Le scénario se laisse aborder sans réel déplaisir, sans grande excitation non plus, remarquez... Ce n’est qu’un premier tome qui manque encore de vraie consistance thématique. Susciter le mystère, c’est bien joli, mais faudra bien veiller à clôturer tout ça de manière satisfaisante...
Le dessin me laisse quelque peu circonspect. Je ne pense pas me tromper en disant que le dessinateur a procédé comme ceci : tout a d’abord été fait à l’ordinateur, dessin, perspective... Sur cette base a été ajoutée des couleurs directes. Le résultat est surprenant, les couleurs sont chaudes et plutôt bien choisies, mais le tout manque d’homogénéité. Je pense surtout à certains personnages (le maire, notamment) qui semblent appartenir à un autre registre graphique que les autres. Certains décors semblent trop lisses par rapport aux personnages...
Je n'ai jamais été vraiment convaincu par les bd lourdement assistée par ordinateur. La 3D en bd, c’est assez gadget... Ce que je peux trouver beau ou épatant dans un jeu vidéo ou un film d’animation, je le trouve souvent vain et froid en bd... Il manque le mouvement, qui est l’essence même de l’image 3D
Je ne suis pour l'instant clairement pas convaincu par ce premier tome. L'histoire (un shonen) à base fantastique est ici très portée sur l'aspect policier / thriller, avec le personnage crapuleux de Rock Makube qui commet un enlèvement et exige une rançon. Il sait de plus se déguiser à merveille. Ca rappelle très fortement MW et Nanairo Inko, et l'histoire, loin d'être passionnante, est même carrément longuette et lassante. Ca tire beaucoup sur le "il arrive des trucs"... On ne sait en outre pas trop sur quel pied danser, avec tous ces intermèdes comiques, ces gags qui parsèment les pages, Tezuka qui apparaît comme un personnage assez important...
Les vampires en tant que population n'apparaissent guère qu'au début (le prologue) et vers la fin, ce qui, en pouvant tirer ce récit d'une "banale" intrigue policière, me donne quand même de l'espoir pour la suite.
J'attends donc de voir la suite et l'orientation que va prendre l'histoire. Pour l'instant bof.
Le format bunko est toujours aussi élégant et peu pratique a ouvrir : la reliure est dure et on a du mal à voir le milieu des double pages, contrairement à L'Ecole emportée. Sinon les coquilles et fautes d'orthographe des premiers volumes d'Asuka ont disparu et c'est tant mieux. Effort certes indispensable mais néanmoins à saluer.
Tout comme Cassidy et Doña Hermine, j’ai été déçu par cet album empli d’anecdotes sans grand intérêt formant une succession de faits anodins. Ca reste très descriptif, voire trop. La sensibilité de la fillette au monde qui l’entoure ne suffit pas pour rendre cet album touchant. Album dont l’histoire m’indiffère car il n’apporte rien mais dont le dessin me plaît.
Je précise que j’apprécie le travail d’Isabelle Dethan mais c’est la bd en question que je note et non mon capital sympathie envers l’auteur.
Mouais bof, c'est loin d'être le meilleur album de König que j'ai pu lire.
C'est une fois encore bourré de bonnes idées et de dialogues déjantés mais ça ne la sauce ne prend pas vu qu'on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages qui changent à chaque histoire. Ca rend le tout beaucoup trop léger et j'ai presque l'impression que König a voulu faire une BD moins crue que les autres, presque grand public (presque hein, faut pas pousser, ça reste limite porno par moments)
C'est dommage de "gâcher" de si bonnes idées comme ça.
Pas de grande originalité dans cet album. On reconnaîtra une certaine maîtrise de Dieter pour les scénarios noirs, un peu craspecs, mais il ne fait pas preuve de beaucoup de génie. Aidé par Moynot, c'est un peu la petite forme, comparé à une histoire comme Le Temps des Bombes.
De plus, Moynot n'a pas livré non plus son meilleur dessin, dans ce style sale, tout en hachures et ruptures d'encrage. Un graphisme qui ne rend pas service à la Grand'Place de Bruxelles.
A lire l'Edito de cet album, Forget Me Not n'est pas à considérer comme une oeuvre sérieuse et suivie mais plus comme un recueil de fantasmes : fantaisie policière, Venise mystérieuse et un peu magique, un peu d'érotisme, une trame d'histoire un peu pretexte à tout et n'importe quoi...
