Rah ! Pourquoi Thorn n'a-t-elle pas écrit son avis 2 jours plus tôt, avant que j'achète à un prix franchement cher cette BD que je n'ai vraiment pas appréciée ? Car 22 Euros prix éditeur pour s'ennuyer pendant plus d'une heure de lecture, ça fait cher l'addition !
Et maintenant que je lis l'avis de Thorn, je me rends compte qu'on a ressenti cette BD exactement de la même manière.
Comme Thorn, je n'accroche pas au dessin. Je le trouve souvent moche, notamment concernant les personnages. Les corps des hommes et des femmes donnent l'impression que tout le monde qui entoure David Boring est moche et laid, de quoi avoir du mal à comprendre les obsessions sexuelles du héros pour telle ou telle femme.
Quant à l'histoire, non seulement tout du long je l'ai trouvé aussi "pénible" et "ennuyeuse" que la traduction du mot "Boring", mais au final j'ai également un ressenti d'une histoire glauque et pessimiste. Franchement le genre d'histoire que je n'aime pas lire. Ca m'a fait un peu le même effet que quand j'ai lu Attends de Jason : les originalités narratives en moins, je suis resté sur une histoire que j'estime sinistre et dont l'intérêt global m'échappe totalement, une histoire que j'ai lue en faisant la gueule du début à la fin tant elle ne m'a inspiré ni sourire ni émotion.
Je peux néanmoins sortir quelques petites qualités à cette BD. La narration admet quelques originalités par moments, rien de bien transcendant mais pas vraiment de déjà-vu. Le scénario est assez original également par moments car je m'attendais à une histoire simplement intimiste sur la vie privée de David Boring, mais à cela s'ajoute des histoires de meurtres, de fin du monde, d'enquêtes, de huis-clos à la 10 petits nègres, comme le fait remarquer Thorn ci-dessous... Bref, un scénario qui peut surprendre par moments.
Mais à côté de ça, le héros n'est pas attachant du tout pour moi, il a un comportement à la fois distant et réfléchi tout en étant un "obsédé de la croupe" (ce sont ses mots) et un obsédé tout court prêt à faire des transferts amoureux sur une femme puis l'autre sans soucis. De même, le scénario aussi parait très distant : on nous annonce la fin du monde, tout le monde qui meurt empoisonné, et la minute suivante, le héros qui a l'air de s'en foutre complètement discute de sa vie sexuelle médiocre avec son oncle. Et c'est sans arrêt comme ça :
- son meilleur ami meurt; il pense alors qu'il n'a pas envie de revoir sa mère
- son amie lui apprend que la police cherche à le foutre en prison; il va alors chercher son rival amoureux pour retrouver sa petite amie qui l'a plaquée
- des terroristes vont gazer la ville; il se dit que le cul de cette femme est bien gras et tombant comme il les aime
- il se prend une balle en plein front; il peste alors parce que sa mère tente de le ramener près de lui
Et le tout sans que le héros se départisse de son visage d'éternel gamin pessimiste et glauque.
Boring... Et déprimant aussi... Et franchement cher pour une telle tranche d'ennui...
La Goule, c’est d’abord une couverture attirante malgré son côté sombre. C’est ensuite, l’espace du feuilletage, un graphisme très pictural, quelque part entre un Denis Deprez et un Loustal. Mais stop aux références, qu’avons nous réellement? Une histoire relativement mince et courte, racontée de manière très visuelle et expansive sur 88 planches. Avec une moyenne de 2-3 cases par planche, c’est lu en 15 minutes... Pas le temps de s’ennuyer... pas le temps non plus de s’extasier sur une histoire très courte qui se résume à deux trois scènes principales. J’avoue être plutôt séduit par l’aspect graphique de l’oeuvre, mais pas au point de pardonner une intrigue trop mince et trop creuse... Il y avait d’autres choses à dire sur la Goule et le personnage du tueur...
