J'ai lu 7 tomes de Vagabond avant de laisser tomber, fatigué par cette série qui n'en finit pas.
Cette série n'est pas réellement mauvaise, mais elle a quand même le gros défaut de ne pas tellement avancer de tomes en tomes, et d'être assez rapidement répétitive. Chaque combat se ressemble, et comme il y en a un paquet j'ai parfois carrément sauté quelques pages pour "gagner du temps" et passer à la suite que j'espérais plus originale.
Même le héros n'a pas réussi à me toucher, à se rendre sympathique...
Finalement, je ne vois pas l'intérêt de poursuivre la lecture, cette histoire de Samouraï n'est vraiment pas pour moi.
Une suite d'histoires qui se ressemblent beaucoup en fait, les rapports entre hommes et femmes décrits ici par l'auteur se veulent passionnés et tragiques... au mieux c'est quelquefois cruel, au pire c'est soporifique.
Une vision très pessimiste, les personnages dans cette BD sont beaucoup trop "pompeux", ils vivent des passades amoureuses aux parfums beaucoup trop romantiques pour que cela soit crédible.
Si les scénarii sont une suite de platitudes plus ou moins prétentieuses, les illustrations s'en sortent mieux.
Le trait est pur, les couleurs dans un style sépia collent avec ces histoires baignées dans la mélancolie, bon je trouve quand même le tout un peu trop figé, mais les dessins sont incontestablement le point fort de l'album.
Pour ce qui est de la partie érotique, il vaut mieux apprécier les femmes à l'aspect glacé et aux seins en poire pour apprécier...
Vite lu, vite oublié.
Donjon Crépuscule m'a vraiment déçu.
J'ai d'abord été surpris par le ton résolument sombre de cette série, totalement à contrepied de 'Zenith'. L'humour y est beaucoup moins présent, toujours noir et un brin désabusé.
Mais ce qui m'a surtout rebuté, c'est le dessin de Sfar. Grossier, brouillon, il me donne comme à chaque fois une impression de bâclé et me rebute plus qu'autre chose. Autant je l'admire en tant que scénariste, autant je ne trouve pas qu'il s'agisse d'un bon dessinateur.
Au delà de ça, je trouve 'Crépuscule' un peu en dessous des autres séries de Donjon.
Tant pis.
Il y a plusieurs choses que je n'aime pas chez Vasco.
La première c'est le dessin, extrêmement figé et académique. Il est dans la droite ligne du style de Jacques Martin et de son Alix, mais il réussit l'exploit d'être encore plus statique et moins vivant. Je reconnais et salue bien bas le travail de documentation de l'auteur et ses efforts pour nous restituer un bas Moyen Age des plus fidèles et crédibles mais tout cela manque terriblement d'originalité et de peps dans la mise en page et dans les prises de vue.
Les scenarii ensuite sont assez inégaux. Les idées de départ sont souvent bonnes, bénéficiant d'un contexte peu traité en BD et étayées par une solide recherche préalable, mais les intrigues sont molles et se traînent désespérément. C'est souvent très, très fastidieux.
En fait, ce que je reproche le plus à Vasco, c'est de donner raison à nombre de lecteurs qui jugent la BD historique ennuyeuse et rébarbative, alors qu'elle bénéficie d'un potentiel énorme.
Du gâchis, en quelque sorte.
Une série à la façon de Ptiluc tout craché, tant dans le dessin que dans le thème plutôt philosophique. Mais autant la philosophie passe bien pour moi dans les séries Pacush Blues et dans la Geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons car il y a une vraie histoire autour et un humour noir efficace, autant là, ça tombe vraiment à plat pour moi.
Les dialogues me semblent creux et tournant en rond pour au final ne pas dire grand chose. La reflexion sur l'humanité et la bestialité me passe totalement à côté. Et le rythme narratif est tel que je ne peux pas m'empêcher de zapper une grosse portion des trop nombreuses bulles de dialogues tant elles me désintéressent et me donne envie de voir enfin quelque chose se passer, quelque chose d'autre que des reflexions philosophiques qui ne m'inspirent rien du tout.
