Cet album ne m'a pas beaucoup plu. Je ne suis pas entré dans l'ambiance du livre. Cette histoire de famille tri-générationnelle m'a même un peu ennuyé.
Je ne peux pas dire que ce soit mauvais, je n'ai simplement pas aimé. Cette BD est surtout un récit qui évoque des relations entre personnages d'une même famille ayant tous un fort caractère, un peu dans le style des albums de Davodeau, genre Chute de Vélo.
Je n'ai pas aimé les dessins de Prud'homme et les relations entre le grand-père communiste et la grand-mère super catho m'ont semblé franchement caricaturales.
Alors, l'histoire décollera peut-être dans le deuxième tome ?
Mais pour l'instant, je vais passer mon chemin.
Je suis partagé sur cet album : l’exercice de style est intéressant car Baudoin réfléchit sur la création artistique et surtout sur le fait que le peintre ne peut représenter que la surface des choses et non pas l’essentiel.
Autre intérêt de cet ouvrage : la relation qu’il noue avec son modèle : son étudiante (avec qui il partage l’écriture du bouquin). Leur liaison et leurs dialogues tournent autour de ce travail artistique. J’ai trouvé, parfois, les considérations sur la banlieue un peu bancales. A trop être dans la suggestion, on finit par décrocher.
La mise en couleurs est plutôt soignée, mais je dois avouer ne pas être très sensible à ce genre de prouesse graphique. L’ouvrage reste assez nombriliste et les auteurs ont du mal à se détacher d’une certaine posture intellectuelle qui les éloigne finalement d’un large public, alors qu’ils sont dans la collection Dupuis Aire libre qui vise justement cette ouverture.
Je n'ai pas été séduit outre mesure par cet album.
J'aime les dessins à la fois soignés et démesurés, ces visages exagérément déformés illustrant parfaitement la folie présente dans l'esprit d'Albert Laforge. Malheureusement c'est à peu prés tout ce qui m'a plu...
L'histoire est simple, ce qui n'est pas un défaut, mais c'est en ce qui concerne son déroulement que ça coince, c'est beaucoup trop prévisible, il n'y a aucune surprise et quand arrive l'inexorable dénouement on s'en trouve un peu déçu... de plus la fin est assez plate émotionnellement parlant, ce qui est assez dommage à mes yeux. Néanmoins une fin attendue n'est pas non plus un défaut, ce qui m'a le plus gêné dans cette BD est l'abondance de poncifs connus dont elle abuse. Le parcours de Laforge, sa soeurette gentillette... Et que viennent faire dans cette galère les horripilants voisins? Des personnages creux, dépeints de façon si simpliste qu'ils paraissent irréels, leur apparition m'a presque semblé anachronique, leurs réactions face aux évènements sont aussi absurdes que peu crédibles. Ces personnages sont hors de propos.
Je ne veux pas jouer le trouble fête qui fait chuter la moyenne mais j'ai été sincèrement déçu par cet album, trop de choses m'ont empêché de m'impliquer dans cette lecture, je suis passé à côté...
JJJ
Bof... effectivement...
Moi qui suis fan de Druillet, j'avoue ne pas avoir accroché. Cette histoire a été créée et réalisée en 1978.
Le dessin, noir et blanc, est très hachuré, nerveux, cassant. On peut y reconnaître le style utilisé pour les deux albums "Vuzz" : à savoir, volontairement dépouillé, baroque., centré sur le personnage principal.
Mais autant Vuzz était gouailleur, bordélique, autant Nosferatu ne fait que de l'introspection, soliloque, rêve...
Pas de grandes batailles ni de combats avec les dieux, pas d'épopée barbare aux couleurs explosives... non... une histoire simple d'un vampire quasi seul qui essayer de s'évader vers un autre monde afin de survivre...
Certains qualifieront peut-être cet album de "grandiose" ou de "recherche ultime dans la création"... Tant mieux pour eux !.
Moi, ce "Robinson d'un monde déchu" ne m'a pas attiré. Pourquoi d'ailleurs l'avoir acheté sans même l'avoir au préalable paginé, compulsé ?... A cause, peut-être, de la couverture qui est vraiment magnifique.
Déçu. Sincèrement. Mais peut-être n'ai je pas compris ?...
Voici ma plus grosse déception en BD.
J'avais entendu parler en bien de Crisse et à première vue ses dessins me semblaient de fort bonne qualité...
Malheureusement dans l'Epée de Cristal, certaines scènes sont un peu confuses et l'enchaînement des cases n'est pas toujours heureux pour la compréhension du Schmilblick.
