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Couverture de la série Sans Pitié
Sans Pitié

"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre... En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville. En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille". Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire. En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor. L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée. Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques. Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 2/5
Couverture de la série Maus
Maus

J'ai été très déçu par cette BD. Peut-être m'en étais-je fait une idée trop forte, préconçue, à cause du prix Pullitzer sans doute, et de tous les avis que l'on peut glaner ici et ailleurs et qui en font une BD géniale, voire LA Bd du millénaire. Personnellement je n'ai même pas réussi à atteindre la dernière page. Franchement je ne comprends pas ; il me semble que j'ai un esprit ouvert, critique, que je ne suis pas complètement demeuré, mais là, franchement, j'ai du me forcer. Le traitement du sujet n'est évidemment pas en cause, encore qu'on n'y apprenne rien de vraiment nouveau (du moins en ce qui me concerne) Je ne vois vraiment pas quelles sont les qualités de cette BD. Je pense que ce n'est pas parce que l'on écrit quelque chose sur la shoah, que ce quelque chose doive forcément être porté aux nues. 2/5 par respect pour le sujet, mais pour moi, Maus est très décevant.

21/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 2/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

Je n'ai pas aimé cette série. Peut-être certains tomes sortent-ils du lot (je ne sais plus lesquels), mais je crois que quand j'ai attaqué la lecture j'ai fait une overdose de religion-mystère et vas-y que je te remette une couche d'histoire secrète et de mensonges et de malédictions et de machins. Bd trop commerciale à mon goût, à réserver aux inconditionnels.

21/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 2/5
Couverture de la série De Profundis
De Profundis

Un titre accrocheur, et un sous-titre intéressant à chaque tome, c'est bien, mais c'est insuffisant. Le dessin n'est pas trop mal, mais l'histoire est un vrai fouillis, et en plus elle est cousue de fil blanc. Et puis je n'ai pas du tout accroché à cette histoire nationaliste.

21/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Les Ailes de Plomb
Les Ailes de Plomb

Mis à part la partie graphique que j'ai trouvé intéressante, tant au niveau des dessins qui sont vraiment agréables à regarder que des cadrages impeccables et du choix des couleurs qui est idéal, pour le reste je ne suis pas convaincu. Le début m'a laissé dubitatif, cette histoire commence de façon bien légère et l'action s'installe plutôt mollement. De manière générale, si les tomes un et deux ont des côtés plaisants avec un suspense qui s'installe au fil de la lecture, le troisième m'a déçu avec sa fin un peu facile et assez abrupte. Il est vrai que la reconstitution historique à l'air d'avoir été travaillée, mais ce n'est pas suffisant pour élever cette BD au rang d'oeuvre réussie. Très très moyen, une BD qui se fera rapidement oublier.

21/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Caïn
Caïn

Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis. Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines... Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD. Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final. Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.

19/09/2005 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5
Couverture de la série Les Colocataires
Les Colocataires

