Histoires qui n'en sont pas, ces portraits ressemblent plus à des instantanés. On suit ces personnages le temps de quelques pages, on découvre leurs préoccupations du moment, quelques traits de leur caractère, et on les quitte. Le portrait restera définitivement inachevé, mais titillant la curiosité du lecteur - éveillant sa frustration aussi... - et restant ainsi vivant dans son esprit.
L'abondance de bavardages est impressionnante. Les personnages parlent, la plupart du temps pour ne rien dire. On en regretterait presque la sobriété de L'homme qui marche ! Pourtant, toute cette agitation est superficielle : la fin des histoires vient souvent les mettre en perspective, en montrant au lecteur qu'il y avait autre chose à voir, et la relecture s’impose d'elle-même, naturelle. On y trouve également de la poésie, de la tendresse et de l'humour... parfois. Mais ce qui frappe c'est surtout le regard, le sens de l'observation de l'auteur, qui apparaît étonnamment juste.
Le dessin de Takahama, toujours aussi superbe et mis en valeur par ces pages noires, est malheureusement quelque peu gâché par l'impression : la définition étant insuffisante, on voit tous les points de trame. Les dégradés en particulier, n’apparaissent pas lisses et l'oeil bute dessus.
Peu attirant au premier abord, Kinderbook est cependant atypique et certainement personnel. Son ton particulier et le condensé d’émotions et de situations qu’il propose en font une lecture déroutante, peu aisée, mais qui donne envie d’y revenir. 2 étoiles en première lecture, tout de même.
Des batailles navales, des combats au sabre, une histoire de pirates sur le coup très agréable à lire. On passe un bon moment. Je rejoins complètement ArzaK sur le graphisme. Cela dit une fois la lecture terminée, c’est plutôt la déception qui l’emporte. Peut être ai-je été déçu d’apprendre qu’il s’agissait d’un One Shot alors que j’aurais aimé une suite.
Petit déception en lisant ce manga. Je m'attendais à quelque chose de bien plus fort, de plus percuttant, et finalement c'est souvent trop mou, sans le moindre punch.
Au départ, je ne suis pas vraiment un bon client pour les histoires catastrophes, mais là je crois que c'est vraiment trop simple : On enchaine les évênements (séïsme, tsunami et éruption volcanique) avec une gravité maximum et jamais vu, et zou on met un petit gars au centre de tout ça, sachant que ce petit gars à l'âme d'un héros etc etc... Pfiou...
Par dessus tout ça, on ajoute un coup de lutte entre les USA et la Chine pour plus ou moins mettre la main sur ce Japon en ruine, et zou, le tour est joué, mais trop mal joué selon moi.
Bref, je m'arrête là, je ne veux pas connaitre la suite.
(et une nouvelle fois merci Tonkam pour la piètre qualité de la série. Certaines bulles ne sont pas entières, le papier est degueulasse, l'impression vraiment moyenne... comme d'hab' )
Je suis vraiment embêté pour noter ce genre de production. Je dirais donc que même si le travail de recherche artistique est évident, je n'ai pas du tout accroché à ce recueil d'"essais", sauf peut être pour un ou deux d'entre eux. Les autres sont vraiment trop hermétiques pour moi...
Bof, bof, bof, bof, bof, bof, bof... Ca vole pas bien haut tout ça.
Encore une BD qui surfe sur la mode des métiers, tels Les Profs, "les psys"... certaines sont bien fichues, d'autres carrément marrantes, mais pas celle-là.
Pourquoi? me direz-vous. Eh bien les raisons sont obscures et complexes.
Voici en effet le fil conducteur de cette série: les CRS vont taper du manifestant, et... c'est tout.
Sûr qu'avec quelque chose d'aussi mince, on passe rapidement dans le n'importe quoi: j'ai même vu un gag où le CRS, après une manifestation de sorcières, revient changé en grenouille. Faut-il en rire ou en pleurer? Je préfère personnellement refermer directement l'album.
Je ne suis pas contre le fait de tourner en parodie, sinon (c'est le cas ici) en ridicule une profession, mais il faut que cela reste correct!
Certes tous les gags ne sont pas tous du même niveau que celui précédemment cité, certains font même sourire, mais globalement... c'est pas terrible quoi.
En plus les tomes sortent à une vitesse trop ahurissante pour que la qualité des gags puisse être de première mise crédible.
