Sur un coup de tête j’ai acheté les deux tomes d’un coup, en feuilletant j’avais trouvé le dessin et les couleurs attrayantes, enfin de la qualité me suis-je dit et hop ni une ni deux dans la besace.
A la lecture je n’ai pas été déçu par le coté graphique, bien fait et agréable à regarder bien que pas très original, mais alors le scénario je l’ai trouvé tellement pauvre et mou ma brave dame que je me suis ennuyé ferme, avec en prime des idées de déjà vu à la pelle (le seigneur des anneaux, la quête de l’oiseau du temps, etc.). De plus les personnages apparaissent et disparaissent comme ça presque sans raisons et manquent pour la plupart de charisme.
Snif ! Moi triste !
Dommage parce que cela reste esthétiquement de bonne facture.
Bref vous l’aurez compris je regrette mon achat.
Le genre d'histoire qui ne me touche pas trop.
C'est vrai que l'idée du personnage principal (Thérèse) qui se libère de son poids au fil du récit et de son émancipation, alors que Momo devient dans le même temps gros, suant et renfrogné, est originale. Cela ne suffit pas à rendre leur voyage captivant.
Les personnages annexes se greffent à l'histoire de façon maladroite et à part Fanta que j'ai apprécié, les autres ne me paraissent pas très marquants.
La fin de l'histoire est un peu facile, pas mal de choses ont été perdues en cours de route et c'est dommage.
Pour ce qui est des dessins par contre, c'est réussi, tant au niveau des traits que des couleurs, même si je n'aime pas particulièrement la façon qu'a Stassen de dessiner les bouches des personnages, l'ensemble reste plaisant.
Bref à l'image de Momo, cet album est boiteux. Il manque un peu trop de consistance dans l'histoire. Dispensable.
Assez inégal ce petit recueil destiné à montrer le regard de six auteurs sur l'écologie et l'environnement. Au lieu du brûlot que l'on aurait pu attendre, on a juste droit à des considérations graphiques sans réel lien avec le sujet. Trois histoires cependant relèvent (un peu) l'intérêt : celle de l'américain Emerson (assez sympathique dans le genre baba cool), celle de Trondheim (verbeuse mais restant agréable à lire), et celle de Blutch et Menu, proche du docu-reportage.
Seule cette dernière me semble coller au sujet, même si les auteurs semblent rester en retrait. A croire qu'ils ont peur d'avouer (si toutefois c'est le cas) qu'ils sont attirés par l'écologie...
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Longtemps les couvertures de ces trois albums m'ont interpellé. Elles promettaient des récits épiques, hauts en couleurs, passionnants.
Lorsqu'on ouvre les albums, on est d'abord frappé par les dessins : pointilleux, précis, réalistes, ils sont vraiment beaux. Quant aux scénarii... Qu'est-ce que c'est creux ! J'ai lu les 3 albums en 45 minutes ! Le premier est particulièrement médiocre. Aucun rythme, aucun intérêt, alors qu'en appuyant sur le mystère du Conquérant, il y aurait eu matière à faire un bon album. Le second n'est guère mieux, même si le choix d'avoir un "héros" (pas très charismatique cependant) oblige Dionnet à une plus grande rigueur. Rigueur plus évidente avec le tome 3, où ça devient tout juste divertissant.
Des albums à admirer, mais pas à lire...
La force du Punisher, c’est son côté « tough guy », sans pitié. Un homme dur, qui a dégusté dans le passé, et qui a décidé de dézinguer à tout va les fâcheux. Ce recueil de ses aventures ne déçoit pas de ce côté-là. Mâchoires crispées, muscles saillants, le Punisher avance et mitraille sans sourciller. Le dessin de Mike Zeck lui rend bien service, mais ce serait bien de lui faire la même tête d’une case sur l’autre. Peu original, il a toutefois l’avantage d’être parfaitement lisible. Quant au scénario, il tient en deux lignes, et c’est un peu dommage, car le Punisher manque du coup singulièrement de profondeur.
Amateurs d’histoires linéaires, passez votre chemin. Amateurs de grandes fresques médiévales pleines de bruit et de fureur, idem. Fans de récits intimistes, de secrets d’alcôves et de complots, suivez le mouvement. Il n’y a rien de tout cela dans Gaston Fébus, la BD censée conter la vie du personnage éponyme, l’une des plus passionnantes de l’Histoire du grand Sud-Ouest.