Ca ressemble à du Dupuy et Berbérian, ça en a la couleur et l’odeur, mais pas la saveur. Rien à faire, pour ma part, j’ai la sensation de ne plus avoir assez de mémoire pour compter les suiveurs et les « copieurs » du style Dupuy et Berberian. « Copieurs », je devrais dire « pâles copieurs », parce que Monsieur Jean n’a, à mon sens, jamais été dépassé et reste loin au-dessus de la mêlée, à la fois l’initiateur et le modèle du genre. On me dira qu’ici les protagonistes sont moins âgés que Monsieur Jean et que Dupuy et Berberian n’ont jamais abordé la question de la colocation, soit… Mais il suffit de regarder le dessin dans cette bd pour constater à quel point Monsieur Jean a servi de modèle. La différence ici, c’est que le dessin est presque moche, sans grande expression, alors que chez Dupuy et Berberian, les expressions sont infiniment plus justes et le dessin mille fois plus élégant. D’un point de vue narratif, la différence est du même ordre, là où chez Dupuy et Berbérian l’accumulation d’anecdotes forme au final un véritable tableau de vie, révélateur de la psychologie de personnages, ici, c’est juste une série de faits pas très passionnants dont la plupart pourraient être purement et simplement retirés de l’album sans en atténuer la substance. Et puis… de manière générale, je trouve qu’il y a un vrai manque d’authenticité dans cette bd. Traiter du quotidien, ça oblige à chercher dans la réalité les détails véridiques qui vont faire exister ce qu’on invente. Une fois que ces détails sont bidons, ça marche moins bien. Un exemple ? Une scène nous fait entrer dans un magasin de bd, dans cette scène, on voit non seulement que trois personnes travaillent dans cette petite boutique (complètement irréaliste) mais aussi qu’un des vendeurs se montre complètement odieux envers un client : un jeune gamin demande quel Dragon Ball est le meilleur et le vendeur répond : « Le meilleur, ça sera le dernier, parce que ça voudra dire que cette merde s’arrêtera ! » phrase lapidaire et inexacte, (la publication de la série est terminée depuis 5 ans) à laquelle est ajouté un très délicat « Morveux… »… Ce libraire-là, il peut fermer sa boutique demain… On peut sérieusement se demander quel intérêt avait Dupuis à publier du sous-Monsieur Jean alors qu’il le publie déjà… Bon, là, je suis assez méchant, car il faut reconnaître qu’il y a tout de même du rythme dans cette bd, on la lit du début à la fin sans vraiment décrocher… On passe d’un personnage à l’autre avec une certaine efficacité narrative (d’un cliché à l’autre avec une certaine complaisance, devrais-je dire…), mais ça ne suffit pas à faire une bonne bd, juste un produit assez moyen. Je suis assez d’accord avec Yannick sur les coïncidences un peu trop forcées de la fin de l’album. C’est un peu n’importe quoi…

19/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Desperados
Desperados

Mon avis est assez proche de celui d'Arzak. Il est vrai que mêler les genres fantastique, western et policier peut donner une certaine touche d'originalité à ce Desperados, et, même si l'intrigue est très classique, elle se laisse suivre assez facilement. Sur la forme donc, c'est plutôt correct... Hélas, les personnages principaux paraissent bien peu intéressants, on a l'impression de les avoir vus ailleurs des centaines de fois, ces pauvres stéréotypes de gentils anti-héros. Seul le "méchant" de la première histoire est à peu prés intéressant, même si ses motivations et son sadisme semblent parfois un peu trop poussés. Les dessins sont corrects : sans défaut ni personnalité, ils se contentent d'habiller comme il se doit cette production. La couverture est plutôt classe. Un comic qui n'est pas foncièrement mauvais mais qui manque cruellement de saveur. Dans cet univers, j'aurais aimé trouver un peu plus de force brute et pas forcément cette brutalité bridée. A moins d'être un féru de western inutile d'acheter ce comic, d'autant que dans la collection contrebande, il y a beaucoup mieux...

19/09/2005 (modifier)
Par Softdust
Note: 2/5
Couverture de la série Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Le Petit Bleu de la Côte Ouest

Très décevant ! On était habitué à beaucoup mieux avec la série Nestor Burma (pour le dessin de Tardi!). Le dessin en noir et blanc empêche l'histoire de s'exprimer pleinement, alourdit les scènes et ajoute une confusion au scénario. Le scénario est simple, avec quelques rebondissements inattendus, mais je ne me lèverai pas la nuit pour vérifier si j ai bien compris l'histoire. Le mode de narration, avec des retours en arrière (flashback), et inversement, des projections incessantes, fatiguent, surtout au début de l'album. D'habitude, je ne mets pas de note sous 3, mais je regrette mon achat et suis déçu d'avoir perdu ce temps de lecture... Donc BD achetée, lue, classée, oubliée en ce qui me concerne !

19/09/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série In Vino Veritas
In Vino Veritas

Ce sont des petits albums d'humour sans prétention. On ne peut pas dire que ce soit un Grand Cru de l'humour mais plutôt un peu de l'humour qui tâche. Le dessin est assez typique du genre, gaiement colorisé et dessiné dans un style gros nez (rouge) la plupart du temps. Ce n'est pas un dessin franchement fantastique. Quant aux gags, ils attirent le sourire mais sans plus, surtout pour ceux qui ne différencient pas l'Entre-Deux-Mers du Sauterne, bref ceux pour qui le vin ne veut pas dire grand chose et n'est surtout pas un sujet à rigolade franchouillarde.

19/09/2005 (modifier)