Ajoutez à cela un scénario plutôt convenu malgré, il faut bien le reconnaître, quelques rebondissements originaux et une fin que j'ai plutôt aimée... mais 5 tomes ça c'est peut être un peu trop.
Cette histoire présente certains évènements de la vie d'Alison Bechdel mais ce n'est pas vraiment autobiographique, en fait, au travers de moments de sa vie familiale sclérosée, l'auteur raconte surtout la relation qu'elle entretient avec son père.
Une relation spéciale et assez ambivalente, même si il y a quelques points d'accord entre ces deux personnages.
Le ton employé sur l'ensemble du récit est froid, comme si l'auteur voulait retranscrire les faits avec une certaine distance, un parti pris qui rend l'ensemble monotone. Ce livre semble interminable, il y a de nombreuses répétitions. Le style narratif se révèle aussi sophistiqué que soporifique. De nombreux détails inutiles sont donnés, beaucoup de préoccupations humaines banales sont étalées sur des pages entières, cela renforce peut-être l'authenticité, mais pour ce qui est de susciter un peu de passion chez le lecteur, on repassera...
Au fil des pages l'intérêt pour cette histoire ne cesse de faiblir, de plus le thème abordé n'est pas vraiment nouveau, ce récit s'avère finalement n'être qu'un exercice nombriliste un peu vain.
Pour ce qui est des dessins, il n'y a pas grand chose à en dire, le trait est clair sans être trop travaillé.
Fun Home est pour moi une BD bien décevante, au propos mou et superficiel que l'on peut ignorer sans problème.
JJJ
Tu m'aimeras encore si je fais pipi au lit ? raconte la vie d'un jeune couple sous la forme de petits dialogues, d'anecdotes, de moments câlins, de confessions sur l'oreiller.
Le dessin est assez minimaliste, du crayonné simpliste dont les traits de construction ne sont pas effacés, de la BD qu'on croirait dessinée vite fait au stylo-feutre. Pas désagréable à lire mais sans qualité graphique aucune si ce n'est d'être simple et plutôt efficace.
Le récit pour sa part ne présente guère d'intérêt. Certains se retrouveront dans l'aspect loufoque ou aveuglément amoureux de ces moments mignons ou insolites de la vie de couple, mais je n'ai guère été captivé. Les dialogues sont un petit peu rigolo, un petit peu attendrissant, mais sans jamais attirer un sourire franc ou une vraie émotion. On entre dans la vie privée de ce couple sans tellement s'y intéresser, sans fil rouge à même de captiver le lecteur et lui donner envie de lire la suite si ce n'est un peu de voyeurisme léger.
Du quotidien amoureux banal dont la mise en image n'était sûrement pas indispensable.
Note approximative : 2.5/5
Mon fils a 15 jours aujourd'hui, ma femme et moi sortons donc des 9 mois de la grossesse. Ainsi, c'est avec curiosité que j'ai lu Corps de rêve dont j'avais entendu parler à l'époque de sa parution. Mais il n'est pas ressorti grand chose de ma lecture...
Pourtant j'apprécie bien l'oeuvre de Capucine, son dessin notamment qui est typé et agréable à regarder et à lire.
Cependant, Corps de rêve n'est pour moi rien d'autre que le journal de bord d'une grossesse. Anecdotes, moments inévitables, angoisses courantes, tout le monde s'y retrouve un peu ou beaucoup, mais... et après ? Je n'ai pas trouvé le récit particulièrement touchant, ni original, ni drôle si ce n'est à quelques rares moments.
Cela intéressera peut-être les proches de Capucine et Libon de savoir ce qu'ont vécu leurs amis pendant ces 9 mois. Cela intéressera peut-être les femmes qui s'interrogent sur la grossesse, quoique dans ce domaine j'ai préféré des BDs plus drôles telles que Je veux un bébé ! ou plus touchantes comme Onomatopées. Mais dans l'ensemble, je trouve l'intérêt de Corps de rêves très réduit, et le plaisir de lecture en ce qui me concerne tout aussi limité.
Ceci étant dit, Capucine faisant partie de ce qu'on appelle la "blogosphère", ses amis dessinateurs du web ont aussi participé à cette BD par le biais de dessins humoristiques en fin d'album. Cela donne un petit recueil humoristique qui m'a relativement plu, ayant parfois bien rigolé notamment sur le dessin de Melaka par exemple. Cet addendum ajoute un peu d'intérêt à l'album à mes yeux.