Très vite, la lecture montre une évidence : Pierre Tucco-Chala est peut-être un grand historien, spécialiste de Fébus, mais il ne saura jamais conter une histoire. Impossible. Jamais.
Car son récit est complètement haché, sujet à d’incroyables coupes scénaristiques. Des dizaines de personnages différents sont évoqués, sans que l’on comprenne véritablement si leur rôle est primordial ou négligeable. De même, tous les aspects de la vie de Gaston sont évoqués (ses difficultés à avoir un enfant avec son épouse légitime, son aura de chef de guerre, sa passion pour la chasse, son action pour le développement de la musique…) dans un grand désordre.
Quant à l’unité de temps, elle est jetée aux orties : le tome 1, par exemple, raconte 7 ans en 40 pages. Je parle du tome 1, car un deuxième (Gaston Fébus chez les Teutoniques – on dirait un titre d’album d’Astérix) était visiblement prévu, mais n’a jamais vu les jours… Mais dans ce n’importe quoi indigne d’un récit de cette ambition, il faut quand même retirer deux points positifs : d’abord le dossier pédagogique en fin de volume, plutôt clair, et bien étayé par une iconographie choisie avec soin.
Ensuite, et surtout, le dessin de De Huescar, vraiment très bon, régulier, réaliste, proche de celui du Philippe Delaby de Murena, pour rester dans le registre historique.
Malgré des couleurs un peu fades, c’est le gros point fort de cette série, à réserver, toutefois, aux amateurs d’histoire locale.
Eric Gorski, polonais d’origine, a entrepris, un peu comme son héros, d’enquêter, de témoigner, de rendre compte de ce qu’il s’est passé dans les années 40 dans cette région. Vaste programme, tant l’administration s’est efforcée d’effacer ou de falsifier les faits durant 60 ans. Mais on comprend que cela lui tienne à cœur. Il s’agit d’une histoire effroyable, brumeuse et compliquée.
Hélas, Gorski échoue à nous faire ressentir peur, clairvoyance et compréhension. Sur toute la ligne quasiment. Car son récit est chaotique, tout sauf linéaire. On suit le parcours de plusieurs de ces « témoins muets » du massacre de Katyn, et de deux victimes, mais les intrigues se chevauchent, s’intervertissent, et l’on perd rapidement le fil. D’autant plus que l’album est truffé de références historiques certes intéressantes dans l’absolu, mais inutiles dans le cadre du récit ; elles sont illustrées par des caricatures (de l’époque ?) elles aussi sans réel intérêt. Ajoutons que le mode de narration est un peu aléatoire : un coup c’est Wladislaw qui raconte, un coup Elzbieta, un coup l’un ou l’autre des témoins… La narration reprend parfois les textes des phylactères précédents, mais il faut alors se replacer dans une autre disposition pour saisir la différence. Bref, c’est le foutoir.
Si l’on achète l’album sur la seule foi de la couverture, bel exemple de style Stalner/Vicomte, on risque d’être déçu par le dessin lui-même. Morphologies et perspectives approximatives, fluidité inexistante entre les personnages et leurs attributs (couvre-chefs, vêtements) achèvent l’instillation d’ennui chez le lecteur lambda.
En résumé : la tentative de Gorski est louable, mais absolument inadaptable en BD, surtout par lui. Un article ou un ouvrage eût mieux convenu pour cette enquête, à réserver toutefois aux amateurs d’Histoire.
Comme souvent, j’ai du mal avec ces petits polars. Je les trouve souvent laborieux, trop court, et un rien m’as-tu-vu. C’est encore le cas ici. Les péripéties s’enchaînent trop facilement, les alliances des protagonistes sont trop artificielles… Quant au soi-disant arrière-plan géopolitique, il me semble soit trop caricatural, soit trop succinct pour être vraiment intéressant.
Le dessin de Toshy… Il est typique du genre, très expressionniste, mais un peu bâclé à mon goût. Encore un Petit meurtre à oublier…
Etrange album. Racontant les dernières heures du catharisme au travers de l’épisode de Montségur, c’est une page importante de l’Histoire de France qui est ici exposée. Mais malheureusement, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions des auteurs. Car le scénario, censé éclaircir ces heures sombres, est assez nébuleux la plupart du temps, et ce n’est pas le dessin qui permettra d’améliorer les choses. Confus, brumeux, approximatif, on a même du mal à distinguer les personnages. Même si cette histoire est courte (c’est un diptyque), la lecture en est difficile.