Je n'ai pas trouvé ça drôle, guère intéressant, pas prenant du tout car sans histoire globale. Pas la meilleure série de Ptiluc...
Je fais plutôt confiance à la Collection Aire Libre d'habitude, mais là, je dois avouer que je trouve cette BD franchement bof...
Le dessin est tout en peinture. Comme d'habitude dans ce style de dessin en BD, les détails des personnages et la constance de leurs visages sont annexes; la peintre s'attache plus à la beauté de ses planches qu'à la netteté de ses images. Mais l'ennui, c'est que je trouve que les planches elles-mêmes ne sont pas vraiment belles pour autant. La technique de peinture utilisée donne une sensation d'image figée, plate et sans relief. Ce n'est pas vraiment moche, mais je n'aime pas.
Quant au scénario, hormis l'originalité d'avoir pour décor l'Argentine et la Patagonie, ça commence comme une banale histoire façon "Madame Bovary", puis un rapide passage presque inutile sur l'apprentissage du Tango, puis de la prostitution, des désillusions, etc... Franchement rien de palpitant et rien de vraiment original. Je me suis ennuyé à la lecture et n'en ai vraiment rien retiré.
Le gros scénario classique de la BD de cul de gare : une femme frigide se retrouve contre son gré dans une clinique du sexe où elle va être dominée par des brutes au sexe énorme puis où elle va bien sûr en vouloir de plus en plus dans des orgies de plus en plus nombreuses.
Hormis le dessin qui, quoique vieillot, n'est pas trop mauvais, il n'y a pas grand chose à sauver de cette série qui en plus se répète sur trois tomes aux scénarios presque identique.
Pas de stimulation érotique véritable à moins d'aimer les situations parfaitement invraisemblables de femme dominée qui dit "non" mais qui se laisse faire en disant "oh, ça me fait mal, mais j'en veux encore plus", de femme frigide qui soudain veut absolument s'humilier et se faire prendre par tout le monde, de grand chauve musclé au sexe de cheval, etc... Franchement de la BD de gare, quoi...
Absolument dispensable.
Arrivederci Amore est une adaptation d’un roman italien. Même en l’ignorant, je l’aurais facilement deviné, cela se sent. La temporalité qui y est exploitée est proprement romanesque et elle est relativement inadéquate dans une bd de 2 X 46 planches. Trop de passages semblent trop résumés et auraient mérités, à mon sens, des développements supplémentaires... Parce que là, on a du mal à s’accrocher à un héros infect, une vraie crapule... qui s’enfonce toujours un peu plus dans l’ignominie... Il ne fait confiance à personne, trahit tous ses amis... quand il organise un braquage, il prévoit dès le départ de liquider tous ses collaborateurs pour ne pas partager un centime... Il est tellement ignoble qu’il n’est pas tout à fait crédible, il est aussi tellement ignoble que...
spoiler...
...quand il est buté à la fin, on est bien content... :)
Content, même si j’ai ressenti la fin du second tome comme une véritable queue de poisson... Il vient de tuer sa future femme, de peur qu’elle le dénonce, et un personnage qu’on a à peine vu deux fois, Francesca, vient le buter et puis c’est tout... On devine un peu que cette fin était sans doute, dans le roman, beaucoup plus porteuse de sens, le personnage de Francesca représente les anciens idéaux de Giorgio Pellegrini, ceux de son époque « brigade rouge », idéaux qu’il a abandonné pour l’appât du pognon... mais dans la bd, cela ne reste qu’en filigrane... Ca manque d’à-propos, et de distance... Comment dès lors ne pas avoir la sensation d'avoir affaire à une espèce de reader's digest en bd, un résumé illustré du roman... un sous-produit ?