Lob et Pichard prennent beaucoup de plaisir à malmener leur héroïne. La pauvre Blanche est une victime idéale, elle est si désespérée, si pleurnicharde, si cruche, si blonde et si pure que l'on est presque content de la voir rudement traitée. Dés que Blanche se sort d'un danger, c'est pour se précipiter aussitôt dans un autre plus grand encore. Blanche est une éternelle victime, un personnage auquel on ne s'attache pas. Et son entourage n'est pas là pour l'aider cette pauvre Blanche! Les méchants sont vraiment très très pourris, vicieux, fourbes... les gentils sont souvent des méchants déguisés... Seul un héros est là pour protéger BLanche, pour préserver la vertu de la belle qu'il aime en secret. Il s'agit de Défendar, un pantin idiot costumé de noir, un personnage à l'aspect rappelant vaguement Diabolik, un personnage aussi volontaire qu'inefficace.
L'érotisme est constant dans cette série que je qualifierai d'humoristique. Blanche est souvent nue. Une des particularités de cette série est son style narratif, très ironique le ton est endimanché au possible, c'est très volontairement sensationnel et dramatique, comme dans un mauvais feuilleton, c'est trop parfois, ça en devient pesant.
Dans cet état d'esprit, les aventures de Blanches se suivent et se ressemblent. Si les lieux changent, les histoires se répètent.
Les dessins sont corrects, d'aspect vieillots ils collent au ton de la série.
Blanche Epiphanie n'est pas une mauvaise BD mais elle accuse horriblement mal son age, tout cela parait bien daté aujourd'hui.
JJJ
"Poupon la peste", mouais pas top.
J’avais adoré Binet dans Les Bidochon, mais là...
Le dessin est très moche voire minimaliste, dans Les Bidochon, c’est pas mal, et dans le dessin de Binet, je trouve un petit défaut, qui me laisse indifférent dans « les Bidochons » mais qui rend "Poupon la peste" moche, ce sont les cernes sous les yeux de tout les personnages, le décor est vide, et les couleurs sont brouillons.
Les gags ne sont pas toujours marrants, je n’ai ri qu’à 2-3 reprises, par contre ces 2-3 gags sont vraiment, vraiment marrants.
Je conseille de la lire à la bibliothèque, ou à la rigueur à acheter pour les fans de Binet.
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La Marie en plastique
Cet album ne m'a pas beaucoup plu. Je ne suis pas entré dans l'ambiance du livre. Cette histoire de famille tri-générationnelle m'a même un peu ennuyé. Je ne peux pas dire que ce soit mauvais, je n'ai simplement pas aimé. Cette BD est surtout un récit qui évoque des relations entre personnages d'une même famille ayant tous un fort caractère, un peu dans le style des albums de Davodeau, genre Chute de Vélo. Je n'ai pas aimé les dessins de Prud'homme et les relations entre le grand-père communiste et la grand-mère super catho m'ont semblé franchement caricaturales. Alors, l'histoire décollera peut-être dans le deuxième tome ? Mais pour l'instant, je vais passer mon chemin.
Les yeux dans le mur
Je suis partagé sur cet album : l’exercice de style est intéressant car Baudoin réfléchit sur la création artistique et surtout sur le fait que le peintre ne peut représenter que la surface des choses et non pas l’essentiel. Autre intérêt de cet ouvrage : la relation qu’il noue avec son modèle : son étudiante (avec qui il partage l’écriture du bouquin). Leur liaison et leurs dialogues tournent autour de ce travail artistique. J’ai trouvé, parfois, les considérations sur la banlieue un peu bancales. A trop être dans la suggestion, on finit par décrocher. La mise en couleurs est plutôt soignée, mais je dois avouer ne pas être très sensible à ce genre de prouesse graphique. L’ouvrage reste assez nombriliste et les auteurs ont du mal à se détacher d’une certaine posture intellectuelle qui les éloigne finalement d’un large public, alors qu’ils sont dans la collection Dupuis Aire libre qui vise justement cette ouverture.
