Arthur le fantôme, c'est un personnage ultra-connu pour tous ceux qui lisaient Pif Gadget. Au même titre que Surplouf et les Tristus et les Rigolus, ce sont des créations de Cézard qui ont marqué plus d'une génération.
Cézard a un dessin de qualité, dynamique et rond. Ses premières planches de Arthur sont plutôt chargées et un peu fouillis, pas toujours très agréables à lire de nos jours. Mais dès le tome 2 de cette réédition par Toth, ses décors s'épurent et la lecture devient plus fluide et agréable.
Quant aux scénarios, ils sont eux aussi synonymes d'une époque où l'aventure se mêlait à l'humour dans les pages des BDs jeunesse. Ce sont des rebondissements à répétition, des péripéties assez grand guignolesques, des méchants ridicules, des gentils hilares et souriants. La série Arthur a en outre la particularité de se moquer totalement de la logique chronologique entre chaque histoire : le petit fantôme peut aussi bien se retrouver au Far-West qu'au Moyen-Age, aux USA ou en Ecosse. L'important pour l'auteur était de pouvoir raconter ses histoires pleines d'actions, de rebondissements et d'humour légèrement "tarte-à-la-crême".
Lire une histoire courte de Arthur le fantôme justicier n'est pas déplaisante, bien qu'elles soient plus destinées aux enfants qu'aux adultes. Par contre, les histoires longues en 60 pages comme celles publiées ici chez Toth sont largement plus indigestes : pour ma part, ça commence bien sur quelques pages, puis les rebondissements s'accumulent, les méchants changent, il n'y a pas une minute de répit, l'histoire qui partait sur une base au départ change d'intrigue, etc... une fuite en avant dans l'accumulation de rebondissements et de péripéties. Personnellement, je n'arrive plus du tout à lire cela, et je crois me rappeler qu'étant enfant, je m'en lassais également très vite.
Hormis cela, il règne une assez bonne ambiance dans cette BD mais je n'aime pas vraiment pour autant.
La Justice League of America (JLA), créée par DC Comics il y a une quarantaine d’années, revient. Le concept est simple : rassembler les héros de cet éditeur et leur faire vivre des aventures encore plus "palpitantes". Dans Justice et liberté, c’est un dangereux virus extraterrestre éminemment contagieux qu’ils vont devoir combattre, en utilisant leurs talents en équipe. Mais en privilégiant la rapidité à la communication, ils nuisent gravement à leur image et auront donc également à affronter un adversaire aussi redoutable qu’impalpable, l’opinion publique.
Illustrateur et dessinateur émérite au style photoréaliste impressionnant, dynamique et vivant, Alex Ross ne déroge pas ici à ses habitudes et ne décevra pas ses fans. Le découpage est plus insolite, qui s’éloigne parfois de la bande dessinée pour se rapprocher de l’illustration, la narration étant alors assurée par la voix off du Martian’s Manhunter. Cela donne une impression de concision et de densité qui peut surprendre.
Surprenantes également, les implications de cet album. Que la météorite dont est issu le virus soit tombée en Afrique rappelle fortement Alerte !, soit. Que prétextant le besoin de rapidité, les super-héros prennent sur eux d’agir en accord avec le Pentagone mais en ignorant totalement les gouvernements africains, passe encore. Mais que Wonder Woman ose dire "Quand des innocents meurent, nous avons tous les droits", que la ligue affirme vouloir agir pour le bien du monde sans en référer du tout au dit monde, cela sonne très désagréablement au vu de l’actualité de ces derniers mois au Moyen-Orient. La JLA, reflet d’une Amérique impérialiste gendarme du monde ?
Alex Ross n’est pourtant pas familier de ce genre de propagande déguisée, lui qui a réalisé Uncle Sam où il dénonce justement l’histoire sanglante des Etats-Unis, ainsi que Kingdom come, où il traite du problème de l’intégration des super-héros dans la société, de façon réfléchie et convaincante.
Reste donc à se poser la question de l’ironie. JLA : Justice et liberté est-il à ranger aux côtés de Starship troopers ? Sous un apparent premier degré exaltant et sous un second dérangeant, s’en cache-t-il un troisième, dénonciateur ? A vous de vous faire votre opinion.