A lire donc, si vous avez du temps à perdre, et si vous êtes un inconditionnel des BDs à gags...
Je n'ai vraiment pas été emballé par cette BD (d'ailleurs est-ce vraiment une BD?).
Le carnet de voyage de Thompson est, ai-je trouvé, paradoxalement peu tourné sur le voyage mais surtout centré sur sa propre personne et ses petites contrariétés. C'est dommage, d'abord parce que lorsque l'auteur s'attache à décrire les paysages et gens qu'il voit, c'est souvent très beau (je pense notamment à certains croquis sur le Maroc), et surtout c'est dommmage parce qu'à l'inverse ses jérémiades constantes sur (je cite, en vrac et de façon non exhaustive) sa main qui lui fait mal (pauvre chéri), sa tourista, sa copine qui est partie, son éducation religieuse, ses crises d'angoisse, le décalage horaire ou encore les gens qui sont plus heureux que lui; c'est très, très lassant.
A force j'avais vraiment envie de lui mettre des coups de pied dans le fondement.
Reste un talent de dessinateur indéniable et pour l'anecdote des rencontres avec nos Trondheim et Blutch nationaux qui sont toujours amusants à découvrir sous un autre angle.
C'est une BD assez étrange... Empreinte d'un pessimisme incroyablement profond, elle nous montre plusieurs personnages (Eric et Sal vont se séparer, puis se recroiser avec d'autres personnes) qui semblent ne pas vraiment contrôler leur vie, subir une espèce de fatalité un peu cruelle parfois. Les moments d'étrangeté sont entrecoupés de traits d'humour parfois bien vus, mais j'ai du mal à accrocher.
Le dessin de Mezzo est maîtrisé, mais un peu trop statique à mon goût. Il me fait penser à celui de certains auteurs underground américains qui s'enferment un peu dans un style. Ca tourne en rond, même si les couleurs de Ruby essaient de réhausser l'ensemble.
Attention racollage manifeste !
Attention BD commerciale manifeste !
Attention roman-photo assez médiocre !
J'ai un peu de peine à enregistrer cette BD ici tant son contenu, sa couverture, sa format, tout est sans aucun détour synonyme de racollage actif et de marketing aigu.
En plus, elle ne contient pas de vrais dessins mais juste des photos largement retouchées à l'informatique. Jim nous avait déjà fait le coup avec On éteint la lumière, on se dit tout où les dessins n'étaient rien d'autre que des cases intégralement noires. Ici ce sont des photos de jolies filles bronzées en bikinis avec moultes zooms sur les fesses dès que l'occasion se présente.
Alors voilà exactement le but avoué de cette BD : permettre aux mecs de mater des jolies filles en bikini ! Ben oui, ça aurait été des dessins à la place, ça aurait largement moins vendeur, eh, coco ! Et faut avouer que c'est assez joli à regarder (sauf quand le gag porte exprès sur une grosse moche poilue qui a dû être particulièrement heureuse de voir ses photos utilisées pour un gag la mettant si bien... en valeur...). Le traitement photonumérique est assez joli et les couleurs bien chaudes et agréables à regarder (un peu comme les filles de la Bd, tiens...).
Maintenant, pour le reste, ce sont les gags ultra-typiques de Jim, ceux qu'on retrouvait déjà dans pas mal de ses autres BDs. Un petit mix de tout ce qu'il a déjà fait, le plus mauvais comme le moyennement drôle, le tout remis au goût de l'été chaud qui s'annonce et qui va permettre de mettre cette BD bien en vue dans les bacs des librairies et autres centres commerciaux. C'est vraiment rarement drôle, je le dis tout net, je doute avoir ri une seule fois.
C'est le genre de BD que je feuillette sans jamais réussir à la lire pour de vrai. Mais c'est sans doute l'objectif de cette BD puisque les filles y sont si jolies à regarder.
Joli même si ce n'est pas du vrai dessin, juste assez original pour ne pas mériter une note minable, mais pas drôle. Et puis il y a plein de pages mais ça coûte vraiment cher pour ce que c'est : sans doute pour payer les mannequins...
S'il y a bien une chose qui m'énerve en BD (comme en littérature d'ailleurs), c'est de voir un bon sujet/thème de départ gaspillé par une mise en oeuvre foirée.
Et là, ça n'a pas loupé. Pourtant, moi j'en attendais beaucoup de cette BD. Pensez donc : la légende de la ville d'Ys (celle que ma grand mère bretonne me racontait avec une fierté toute celtique dans sa voix), si ça c'est pas un sujet en or.