C'est vrai que sur les 2 premiers tomes, cette histoire d'incal qui tombe dans la vie de ces héros improbables que sont ce détective et son oiseau, est originale et accrocheuse. Y a un mystère qui nous tient.
Mais après, personnellement, je n'arrive plus à suivre : notre cher détective perd son rôle de héros (du coup la BD perd beaucoup de sa saveur) et le scénario se déroule sans lui sur des thèmes mystico religieux SF auxquels je n'adhère plus du tout. D'ailleurs, j'ai arrêté ma lecture au cours du tome 4 tellement je m'ennuyais !
Je ne suis pas particulièrement fan de l’équipe constituée par Hermann et son fils Yves H. J’avais trouvé Liens de Sang inabouti mais intéressant, Manhattan Beach 1957 était honorable, mais j’ai du mal à accrocher ce "Girl from Ipanema". Déjà, la couverture de l’album est non seulement pas très accrocheuse, mais d’une inélégance rare pour un album d’Hermann. Elle est moche, trop sombre, et ne donne pas spécialement envie de se plonger dans l’album. Tout au plus peut on lui reconnaître un caractère intriguant par la nature pour le moins « triviale » de la position des personnages.
Mais ce qui m’a le plus embêté dans cet album, c’est la très lourde présence des récitatifs. C’est pas un scénar que nous a pondu Yves H., c’est un roman, les planches sont régulièrement envahie par des paquets de textes à la troisième personne qui, loin de se contenter d’accompagner l’image ou même de jouer dans un système redondant façon « Jacobs », nous racontent carrément des éléments important de l’enquête policière, comme si des scènes entières étaient n’étaient pas arrivées sur la table du dessinateur et était restées sous la forme de texte continu écrit. Joliment écris, d’ailleurs... mais personnellement, en ouvrant le dernier album d’Hermann, j’avais envie de lire une bd, et non un demi-roman ou une demi-bd... Je ne vais pas jouer les puristes, on peut admettre qu’il y a dans cette bd, une tentative de créer un genre intermédiaire, mais perso, si je devais pondre un scénario pour un dessinateur aussi doué qu’Hermann, je serais plutôt du genre à tout miser sur l’image. Suffit de lire 3-4 planches d’un album comme « On a tué Wild Bill » ou les meilleurs Jeremiah pour se rendre compte à quel point le talent du père Hermann est tout entier dans l’image et que celui-ci n’a foncièrement aucun besoin de mots en plus pour appuyer son grand talent de metteur en scène, en lisant cet album, j’ai eu l’impression que ça, même son propre fils ne l’ a pas compris. Le résultat est un peu fadasse, les scènes racontées par le texte n’arrive pas à avoir le même impact que les scènes visuelles, après un long récitatif, on a l’impression d’avoir raté un épisode d’un feuilleton, et d’en avoir lu à la sauvette un résumé. Pourtant le texte est précis, il met en évidence tous les détails de l’enquête (qui, en matière de cohérence, se tient admirablement) mais cette abondance de détail noie le lecteur et ne permet pas vraiment à un personnage ou une émotion particulière de ressortir vraiment de l’album. J’ai dans l’idée que c’est le mélange de moyens qui fait clapoter la chose, il faut une cohérence stylistique pour qu’une histoire fonctionne, c’est fragile une histoire... une incohérence flagrante, trop d’invraisemblances peut la réduire en cendres... Imaginez un film à demi tourné dont on vous proposerai de lire la partie manquante sous forme de scénario, imaginez un tableau à demi-peint dont on vous décrirait la moitié de l’image, une symphonie dont on vous ferai entendre la moitié et dont on vous proposerait de lire le reste sur partition... Ca casse un peu la magie, non? En résumé, je pense qu’il est parfois nécessaire de savoir si on veut faire de la bd ou du roman... à trop hésiter entre les deux, on ne fait ni une bonne bd, ni un bon roman...
Faut attendre la fin de l’album avec sa scène d’épilogue pour enfin avoir du « vrai » Hermann, une scène ironique et allusive qui peut très bien se passer du moindre mot de récitatif pour avoir son impact narratif et émotionnel.
