mais concernant l'histoire racontée ici, je la trouve trop romantisée, trop manichéenne et surtout trop... superficielle. C'est une histoire qui ne m'a pas intéressé. En outre, le personnage de Nancy est irritant de passivité et, dirait-on, de... stupidité. Franchement, venant de Christin, je trouve le scénario mauvais. La raison qui me fait ne pas mettre 1/5, c'est que les auteurs n'ont pas l'air de vouloir se moquer des lecteurs, qu'ils ont l'air d'avoir fait le travail avec le coeur, et que malgré son scénario romantique, il n'y a pas d'incohérence et de raccourcis détestables dans l'histoire.
L'Année du Dragon / de la Chèvre
J'ai beaucoup attendu de cet album, et honnêtement je suis très déçue... Néanmoins, j'aime beaucoup les planches ou cases illustrées par Duprat, elles sont fraîches, colorées, amusantes et soignées, celles de Vanyda un peu moins (dixit plus bas, trop d'inégalités au fil de l'album), malgré un style agréable et de jolies couleurs. Donc, ce n'est pas le dessin qui m'a ici déçue mais bien l'histoire... En effet, elle est tout bonnement inexistante! Les personnages sont ennuyeux et sans saveur, limite mous et désagréables. Mais où est le scénario? Je veux bien qu'il s'agisse d'une simple histoire urbaine, mais là c'est carrément ennuyeux. Bref, on ressort de la BD avec le sentiment de n'avoir rien lu, c'est franchement désagréable! :( Je déconseille cette BD, à feuilleter seulement pour les illustrations... Si vous appréciez le trait de Vanyda, lisez plutôt L'Immeuble d'en face, nettement plus plaisant...
Caméra café
Qu'on soit clair, si vous n'avez jamais vu la série télé, vous aurez du mal à adhérer à cet album. Si vous en êtes fan, comme moi, vous aurez aussi du mal. En fait, je pense que cette adaptation est une erreur, car le point fort de la série est le jeu des acteurs, notamment Yvan Le Bolloc'h et Bruno Solo, qui y sont excellents. Certains gags arrivent quand même à faire sourire, mais juste parce qu'on imagine les acteurs derrière...
Lady Tara Cornwall
Pourtant, je trouve le dessin de Croci tout à fait intéressant, mais à la lecture, il finit toujours par me saouler... Les planches sont clairement belles lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, mais à la lecture, ça ne passe plus, le découpage est souvent mauvais, les cadrages pas vraiment meilleurs et même les positions des personnages sont souvent surfaites. Bref, rattrapons-nous au scénario... Ah oui mais nan en fait. D'accord, c'est pas facile de faire un bon one shot vu que les contraintes sont nombreuses pour peu de pages, mais là, c'est complètement raté. L'intrigue ne prend pas, donc forcement, à l'heure des explications (dans le style grande révélation à la Scooby-Doo, on retire le masque et on explique). On s'en fout royalement... Donc scénario vraiment mauvais, dessin intéressant mais finalement encore trop peu ambitieux et peut-être encore un peu jeune, malgré l'expérience que commence à acquérir cet auteur...
Princesse Rouge
Voilà un bon exemple du suivi des séries par Soleil Production. Certes, la série n'était pas exceptionnelle, mais elle s'améliorait, et de toute façon, ils sont coutumiers du fait. Sinon, sur la série, on peut regretter que le scénario se borne à raconter des faits de guerre, sans s'intéresser aux personnages eux-mêmes. Leur psychologie est très sommaire, voire inexistante. Coté dessin, c'est pas folichon quand même, et on a parfois du mal à ne pas confondre certains personnages entre eux. Rien d'incontournable, donc, d'autant plus que sans la fin...
Midnight Nation
Aïe, que la déception est grande ! A voir le classement de cette BD avant que je l'achète, il semblait que s'il y avait 3 comics à acheter, c'était d'abord Watchmen et Dark Knight et tout de suite derrière Midnight Nation... Alors quelle déception quand je pensais lire quelque chose du niveau de l'intelligence des deux premiers, ou quand j'essaie de comparer Midnight Nation à la beauté et l'émotion que j'avais ressenties la veille à la lecture de Nuits Eternelles de la série Sandman... Midnight Nation a de bons côtés. L'édition Semic, même si elle est souple et un peu fragile, est belle et le papier de bonne qualité. Le dessin lui aussi est de qualité, proche de celui de Witchblade par exemple, c'est-à-dire que les corps humains y sont très beaux et bien foutus, et les décors pas mauvais. Mais justement, ce dessin, je le ressens froid et sans âme. Trop parfait d'une certaine manière, même s'il est loin d'être parfait (notamment dans les décors et paysages). Cela tient peut-être à la colorisation Photoshop parfois trop visible. Puis vient le scénario... Trois tomes pour... ça. Franchement, je ne trouve pas cette histoire vraiment originale. Ça rappelle un épisode de Au-delà du Réel par exemple, sans plus d'intelligence à mes yeux. Je ne vais pas dévoiler le final car à part lui, tout le reste de l'histoire est racontée dans le résumé de cette série. Je trouve les méchants à la limite du ridicule, de même que les incessants combats à coups de poings avec leurs nombreuses giclées de sang. Et je trouve la toute fin vraiment très... guimauve. Franchement, je m'attendais à mieux. On a droit dans cette série à une réflexion sur Dieu, la religion, la confiance en soi, en l'humanité et dans le bonheur, mais tout reste basique et sans originalité pour qui regarde un peu la télé ou a lu quelques bouquins SF ou Fantastique. C'est vraiment la grosse trame classique du genre, vraiment le style Au-delà du Réel ou un peu Stephen King aussi (Le Fléau par exemple), maintenant que j'y repense, c'est-à-dire un peu de pré-mâché pour des lecteurs-téléspectateurs soucieux de n'entendre que des déjà-dits (les hommes doivent choisir leur destin, la Terre va de plus en plus mal, les hommes se replient sur eux-mêmes et sont égoïstes, Dieu nous a-t-il abandonné, reste-t-il de l'espoir, l'amour est-il plus fort que tout, etc...). En gros, la veille, en lisant "Nuits Eternelles" de la série Sandman, je m'étais senti transporté, subjugué, rempli d'émotion, et là avec Midnight Nation, lu en une soirée, je suis resté collé au plancher, sans jamais ressentir autre chose qu'une faible curiosité pour connaître le dénouement et une déception une fois celui-ci venu.