Et là, qu'est ce qu'on retrouve au final ?
Un pavé proprement indigeste, dont les dessins sont certes irréprochables mais dont l'intrigue est longue, lente, confuse et soporifique à souhaits. C'est bien simple, à la fin, j'étais presque pressé que cette foutue ville soit engloutie pour que je puisse refermer ce damné bouquin !
Cerise sur le gâteau : les auteurs ont jugé bon d'en rajouter sur le thème de 'nous les pauvres bretons, asservis par un jacobisme parisien odieusement centralisateur qui détruit nos coutumes et nous empêche de vivre notre alcoolisme millénaire en paix'. Excusez moi, mais je n'ai pas compris ce que cela venait faire là dedans et ce sont donc autant de pages que j'ai allègrement sautées (et ne venez pas me traiter de parisien dédaigneux, ma famille est du Finistère).
Bref un beau fiasco, bien réalisé mais franchement plombé par sa lourdeur menhiresque.
C'est dommage, ça partait bien.
Le contexte (légendes indiennes) est original et la trame de départ est bien pensée (une jeune indienne partagée entre deux totems représentant bien et mal). Il y avait là de quoi construire une sérier vraiment innovante et intéressante.
Mais bon, les dessins ne m'ont pas vraiment emballé (c'est vrai que ça ressemble un peu à du Disney) et je ne les ai pas trouvés assez fouillés ni réalistes à mon goût (et qu'est ce que ça m'énerve les séries où les auteurs se sentent obligés de nous asséner des petites bestioles censément drôles et mignonnes - j'ai nommé ici les Pipintus).
Les histoires passent à côté de leur potentiel. Là où la 'schizophrénie' de Luuna aurait pu donner lieur à des développements intéressants, ou au moins à des scènes d'anthologie (notamment quand elle est possédée par sa part d'ombre), on reste face à quelque chose d'assez fade et décevant.
A noter cependant, le rebondissement à la toute fin du tome 3 pourrait signifier que la série prend un nouveau virage plus sérieux et moins gentillet. A voir ..
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Kinderbook
Histoires qui n'en sont pas, ces portraits ressemblent plus à des instantanés. On suit ces personnages le temps de quelques pages, on découvre leurs préoccupations du moment, quelques traits de leur caractère, et on les quitte. Le portrait restera définitivement inachevé, mais titillant la curiosité du lecteur - éveillant sa frustration aussi... - et restant ainsi vivant dans son esprit. L'abondance de bavardages est impressionnante. Les personnages parlent, la plupart du temps pour ne rien dire. On en regretterait presque la sobriété de L'homme qui marche ! Pourtant, toute cette agitation est superficielle : la fin des histoires vient souvent les mettre en perspective, en montrant au lecteur qu'il y avait autre chose à voir, et la relecture s’impose d'elle-même, naturelle. On y trouve également de la poésie, de la tendresse et de l'humour... parfois. Mais ce qui frappe c'est surtout le regard, le sens de l'observation de l'auteur, qui apparaît étonnamment juste. Le dessin de Takahama, toujours aussi superbe et mis en valeur par ces pages noires, est malheureusement quelque peu gâché par l'impression : la définition étant insuffisante, on voit tous les points de trame. Les dégradés en particulier, n’apparaissent pas lisses et l'oeil bute dessus. Peu attirant au premier abord, Kinderbook est cependant atypique et certainement personnel. Son ton particulier et le condensé d’émotions et de situations qu’il propose en font une lecture déroutante, peu aisée, mais qui donne envie d’y revenir. 2 étoiles en première lecture, tout de même.
L'Oeil du diable
Des batailles navales, des combats au sabre, une histoire de pirates sur le coup très agréable à lire. On passe un bon moment. Je rejoins complètement ArzaK sur le graphisme. Cela dit une fois la lecture terminée, c’est plutôt la déception qui l’emporte. Peut être ai-je été déçu d’apprendre qu’il s’agissait d’un One Shot alors que j’aurais aimé une suite.
