A mon avis une BD mineure dans l’œuvre de l’auteur. Les dessins sont pas mal, mais pas au niveau de ce qu’il a fait après. Les couleurs ont très mal vieilli et pour le coup ça donne vraiment l’impression d’avoir une bonne vieille BD sortie d’un grenier entre les mains.
Ce western n’est pas désagréable, il se lit très vite. Mais à mon avis il s’oublie aussi très vite.
L’histoire est assez gnangnan. Où comment un cow-boy, un vieux militaire cinglé et une indienne qui n’ont rien à faire ensemble, essayent de séparer leur route, mais finissent toujours pas se retrouver les uns les autres. C’est loin d’être palpitant, et en plus tout est très prévisible...
Isabelle Fantouri ?… de la bonne aventure pour jeunes.
Elles débutent dans l’hebdo « Djinn » n° 39 du 29 Septembre 1976 pour s’y terminer dans le n° 26 du 25 Juin 1980.
Les scénarios sont assez linéaires mais chacun de leurs développements offre de bons rebondissements, une intrigue bien menée où l’attention du lecteur est retenue.
La mise en page ?… classique, standard même. Pas de débordements de cases mais une narration graphique structurée, aérée.
Le dessin ?… un trait réaliste, net, bien lisible, agréable à l’œil mais pour lequel une sorte de colorisation « basique » a été réalisée.
Oubliée Isabelle ?… je pense. Il faut dire que le lectorat de Djinn était assez confidentiel par rapport aux « monstres » qu’étaient les hebdos Spirou, Tintin, Pilote et consorts de l’époque. Elle aura néanmoins fait l’objet de 5 albums.
Une série délassante qui met parfois le doigt sur certains problèmes, agréable de lecture, mais sans plus.
4 étoiles bien méritées pour ce premier tome d’une série prometteuse. Les qualificatifs qui me viennent à l’esprit en repensant à ma lecture ? Excellent, jouissif, jubilatoire, bidonnant. Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé l’humour de cette BD animalière, basée sur une idée astucieuse : les personnages, bien qu’appartenant à des espèces différentes jouent ensemble dans la savane, comme des enfants entre eux dans une cour de récré, mais l’instinct lié à leur espèce reprend régulièrement le dessus -certains étant les prédateurs des autres- entraînant des situations cocasses. Il y a aussi un humour un peu con, basé sur des jeux de mots, ou du comique de répétition, mais qui fonctionne bien, et une scène que je qualifierais d’anthologie, celle du rap des hyènes. Le dessin et la mise en couleurs ne sont pas en reste, plutôt soignés même, pour une série destinée aux jeunes lecteurs. Les expressions des personnages, notamment, participent grandement à l’humour qui baigne cet album. Ce n’est néanmoins qu’un premier tome, alors espérons que la qualité perdurera.
Tome 2 :
Ne s'est-il trouvé personne pour dire à Dav que "tache" ne prend pas de ^ quand il s'agit de celles qu'on peut trouver sur un léopard ?! :!
Sinon ? Le dessin est meilleur, mais l'humour plus laborieux.
Mon passage de 4 à 2/5 est en fait essentiellement dû à cette faute, qui se répète presque une fois par planche, et qui est pour moi -vu le public visé- ré-dhi-bi-toire ! C'est le genre de choses qui discrédite la BD auprès du corps enseignant et de certains parents, et c'est quand même pas sorcier d'ouvrir un dico à la bonne page !! :!
Une série qui débute dans l’hebdo Tintin n° 17, 41ème année, du 22 Avril 1986 et se termine dans « Hello Bédé » de Mai 1993.
Lou Smog ?… les pérégrinations d’un flic et de son copain dans l’Amérique des années 50.
C’est tout ?… ben oui… un mélange de « policier » nimbé d’un soupçon de fantastique (et encore). Un peu n’importe quoi quand même…
Le style graphique ?… un trait réaliste mis au service d’ambiances plutôt. Mais à part ça ?… une série un peu « tout venant » qui ne m’a quand même pas réellement attiré.
Lu. Classé. Et pour longtemps.
Une série assez curieuse qui débute dans le mensuel « Métal Hurlant » n° 90 d’Août 1983 et s’y termine dans le n° 120 de Juin 1986.
Curieuse série qui mélange rêve et réalité, ce dans un monde parallèle qui n’a vraiment rien d’attirant ; que du contraire.
Un peu comme Alice au Pays des Merveilles, Yvan va ainsi franchir une sorte de miroir et se retrouver dans un univers où il risque de ne plus savoir qui il est vraiment.
J'avoue avoir eu du mal à suivre les pérégrinations de ce personnage, car le postulat de départ et ses développements me sont parus assez tortueux.
Le graphisme aussi : Renard a développé une sorte de dessin « à part », pas fort clair pour moi (palette de couleurs ?…), et qui ne m’a pas attiré par cette sorte de manque de lisibilité des cases.