Ayant apprécié les Fourmis, le roman, mais ayant été désappointé par son adpatation en BD, j'ai lu Exit avec un a priori mitigé.
Alors ma lecture n'a pas commencé trop mal. Malgré une tentative visible de coller à l'actualité en début de premier tome, et notamment au phénomène Internet (collant tellement à l'actualité de 1999 que ça semble vraiment dépassé de nos jours), j'ai trouvé le début du scénario relativement potable. Bon, je trouvais peu crédible de voir l'héroïne plonger aussi vite dans des idées suicidaires affirmées mais l'idée de base de la série Exit, ce rassemblement de suicidaires décidés à se tuer entre eux, n'était pas une mauvaise idée et pouvait amener quelques réflexions intéressantes.
L'ennui, c'est qu'au fil des 3 tomes, le scénario sombre de plus en plus dans le suspense facile, l'action artificielle et surtout une somme extravagante de facilités scénaristiques franchement ridicules. Tout est fait comme s'il ne fallait surtout pas que le lecteur se mette à réfléchir sur le scénario, comme s'il fallait qu'il se laisse obligatoirement porter par la suite de péripéties, mais celles-ci sont tellement invraisemblables dans leur coïncidences que c'en est très vite non seulement peu crédible mais surtout agaçant de voir à quel point le scénariste joue la facilité.
Pas moyen de rentrer vraiment dans l'histoire tant ça paraît aberrant de voir un tueur surgir sans arrêt pile à l'endroit où se trouve l'héroïne, aberrant de voir cette héroïne entrer dans la combine de la société Exit comme si elle ne pouvait pas s'en empêcher, aberrant de voir que le scénario tourne à vitesse grand V en complot gigantesque où tout le monde devient un tueur qui tente aveuglément et stupidement d'éliminer l'héroïne ou bien seulement de la capturer quand justement ils ont la possibilité de l'éliminer.
Au fur et à mesure de la lecture des tomes, j'ai de plus en plus décroché tant ces facilités scénaristiques devenaient grotesques et prévisibles, jusqu'au sommet du ridicule au début du tome 3 quand l'héroïne plonge dans la mer, qu'elle se fait poursuivre par un hors-bord et un ULM de combat, qu'un ballon surgi de nulle part vient la sauver avec à son bord un gamin de 17 ans (et 9 mois, précise-t-il) qui ne connaît rien à Exit mais a justement dans sa poche un détecteur de mouchards miniaturisés (!!?).
En fin de lecture, j'ai eu une impression de foutage de gueule, de scénario ultra-facile jouant sur l'actualité et tentant de se laisser porter par une idée de base qui aurait pu ne pas être trop mauvaise.
Une série qui se laisse tout juste lire pour peu qu'on ne s'en agace pas trop mais qui est très aisément dispensable.
Mouais… voilà une BD vraiment pour jeunes (entendez par là : difficile à apprécier une fois 12 ans révolus), et qui est loin de m’avoir laissé des souvenirs impérissables depuis mon enfance. Je n’aimais pas les dessins, même si j’aurais du mal à expliquer pourquoi, et les petites histoires me semblaient en même temps peu crédibles et prévisibles.
Trop souvent, Jojo et Paco organisent des bêtises invraisemblables et même pas amusantes, dont on voit déjà pourquoi elles vont mal tourner, et oh surprise, et bien oui, ça tourne mal. Et puis passer des heures à s’amuser à faire tourner en bourrique la grosse vache (un des personnages de la série), je ne vois pas ce que cela a de spécialement épanouissant comme passe temps.
Une série bof.
Ben ouais j'ai eu du mal à lire ces 2 tomes, comprenez par là que j'ai pas arrêté d'interrompre ma lecture.
C'est pas que c'est inintéressant mais c'est surtout assez plat et vraiment peu original, on retrouve plein de stéréotypes et la partie la plus intéressante est la moins dévoilée : le fantastique.