Mémoires d'un incapable
Je n'ai pas été séduit outre mesure par cet album. J'aime les dessins à la fois soignés et démesurés, ces visages exagérément déformés illustrant parfaitement la folie présente dans l'esprit d'Albert Laforge. Malheureusement c'est à peu prés tout ce qui m'a plu... L'histoire est simple, ce qui n'est pas un défaut, mais c'est en ce qui concerne son déroulement que ça coince, c'est beaucoup trop prévisible, il n'y a aucune surprise et quand arrive l'inexorable dénouement on s'en trouve un peu déçu... de plus la fin est assez plate émotionnellement parlant, ce qui est assez dommage à mes yeux. Néanmoins une fin attendue n'est pas non plus un défaut, ce qui m'a le plus gêné dans cette BD est l'abondance de poncifs connus dont elle abuse. Le parcours de Laforge, sa soeurette gentillette... Et que viennent faire dans cette galère les horripilants voisins? Des personnages creux, dépeints de façon si simpliste qu'ils paraissent irréels, leur apparition m'a presque semblé anachronique, leurs réactions face aux évènements sont aussi absurdes que peu crédibles. Ces personnages sont hors de propos. Je ne veux pas jouer le trouble fête qui fait chuter la moyenne mais j'ai été sincèrement déçu par cet album, trop de choses m'ont empêché de m'impliquer dans cette lecture, je suis passé à côté... JJJ
Nosferatu
Bof... effectivement... Moi qui suis fan de Druillet, j'avoue ne pas avoir accroché. Cette histoire a été créée et réalisée en 1978. Le dessin, noir et blanc, est très hachuré, nerveux, cassant. On peut y reconnaître le style utilisé pour les deux albums "Vuzz" : à savoir, volontairement dépouillé, baroque., centré sur le personnage principal. Mais autant Vuzz était gouailleur, bordélique, autant Nosferatu ne fait que de l'introspection, soliloque, rêve... Pas de grandes batailles ni de combats avec les dieux, pas d'épopée barbare aux couleurs explosives... non... une histoire simple d'un vampire quasi seul qui essayer de s'évader vers un autre monde afin de survivre... Certains qualifieront peut-être cet album de "grandiose" ou de "recherche ultime dans la création"... Tant mieux pour eux !. Moi, ce "Robinson d'un monde déchu" ne m'a pas attiré. Pourquoi d'ailleurs l'avoir acheté sans même l'avoir au préalable paginé, compulsé ?... A cause, peut-être, de la couverture qui est vraiment magnifique. Déçu. Sincèrement. Mais peut-être n'ai je pas compris ?...
L'Epée de Cristal
Voici ma plus grosse déception en BD. J'avais entendu parler en bien de Crisse et à première vue ses dessins me semblaient de fort bonne qualité... Malheureusement dans l'Epée de Cristal, certaines scènes sont un peu confuses et l'enchaînement des cases n'est pas toujours heureux pour la compréhension du Schmilblick. Ajoutez à cela un scénario plutôt convenu malgré, il faut bien le reconnaître, quelques rebondissements originaux et une fin que j'ai plutôt aimée... mais 5 tomes ça c'est peut être un peu trop.
Fun Home - Une tragicomédie familiale
Cette histoire présente certains évènements de la vie d'Alison Bechdel mais ce n'est pas vraiment autobiographique, en fait, au travers de moments de sa vie familiale sclérosée, l'auteur raconte surtout la relation qu'elle entretient avec son père. Une relation spéciale et assez ambivalente, même si il y a quelques points d'accord entre ces deux personnages. Le ton employé sur l'ensemble du récit est froid, comme si l'auteur voulait retranscrire les faits avec une certaine distance, un parti pris qui rend l'ensemble monotone. Ce livre semble interminable, il y a de nombreuses répétitions. Le style narratif se révèle aussi sophistiqué que soporifique. De nombreux détails inutiles sont donnés, beaucoup de préoccupations humaines banales sont étalées sur des pages entières, cela renforce peut-être l'authenticité, mais pour ce qui est de susciter un peu de passion chez le lecteur, on repassera... Au fil des pages l'intérêt pour cette histoire ne cesse de faiblir, de plus le thème abordé n'est pas vraiment nouveau, ce récit s'avère finalement n'être qu'un exercice nombriliste un peu vain. Pour ce qui est des dessins, il n'y a pas grand chose à en dire, le trait est clair sans être trop travaillé. Fun Home est pour moi une BD bien décevante, au propos mou et superficiel que l'on peut ignorer sans problème. JJJ
Tu m'aimeras encore si je fais pipi au lit ?
Tu m'aimeras encore si je fais pipi au lit ? raconte la vie d'un jeune couple sous la forme de petits dialogues, d'anecdotes, de moments câlins, de confessions sur l'oreiller. Le dessin est assez minimaliste, du crayonné simpliste dont les traits de construction ne sont pas effacés, de la BD qu'on croirait dessinée vite fait au stylo-feutre. Pas désagréable à lire mais sans qualité graphique aucune si ce n'est d'être simple et plutôt efficace. Le récit pour sa part ne présente guère d'intérêt. Certains se retrouveront dans l'aspect loufoque ou aveuglément amoureux de ces moments mignons ou insolites de la vie de couple, mais je n'ai guère été captivé. Les dialogues sont un petit peu rigolo, un petit peu attendrissant, mais sans jamais attirer un sourire franc ou une vraie émotion. On entre dans la vie privée de ce couple sans tellement s'y intéresser, sans fil rouge à même de captiver le lecteur et lui donner envie de lire la suite si ce n'est un peu de voyeurisme léger. Du quotidien amoureux banal dont la mise en image n'était sûrement pas indispensable.