Curieux personnage pour une curieuse (et courte) série. Malgré ce graphisme « décalé », un tantinet surprenant, j’avoue ne pas avoir participé pleinement à cette sorte d’onirisme mis en place par ce pourtant bon auteur.
"Gnomes de Troy", ils sont mignons, ils sont rigolos, mais ils puent...
Arleston surfe sur la mode de -l’enfance de- à l’image du Petit Spirou, et avec la collaboration de Dav, met en scène la jeunesse de son Lanfeust De Troy, toujours accompagné de Cixi et de Cyan, sous forme d’un recueil de gags plus ou moins longs. Dans l’ensemble ça fonctionne bien mais ça reste très pipi caca, avec de bonnes grosses vannes qui tachent. Ça ne vole pas très haut mais à petites doses ça passe bien.
Les dessins Tarquin, l’autre papa de Lanfeust, sont moins aboutis que sur la série mère mais ça n’empêche pas le lecteur de reconnaître le monde de Troy. Les personnages sont tout rondouillards et les planches sont parfois un peu trop vides. A noter que dans la nouvelle édition, la grosse dizaine de sketchs bonus dispatchés dans l’album sont, de mon point de vue, mieux finis et plus en harmonie avec la série mère.
Pareil, pour les couleurs de Lyse, elles sont plus travaillées sur les nouveaux gags mais aussi plus informatisées.
Cette collection a pour but de donner les clefs du mythe Spirou et Fantasio le temps d’un one shot de plus ou moins 60 pages grand format à des auteurs variés et inattendus. Ces derniers sont apparemment encouragés à bouleverser et s’écarter des codes la série mère. L’ambition voire la prétention du projet est alléchante mais qu’en est-il concrètement ?
Graphiquement Yoann modernise bien les personnages. C’est pour l’instant celui qui chamboule le plus les repères traditionnels, pas mon préféré, mais je ne peux que constater son efficacité. Son encrage épais et anguleux est très nerveux, heureusement car les couleurs de Def ne donnent pas beaucoup de vie aux dessins.
L’intrigue de Vehlmann, m’a laissé complètement de marbre pour ne pas dire ennuyé, en 62 pages, il ne se passe pas grand chose. Dommage car son approche différente de la psychologie des personnages était intéressante mais pas assez exploitée, notamment la rivalité entre Spirou et Fantasio.
Dans le style héros pour jeunes et adolescents qui change de Tintin et Mortimer, je voudrais la série Pyramides égyptiennes !
Un jeune héros dynamique à qui plein d’aventures toutes aussi divines les unes que les autres. Fort heureusement, il y a une déesse gentille qui aide lorsque le jeune héros est vraiment trop mal en point. Et un amour platonique avec la fille de Pharaon.
Et puis il est tellement fort qu’il parvient à tuer 6 fois un Dieu égyptien ! C’est gentil, gentiment dessiné, aux scénarios pas forcément géniaux et même souvent pleins d’incohérences d’un album à l’autre. Enfin ce n’est pas forcément ce qu’on demande pour un jeune public. En revanche pour les plus de 16 ans… donc un bof s’impose !
Le point de départ de ce manga est bien mince. Cela se prolonge dans ses développements.
Loki, aidé par l'énigmatique Yamino, va mener des enquêtes, un peu à la manière de Détective Conan. Mais les siennes sont, la plupart du temps, bien moins ingénieuses, et l'ennui gagne très vite le lecteur.
Quant au dessin de l'auteure Sakura Kinoshita, il est correct, mais ne ressort absolument pas du lot. Pour les complétistes du sujet, et encore...
La préface de cet album résume toute son histoire de manière claire et assez complète. Lue ainsi, je me suis dit que cette BD allait probablement être intéressante. Cependant, j'ai déchanté assez rapidement quand je l'ai lue pour de bon. La narration est franchement confuse, les dialogues souvent incompréhensibles. Tout cela est raconté de telle manière que, sans le résumé de la préface, je n'y aurais sans doute pas compris grand chose. C'est assez pénible.
Le récit est structuré en histoires courtes qui se suivent plus ou moins. L'ambiance et la narration varient d'une histoire à la suivante. Le dessin est également changeant. Les premières histoires commencent avec un style proche du noir et blanc classique, sans fioritures. Puis Ted Benoit retrouvent le style ligne claire qu'il maîtrise le mieux, style qui rappelle beaucoup Hergé pour l'une des histoires. Et vers la fin, son style change encore pour devenir colorisé sur la dernière histoire.
Ce n'est pas moche mais c'est assez inégal. De l'ensemble, je préfère les planches en ligne claire.
Quant au scénario, je le trouve à la fois fantasque et inutilement alambiqué. Cela tient surtout aux dialogues : ils sont parfois franchement abscons. Et comme la narration cherche souvent à jouer l'originalité au détriment de son efficacité, cela n'aide pas non plus : on est vite complètement perdu.