Quelques apparitions d'ombres par-ci par-là, mais le scénario qui traîne et ne nous apprend rien dessus lasse sur la longueur.
Les dessins ne sont pas très convaincants non plus, notamment au niveau des visages, HEUREUSEMENT dans le deuxième on sent qu'il y a un mieux, comme quoi y'a pas que des défauts...
Bon, ben maintenant j'attends le 3, sans conviction :(
Voilà une BD qui a vraiment vieilli !...
Alors certes, il y a l’intérêt historique, voir à quoi ressemblaient à l’époque les BD et le monde qu’elles décrivaient. Mais c’est dur de lire plus de deux pages d’affilée tellement les dessins sont fades et redondants avec le texte.
Et puis l’héroïne est incroyablement cruche, qui pourrait avoir envie de savoir ce qui va lui arriver ?
Je pourrais recopier mot pour mot l'avis de Ro : moi aussi, au départ c'est la couverture parodiant les magazines féminins qui a attiré mon intérêt, puis j'ai trouvé les 1ères pages pas trop mal, puis... puis au lieu de varier les gags sur les différents thèmes chers au magazines féminins, les régimes, comment trouver l'homme idéal, est-ce qu'il faut sucer le 1er soir, où se fringuer comme une pétasse pour pas cher, et tutti quanti, non, c'est tout un album exclusivement consacré aux gags sur les poils et l'épilation (les autres thèmes feront, je suppose, l'objet des prochains tomes, avec à chaque fois 1 tome entier par sujet...). Alors forcément, ça tourne vite en rond, c'est très répétitif, Valentine commence rapidement à nous brouter la touffe avec ses soucis pileux, et ça n'est plus drôle du tout au bout de quelques planches.
Je ne mets pas la note minimale puisqu'après tout, chacune de ces petites histoires, pour peu qu'on ne lise aucune des autres, peut faire sourire les indulgents, mais Valentine ne vole vraiment pas bien haut.
La couverture identique à celle d'un magazine féminin avait attiré mon attention et ma curiosité : la trouvant réussie, je m'étais dit que le contenu avait toutes les chances d'être marrant.
Le dessin est correct. Rien de bien transcendant pour ce style très typé "humour moderne", pas très éloigné du style de la Bande à Tcho! finalement. C'est fonctionnel, et si l'humour est bon, c'est un style qui marche bien.
Mais justement, concernant l'humour...
J'ai commencé la Bd en me disant que c'était pas mal. Les gags ne sont pas transcendants mais le personnage de Valentine n'est pas mauvais et les premières planches m'ont inspiré quelques sourires. Il doit être facile de s'identifier au personnage quand on est une jeune femme. Ca partait plutôt bien.
Mais voilà... J'ai commencé à être surpris de voir que c'était souvent le même gag qui revenait : "ah bon, la chute de ce gag, c'est encore une fois que Valentine est obsédée par ses poils ?", "ah bon, encore un gag sur les jambes un peu trop poilues (aux yeux de leur propriétaire) de Valentine ?". Moui... Au bout de quelques pages, j'ai commencé à moins sourire, et à être franchement surpris. J'ai alors zappé jusqu'au milieu de la Bd, puis la fin de la BD : toujours le même gag récurrent ! Toujours ! 46 pages de gags focalisés sur les jambes de Valentine et sa phobie des poils ! La même chute ou presque qui revient à chaque planche !
Alors même si les dialogues ne sont pas mauvais, si chaque planche prise indépendamment se lit bien et peut faire sourire ou rire, franchement, un album entier sur le même gag, ça ne me fait plus rire du tout.
Ou alors peut-être est-ce parce que je n'ai jamais eu cette obsession du poil et que je n'ai jamais envisagé de fréquenter une esthéticienne, et donc que je ne suis pas le public visé, mais je vois mal comment, même en étant concerné(e), on peut rigoler en lisant 46 fois le même gag...