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Les Brumes d'Asceltis
Sur un coup de tête j’ai acheté les deux tomes d’un coup, en feuilletant j’avais trouvé le dessin et les couleurs attrayantes, enfin de la qualité me suis-je dit et hop ni une ni deux dans la besace. A la lecture je n’ai pas été déçu par le coté graphique, bien fait et agréable à regarder bien que pas très original, mais alors le scénario je l’ai trouvé tellement pauvre et mou ma brave dame que je me suis ennuyé ferme, avec en prime des idées de déjà vu à la pelle (le seigneur des anneaux, la quête de l’oiseau du temps, etc.). De plus les personnages apparaissent et disparaissent comme ça presque sans raisons et manquent pour la plupart de charisme. Snif ! Moi triste ! Dommage parce que cela reste esthétiquement de bonne facture. Bref vous l’aurez compris je regrette mon achat.
Thérèse
Le genre d'histoire qui ne me touche pas trop. C'est vrai que l'idée du personnage principal (Thérèse) qui se libère de son poids au fil du récit et de son émancipation, alors que Momo devient dans le même temps gros, suant et renfrogné, est originale. Cela ne suffit pas à rendre leur voyage captivant. Les personnages annexes se greffent à l'histoire de façon maladroite et à part Fanta que j'ai apprécié, les autres ne me paraissent pas très marquants. La fin de l'histoire est un peu facile, pas mal de choses ont été perdues en cours de route et c'est dommage. Pour ce qui est des dessins par contre, c'est réussi, tant au niveau des traits que des couleurs, même si je n'aime pas particulièrement la façon qu'a Stassen de dessiner les bouches des personnages, l'ensemble reste plaisant. Bref à l'image de Momo, cet album est boiteux. Il manque un peu trop de consistance dans l'histoire. Dispensable.
Noire est la terre
Assez inégal ce petit recueil destiné à montrer le regard de six auteurs sur l'écologie et l'environnement. Au lieu du brûlot que l'on aurait pu attendre, on a juste droit à des considérations graphiques sans réel lien avec le sujet. Trois histoires cependant relèvent (un peu) l'intérêt : celle de l'américain Emerson (assez sympathique dans le genre baba cool), celle de Trondheim (verbeuse mais restant agréable à lire), et celle de Blutch et Menu, proche du docu-reportage. Seule cette dernière me semble coller au sujet, même si les auteurs semblent rester en retrait. A croire qu'ils ont peur d'avouer (si toutefois c'est le cas) qu'ils sont attirés par l'écologie...
Faux contact
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)
Longtemps les couvertures de ces trois albums m'ont interpellé. Elles promettaient des récits épiques, hauts en couleurs, passionnants. Lorsqu'on ouvre les albums, on est d'abord frappé par les dessins : pointilleux, précis, réalistes, ils sont vraiment beaux. Quant aux scénarii... Qu'est-ce que c'est creux ! J'ai lu les 3 albums en 45 minutes ! Le premier est particulièrement médiocre. Aucun rythme, aucun intérêt, alors qu'en appuyant sur le mystère du Conquérant, il y aurait eu matière à faire un bon album. Le second n'est guère mieux, même si le choix d'avoir un "héros" (pas très charismatique cependant) oblige Dionnet à une plus grande rigueur. Rigueur plus évidente avec le tome 3, où ça devient tout juste divertissant. Des albums à admirer, mais pas à lire...
Le Punisher - Zéro absolu (Retour vers nulle part)
La force du Punisher, c’est son côté « tough guy », sans pitié. Un homme dur, qui a dégusté dans le passé, et qui a décidé de dézinguer à tout va les fâcheux. Ce recueil de ses aventures ne déçoit pas de ce côté-là. Mâchoires crispées, muscles saillants, le Punisher avance et mitraille sans sourciller. Le dessin de Mike Zeck lui rend bien service, mais ce serait bien de lui faire la même tête d’une case sur l’autre. Peu original, il a toutefois l’avantage d’être parfaitement lisible. Quant au scénario, il tient en deux lignes, et c’est un peu dommage, car le Punisher manque du coup singulièrement de profondeur.