Tom Carbone, c'est plus du délire que du simple absurde. Ca part dans tous les sens. Les histoires sont très variées car ça peut être vraiment n'importe quoi, du petit conflit de voisinage entre Tom et son voisin jardinier jusqu'à des contes fantasques sur les lapins de Paques ou des voyages dans le temps.
Le dessin n'est pas top, digne ancêtre de certains styles de dessins loufoques de la Bande à Tcho!, mais bon, ça fonctionne, c'est tout ce qu'on lui demande.
Mais par contre, je dois avouer que je ne trouve pas ça vraiment drôle. Bon, certaines chutes, certaines cases particulièrement délirantes m'ont arraché quelques sourires ou pouffements de rire, mais dans l'ensemble, sur un album, je dois rire quatre ou cinq fois au maximum, ce qui franchement laisse largement le temps de trouver morne le reste des planches. C'est délirant, mais ce genre de délire ne me fait pas vraiment rire.
"Tatiana K.", c’est l’histoire grotesque d’une playmate intellectualisée qui se voit confrontée à d’anciens membres du parti nazi, de l’ex-KGB ou encore de l’Opus Dei, sur fond de propos écologiques et d’eugénisme. La ribambelle d’individus aux noms quasi-imprononçables apparaissant dans cette histoire rend cette dernière inutilement complexe et bien vite indigeste. De plus, les dialogues, longs et poussifs, finissent par agacer (tout comme le comportement gamin de Nicolas). Mais c’est sans compter, dans le tome 3, sur un final vraiment atterrant. Seul le dessin sauve les meubles et évite une sanction plus sévère encore . . .
Bref, complètement inintéressant. :(
Pour répondre à Don Lope, on a droit à des allusions aux Strygoï (Stryges ?) et à Dracula dans le tome 3 (bon ok, c’est pas des Aliens). :)
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Vagabond
J'ai lu 7 tomes de Vagabond avant de laisser tomber, fatigué par cette série qui n'en finit pas. Cette série n'est pas réellement mauvaise, mais elle a quand même le gros défaut de ne pas tellement avancer de tomes en tomes, et d'être assez rapidement répétitive. Chaque combat se ressemble, et comme il y en a un paquet j'ai parfois carrément sauté quelques pages pour "gagner du temps" et passer à la suite que j'espérais plus originale. Même le héros n'a pas réussi à me toucher, à se rendre sympathique... Finalement, je ne vois pas l'intérêt de poursuivre la lecture, cette histoire de Samouraï n'est vraiment pas pour moi.
Après l'amour (Venin de femmes)
Une suite d'histoires qui se ressemblent beaucoup en fait, les rapports entre hommes et femmes décrits ici par l'auteur se veulent passionnés et tragiques... au mieux c'est quelquefois cruel, au pire c'est soporifique. Une vision très pessimiste, les personnages dans cette BD sont beaucoup trop "pompeux", ils vivent des passades amoureuses aux parfums beaucoup trop romantiques pour que cela soit crédible. Si les scénarii sont une suite de platitudes plus ou moins prétentieuses, les illustrations s'en sortent mieux. Le trait est pur, les couleurs dans un style sépia collent avec ces histoires baignées dans la mélancolie, bon je trouve quand même le tout un peu trop figé, mais les dessins sont incontestablement le point fort de l'album. Pour ce qui est de la partie érotique, il vaut mieux apprécier les femmes à l'aspect glacé et aux seins en poire pour apprécier... Vite lu, vite oublié.
Donjon Crépuscule
Donjon Crépuscule m'a vraiment déçu. J'ai d'abord été surpris par le ton résolument sombre de cette série, totalement à contrepied de 'Zenith'. L'humour y est beaucoup moins présent, toujours noir et un brin désabusé. Mais ce qui m'a surtout rebuté, c'est le dessin de Sfar. Grossier, brouillon, il me donne comme à chaque fois une impression de bâclé et me rebute plus qu'autre chose. Autant je l'admire en tant que scénariste, autant je ne trouve pas qu'il s'agisse d'un bon dessinateur. Au delà de ça, je trouve 'Crépuscule' un peu en dessous des autres séries de Donjon. Tant pis.