Bon, alors on va commencer par les choses qui fâchent, à savoir le "dessin", si l'on peut parler de dessin dans le cas d'image 3D : je trouve le character design raté, et le graphisme hideux. Je ne vois vraiment par pourquoi les auteurs ont tenu à faire de la trouadé pour une histoire sur les Sioux : si ça avait été de la S-F, j'aurais dit OK ; si ça avait été pour faire des petits personnages ronds et rigolos pour un conte ou une BD d'humour, pas de problème ; si ça avait été fait avec un logiciel ultra-puissant donnant un rendu photoréaliste, j'aurais trouvé ça justifié aussi, mais là, vraiment, non, je ne vois pas de bonne raison de ne pas avoir réalisé Petite Louve avec de bons vieux crayons et pinceaux, si ce n'est que les auteurs avaient envie de faire joujou avec un gadget high-tech...
Bref, passée cette très mauvaise impression, il reste un petit album pas foncièrement antipathique, qui a de quoi plaire au jeune public grâce à son histoire qui parvient à être simple et jolie sans être trop cucul-la-praline. Petit reproche quand même, on a clairement affaire à un "tome d'exposition" surtout destiné à présenter l'univers et les personnages en vue d'une future longue série, et du coup, l'intrigue elle-même est très mince, très peu développée.
Bref, voilà, si je ne détestais pas tant le dessin, j'aurais mis 3/5, mais là, vraiment, beurk.
A part ça, donc, c'est pas mal.
Cette série, empruntée plus ou moins par hasard, ne m'a vraiment pas emballé.
J'ai trouvé le concept de base assez fort (le monde ravagé par une maladie étrange, le bateau-ville gigantesque) mais son développement et son exploitation ne m'ont pas paru à la hauteur de ce qu'il pouvait laisser présager.
Les références nombreuses à l'Ile au Trésor m'ont un peu perdu et je n'en ai pas toujours compris l'intérêt et/ou le sens. L'évolution du personnage de l'héroïne qui se transforme au tome 2 en super guerrière/aventurière sans que l'on sache trop pourquoi m'a également dérouté.
Le dessin, ouvertement inspiré par le Cycle de l'Oiseau du Temps, m'a paru brouillon, confus et pas vraiment maîtrisé. Pour être honnête, il m'a plus rebuté qu'autre chose.
Je n'ai pas pris de plaisir à lire cette BD, et c'est vraiment dommage car l'idée de départ aurait pu aboutir à quelque chose de puissant.
Beurk ! Non sérieux, j'arriverais vraiment pas à apprécier ce genre de BD.
Ok, mon "beurk" peut paraître salaud si on pense qu'il s'adresse aux personnes moches mais là c'est franchement la laideur poussée à outrance non pas uniquement dans le personnage de Nina mais également dans la façon dont la BD est traitée graphiquement. Certains apprécient ce côté underground mais moi franchement j'aime pas : j'aime pas la couleur, j'aime pas le trait, j'aime pas les personnages. En fait, ça ne tient pas à la technique elle-même, ça tient nettement au fait que l'auteur insiste sciemment sur le côté laid de ses personnages et de leur monde.
Et de même, l'histoire sans concession insiste lourdement sur le glauque de cette vie intime et sexuelle sans fard. Pas de fascination pour moi mais un pur rejet : beurk ! Je trouve ça sordide, je trouve ça glauque.
Je ne mets pas la note minimale parce que d'une part le but de montrer la laideur sans concession est réussi, et d'autre part parce que le sujet est relativement original tant dans son scénario que dans son traitement. Mais franchement c'est une BD que j'ai ressentie comme malsaine et surtout que je n'ai pris aucun plaisir à lire.
Hum... Il y a différentes choses que je n'aime pas dans Spawn. Pour commencer, le fait que malgré une trame d'histoire originale, c'est quand même rapidement bourrin la plupart du temps. L'autre chose, c'est que même quand ce n'est pas bourrin, c'est noir le reste du temps, avec des méchants qui sont bien salauds, des pervers, des histoires glauques, et par dessus le tout une violence autant morale que physique.
Mais à côté de ça, force est d'admettre que le dessin est bien bon, que le design des personnages est réussi, et aussi que la plupart des histoires sont prenantes et assez bien foutues. C'est du comics d'action efficace et avec une touche d'originalité.