Spirit of the Sun
Petit déception en lisant ce manga. Je m'attendais à quelque chose de bien plus fort, de plus percuttant, et finalement c'est souvent trop mou, sans le moindre punch. Au départ, je ne suis pas vraiment un bon client pour les histoires catastrophes, mais là je crois que c'est vraiment trop simple : On enchaine les évênements (séïsme, tsunami et éruption volcanique) avec une gravité maximum et jamais vu, et zou on met un petit gars au centre de tout ça, sachant que ce petit gars à l'âme d'un héros etc etc... Pfiou... Par dessus tout ça, on ajoute un coup de lutte entre les USA et la Chine pour plus ou moins mettre la main sur ce Japon en ruine, et zou, le tour est joué, mais trop mal joué selon moi. Bref, je m'arrête là, je ne veux pas connaitre la suite. (et une nouvelle fois merci Tonkam pour la piètre qualité de la série. Certaines bulles ne sont pas entières, le papier est degueulasse, l'impression vraiment moyenne... comme d'hab' )
Kinderbook
Je suis vraiment embêté pour noter ce genre de production. Je dirais donc que même si le travail de recherche artistique est évident, je n'ai pas du tout accroché à ce recueil d'"essais", sauf peut être pour un ou deux d'entre eux. Les autres sont vraiment trop hermétiques pour moi...
CRS = Détresse
Bof, bof, bof, bof, bof, bof, bof... Ca vole pas bien haut tout ça. Encore une BD qui surfe sur la mode des métiers, tels Les Profs, "les psys"... certaines sont bien fichues, d'autres carrément marrantes, mais pas celle-là. Pourquoi? me direz-vous. Eh bien les raisons sont obscures et complexes. Voici en effet le fil conducteur de cette série: les CRS vont taper du manifestant, et... c'est tout. Sûr qu'avec quelque chose d'aussi mince, on passe rapidement dans le n'importe quoi: j'ai même vu un gag où le CRS, après une manifestation de sorcières, revient changé en grenouille. Faut-il en rire ou en pleurer? Je préfère personnellement refermer directement l'album. Je ne suis pas contre le fait de tourner en parodie, sinon (c'est le cas ici) en ridicule une profession, mais il faut que cela reste correct! Certes tous les gags ne sont pas tous du même niveau que celui précédemment cité, certains font même sourire, mais globalement... c'est pas terrible quoi. En plus les tomes sortent à une vitesse trop ahurissante pour que la qualité des gags puisse être de première mise crédible. A lire donc, si vous avez du temps à perdre, et si vous êtes un inconditionnel des BDs à gags...
Carnet de voyage (Un américain en balade)
Je n'ai vraiment pas été emballé par cette BD (d'ailleurs est-ce vraiment une BD?). Le carnet de voyage de Thompson est, ai-je trouvé, paradoxalement peu tourné sur le voyage mais surtout centré sur sa propre personne et ses petites contrariétés. C'est dommage, d'abord parce que lorsque l'auteur s'attache à décrire les paysages et gens qu'il voit, c'est souvent très beau (je pense notamment à certains croquis sur le Maroc), et surtout c'est dommmage parce qu'à l'inverse ses jérémiades constantes sur (je cite, en vrac et de façon non exhaustive) sa main qui lui fait mal (pauvre chéri), sa tourista, sa copine qui est partie, son éducation religieuse, ses crises d'angoisse, le décalage horaire ou encore les gens qui sont plus heureux que lui; c'est très, très lassant. A force j'avais vraiment envie de lui mettre des coups de pied dans le fondement. Reste un talent de dessinateur indéniable et pour l'anecdote des rencontres avec nos Trondheim et Blutch nationaux qui sont toujours amusants à découvrir sous un autre angle.
Le Roi des Mouches
C'est une BD assez étrange... Empreinte d'un pessimisme incroyablement profond, elle nous montre plusieurs personnages (Eric et Sal vont se séparer, puis se recroiser avec d'autres personnes) qui semblent ne pas vraiment contrôler leur vie, subir une espèce de fatalité un peu cruelle parfois. Les moments d'étrangeté sont entrecoupés de traits d'humour parfois bien vus, mais j'ai du mal à accrocher. Le dessin de Mezzo est maîtrisé, mais un peu trop statique à mon goût. Il me fait penser à celui de certains auteurs underground américains qui s'enferment un peu dans un style. Ca tourne en rond, même si les couleurs de Ruby essaient de réhausser l'ensemble.