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David Boring
Rah ! Pourquoi Thorn n'a-t-elle pas écrit son avis 2 jours plus tôt, avant que j'achète à un prix franchement cher cette BD que je n'ai vraiment pas appréciée ? Car 22 Euros prix éditeur pour s'ennuyer pendant plus d'une heure de lecture, ça fait cher l'addition ! Et maintenant que je lis l'avis de Thorn, je me rends compte qu'on a ressenti cette BD exactement de la même manière. Comme Thorn, je n'accroche pas au dessin. Je le trouve souvent moche, notamment concernant les personnages. Les corps des hommes et des femmes donnent l'impression que tout le monde qui entoure David Boring est moche et laid, de quoi avoir du mal à comprendre les obsessions sexuelles du héros pour telle ou telle femme. Quant à l'histoire, non seulement tout du long je l'ai trouvé aussi "pénible" et "ennuyeuse" que la traduction du mot "Boring", mais au final j'ai également un ressenti d'une histoire glauque et pessimiste. Franchement le genre d'histoire que je n'aime pas lire. Ca m'a fait un peu le même effet que quand j'ai lu Attends de Jason : les originalités narratives en moins, je suis resté sur une histoire que j'estime sinistre et dont l'intérêt global m'échappe totalement, une histoire que j'ai lue en faisant la gueule du début à la fin tant elle ne m'a inspiré ni sourire ni émotion. Je peux néanmoins sortir quelques petites qualités à cette BD. La narration admet quelques originalités par moments, rien de bien transcendant mais pas vraiment de déjà-vu. Le scénario est assez original également par moments car je m'attendais à une histoire simplement intimiste sur la vie privée de David Boring, mais à cela s'ajoute des histoires de meurtres, de fin du monde, d'enquêtes, de huis-clos à la 10 petits nègres, comme le fait remarquer Thorn ci-dessous... Bref, un scénario qui peut surprendre par moments. Mais à côté de ça, le héros n'est pas attachant du tout pour moi, il a un comportement à la fois distant et réfléchi tout en étant un "obsédé de la croupe" (ce sont ses mots) et un obsédé tout court prêt à faire des transferts amoureux sur une femme puis l'autre sans soucis. De même, le scénario aussi parait très distant : on nous annonce la fin du monde, tout le monde qui meurt empoisonné, et la minute suivante, le héros qui a l'air de s'en foutre complètement discute de sa vie sexuelle médiocre avec son oncle. Et c'est sans arrêt comme ça : - son meilleur ami meurt; il pense alors qu'il n'a pas envie de revoir sa mère - son amie lui apprend que la police cherche à le foutre en prison; il va alors chercher son rival amoureux pour retrouver sa petite amie qui l'a plaquée - des terroristes vont gazer la ville; il se dit que le cul de cette femme est bien gras et tombant comme il les aime - il se prend une balle en plein front; il peste alors parce que sa mère tente de le ramener près de lui Et le tout sans que le héros se départisse de son visage d'éternel gamin pessimiste et glauque. Boring... Et déprimant aussi... Et franchement cher pour une telle tranche d'ennui...
La Goule
La Goule, c’est d’abord une couverture attirante malgré son côté sombre. C’est ensuite, l’espace du feuilletage, un graphisme très pictural, quelque part entre un Denis Deprez et un Loustal. Mais stop aux références, qu’avons nous réellement? Une histoire relativement mince et courte, racontée de manière très visuelle et expansive sur 88 planches. Avec une moyenne de 2-3 cases par planche, c’est lu en 15 minutes... Pas le temps de s’ennuyer... pas le temps non plus de s’extasier sur une histoire très courte qui se résume à deux trois scènes principales. J’avoue être plutôt séduit par l’aspect graphique de l’oeuvre, mais pas au point de pardonner une intrigue trop mince et trop creuse... Il y avait d’autres choses à dire sur la Goule et le personnage du tueur...
l'Incal
C'est vrai que sur les 2 premiers tomes, cette histoire d'incal qui tombe dans la vie de ces héros improbables que sont ce détective et son oiseau, est originale et accrocheuse. Y a un mystère qui nous tient. Mais après, personnellement, je n'arrive plus à suivre : notre cher détective perd son rôle de héros (du coup la BD perd beaucoup de sa saveur) et le scénario se déroule sans lui sur des thèmes mystico religieux SF auxquels je n'adhère plus du tout. D'ailleurs, j'ai arrêté ma lecture au cours du tome 4 tellement je m'ennuyais !