Addendum ajouté le 25/05/2006 :
Delcourt vient de sortir le premier tome d'une intégrale Spawn. Bel objet contenant les épisodes 1 à 8 et 11 à 13, cet album est assez bon marché puisqu'il ne coûte "que" 25 Euros pour 250 pages de comics.
Il contient les premières aventures de Spawn, de sa résurrection jusqu'à sa première vengeance. Il contient également deux épisodes un peu hors-série, l'épisode 8 scénarisé par Alan Moore, et l'épisode 11 par Frank Miller.
Cette intégrale m'a permis de relire la série et de me dire que finalement, mes goûts avaient changé et que j'aime quand même nettement moins maintenant : trop basique, trop bourrin, trop... gratuit dans ses scènes et ses intrigues. Même les épisodes de Moore et de Miller (même si le passage de Moore est ce que j'ai préféré dans cet album) manquent clairement de finesse et d'originalité.
Ceci dit, ça se laisse lire, et puis je conseille quand même l'achat aux esprits adolescents bourrins qui apprécient ce type d'histoires de super-héros bourrins et noirs.
Je vais être bref, il se passe bien peu de chose dans ce manga. Je suis assez d'accord avec The Patrick, 300 pages vite lues et puis pouf c'est fini et on n'a que vaguement compris ce qui se passait.
Le point fort de cet album est incontestablement son graphisme, les dessins de Fukuyama sont beaux, dynamiques et ils ne manquent pas de fantaisie.
Hélas cela ne suffit pas à combler le vide ressenti à la lecture.
Ce premier tome ne donne pas vraiment envie de lire la suite, même si par certains aspects on peut considérer que c'est une œuvre qui ne manque pas de qualités, le tout sonne bien trop creux pour donner envie de continuer.
Rah ! Pourquoi Thorn n'a-t-elle pas écrit son avis 2 jours plus tôt, avant que j'achète à un prix franchement cher cette BD que je n'ai vraiment pas appréciée ? Car 22 Euros prix éditeur pour s'ennuyer pendant plus d'une heure de lecture, ça fait cher l'addition !
Et maintenant que je lis l'avis de Thorn, je me rends compte qu'on a ressenti cette BD exactement de la même manière.
Comme Thorn, je n'accroche pas au dessin. Je le trouve souvent moche, notamment concernant les personnages. Les corps des hommes et des femmes donnent l'impression que tout le monde qui entoure David Boring est moche et laid, de quoi avoir du mal à comprendre les obsessions sexuelles du héros pour telle ou telle femme.
Quant à l'histoire, non seulement tout du long je l'ai trouvé aussi "pénible" et "ennuyeuse" que la traduction du mot "Boring", mais au final j'ai également un ressenti d'une histoire glauque et pessimiste. Franchement le genre d'histoire que je n'aime pas lire. Ca m'a fait un peu le même effet que quand j'ai lu Attends de Jason : les originalités narratives en moins, je suis resté sur une histoire que j'estime sinistre et dont l'intérêt global m'échappe totalement, une histoire que j'ai lue en faisant la gueule du début à la fin tant elle ne m'a inspiré ni sourire ni émotion.
Je peux néanmoins sortir quelques petites qualités à cette BD. La narration admet quelques originalités par moments, rien de bien transcendant mais pas vraiment de déjà-vu. Le scénario est assez original également par moments car je m'attendais à une histoire simplement intimiste sur la vie privée de David Boring, mais à cela s'ajoute des histoires de meurtres, de fin du monde, d'enquêtes, de huis-clos à la 10 petits nègres, comme le fait remarquer Thorn ci-dessous... Bref, un scénario qui peut surprendre par moments.