Gaston Fébus
Amateurs d’histoires linéaires, passez votre chemin. Amateurs de grandes fresques médiévales pleines de bruit et de fureur, idem. Fans de récits intimistes, de secrets d’alcôves et de complots, suivez le mouvement. Il n’y a rien de tout cela dans Gaston Fébus, la BD censée conter la vie du personnage éponyme, l’une des plus passionnantes de l’Histoire du grand Sud-Ouest. Très vite, la lecture montre une évidence : Pierre Tucco-Chala est peut-être un grand historien, spécialiste de Fébus, mais il ne saura jamais conter une histoire. Impossible. Jamais. Car son récit est complètement haché, sujet à d’incroyables coupes scénaristiques. Des dizaines de personnages différents sont évoqués, sans que l’on comprenne véritablement si leur rôle est primordial ou négligeable. De même, tous les aspects de la vie de Gaston sont évoqués (ses difficultés à avoir un enfant avec son épouse légitime, son aura de chef de guerre, sa passion pour la chasse, son action pour le développement de la musique…) dans un grand désordre. Quant à l’unité de temps, elle est jetée aux orties : le tome 1, par exemple, raconte 7 ans en 40 pages. Je parle du tome 1, car un deuxième (Gaston Fébus chez les Teutoniques – on dirait un titre d’album d’Astérix) était visiblement prévu, mais n’a jamais vu les jours… Mais dans ce n’importe quoi indigne d’un récit de cette ambition, il faut quand même retirer deux points positifs : d’abord le dossier pédagogique en fin de volume, plutôt clair, et bien étayé par une iconographie choisie avec soin. Ensuite, et surtout, le dessin de De Huescar, vraiment très bon, régulier, réaliste, proche de celui du Philippe Delaby de Murena, pour rester dans le registre historique. Malgré des couleurs un peu fades, c’est le gros point fort de cette série, à réserver, toutefois, aux amateurs d’histoire locale.
Témoins muets
Eric Gorski, polonais d’origine, a entrepris, un peu comme son héros, d’enquêter, de témoigner, de rendre compte de ce qu’il s’est passé dans les années 40 dans cette région. Vaste programme, tant l’administration s’est efforcée d’effacer ou de falsifier les faits durant 60 ans. Mais on comprend que cela lui tienne à cœur. Il s’agit d’une histoire effroyable, brumeuse et compliquée. Hélas, Gorski échoue à nous faire ressentir peur, clairvoyance et compréhension. Sur toute la ligne quasiment. Car son récit est chaotique, tout sauf linéaire. On suit le parcours de plusieurs de ces « témoins muets » du massacre de Katyn, et de deux victimes, mais les intrigues se chevauchent, s’intervertissent, et l’on perd rapidement le fil. D’autant plus que l’album est truffé de références historiques certes intéressantes dans l’absolu, mais inutiles dans le cadre du récit ; elles sont illustrées par des caricatures (de l’époque ?) elles aussi sans réel intérêt. Ajoutons que le mode de narration est un peu aléatoire : un coup c’est Wladislaw qui raconte, un coup Elzbieta, un coup l’un ou l’autre des témoins… La narration reprend parfois les textes des phylactères précédents, mais il faut alors se replacer dans une autre disposition pour saisir la différence. Bref, c’est le foutoir. Si l’on achète l’album sur la seule foi de la couverture, bel exemple de style Stalner/Vicomte, on risque d’être déçu par le dessin lui-même. Morphologies et perspectives approximatives, fluidité inexistante entre les personnages et leurs attributs (couvre-chefs, vêtements) achèvent l’instillation d’ennui chez le lecteur lambda. En résumé : la tentative de Gorski est louable, mais absolument inadaptable en BD, surtout par lui. Un article ou un ouvrage eût mieux convenu pour cette enquête, à réserver toutefois aux amateurs d’Histoire.
Groupe Tel-Aviv
Comme souvent, j’ai du mal avec ces petits polars. Je les trouve souvent laborieux, trop court, et un rien m’as-tu-vu. C’est encore le cas ici. Les péripéties s’enchaînent trop facilement, les alliances des protagonistes sont trop artificielles… Quant au soi-disant arrière-plan géopolitique, il me semble soit trop caricatural, soit trop succinct pour être vraiment intéressant. Le dessin de Toshy… Il est typique du genre, très expressionniste, mais un peu bâclé à mon goût. Encore un Petit meurtre à oublier…
La Chute
Etrange album. Racontant les dernières heures du catharisme au travers de l’épisode de Montségur, c’est une page importante de l’Histoire de France qui est ici exposée. Mais malheureusement, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions des auteurs. Car le scénario, censé éclaircir ces heures sombres, est assez nébuleux la plupart du temps, et ce n’est pas le dessin qui permettra d’améliorer les choses. Confus, brumeux, approximatif, on a même du mal à distinguer les personnages. Même si cette histoire est courte (c’est un diptyque), la lecture en est difficile.