C'est la première fois que je lis un album de cette collection. La plupart des titres de Troisième Vague sont souvent de facture très classiques. Dans le cas de Rafales, on retrouve ce classisisme mais ce qui a titillé ma curiosité c'est une phrase qui est un peu le moteur de la série : "L'homme est une erreur de la nature".
Le scénario de Desberg est divisé en deux parties. Dans la première, sur un fond d'anti-mondialisation, le scénariste place les bases du récit. Le problème c'est que j'ai eu parfois l'impression de me trouver dans un album de Largo Winch, ce qui, entre nous, n'est vraiment pas ma tasse de thé. Malheureusement, la deuxième partie n'est pas beaucoup plus attrayante. Excepté qu'on y apprend un peu plus sur cette fille plutôt atypique : India Allen.
Au niveau du dessin, celui de Vallès est très réussi. Bien-sûr, c'est vrai que ces personnages figés et peu expressifs peuvent agacer certains lecteurs mais l'auteur compense par des visages tout en finesse ainsi que des paysages brûlant de réalisme.
En résumé, je me suis un peu ennuyé en lisant cet album et il est donc évident que je n'en conseille pas l'achat sauf si vous êtes amateur des séries de cette collection.
L'idée de départ (la guerre de Gaules puis la conquète de la bretagne vues à travers une des victimes) semble bonne ; mais c'est la seule chose qui soit bonne dans cette série. Un scénario vraiment facile dans ses détails et rebondissements, souvent peu vraisemblable, et qui recourt sans vergogne au raccolage. Mitton semble un bon dessinateur mais qui manque de finesse. Les personnages ne se différencient pas autrement que par la couleur des cheveux. Dommage, cette BD aurait pu être une réussite, dans le genre de Murena, mais, apparement en cèdant à la facilité, ses auteurs n'en ont fait qu'une trop longue série qui sera vite oubliée.
J'avais lu quelque part (dans BoDoi, je crois) une revue assez élogieuse sur Concrete, qui, il est vrai, paraissait présenter une vision assez novatrice du thème du Monstre et/ou de l'aliénation, et développer une facette intéressante du genre super-héros.
Après la lecture, je dois dire que j'ai été assez déçu.
Le dessin (en dehors de la couverture et de quelques illustrations pleine-page) ne sort vraiment pas de l'ordinaire et paraît même un peu bâclé par moments (les visages humains sont souvent approximatifs et peu expressifs). Il est par ailleurs servi par une colorisation vraiment fade et peu inventive.
Quant à l'histoire, même si le postulat de départ reste excellent, son développement est vraiment pauvre et m'a laissé un sentiment de gâchis. L'auteur va de poncif en poncif et son intrigue est très loin d'être passionnante. J'ai suivi ça de loin, sans me sentir aucunement touché (encore moins ému) par la condition du héros.
Je ne vais pas courir après la suite.
Bien sûr, il y a le superbe dessin de Rosinski, mais cela pèche du côté du scénario. On dirait que Dufaux s'est contenté de reprendre différentes idées qui ont eu du succès pour les assembler. Mais cela ne suffit pas à faire un bon scénario ; cela laisse juste une grande impression de déjà vu.
Rosinski et Van Hamme auraient du en rester à Thorgal. Cette histoire emprunte beaucoup pour nous conter une énième fable douteuse d'un être élu et d'une religion. Seul le dessin de Rosinski sauve cette BD de l'indifférence.
"Tintin au Far West!" Voilà l'exclamation qui a acceuillie la relecture de cette série qui a berçé les douces années de ma tendre enfance.
En effet, le dessin est de la plus pure ligne claire, on pourrait dire qu'il eût été calqué directement sur celui d'Hergé.
Par contre, du point de vue de l'histoire et des scénarios, cela me fait plus penser aux 4 As, autre BD de mon enfance. J'ai suivi avec intérêt les élucubrations de ces quatre amis (je parle de Chick Bill et de ses trois compères), tout le long d'aventures que je considérais comme comiques et déjantées.
Malheureusement cette BD ne produit plus du tout cet effet sur moi, ce qui n'est pas bien grave, mais, chose autrement plus sérieuse, elle m'apparaît très inintéressante, aucune once de nostalgie ou de souvenirs émus ne remontant à mon esprit fatigué.
En conclusion, une BD jeunesse médiocre mais qu'on a tous aimée, comme tant d'autres.
Quand on est gamin, on lit vraiment n'importe quoi...
Dans la famille des BD-qui-ont-berçé-notre-enfance-mais-qui-sont-vraiment-pas-terribles, je demande les 4 As!
Je venais juste de dépasser le stade de Sylvain et Sylvette, BD niaise par excellence, que je me retrouve à dévorer les 4 As, BD non moins débile mais parfaitement adaptée à la classe d'âge visée, c'est à dire les 9-12 ans.