Mais à côté de ça, le héros n'est pas attachant du tout pour moi, il a un comportement à la fois distant et réfléchi tout en étant un "obsédé de la croupe" (ce sont ses mots) et un obsédé tout court prêt à faire des transferts amoureux sur une femme puis l'autre sans soucis. De même, le scénario aussi parait très distant : on nous annonce la fin du monde, tout le monde qui meurt empoisonné, et la minute suivante, le héros qui a l'air de s'en foutre complètement discute de sa vie sexuelle médiocre avec son oncle. Et c'est sans arrêt comme ça :
- son meilleur ami meurt; il pense alors qu'il n'a pas envie de revoir sa mère
- son amie lui apprend que la police cherche à le foutre en prison; il va alors chercher son rival amoureux pour retrouver sa petite amie qui l'a plaquée
- des terroristes vont gazer la ville; il se dit que le cul de cette femme est bien gras et tombant comme il les aime
- il se prend une balle en plein front; il peste alors parce que sa mère tente de le ramener près de lui
Et le tout sans que le héros se départisse de son visage d'éternel gamin pessimiste et glauque.
Boring... Et déprimant aussi... Et franchement cher pour une telle tranche d'ennui...
La Goule, c’est d’abord une couverture attirante malgré son côté sombre. C’est ensuite, l’espace du feuilletage, un graphisme très pictural, quelque part entre un Denis Deprez et un Loustal. Mais stop aux références, qu’avons nous réellement? Une histoire relativement mince et courte, racontée de manière très visuelle et expansive sur 88 planches. Avec une moyenne de 2-3 cases par planche, c’est lu en 15 minutes... Pas le temps de s’ennuyer... pas le temps non plus de s’extasier sur une histoire très courte qui se résume à deux trois scènes principales. J’avoue être plutôt séduit par l’aspect graphique de l’oeuvre, mais pas au point de pardonner une intrigue trop mince et trop creuse... Il y avait d’autres choses à dire sur la Goule et le personnage du tueur...
C'est vrai que sur les 2 premiers tomes, cette histoire d'incal qui tombe dans la vie de ces héros improbables que sont ce détective et son oiseau, est originale et accrocheuse. Y a un mystère qui nous tient.
Mais après, personnellement, je n'arrive plus à suivre : notre cher détective perd son rôle de héros (du coup la BD perd beaucoup de sa saveur) et le scénario se déroule sans lui sur des thèmes mystico religieux SF auxquels je n'adhère plus du tout. D'ailleurs, j'ai arrêté ma lecture au cours du tome 4 tellement je m'ennuyais !
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Arthur le fantôme justicier
Arthur le fantôme, c'est un personnage ultra-connu pour tous ceux qui lisaient Pif Gadget. Au même titre que Surplouf et les Tristus et les Rigolus, ce sont des créations de Cézard qui ont marqué plus d'une génération. Cézard a un dessin de qualité, dynamique et rond. Ses premières planches de Arthur sont plutôt chargées et un peu fouillis, pas toujours très agréables à lire de nos jours. Mais dès le tome 2 de cette réédition par Toth, ses décors s'épurent et la lecture devient plus fluide et agréable. Quant aux scénarios, ils sont eux aussi synonymes d'une époque où l'aventure se mêlait à l'humour dans les pages des BDs jeunesse. Ce sont des rebondissements à répétition, des péripéties assez grand guignolesques, des méchants ridicules, des gentils hilares et souriants. La série Arthur a en outre la particularité de se moquer totalement de la logique chronologique entre chaque histoire : le petit fantôme peut aussi bien se retrouver au Far-West qu'au Moyen-Age, aux USA ou en Ecosse. L'important pour l'auteur était de pouvoir raconter ses histoires pleines d'actions, de rebondissements et d'humour légèrement "tarte-à-la-crême". Lire une histoire courte de Arthur le fantôme justicier n'est pas déplaisante, bien qu'elles soient plus destinées aux enfants qu'aux adultes. Par contre, les histoires longues en 60 pages comme celles publiées ici chez Toth sont largement plus indigestes : pour ma part, ça commence bien sur quelques pages, puis les rebondissements s'accumulent, les méchants changent, il n'y a pas une minute de répit, l'histoire qui partait sur une base au départ change d'intrigue, etc... une fuite en avant dans l'accumulation de rebondissements et de péripéties. Personnellement, je n'arrive plus du tout à lire cela, et je crois me rappeler qu'étant enfant, je m'en lassais également très vite. Hormis cela, il règne une assez bonne ambiance dans cette BD mais je n'aime pas vraiment pour autant.