Corps de Rêves
Note approximative : 2.5/5 Mon fils a 15 jours aujourd'hui, ma femme et moi sortons donc des 9 mois de la grossesse. Ainsi, c'est avec curiosité que j'ai lu Corps de rêve dont j'avais entendu parler à l'époque de sa parution. Mais il n'est pas ressorti grand chose de ma lecture... Pourtant j'apprécie bien l'oeuvre de Capucine, son dessin notamment qui est typé et agréable à regarder et à lire. Cependant, Corps de rêve n'est pour moi rien d'autre que le journal de bord d'une grossesse. Anecdotes, moments inévitables, angoisses courantes, tout le monde s'y retrouve un peu ou beaucoup, mais... et après ? Je n'ai pas trouvé le récit particulièrement touchant, ni original, ni drôle si ce n'est à quelques rares moments. Cela intéressera peut-être les proches de Capucine et Libon de savoir ce qu'ont vécu leurs amis pendant ces 9 mois. Cela intéressera peut-être les femmes qui s'interrogent sur la grossesse, quoique dans ce domaine j'ai préféré des BDs plus drôles telles que Je veux un bébé ! ou plus touchantes comme Onomatopées. Mais dans l'ensemble, je trouve l'intérêt de Corps de rêves très réduit, et le plaisir de lecture en ce qui me concerne tout aussi limité. Ceci étant dit, Capucine faisant partie de ce qu'on appelle la "blogosphère", ses amis dessinateurs du web ont aussi participé à cette BD par le biais de dessins humoristiques en fin d'album. Cela donne un petit recueil humoristique qui m'a relativement plu, ayant parfois bien rigolé notamment sur le dessin de Melaka par exemple. Cet addendum ajoute un peu d'intérêt à l'album à mes yeux.
Blanche Epiphanie
Lob et Pichard prennent beaucoup de plaisir à malmener leur héroïne. La pauvre Blanche est une victime idéale, elle est si désespérée, si pleurnicharde, si cruche, si blonde et si pure que l'on est presque content de la voir rudement traitée. Dés que Blanche se sort d'un danger, c'est pour se précipiter aussitôt dans un autre plus grand encore. Blanche est une éternelle victime, un personnage auquel on ne s'attache pas. Et son entourage n'est pas là pour l'aider cette pauvre Blanche! Les méchants sont vraiment très très pourris, vicieux, fourbes... les gentils sont souvent des méchants déguisés... Seul un héros est là pour protéger BLanche, pour préserver la vertu de la belle qu'il aime en secret. Il s'agit de Défendar, un pantin idiot costumé de noir, un personnage à l'aspect rappelant vaguement Diabolik, un personnage aussi volontaire qu'inefficace. L'érotisme est constant dans cette série que je qualifierai d'humoristique. Blanche est souvent nue. Une des particularités de cette série est son style narratif, très ironique le ton est endimanché au possible, c'est très volontairement sensationnel et dramatique, comme dans un mauvais feuilleton, c'est trop parfois, ça en devient pesant. Dans cet état d'esprit, les aventures de Blanches se suivent et se ressemblent. Si les lieux changent, les histoires se répètent. Les dessins sont corrects, d'aspect vieillots ils collent au ton de la série. Blanche Epiphanie n'est pas une mauvaise BD mais elle accuse horriblement mal son age, tout cela parait bien daté aujourd'hui. JJJ
Poupon la peste
"Poupon la peste", mouais pas top. J’avais adoré Binet dans Les Bidochon, mais là... Le dessin est très moche voire minimaliste, dans Les Bidochon, c’est pas mal, et dans le dessin de Binet, je trouve un petit défaut, qui me laisse indifférent dans « les Bidochons » mais qui rend "Poupon la peste" moche, ce sont les cernes sous les yeux de tout les personnages, le décor est vide, et les couleurs sont brouillons. Les gags ne sont pas toujours marrants, je n’ai ri qu’à 2-3 reprises, par contre ces 2-3 gags sont vraiment, vraiment marrants. Je conseille de la lire à la bibliothèque, ou à la rigueur à acheter pour les fans de Binet.