Au niveau du dessin, hormis les planches en couleurs que je trouve bof, on peut dire que c'est assez réussi. Les personnages sont plutôt bons. Les décors sont souvent excellents. C'est bien simple, je feuilletais les pages juste pour admirer les vues de Venise. Certaines, dans leur style et leur sujet, me faisaient d'ailleurs pas mal penser à la Venise d'Hugo Pratt pour Corto Maltese.
Mais la magie n'y était pas pour moi.
Essentiellement parce que, comme le dit ThePatrick, la narration est telle qu'on n'y comprend quasiment rien. Ca part dans tous les sens, le suivi des dialogues et des situations est très ardu à comprendre, l'histoire elle-même mélange un double fil rouge (l'enquête sur le voleur Veccho et la recherche du tableau Forget-Me-Not) à des petites historiettes et enquêtes sans grand interêt ni dans leur contexte ni surtout dans leur réalisation. En plus, l'héroïne et son rival criminel sont des as du déguisement tant et si bien qu'on ne sait jamais qui on voit dans les images, si c'est bien un vieillard, un homme, un enfant, quelqu'un qu'on connait bien ou bien l'héroïne ou son rival déguisé.
C'est bien simple, c'est tellement dur de rentrer dans l'histoire et de la suivre, que j'ai très vite zappé de nombreux passages pour me contenter de feuilleter et de regarder les jolies images.
Et puis je suis allé me rendre à la toute fin, pour voir de le dénouement de l'histoire qui n'est pas particulièrement marquant et surtout qui se finit sur des pages réminiscentes du début de l'album sans qu'on comprenne trop pourquoi.
Bref, je n'ai pas accroché du tout à l'ambiance et au scénario de cette BD, seuls les dessins m'ont plu.
Mouais!
Situation historique napoléonesque pas terrible. Mettre Napoléon et son double manichéen en histoire ne relève pas de la grande ingéniosité. Très décevant.
L'enquête établie par un couard gentleman beau gosse est d'une platitude sans égard.
L'ambiance d'un Paris 1800 est réussie sur deux très belles planches dont la première après (à croire que cela demandait trop de boulot) y'a plus grand chose, et le résultat même du dessin stylisé est fade, même au niveau des persos.
L'intérêt ?
Ca se laisse lire.
Que c'est fouillis tout ça...
Le dessin est plutôt correct, mais il est terni par un encrage hésitant et trop léger à mon goût et par des couleurs que je trouve moches. En outre, la mise en page n'est pas fameuse pour une bonne compréhension.
Et une bonne compréhension, il y en a besoin quand on voit la complexité de la narration et du scénario. C'est un imbroglio de personnages, de factions, de complots, de sous-complots, de situations politiques et stratégiques dans lequel on est plongé sans trop comprendre et dont on a du mal à dégager les tenants et aboutissants. J'ai donc eu un mal fou à entrer dans l'histoire d'autant que le personnage principal n'est guère attachant pour le peu qu'on en connait dans le premier tome.
En outre, globalement, l'histoire en elle-même n'est pas très prenante : un banal scénario de complots et d'actions. Il y a quelques petites idées sympas dans la création du décor-univers de cette histoire, mais à part ça, rien de bien neuf.
Sur le premier tome uniquement.
J’ai pas du tout accroché. Je m'attendais à un incontournable, une véritable atmosphère d'étrangeté, d'angoisse et frisson, de noir et de monde parallèle, et beh, j'ai trouvé cela très, trop fouillis.
Le dessin en qualité est accrocheur, tout en hachures, mais parfois l'image s'efface car les hachures emprisonnent la profondeur des scènes.
J’attends de lire les tomes suivant pour alimenter cet avis qui reste très sceptique.
Après Astérix, José Bové est certainement le plus gaulois des moustachus.
Après avoir squatté toutes les tribunes, fait des shows sur toutes les télés pour s'insurger contre la malbouffe et défendre les causes les plus perdues, José Bové débarque en BD.
Cette BD est construite comme une succession de courtes séquences.
On a donc Bové et ses rencontres, Bové en prison, Bové et ses combats, Bové et son contact sympathique avec les gens. Un Bové bien décrit, qui sent la pipe, le terroir et qui y croit à fond.
L'humour est assez caustique (Jul dessine pour la presse donc c'est assez logique) et cela fait souvent sourire, le dessin n'a rien d'extraordinaire mais ce n'est pas très important dans ce style de BD.
Ceci dit même si j'ai trouvé l'album sympa et qu'il y a pas mal de passages poilants, une lecture unique est suffisante, ayant moi même emprunté cette BD je pense que l'achat est loin d'être indispensable.