JLA - Justice et liberté
La Justice League of America (JLA), créée par DC Comics il y a une quarantaine d’années, revient. Le concept est simple : rassembler les héros de cet éditeur et leur faire vivre des aventures encore plus "palpitantes". Dans Justice et liberté, c’est un dangereux virus extraterrestre éminemment contagieux qu’ils vont devoir combattre, en utilisant leurs talents en équipe. Mais en privilégiant la rapidité à la communication, ils nuisent gravement à leur image et auront donc également à affronter un adversaire aussi redoutable qu’impalpable, l’opinion publique. Illustrateur et dessinateur émérite au style photoréaliste impressionnant, dynamique et vivant, Alex Ross ne déroge pas ici à ses habitudes et ne décevra pas ses fans. Le découpage est plus insolite, qui s’éloigne parfois de la bande dessinée pour se rapprocher de l’illustration, la narration étant alors assurée par la voix off du Martian’s Manhunter. Cela donne une impression de concision et de densité qui peut surprendre. Surprenantes également, les implications de cet album. Que la météorite dont est issu le virus soit tombée en Afrique rappelle fortement Alerte !, soit. Que prétextant le besoin de rapidité, les super-héros prennent sur eux d’agir en accord avec le Pentagone mais en ignorant totalement les gouvernements africains, passe encore. Mais que Wonder Woman ose dire "Quand des innocents meurent, nous avons tous les droits", que la ligue affirme vouloir agir pour le bien du monde sans en référer du tout au dit monde, cela sonne très désagréablement au vu de l’actualité de ces derniers mois au Moyen-Orient. La JLA, reflet d’une Amérique impérialiste gendarme du monde ? Alex Ross n’est pourtant pas familier de ce genre de propagande déguisée, lui qui a réalisé Uncle Sam où il dénonce justement l’histoire sanglante des Etats-Unis, ainsi que Kingdom come, où il traite du problème de l’intégration des super-héros dans la société, de façon réfléchie et convaincante. Reste donc à se poser la question de l’ironie. JLA : Justice et liberté est-il à ranger aux côtés de Starship troopers ? Sous un apparent premier degré exaltant et sous un second dérangeant, s’en cache-t-il un troisième, dénonciateur ? A vous de vous faire votre opinion.
Petite Louve
Bon, alors on va commencer par les choses qui fâchent, à savoir le "dessin", si l'on peut parler de dessin dans le cas d'image 3D : je trouve le character design raté, et le graphisme hideux. Je ne vois vraiment par pourquoi les auteurs ont tenu à faire de la trouadé pour une histoire sur les Sioux : si ça avait été de la S-F, j'aurais dit OK ; si ça avait été pour faire des petits personnages ronds et rigolos pour un conte ou une BD d'humour, pas de problème ; si ça avait été fait avec un logiciel ultra-puissant donnant un rendu photoréaliste, j'aurais trouvé ça justifié aussi, mais là, vraiment, non, je ne vois pas de bonne raison de ne pas avoir réalisé Petite Louve avec de bons vieux crayons et pinceaux, si ce n'est que les auteurs avaient envie de faire joujou avec un gadget high-tech... Bref, passée cette très mauvaise impression, il reste un petit album pas foncièrement antipathique, qui a de quoi plaire au jeune public grâce à son histoire qui parvient à être simple et jolie sans être trop cucul-la-praline. Petit reproche quand même, on a clairement affaire à un "tome d'exposition" surtout destiné à présenter l'univers et les personnages en vue d'une future longue série, et du coup, l'intrigue elle-même est très mince, très peu développée. Bref, voilà, si je ne détestais pas tant le dessin, j'aurais mis 3/5, mais là, vraiment, beurk. A part ça, donc, c'est pas mal.
Hispañola
Cette série, empruntée plus ou moins par hasard, ne m'a vraiment pas emballé. J'ai trouvé le concept de base assez fort (le monde ravagé par une maladie étrange, le bateau-ville gigantesque) mais son développement et son exploitation ne m'ont pas paru à la hauteur de ce qu'il pouvait laisser présager. Les références nombreuses à l'Ile au Trésor m'ont un peu perdu et je n'en ai pas toujours compris l'intérêt et/ou le sens. L'évolution du personnage de l'héroïne qui se transforme au tome 2 en super guerrière/aventurière sans que l'on sache trop pourquoi m'a également dérouté. Le dessin, ouvertement inspiré par le Cycle de l'Oiseau du Temps, m'a paru brouillon, confus et pas vraiment maîtrisé. Pour être honnête, il m'a plus rebuté qu'autre chose. Je n'ai pas pris de plaisir à lire cette BD, et c'est vraiment dommage car l'idée de départ aurait pu aboutir à quelque chose de puissant.