The Girl from Ipanema
Je ne suis pas particulièrement fan de l’équipe constituée par Hermann et son fils Yves H. J’avais trouvé Liens de Sang inabouti mais intéressant, Manhattan Beach 1957 était honorable, mais j’ai du mal à accrocher ce "Girl from Ipanema". Déjà, la couverture de l’album est non seulement pas très accrocheuse, mais d’une inélégance rare pour un album d’Hermann. Elle est moche, trop sombre, et ne donne pas spécialement envie de se plonger dans l’album. Tout au plus peut on lui reconnaître un caractère intriguant par la nature pour le moins « triviale » de la position des personnages. Mais ce qui m’a le plus embêté dans cet album, c’est la très lourde présence des récitatifs. C’est pas un scénar que nous a pondu Yves H., c’est un roman, les planches sont régulièrement envahie par des paquets de textes à la troisième personne qui, loin de se contenter d’accompagner l’image ou même de jouer dans un système redondant façon « Jacobs », nous racontent carrément des éléments important de l’enquête policière, comme si des scènes entières étaient n’étaient pas arrivées sur la table du dessinateur et était restées sous la forme de texte continu écrit. Joliment écris, d’ailleurs... mais personnellement, en ouvrant le dernier album d’Hermann, j’avais envie de lire une bd, et non un demi-roman ou une demi-bd... Je ne vais pas jouer les puristes, on peut admettre qu’il y a dans cette bd, une tentative de créer un genre intermédiaire, mais perso, si je devais pondre un scénario pour un dessinateur aussi doué qu’Hermann, je serais plutôt du genre à tout miser sur l’image. Suffit de lire 3-4 planches d’un album comme « On a tué Wild Bill » ou les meilleurs Jeremiah pour se rendre compte à quel point le talent du père Hermann est tout entier dans l’image et que celui-ci n’a foncièrement aucun besoin de mots en plus pour appuyer son grand talent de metteur en scène, en lisant cet album, j’ai eu l’impression que ça, même son propre fils ne l’ a pas compris. Le résultat est un peu fadasse, les scènes racontées par le texte n’arrive pas à avoir le même impact que les scènes visuelles, après un long récitatif, on a l’impression d’avoir raté un épisode d’un feuilleton, et d’en avoir lu à la sauvette un résumé. Pourtant le texte est précis, il met en évidence tous les détails de l’enquête (qui, en matière de cohérence, se tient admirablement) mais cette abondance de détail noie le lecteur et ne permet pas vraiment à un personnage ou une émotion particulière de ressortir vraiment de l’album. J’ai dans l’idée que c’est le mélange de moyens qui fait clapoter la chose, il faut une cohérence stylistique pour qu’une histoire fonctionne, c’est fragile une histoire... une incohérence flagrante, trop d’invraisemblances peut la réduire en cendres... Imaginez un film à demi tourné dont on vous proposerai de lire la partie manquante sous forme de scénario, imaginez un tableau à demi-peint dont on vous décrirait la moitié de l’image, une symphonie dont on vous ferai entendre la moitié et dont on vous proposerait de lire le reste sur partition... Ca casse un peu la magie, non? En résumé, je pense qu’il est parfois nécessaire de savoir si on veut faire de la bd ou du roman... à trop hésiter entre les deux, on ne fait ni une bonne bd, ni un bon roman... Faut attendre la fin de l’album avec sa scène d’épilogue pour enfin avoir du « vrai » Hermann, une scène ironique et allusive qui peut très bien se passer du moindre mot de récitatif pour avoir son impact narratif et émotionnel.