J'étais passionnée par les aventures de ces quatre copains complètement caricaturaux qui ne se prenaient pas du tout au sérieux. C'était sans doute cela le charme de cette série.
Mais que dire des dialogues? Et je ne vous parle pas des aventures elles-mêmes!
Cela a au moins le mérite de faire entrer les enfants que nous avons tous été dans le monde de la bande-dessinée.
Au rayon livres d'un quelconque supermarché, je tombe subitement sur un album de "Sylvain et Sylvette".
"Oh! m'écrié-je candidement, toute mon enfance!" Je feuillette rapidement les pages, et repose prestement la BD avec un amer sentiment de déception et de consternation mêlées.
"Quoi?! crie-je au désespoir en courant dans les rayons, comment ai-je pu lire une chose pareille?"
Il est vrai maintenant que cette BD m'apparaît vraiment niaise à souhait. Les gags ne font pas sourir. C'est nul, il faut bien le dire.
Impossible de relire quelque chose d'aussi indicible.
Ma note n'est justifiée que par le fait que j'ai pu apprécier cette BD étant enfant. Mais il est vrai que quand l'on est gosse, on n'est pas vraiment responsable de ses actes.
Je n'ai lu que les tomes 2, 3 et 5 de cette série mais cela me suffit à surtout en éviter l'achat.
Le tome 2 portant sur Darth Maul n'est pas mal dessiné. Rien à dire de ce côté là. Par contre l'histoire est bateau, bourrin comme peut l'être Darth Maul lui-même (qui n'est pas un fin stratégiste, c'est peu de le dire), et sa lecture s'oublie aussi vite qu'elle se fait.
Le tome 3, sur Vador, est tout simplement nul. Le dessin de Gibbons est mauvais, vraiment mauvais. Les personnages ont l'air la plupart du temps de nounours et Vador a autant de prestance qu'une poule en gelée. Quant au scénario, il ajoute son côté assez minable à ce que je considère comme une hérésie personnellement : elle insulte le personnage de Vador, le transformant en gamin puéril et névrotique alors que l'album est sensé être basé sur lui. Quel meilleur moyen de briser totalement le mythe de sombre seigneur vêtu de noir (déjà qu'on avait un peu de mal avec lui après le passage d'Hayden Christensen) ? A côté du Vador de cette BD, Darth Maul a l'air d'un gars posé et diplomate.
Quant au tome 5, lui aussi sur Vador, il est véritablement basé sur l'action, avec des histoires dont le but unique semble de ravir les fans de personnages d'action de Star Wars, comme l'histoire la plus longue de l'album qui porte globalement uniquement sur un moyen un peu bidon de faire combattre ensemble Vador et Darth Maul. Action, action, un peu de psychologie bidon de Vador, bref, rien de bien intéressant.
Ce n'est que récemment que j'ai découvert que Cothias avait scénarisé pas mal de séries de jeunesse pour le magazine Okapi. Altaïr m'a permis de lire celle-ci, datant de 1982-1983, qui permet d'avoir un aperçu assez manifeste de ces "pêchés de jeunesse" (ceux de Cothias, pas d'Altaïr).
Sternis au dessin a ici un style qui n'a absolument rien à voir avec son style dans ses séries plus récentes telles que Pyrénée. Le trait est ici dans un style réaliste, pas très éloigné de la ligne claire ou du moins des BDs d'aventure "à papa". Malgré un dessin pas désagréable, les planches fourmillent de ratés et d'erreurs de jeunesse dues à un manque manifeste de maîtrise technique.
Péché de jeunesse de dessinateur, donc.
Quant au scénario, il est dans la même veine. Partant sur une base qui a de quoi captiver tout lectorat de jeune amateur de SF et de mystère, il n'est dès le départ pas exempt de défauts. Une intrigue très bateau, un mystère insondable, des monstres aquatiques, la marine militaire des Etats-Unis sur le qui-vive, des fonds marins à explorer : tout cela sent assez le gros poisson... hum, non... tout cela sent assez le déjà-vu pour un lecteur assidu de SF ou un amateur de films de SF. C'est une intrigue de science-fiction/fantastique cousue de fil blanc où ce qui prime c'est l'envie pour le lecteur de comprendre cet incroyable mystère.
Mais le mystère s'amplifie, s'intensifie, la science-fiction devient onirique-fiction voire délire totale. Et le dénouement final est non seulement ultra-cliché mais en plus très facile sur le plan scénaristique.
Pêché de jeunesse du scénariste, donc.
Une série jeunesse d'une autre époque qu'on lit avec indulgence et un sourire en coin tant le tout parait cousu de fil blanc sans être pour autant vraiment désagréable à lire.