Ripple - Une prédilection pour Tina
Beurk ! Non sérieux, j'arriverais vraiment pas à apprécier ce genre de BD. Ok, mon "beurk" peut paraître salaud si on pense qu'il s'adresse aux personnes moches mais là c'est franchement la laideur poussée à outrance non pas uniquement dans le personnage de Nina mais également dans la façon dont la BD est traitée graphiquement. Certains apprécient ce côté underground mais moi franchement j'aime pas : j'aime pas la couleur, j'aime pas le trait, j'aime pas les personnages. En fait, ça ne tient pas à la technique elle-même, ça tient nettement au fait que l'auteur insiste sciemment sur le côté laid de ses personnages et de leur monde. Et de même, l'histoire sans concession insiste lourdement sur le glauque de cette vie intime et sexuelle sans fard. Pas de fascination pour moi mais un pur rejet : beurk ! Je trouve ça sordide, je trouve ça glauque. Je ne mets pas la note minimale parce que d'une part le but de montrer la laideur sans concession est réussi, et d'autre part parce que le sujet est relativement original tant dans son scénario que dans son traitement. Mais franchement c'est une BD que j'ai ressentie comme malsaine et surtout que je n'ai pris aucun plaisir à lire.
Spawn
Hum... Il y a différentes choses que je n'aime pas dans Spawn. Pour commencer, le fait que malgré une trame d'histoire originale, c'est quand même rapidement bourrin la plupart du temps. L'autre chose, c'est que même quand ce n'est pas bourrin, c'est noir le reste du temps, avec des méchants qui sont bien salauds, des pervers, des histoires glauques, et par dessus le tout une violence autant morale que physique. Mais à côté de ça, force est d'admettre que le dessin est bien bon, que le design des personnages est réussi, et aussi que la plupart des histoires sont prenantes et assez bien foutues. C'est du comics d'action efficace et avec une touche d'originalité. Addendum ajouté le 25/05/2006 : Delcourt vient de sortir le premier tome d'une intégrale Spawn. Bel objet contenant les épisodes 1 à 8 et 11 à 13, cet album est assez bon marché puisqu'il ne coûte "que" 25 Euros pour 250 pages de comics. Il contient les premières aventures de Spawn, de sa résurrection jusqu'à sa première vengeance. Il contient également deux épisodes un peu hors-série, l'épisode 8 scénarisé par Alan Moore, et l'épisode 11 par Frank Miller. Cette intégrale m'a permis de relire la série et de me dire que finalement, mes goûts avaient changé et que j'aime quand même nettement moins maintenant : trop basique, trop bourrin, trop... gratuit dans ses scènes et ses intrigues. Même les épisodes de Moore et de Miller (même si le passage de Moore est ce que j'ai préféré dans cet album) manquent clairement de finesse et d'originalité. Ceci dit, ça se laisse lire, et puis je conseille quand même l'achat aux esprits adolescents bourrins qui apprécient ce type d'histoires de super-héros bourrins et noirs.
Bienvenue au Gamurakan
Je vais être bref, il se passe bien peu de chose dans ce manga. Je suis assez d'accord avec The Patrick, 300 pages vite lues et puis pouf c'est fini et on n'a que vaguement compris ce qui se passait. Le point fort de cet album est incontestablement son graphisme, les dessins de Fukuyama sont beaux, dynamiques et ils ne manquent pas de fantaisie. Hélas cela ne suffit pas à combler le vide ressenti à la lecture. Ce premier tome ne donne pas vraiment envie de lire la suite, même si par certains aspects on peut considérer que c'est une œuvre qui ne manque pas de qualités, le tout sonne bien trop creux pour donner envie de continuer.