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Les quartiers de l'étrange
Le scénario se laisse aborder sans réel déplaisir, sans grande excitation non plus, remarquez... Ce n’est qu’un premier tome qui manque encore de vraie consistance thématique. Susciter le mystère, c’est bien joli, mais faudra bien veiller à clôturer tout ça de manière satisfaisante... Le dessin me laisse quelque peu circonspect. Je ne pense pas me tromper en disant que le dessinateur a procédé comme ceci : tout a d’abord été fait à l’ordinateur, dessin, perspective... Sur cette base a été ajoutée des couleurs directes. Le résultat est surprenant, les couleurs sont chaudes et plutôt bien choisies, mais le tout manque d’homogénéité. Je pense surtout à certains personnages (le maire, notamment) qui semblent appartenir à un autre registre graphique que les autres. Certains décors semblent trop lisses par rapport aux personnages... Je n'ai jamais été vraiment convaincu par les bd lourdement assistée par ordinateur. La 3D en bd, c’est assez gadget... Ce que je peux trouver beau ou épatant dans un jeu vidéo ou un film d’animation, je le trouve souvent vain et froid en bd... Il manque le mouvement, qui est l’essence même de l’image 3D
Vampires (Tezuka)
Je ne suis pour l'instant clairement pas convaincu par ce premier tome. L'histoire (un shonen) à base fantastique est ici très portée sur l'aspect policier / thriller, avec le personnage crapuleux de Rock Makube qui commet un enlèvement et exige une rançon. Il sait de plus se déguiser à merveille. Ca rappelle très fortement MW et Nanairo Inko, et l'histoire, loin d'être passionnante, est même carrément longuette et lassante. Ca tire beaucoup sur le "il arrive des trucs"... On ne sait en outre pas trop sur quel pied danser, avec tous ces intermèdes comiques, ces gags qui parsèment les pages, Tezuka qui apparaît comme un personnage assez important... Les vampires en tant que population n'apparaissent guère qu'au début (le prologue) et vers la fin, ce qui, en pouvant tirer ce récit d'une "banale" intrigue policière, me donne quand même de l'espoir pour la suite. J'attends donc de voir la suite et l'orientation que va prendre l'histoire. Pour l'instant bof. Le format bunko est toujours aussi élégant et peu pratique a ouvrir : la reliure est dure et on a du mal à voir le milieu des double pages, contrairement à L'Ecole emportée. Sinon les coquilles et fautes d'orthographe des premiers volumes d'Asuka ont disparu et c'est tant mieux. Effort certes indispensable mais néanmoins à saluer.
Eva aux Mains Bleues
Tout comme Cassidy et Doña Hermine, j’ai été déçu par cet album empli d’anecdotes sans grand intérêt formant une succession de faits anodins. Ca reste très descriptif, voire trop. La sensibilité de la fillette au monde qui l’entoure ne suffit pas pour rendre cet album touchant. Album dont l’histoire m’indiffère car il n’apporte rien mais dont le dessin me plaît. Je précise que j’apprécie le travail d’Isabelle Dethan mais c’est la bd en question que je note et non mon capital sympathie envers l’auteur.
Coeurs Chauds
Mouais bof, c'est loin d'être le meilleur album de König que j'ai pu lire. C'est une fois encore bourré de bonnes idées et de dialogues déjantés mais ça ne la sauce ne prend pas vu qu'on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages qui changent à chaque histoire. Ca rend le tout beaucoup trop léger et j'ai presque l'impression que König a voulu faire une BD moins crue que les autres, presque grand public (presque hein, faut pas pousser, ça reste limite porno par moments) C'est dommage de "gâcher" de si bonnes idées comme ça.
Qu'elle crève, la charogne !
Pas de grande originalité dans cet album. On reconnaîtra une certaine maîtrise de Dieter pour les scénarios noirs, un peu craspecs, mais il ne fait pas preuve de beaucoup de génie. Aidé par Moynot, c'est un peu la petite forme, comparé à une histoire comme Le Temps des Bombes. De plus, Moynot n'a pas livré non plus son meilleur dessin, dans ce style sale, tout en hachures et ruptures d'encrage. Un graphisme qui ne rend pas service à la Grand'Place de Bruxelles.