Exit
Ayant apprécié les Fourmis, le roman, mais ayant été désappointé par son adpatation en BD, j'ai lu Exit avec un a priori mitigé. Alors ma lecture n'a pas commencé trop mal. Malgré une tentative visible de coller à l'actualité en début de premier tome, et notamment au phénomène Internet (collant tellement à l'actualité de 1999 que ça semble vraiment dépassé de nos jours), j'ai trouvé le début du scénario relativement potable. Bon, je trouvais peu crédible de voir l'héroïne plonger aussi vite dans des idées suicidaires affirmées mais l'idée de base de la série Exit, ce rassemblement de suicidaires décidés à se tuer entre eux, n'était pas une mauvaise idée et pouvait amener quelques réflexions intéressantes. L'ennui, c'est qu'au fil des 3 tomes, le scénario sombre de plus en plus dans le suspense facile, l'action artificielle et surtout une somme extravagante de facilités scénaristiques franchement ridicules. Tout est fait comme s'il ne fallait surtout pas que le lecteur se mette à réfléchir sur le scénario, comme s'il fallait qu'il se laisse obligatoirement porter par la suite de péripéties, mais celles-ci sont tellement invraisemblables dans leur coïncidences que c'en est très vite non seulement peu crédible mais surtout agaçant de voir à quel point le scénariste joue la facilité. Pas moyen de rentrer vraiment dans l'histoire tant ça paraît aberrant de voir un tueur surgir sans arrêt pile à l'endroit où se trouve l'héroïne, aberrant de voir cette héroïne entrer dans la combine de la société Exit comme si elle ne pouvait pas s'en empêcher, aberrant de voir que le scénario tourne à vitesse grand V en complot gigantesque où tout le monde devient un tueur qui tente aveuglément et stupidement d'éliminer l'héroïne ou bien seulement de la capturer quand justement ils ont la possibilité de l'éliminer. Au fur et à mesure de la lecture des tomes, j'ai de plus en plus décroché tant ces facilités scénaristiques devenaient grotesques et prévisibles, jusqu'au sommet du ridicule au début du tome 3 quand l'héroïne plonge dans la mer, qu'elle se fait poursuivre par un hors-bord et un ULM de combat, qu'un ballon surgi de nulle part vient la sauver avec à son bord un gamin de 17 ans (et 9 mois, précise-t-il) qui ne connaît rien à Exit mais a justement dans sa poche un détecteur de mouchards miniaturisés (!!?). En fin de lecture, j'ai eu une impression de foutage de gueule, de scénario ultra-facile jouant sur l'actualité et tentant de se laisser porter par une idée de base qui aurait pu ne pas être trop mauvaise. Une série qui se laisse tout juste lire pour peu qu'on ne s'en agace pas trop mais qui est très aisément dispensable.
Jojo & Paco
Mouais… voilà une BD vraiment pour jeunes (entendez par là : difficile à apprécier une fois 12 ans révolus), et qui est loin de m’avoir laissé des souvenirs impérissables depuis mon enfance. Je n’aimais pas les dessins, même si j’aurais du mal à expliquer pourquoi, et les petites histoires me semblaient en même temps peu crédibles et prévisibles. Trop souvent, Jojo et Paco organisent des bêtises invraisemblables et même pas amusantes, dont on voit déjà pourquoi elles vont mal tourner, et oh surprise, et bien oui, ça tourne mal. Et puis passer des heures à s’amuser à faire tourner en bourrique la grosse vache (un des personnages de la série), je ne vois pas ce que cela a de spécialement épanouissant comme passe temps.