David Boring
Rah ! Pourquoi Thorn n'a-t-elle pas écrit son avis 2 jours plus tôt, avant que j'achète à un prix franchement cher cette BD que je n'ai vraiment pas appréciée ? Car 22 Euros prix éditeur pour s'ennuyer pendant plus d'une heure de lecture, ça fait cher l'addition ! Et maintenant que je lis l'avis de Thorn, je me rends compte qu'on a ressenti cette BD exactement de la même manière. Comme Thorn, je n'accroche pas au dessin. Je le trouve souvent moche, notamment concernant les personnages. Les corps des hommes et des femmes donnent l'impression que tout le monde qui entoure David Boring est moche et laid, de quoi avoir du mal à comprendre les obsessions sexuelles du héros pour telle ou telle femme. Quant à l'histoire, non seulement tout du long je l'ai trouvé aussi "pénible" et "ennuyeuse" que la traduction du mot "Boring", mais au final j'ai également un ressenti d'une histoire glauque et pessimiste. Franchement le genre d'histoire que je n'aime pas lire. Ca m'a fait un peu le même effet que quand j'ai lu Attends de Jason : les originalités narratives en moins, je suis resté sur une histoire que j'estime sinistre et dont l'intérêt global m'échappe totalement, une histoire que j'ai lue en faisant la gueule du début à la fin tant elle ne m'a inspiré ni sourire ni émotion. Je peux néanmoins sortir quelques petites qualités à cette BD. La narration admet quelques originalités par moments, rien de bien transcendant mais pas vraiment de déjà-vu. Le scénario est assez original également par moments car je m'attendais à une histoire simplement intimiste sur la vie privée de David Boring, mais à cela s'ajoute des histoires de meurtres, de fin du monde, d'enquêtes, de huis-clos à la 10 petits nègres, comme le fait remarquer Thorn ci-dessous... Bref, un scénario qui peut surprendre par moments. Mais à côté de ça, le héros n'est pas attachant du tout pour moi, il a un comportement à la fois distant et réfléchi tout en étant un "obsédé de la croupe" (ce sont ses mots) et un obsédé tout court prêt à faire des transferts amoureux sur une femme puis l'autre sans soucis. De même, le scénario aussi parait très distant : on nous annonce la fin du monde, tout le monde qui meurt empoisonné, et la minute suivante, le héros qui a l'air de s'en foutre complètement discute de sa vie sexuelle médiocre avec son oncle. Et c'est sans arrêt comme ça : - son meilleur ami meurt; il pense alors qu'il n'a pas envie de revoir sa mère - son amie lui apprend que la police cherche à le foutre en prison; il va alors chercher son rival amoureux pour retrouver sa petite amie qui l'a plaquée - des terroristes vont gazer la ville; il se dit que le cul de cette femme est bien gras et tombant comme il les aime - il se prend une balle en plein front; il peste alors parce que sa mère tente de le ramener près de lui Et le tout sans que le héros se départisse de son visage d'éternel gamin pessimiste et glauque. Boring... Et déprimant aussi... Et franchement cher pour une telle tranche d'ennui...
La Goule
La Goule, c’est d’abord une couverture attirante malgré son côté sombre. C’est ensuite, l’espace du feuilletage, un graphisme très pictural, quelque part entre un Denis Deprez et un Loustal. Mais stop aux références, qu’avons nous réellement? Une histoire relativement mince et courte, racontée de manière très visuelle et expansive sur 88 planches. Avec une moyenne de 2-3 cases par planche, c’est lu en 15 minutes... Pas le temps de s’ennuyer... pas le temps non plus de s’extasier sur une histoire très courte qui se résume à deux trois scènes principales. J’avoue être plutôt séduit par l’aspect graphique de l’oeuvre, mais pas au point de pardonner une intrigue trop mince et trop creuse... Il y avait d’autres choses à dire sur la Goule et le personnage du tueur...
l'Incal
C'est vrai que sur les 2 premiers tomes, cette histoire d'incal qui tombe dans la vie de ces héros improbables que sont ce détective et son oiseau, est originale et accrocheuse. Y a un mystère qui nous tient. Mais après, personnellement, je n'arrive plus à suivre : notre cher détective perd son rôle de héros (du coup la BD perd beaucoup de sa saveur) et le scénario se déroule sans lui sur des thèmes mystico religieux SF auxquels je n'adhère plus du tout. D'ailleurs, j'ai arrêté ma lecture au cours du tome 4 tellement je m'ennuyais !