Forget Me Not
A lire l'Edito de cet album, Forget Me Not n'est pas à considérer comme une oeuvre sérieuse et suivie mais plus comme un recueil de fantasmes : fantaisie policière, Venise mystérieuse et un peu magique, un peu d'érotisme, une trame d'histoire un peu pretexte à tout et n'importe quoi... Au niveau du dessin, hormis les planches en couleurs que je trouve bof, on peut dire que c'est assez réussi. Les personnages sont plutôt bons. Les décors sont souvent excellents. C'est bien simple, je feuilletais les pages juste pour admirer les vues de Venise. Certaines, dans leur style et leur sujet, me faisaient d'ailleurs pas mal penser à la Venise d'Hugo Pratt pour Corto Maltese. Mais la magie n'y était pas pour moi. Essentiellement parce que, comme le dit ThePatrick, la narration est telle qu'on n'y comprend quasiment rien. Ca part dans tous les sens, le suivi des dialogues et des situations est très ardu à comprendre, l'histoire elle-même mélange un double fil rouge (l'enquête sur le voleur Veccho et la recherche du tableau Forget-Me-Not) à des petites historiettes et enquêtes sans grand interêt ni dans leur contexte ni surtout dans leur réalisation. En plus, l'héroïne et son rival criminel sont des as du déguisement tant et si bien qu'on ne sait jamais qui on voit dans les images, si c'est bien un vieillard, un homme, un enfant, quelqu'un qu'on connait bien ou bien l'héroïne ou son rival déguisé. C'est bien simple, c'est tellement dur de rentrer dans l'histoire et de la suivre, que j'ai très vite zappé de nombreux passages pour me contenter de feuilleter et de regarder les jolies images. Et puis je suis allé me rendre à la toute fin, pour voir de le dénouement de l'histoire qui n'est pas particulièrement marquant et surtout qui se finit sur des pages réminiscentes du début de l'album sans qu'on comprenne trop pourquoi. Bref, je n'ai pas accroché du tout à l'ambiance et au scénario de cette BD, seuls les dessins m'ont plu.
Double Masque
Mouais! Situation historique napoléonesque pas terrible. Mettre Napoléon et son double manichéen en histoire ne relève pas de la grande ingéniosité. Très décevant. L'enquête établie par un couard gentleman beau gosse est d'une platitude sans égard. L'ambiance d'un Paris 1800 est réussie sur deux très belles planches dont la première après (à croire que cela demandait trop de boulot) y'a plus grand chose, et le résultat même du dessin stylisé est fade, même au niveau des persos. L'intérêt ? Ca se laisse lire.
Le Déserteur
Que c'est fouillis tout ça... Le dessin est plutôt correct, mais il est terni par un encrage hésitant et trop léger à mon goût et par des couleurs que je trouve moches. En outre, la mise en page n'est pas fameuse pour une bonne compréhension. Et une bonne compréhension, il y en a besoin quand on voit la complexité de la narration et du scénario. C'est un imbroglio de personnages, de factions, de complots, de sous-complots, de situations politiques et stratégiques dans lequel on est plongé sans trop comprendre et dont on a du mal à dégager les tenants et aboutissants. J'ai donc eu un mal fou à entrer dans l'histoire d'autant que le personnage principal n'est guère attachant pour le peu qu'on en connait dans le premier tome. En outre, globalement, l'histoire en elle-même n'est pas très prenante : un banal scénario de complots et d'actions. Il y a quelques petites idées sympas dans la création du décor-univers de cette histoire, mais à part ça, rien de bien neuf.
Cromwell Stone
Sur le premier tome uniquement. J’ai pas du tout accroché. Je m'attendais à un incontournable, une véritable atmosphère d'étrangeté, d'angoisse et frisson, de noir et de monde parallèle, et beh, j'ai trouvé cela très, trop fouillis. Le dessin en qualité est accrocheur, tout en hachures, mais parfois l'image s'efface car les hachures emprisonnent la profondeur des scènes. J’attends de lire les tomes suivant pour alimenter cet avis qui reste très sceptique.
Il faut tuer José Bové
Après Astérix, José Bové est certainement le plus gaulois des moustachus. Après avoir squatté toutes les tribunes, fait des shows sur toutes les télés pour s'insurger contre la malbouffe et défendre les causes les plus perdues, José Bové débarque en BD. Cette BD est construite comme une succession de courtes séquences. On a donc Bové et ses rencontres, Bové en prison, Bové et ses combats, Bové et son contact sympathique avec les gens. Un Bové bien décrit, qui sent la pipe, le terroir et qui y croit à fond. L'humour est assez caustique (Jul dessine pour la presse donc c'est assez logique) et cela fait souvent sourire, le dessin n'a rien d'extraordinaire mais ce n'est pas très important dans ce style de BD. Ceci dit même si j'ai trouvé l'album sympa et qu'il y a pas mal de passages poilants, une lecture unique est suffisante, ayant moi même emprunté cette BD je pense que l'achat est loin d'être indispensable.