Les cercles d'Akamoth
Une série bof. Ben ouais j'ai eu du mal à lire ces 2 tomes, comprenez par là que j'ai pas arrêté d'interrompre ma lecture. C'est pas que c'est inintéressant mais c'est surtout assez plat et vraiment peu original, on retrouve plein de stéréotypes et la partie la plus intéressante est la moins dévoilée : le fantastique. Quelques apparitions d'ombres par-ci par-là, mais le scénario qui traîne et ne nous apprend rien dessus lasse sur la longueur. Les dessins ne sont pas très convaincants non plus, notamment au niveau des visages, HEUREUSEMENT dans le deuxième on sent qu'il y a un mieux, comme quoi y'a pas que des défauts... Bon, ben maintenant j'attends le 3, sans conviction :(
Bécassine
Voilà une BD qui a vraiment vieilli !... Alors certes, il y a l’intérêt historique, voir à quoi ressemblaient à l’époque les BD et le monde qu’elles décrivaient. Mais c’est dur de lire plus de deux pages d’affilée tellement les dessins sont fades et redondants avec le texte. Et puis l’héroïne est incroyablement cruche, qui pourrait avoir envie de savoir ce qui va lui arriver ?
Valentine
Je pourrais recopier mot pour mot l'avis de Ro : moi aussi, au départ c'est la couverture parodiant les magazines féminins qui a attiré mon intérêt, puis j'ai trouvé les 1ères pages pas trop mal, puis... puis au lieu de varier les gags sur les différents thèmes chers au magazines féminins, les régimes, comment trouver l'homme idéal, est-ce qu'il faut sucer le 1er soir, où se fringuer comme une pétasse pour pas cher, et tutti quanti, non, c'est tout un album exclusivement consacré aux gags sur les poils et l'épilation (les autres thèmes feront, je suppose, l'objet des prochains tomes, avec à chaque fois 1 tome entier par sujet...). Alors forcément, ça tourne vite en rond, c'est très répétitif, Valentine commence rapidement à nous brouter la touffe avec ses soucis pileux, et ça n'est plus drôle du tout au bout de quelques planches. Je ne mets pas la note minimale puisqu'après tout, chacune de ces petites histoires, pour peu qu'on ne lise aucune des autres, peut faire sourire les indulgents, mais Valentine ne vole vraiment pas bien haut.
Valentine
La couverture identique à celle d'un magazine féminin avait attiré mon attention et ma curiosité : la trouvant réussie, je m'étais dit que le contenu avait toutes les chances d'être marrant. Le dessin est correct. Rien de bien transcendant pour ce style très typé "humour moderne", pas très éloigné du style de la Bande à Tcho! finalement. C'est fonctionnel, et si l'humour est bon, c'est un style qui marche bien. Mais justement, concernant l'humour... J'ai commencé la Bd en me disant que c'était pas mal. Les gags ne sont pas transcendants mais le personnage de Valentine n'est pas mauvais et les premières planches m'ont inspiré quelques sourires. Il doit être facile de s'identifier au personnage quand on est une jeune femme. Ca partait plutôt bien. Mais voilà... J'ai commencé à être surpris de voir que c'était souvent le même gag qui revenait : "ah bon, la chute de ce gag, c'est encore une fois que Valentine est obsédée par ses poils ?", "ah bon, encore un gag sur les jambes un peu trop poilues (aux yeux de leur propriétaire) de Valentine ?". Moui... Au bout de quelques pages, j'ai commencé à moins sourire, et à être franchement surpris. J'ai alors zappé jusqu'au milieu de la Bd, puis la fin de la BD : toujours le même gag récurrent ! Toujours ! 46 pages de gags focalisés sur les jambes de Valentine et sa phobie des poils ! La même chute ou presque qui revient à chaque planche ! Alors même si les dialogues ne sont pas mauvais, si chaque planche prise indépendamment se lit bien et peut faire sourire ou rire, franchement, un album entier sur le même gag, ça ne me fait plus rire du tout. Ou alors peut-être est-ce parce que je n'ai jamais eu cette obsession du poil et que je n'ai jamais envisagé de fréquenter une esthéticienne, et donc que je ne suis pas le public visé, mais je vois mal comment, même en étant concerné(e), on peut rigoler en lisant 46 fois le même gag...