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Rafales
C'est la première fois que je lis un album de cette collection. La plupart des titres de Troisième Vague sont souvent de facture très classiques. Dans le cas de Rafales, on retrouve ce classisisme mais ce qui a titillé ma curiosité c'est une phrase qui est un peu le moteur de la série : "L'homme est une erreur de la nature". Le scénario de Desberg est divisé en deux parties. Dans la première, sur un fond d'anti-mondialisation, le scénariste place les bases du récit. Le problème c'est que j'ai eu parfois l'impression de me trouver dans un album de Largo Winch, ce qui, entre nous, n'est vraiment pas ma tasse de thé. Malheureusement, la deuxième partie n'est pas beaucoup plus attrayante. Excepté qu'on y apprend un peu plus sur cette fille plutôt atypique : India Allen. Au niveau du dessin, celui de Vallès est très réussi. Bien-sûr, c'est vrai que ces personnages figés et peu expressifs peuvent agacer certains lecteurs mais l'auteur compense par des visages tout en finesse ainsi que des paysages brûlant de réalisme. En résumé, je me suis un peu ennuyé en lisant cet album et il est donc évident que je n'en conseille pas l'achat sauf si vous êtes amateur des séries de cette collection.
Vae Victis
L'idée de départ (la guerre de Gaules puis la conquète de la bretagne vues à travers une des victimes) semble bonne ; mais c'est la seule chose qui soit bonne dans cette série. Un scénario vraiment facile dans ses détails et rebondissements, souvent peu vraisemblable, et qui recourt sans vergogne au raccolage. Mitton semble un bon dessinateur mais qui manque de finesse. Les personnages ne se différencient pas autrement que par la couleur des cheveux. Dommage, cette BD aurait pu être une réussite, dans le genre de Murena, mais, apparement en cèdant à la facilité, ses auteurs n'en ont fait qu'une trop longue série qui sera vite oubliée.
Concrete
J'avais lu quelque part (dans BoDoi, je crois) une revue assez élogieuse sur Concrete, qui, il est vrai, paraissait présenter une vision assez novatrice du thème du Monstre et/ou de l'aliénation, et développer une facette intéressante du genre super-héros. Après la lecture, je dois dire que j'ai été assez déçu. Le dessin (en dehors de la couverture et de quelques illustrations pleine-page) ne sort vraiment pas de l'ordinaire et paraît même un peu bâclé par moments (les visages humains sont souvent approximatifs et peu expressifs). Il est par ailleurs servi par une colorisation vraiment fade et peu inventive. Quant à l'histoire, même si le postulat de départ reste excellent, son développement est vraiment pauvre et m'a laissé un sentiment de gâchis. L'auteur va de poncif en poncif et son intrigue est très loin d'être passionnante. J'ai suivi ça de loin, sans me sentir aucunement touché (encore moins ému) par la condition du héros. Je ne vais pas courir après la suite.
Complainte des landes perdues
Bien sûr, il y a le superbe dessin de Rosinski, mais cela pèche du côté du scénario. On dirait que Dufaux s'est contenté de reprendre différentes idées qui ont eu du succès pour les assembler. Mais cela ne suffit pas à faire un bon scénario ; cela laisse juste une grande impression de déjà vu.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Rosinski et Van Hamme auraient du en rester à Thorgal. Cette histoire emprunte beaucoup pour nous conter une énième fable douteuse d'un être élu et d'une religion. Seul le dessin de Rosinski sauve cette BD de l'indifférence.
Chick Bill
"Tintin au Far West!" Voilà l'exclamation qui a acceuillie la relecture de cette série qui a berçé les douces années de ma tendre enfance. En effet, le dessin est de la plus pure ligne claire, on pourrait dire qu'il eût été calqué directement sur celui d'Hergé. Par contre, du point de vue de l'histoire et des scénarios, cela me fait plus penser aux 4 As, autre BD de mon enfance. J'ai suivi avec intérêt les élucubrations de ces quatre amis (je parle de Chick Bill et de ses trois compères), tout le long d'aventures que je considérais comme comiques et déjantées. Malheureusement cette BD ne produit plus du tout cet effet sur moi, ce qui n'est pas bien grave, mais, chose autrement plus sérieuse, elle m'apparaît très inintéressante, aucune once de nostalgie ou de souvenirs émus ne remontant à mon esprit fatigué. En conclusion, une BD jeunesse médiocre mais qu'on a tous aimée, comme tant d'autres.