DareDevil & Punisher - Jeu d'enfants
"La drogue c’est pas beau et les dealers sont des démons qui n’hésitent pas à s’attaquer à des enfants sans défense" fut l’un des messages les plus rabâchés dans le monde au cours des riantes années 80… Comme à peu près toutes les BD à l’époque, la série DareDevil y est allée elle aussi de son petit couplet anti-drogue. Frank Miller, qui était aux commandes de la série à ce moment-là (c’était l’été 82 si je ne m’abuse), a donc signé ce crossover DareDevil/Punisher assez peu inspiré. Il n’a pas vraiment forcé son talent (il suffit de voir comment il fait sortir le Punisher de prison : le seul moyen de stopper le chargement de drogue autrement que par voie policière, c’était de faire évader un dangereux psychopathe et de lui confier le boulot ?), l’idée était juste de faire passer le message "dis-leur merde aux dealers" et ces 2 épisodes sont bien loin d’être palpitants. Ils ont néanmoins le mérite de montrer que les méthodes à la Punisher (buter tous les méchants) ne sont pas forcément les seules à employer dans le domaine de la lutte anti-drogue. Vite lu, vite oublié, cet album ne devrait aujourd’hui intéresser que ceux qui collectionnent tout Frank Miller.
DareDevil - La Mort d'Elektra
Avec la sortie du "Batman" de Tim Burton au cinéma, la fin des années 80 et le début des années 90 virent un mini-regain d’intérêt pour les super-héros en France et Comics USA, branche de l’éditeur Glénat, en profita pour publier à cette époque quantité de petits albums de comics, piochant un peu de tout chez DC et Marvel… Il n’y avait pas que de la qualité dans le lot, mais on y trouvait quelques curiosités, notamment certaines œuvres de jeunesse de Frank Miller. Ici, donc, en l’occurrence, deux vieux épisodes de "DareDevil" dont celui qui vit la mort d’Elektra. Cet épisode est malheureusement assez décevant… L’histoire fait à peine 24 pages et le sort de la tueuse est réglé en 6-8 pages… Du coup, sa mort, qui donne son titre à l’album, est presque est événement anodin… Et quand on y réfléchit, ça l’est effectivement, d’ailleurs : dans le monde des superhéros, les personnages secondaires passent leur temps à mourir et ressusciter au gré des caprices des lecteurs et éditeurs, et Elektra n’en était là qu’à son premier décès… Le deuxième épisode est quant à lui l’occasion d’une petite remise en question du personnage du super-héros… Ne fait-il pas autant de mal que de bien ? Vaut-il réellement mieux que ceux qu’il combat ? Malheureusement, il choisit d’y apporter une réponse assez idiote, qui fait qu’on se demande si ça valait bien le coup de faire semblant de poser la question… Puisqu’il sont dangereux tous les deux, qu’est-ce qui fait que DareDevil vaut mieux que Bullseye ? Ben DareDevil c’est un gentil et Bullseye c’est un méchant et puis c’est tout ! Aaaaah, d’accord… A moins donc de collectionner toutes les BD de Frank Miller publiées en France ou de vouloir à tout prix savoir comment est morte Elektra, vous pouvez vous passer de cet album (que vous risquez de toutes façons d’avoir un peu de mal à dénicher).
Hyrknoss
Un premier album tout à fait acceptable. Froideval change -enfin- ses vieilles habitudes avec une mise en page (vu que c'est lui qui impose son découpage au dessineux) beaucoup plus discrète sans tomber dans le classique. On a parfois des planches très chargées, mais ça passe bien, le dessinateur s'en sort bien. Son dessin est clair et plutôt agréable. Les scènes de "rêve" sont vraiment bien mises en valeur par ce dessin presque flou. Pourtant, je n'ai aucune envie de lire le 2e tome, le 1er ne m'ayant laissé finalement qu'un souvenir mitigé.