Vasco
Il y a plusieurs choses que je n'aime pas chez Vasco. La première c'est le dessin, extrêmement figé et académique. Il est dans la droite ligne du style de Jacques Martin et de son Alix, mais il réussit l'exploit d'être encore plus statique et moins vivant. Je reconnais et salue bien bas le travail de documentation de l'auteur et ses efforts pour nous restituer un bas Moyen Age des plus fidèles et crédibles mais tout cela manque terriblement d'originalité et de peps dans la mise en page et dans les prises de vue. Les scenarii ensuite sont assez inégaux. Les idées de départ sont souvent bonnes, bénéficiant d'un contexte peu traité en BD et étayées par une solide recherche préalable, mais les intrigues sont molles et se traînent désespérément. C'est souvent très, très fastidieux. En fait, ce que je reproche le plus à Vasco, c'est de donner raison à nombre de lecteurs qui jugent la BD historique ennuyeuse et rébarbative, alors qu'elle bénéficie d'un potentiel énorme. Du gâchis, en quelque sorte.
Ni dieu ni bête
Une série à la façon de Ptiluc tout craché, tant dans le dessin que dans le thème plutôt philosophique. Mais autant la philosophie passe bien pour moi dans les séries Pacush Blues et dans la Geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons car il y a une vraie histoire autour et un humour noir efficace, autant là, ça tombe vraiment à plat pour moi. Les dialogues me semblent creux et tournant en rond pour au final ne pas dire grand chose. La reflexion sur l'humanité et la bestialité me passe totalement à côté. Et le rythme narratif est tel que je ne peux pas m'empêcher de zapper une grosse portion des trop nombreuses bulles de dialogues tant elles me désintéressent et me donne envie de voir enfin quelque chose se passer, quelque chose d'autre que des reflexions philosophiques qui ne m'inspirent rien du tout. Je n'ai pas trouvé ça drôle, guère intéressant, pas prenant du tout car sans histoire globale. Pas la meilleure série de Ptiluc...
Jimena
Je fais plutôt confiance à la Collection Aire Libre d'habitude, mais là, je dois avouer que je trouve cette BD franchement bof... Le dessin est tout en peinture. Comme d'habitude dans ce style de dessin en BD, les détails des personnages et la constance de leurs visages sont annexes; la peintre s'attache plus à la beauté de ses planches qu'à la netteté de ses images. Mais l'ennui, c'est que je trouve que les planches elles-mêmes ne sont pas vraiment belles pour autant. La technique de peinture utilisée donne une sensation d'image figée, plate et sans relief. Ce n'est pas vraiment moche, mais je n'aime pas. Quant au scénario, hormis l'originalité d'avoir pour décor l'Argentine et la Patagonie, ça commence comme une banale histoire façon "Madame Bovary", puis un rapide passage presque inutile sur l'apprentissage du Tango, puis de la prostitution, des désillusions, etc... Franchement rien de palpitant et rien de vraiment original. Je me suis ennuyé à la lecture et n'en ai vraiment rien retiré.
La Clinique de tous les désirs
Le gros scénario classique de la BD de cul de gare : une femme frigide se retrouve contre son gré dans une clinique du sexe où elle va être dominée par des brutes au sexe énorme puis où elle va bien sûr en vouloir de plus en plus dans des orgies de plus en plus nombreuses. Hormis le dessin qui, quoique vieillot, n'est pas trop mauvais, il n'y a pas grand chose à sauver de cette série qui en plus se répète sur trois tomes aux scénarios presque identique. Pas de stimulation érotique véritable à moins d'aimer les situations parfaitement invraisemblables de femme dominée qui dit "non" mais qui se laisse faire en disant "oh, ça me fait mal, mais j'en veux encore plus", de femme frigide qui soudain veut absolument s'humilier et se faire prendre par tout le monde, de grand chauve musclé au sexe de cheval, etc... Franchement de la BD de gare, quoi... Absolument dispensable.