Les 4 As
Quand on est gamin, on lit vraiment n'importe quoi... Dans la famille des BD-qui-ont-berçé-notre-enfance-mais-qui-sont-vraiment-pas-terribles, je demande les 4 As! Je venais juste de dépasser le stade de Sylvain et Sylvette, BD niaise par excellence, que je me retrouve à dévorer les 4 As, BD non moins débile mais parfaitement adaptée à la classe d'âge visée, c'est à dire les 9-12 ans. J'étais passionnée par les aventures de ces quatre copains complètement caricaturaux qui ne se prenaient pas du tout au sérieux. C'était sans doute cela le charme de cette série. Mais que dire des dialogues? Et je ne vous parle pas des aventures elles-mêmes! Cela a au moins le mérite de faire entrer les enfants que nous avons tous été dans le monde de la bande-dessinée.
Sylvain et Sylvette
Au rayon livres d'un quelconque supermarché, je tombe subitement sur un album de "Sylvain et Sylvette". "Oh! m'écrié-je candidement, toute mon enfance!" Je feuillette rapidement les pages, et repose prestement la BD avec un amer sentiment de déception et de consternation mêlées. "Quoi?! crie-je au désespoir en courant dans les rayons, comment ai-je pu lire une chose pareille?" Il est vrai maintenant que cette BD m'apparaît vraiment niaise à souhait. Les gags ne font pas sourir. C'est nul, il faut bien le dire. Impossible de relire quelque chose d'aussi indicible. Ma note n'est justifiée que par le fait que j'ai pu apprécier cette BD étant enfant. Mais il est vrai que quand l'on est gosse, on n'est pas vraiment responsable de ses actes.
Star Wars - Le Côté Obscur
Je n'ai lu que les tomes 2, 3 et 5 de cette série mais cela me suffit à surtout en éviter l'achat. Le tome 2 portant sur Darth Maul n'est pas mal dessiné. Rien à dire de ce côté là. Par contre l'histoire est bateau, bourrin comme peut l'être Darth Maul lui-même (qui n'est pas un fin stratégiste, c'est peu de le dire), et sa lecture s'oublie aussi vite qu'elle se fait. Le tome 3, sur Vador, est tout simplement nul. Le dessin de Gibbons est mauvais, vraiment mauvais. Les personnages ont l'air la plupart du temps de nounours et Vador a autant de prestance qu'une poule en gelée. Quant au scénario, il ajoute son côté assez minable à ce que je considère comme une hérésie personnellement : elle insulte le personnage de Vador, le transformant en gamin puéril et névrotique alors que l'album est sensé être basé sur lui. Quel meilleur moyen de briser totalement le mythe de sombre seigneur vêtu de noir (déjà qu'on avait un peu de mal avec lui après le passage d'Hayden Christensen) ? A côté du Vador de cette BD, Darth Maul a l'air d'un gars posé et diplomate. Quant au tome 5, lui aussi sur Vador, il est véritablement basé sur l'action, avec des histoires dont le but unique semble de ravir les fans de personnages d'action de Star Wars, comme l'histoire la plus longue de l'album qui porte globalement uniquement sur un moyen un peu bidon de faire combattre ensemble Vador et Darth Maul. Action, action, un peu de psychologie bidon de Vador, bref, rien de bien intéressant.
Snark saga
Ce n'est que récemment que j'ai découvert que Cothias avait scénarisé pas mal de séries de jeunesse pour le magazine Okapi. Altaïr m'a permis de lire celle-ci, datant de 1982-1983, qui permet d'avoir un aperçu assez manifeste de ces "pêchés de jeunesse" (ceux de Cothias, pas d'Altaïr). Sternis au dessin a ici un style qui n'a absolument rien à voir avec son style dans ses séries plus récentes telles que Pyrénée. Le trait est ici dans un style réaliste, pas très éloigné de la ligne claire ou du moins des BDs d'aventure "à papa". Malgré un dessin pas désagréable, les planches fourmillent de ratés et d'erreurs de jeunesse dues à un manque manifeste de maîtrise technique. Péché de jeunesse de dessinateur, donc. Quant au scénario, il est dans la même veine. Partant sur une base qui a de quoi captiver tout lectorat de jeune amateur de SF et de mystère, il n'est dès le départ pas exempt de défauts. Une intrigue très bateau, un mystère insondable, des monstres aquatiques, la marine militaire des Etats-Unis sur le qui-vive, des fonds marins à explorer : tout cela sent assez le gros poisson... hum, non... tout cela sent assez le déjà-vu pour un lecteur assidu de SF ou un amateur de films de SF. C'est une intrigue de science-fiction/fantastique cousue de fil blanc où ce qui prime c'est l'envie pour le lecteur de comprendre cet incroyable mystère. Mais le mystère s'amplifie, s'intensifie, la science-fiction devient onirique-fiction voire délire totale. Et le dénouement final est non seulement ultra-cliché mais en plus très facile sur le plan scénaristique. Pêché de jeunesse du scénariste, donc. Une série jeunesse d'une autre époque qu'on lit avec indulgence et un sourire en coin tant le tout parait cousu de fil blanc sans être pour autant vraiment désagréable à lire.