Ibiza Club
Attention racollage manifeste ! Attention BD commerciale manifeste ! Attention roman-photo assez médiocre ! J'ai un peu de peine à enregistrer cette BD ici tant son contenu, sa couverture, sa format, tout est sans aucun détour synonyme de racollage actif et de marketing aigu. En plus, elle ne contient pas de vrais dessins mais juste des photos largement retouchées à l'informatique. Jim nous avait déjà fait le coup avec On éteint la lumière, on se dit tout où les dessins n'étaient rien d'autre que des cases intégralement noires. Ici ce sont des photos de jolies filles bronzées en bikinis avec moultes zooms sur les fesses dès que l'occasion se présente. Alors voilà exactement le but avoué de cette BD : permettre aux mecs de mater des jolies filles en bikini ! Ben oui, ça aurait été des dessins à la place, ça aurait largement moins vendeur, eh, coco ! Et faut avouer que c'est assez joli à regarder (sauf quand le gag porte exprès sur une grosse moche poilue qui a dû être particulièrement heureuse de voir ses photos utilisées pour un gag la mettant si bien... en valeur...). Le traitement photonumérique est assez joli et les couleurs bien chaudes et agréables à regarder (un peu comme les filles de la Bd, tiens...). Maintenant, pour le reste, ce sont les gags ultra-typiques de Jim, ceux qu'on retrouvait déjà dans pas mal de ses autres BDs. Un petit mix de tout ce qu'il a déjà fait, le plus mauvais comme le moyennement drôle, le tout remis au goût de l'été chaud qui s'annonce et qui va permettre de mettre cette BD bien en vue dans les bacs des librairies et autres centres commerciaux. C'est vraiment rarement drôle, je le dis tout net, je doute avoir ri une seule fois. C'est le genre de BD que je feuillette sans jamais réussir à la lire pour de vrai. Mais c'est sans doute l'objectif de cette BD puisque les filles y sont si jolies à regarder. Joli même si ce n'est pas du vrai dessin, juste assez original pour ne pas mériter une note minable, mais pas drôle. Et puis il y a plein de pages mais ça coûte vraiment cher pour ce que c'est : sans doute pour payer les mannequins...
Bran Ruz
S'il y a bien une chose qui m'énerve en BD (comme en littérature d'ailleurs), c'est de voir un bon sujet/thème de départ gaspillé par une mise en oeuvre foirée. Et là, ça n'a pas loupé. Pourtant, moi j'en attendais beaucoup de cette BD. Pensez donc : la légende de la ville d'Ys (celle que ma grand mère bretonne me racontait avec une fierté toute celtique dans sa voix), si ça c'est pas un sujet en or. Et là, qu'est ce qu'on retrouve au final ? Un pavé proprement indigeste, dont les dessins sont certes irréprochables mais dont l'intrigue est longue, lente, confuse et soporifique à souhaits. C'est bien simple, à la fin, j'étais presque pressé que cette foutue ville soit engloutie pour que je puisse refermer ce damné bouquin ! Cerise sur le gâteau : les auteurs ont jugé bon d'en rajouter sur le thème de 'nous les pauvres bretons, asservis par un jacobisme parisien odieusement centralisateur qui détruit nos coutumes et nous empêche de vivre notre alcoolisme millénaire en paix'. Excusez moi, mais je n'ai pas compris ce que cela venait faire là dedans et ce sont donc autant de pages que j'ai allègrement sautées (et ne venez pas me traiter de parisien dédaigneux, ma famille est du Finistère). Bref un beau fiasco, bien réalisé mais franchement plombé par sa lourdeur menhiresque.
Luuna
C'est dommage, ça partait bien. Le contexte (légendes indiennes) est original et la trame de départ est bien pensée (une jeune indienne partagée entre deux totems représentant bien et mal). Il y avait là de quoi construire une sérier vraiment innovante et intéressante. Mais bon, les dessins ne m'ont pas vraiment emballé (c'est vrai que ça ressemble un peu à du Disney) et je ne les ai pas trouvés assez fouillés ni réalistes à mon goût (et qu'est ce que ça m'énerve les séries où les auteurs se sentent obligés de nous asséner des petites bestioles censément drôles et mignonnes - j'ai nommé ici les Pipintus). Les histoires passent à côté de leur potentiel. Là où la 'schizophrénie' de Luuna aurait pu donner lieur à des développements intéressants, ou au moins à des scènes d'anthologie (notamment quand elle est possédée par sa part d'ombre), on reste face à quelque chose d'assez fade et décevant. A noter cependant, le rebondissement à la toute fin du tome 3 pourrait signifier que la série prend un nouveau virage plus sérieux et moins gentillet. A voir ..