Arrivederci Amore
Arrivederci Amore est une adaptation d’un roman italien. Même en l’ignorant, je l’aurais facilement deviné, cela se sent. La temporalité qui y est exploitée est proprement romanesque et elle est relativement inadéquate dans une bd de 2 X 46 planches. Trop de passages semblent trop résumés et auraient mérités, à mon sens, des développements supplémentaires... Parce que là, on a du mal à s’accrocher à un héros infect, une vraie crapule... qui s’enfonce toujours un peu plus dans l’ignominie... Il ne fait confiance à personne, trahit tous ses amis... quand il organise un braquage, il prévoit dès le départ de liquider tous ses collaborateurs pour ne pas partager un centime... Il est tellement ignoble qu’il n’est pas tout à fait crédible, il est aussi tellement ignoble que... spoiler... ...quand il est buté à la fin, on est bien content... :) Content, même si j’ai ressenti la fin du second tome comme une véritable queue de poisson... Il vient de tuer sa future femme, de peur qu’elle le dénonce, et un personnage qu’on a à peine vu deux fois, Francesca, vient le buter et puis c’est tout... On devine un peu que cette fin était sans doute, dans le roman, beaucoup plus porteuse de sens, le personnage de Francesca représente les anciens idéaux de Giorgio Pellegrini, ceux de son époque « brigade rouge », idéaux qu’il a abandonné pour l’appât du pognon... mais dans la bd, cela ne reste qu’en filigrane... Ca manque d’à-propos, et de distance... Comment dès lors ne pas avoir la sensation d'avoir affaire à une espèce de reader's digest en bd, un résumé illustré du roman... un sous-produit ?
Tom Carbone
Tom Carbone, c'est plus du délire que du simple absurde. Ca part dans tous les sens. Les histoires sont très variées car ça peut être vraiment n'importe quoi, du petit conflit de voisinage entre Tom et son voisin jardinier jusqu'à des contes fantasques sur les lapins de Paques ou des voyages dans le temps. Le dessin n'est pas top, digne ancêtre de certains styles de dessins loufoques de la Bande à Tcho!, mais bon, ça fonctionne, c'est tout ce qu'on lui demande. Mais par contre, je dois avouer que je ne trouve pas ça vraiment drôle. Bon, certaines chutes, certaines cases particulièrement délirantes m'ont arraché quelques sourires ou pouffements de rire, mais dans l'ensemble, sur un album, je dois rire quatre ou cinq fois au maximum, ce qui franchement laisse largement le temps de trouver morne le reste des planches. C'est délirant, mais ce genre de délire ne me fait pas vraiment rire.
Tatiana K.
"Tatiana K.", c’est l’histoire grotesque d’une playmate intellectualisée qui se voit confrontée à d’anciens membres du parti nazi, de l’ex-KGB ou encore de l’Opus Dei, sur fond de propos écologiques et d’eugénisme. La ribambelle d’individus aux noms quasi-imprononçables apparaissant dans cette histoire rend cette dernière inutilement complexe et bien vite indigeste. De plus, les dialogues, longs et poussifs, finissent par agacer (tout comme le comportement gamin de Nicolas). Mais c’est sans compter, dans le tome 3, sur un final vraiment atterrant. Seul le dessin sauve les meubles et évite une sanction plus sévère encore . . . Bref, complètement inintéressant. :( Pour répondre à Don Lope, on a droit à des allusions aux Strygoï (Stryges ?) et à Dracula dans le tome 3 (bon ok, c’est pas des Aliens). :)