Dommage car il y a quelques bonnes idées, comme ces questions que le contrôleur pose pour vérifier si les robots ont une conscience ou pas, ou encore comme tout ce questionnement sur l'humanité des hommes et celle des robots. Il y a un peu de P.K. Dick dans cette thématique et son traitement, d'ailleurs.
Mais le traitement est vraiment trop mauvais, trop pénible pour être apprécié.
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Quatre doigts - L'Homme de papier
A mon avis une BD mineure dans l’œuvre de l’auteur. Les dessins sont pas mal, mais pas au niveau de ce qu’il a fait après. Les couleurs ont très mal vieilli et pour le coup ça donne vraiment l’impression d’avoir une bonne vieille BD sortie d’un grenier entre les mains. Ce western n’est pas désagréable, il se lit très vite. Mais à mon avis il s’oublie aussi très vite. L’histoire est assez gnangnan. Où comment un cow-boy, un vieux militaire cinglé et une indienne qui n’ont rien à faire ensemble, essayent de séparer leur route, mais finissent toujours pas se retrouver les uns les autres. C’est loin d’être palpitant, et en plus tout est très prévisible...
Isabelle Fantouri
Isabelle Fantouri ?… de la bonne aventure pour jeunes. Elles débutent dans l’hebdo « Djinn » n° 39 du 29 Septembre 1976 pour s’y terminer dans le n° 26 du 25 Juin 1980. Les scénarios sont assez linéaires mais chacun de leurs développements offre de bons rebondissements, une intrigue bien menée où l’attention du lecteur est retenue. La mise en page ?… classique, standard même. Pas de débordements de cases mais une narration graphique structurée, aérée. Le dessin ?… un trait réaliste, net, bien lisible, agréable à l’œil mais pour lequel une sorte de colorisation « basique » a été réalisée. Oubliée Isabelle ?… je pense. Il faut dire que le lectorat de Djinn était assez confidentiel par rapport aux « monstres » qu’étaient les hebdos Spirou, Tintin, Pilote et consorts de l’époque. Elle aura néanmoins fait l’objet de 5 albums. Une série délassante qui met parfois le doigt sur certains problèmes, agréable de lecture, mais sans plus.
Les Garnimos
4 étoiles bien méritées pour ce premier tome d’une série prometteuse. Les qualificatifs qui me viennent à l’esprit en repensant à ma lecture ? Excellent, jouissif, jubilatoire, bidonnant. Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé l’humour de cette BD animalière, basée sur une idée astucieuse : les personnages, bien qu’appartenant à des espèces différentes jouent ensemble dans la savane, comme des enfants entre eux dans une cour de récré, mais l’instinct lié à leur espèce reprend régulièrement le dessus -certains étant les prédateurs des autres- entraînant des situations cocasses. Il y a aussi un humour un peu con, basé sur des jeux de mots, ou du comique de répétition, mais qui fonctionne bien, et une scène que je qualifierais d’anthologie, celle du rap des hyènes. Le dessin et la mise en couleurs ne sont pas en reste, plutôt soignés même, pour une série destinée aux jeunes lecteurs. Les expressions des personnages, notamment, participent grandement à l’humour qui baigne cet album. Ce n’est néanmoins qu’un premier tome, alors espérons que la qualité perdurera. Tome 2 : Ne s'est-il trouvé personne pour dire à Dav que "tache" ne prend pas de ^ quand il s'agit de celles qu'on peut trouver sur un léopard ?! :! Sinon ? Le dessin est meilleur, mais l'humour plus laborieux. Mon passage de 4 à 2/5 est en fait essentiellement dû à cette faute, qui se répète presque une fois par planche, et qui est pour moi -vu le public visé- ré-dhi-bi-toire ! C'est le genre de choses qui discrédite la BD auprès du corps enseignant et de certains parents, et c'est quand même pas sorcier d'ouvrir un dico à la bonne page !! :!
Lou Smog
Une série qui débute dans l’hebdo Tintin n° 17, 41ème année, du 22 Avril 1986 et se termine dans « Hello Bédé » de Mai 1993. Lou Smog ?… les pérégrinations d’un flic et de son copain dans l’Amérique des années 50. C’est tout ?… ben oui… un mélange de « policier » nimbé d’un soupçon de fantastique (et encore). Un peu n’importe quoi quand même… Le style graphique ?… un trait réaliste mis au service d’ambiances plutôt. Mais à part ça ?… une série un peu « tout venant » qui ne m’a quand même pas réellement attiré. Lu. Classé. Et pour longtemps.
Ivan Casablanca
Une série assez curieuse qui débute dans le mensuel « Métal Hurlant » n° 90 d’Août 1983 et s’y termine dans le n° 120 de Juin 1986. Curieuse série qui mélange rêve et réalité, ce dans un monde parallèle qui n’a vraiment rien d’attirant ; que du contraire. Un peu comme Alice au Pays des Merveilles, Yvan va ainsi franchir une sorte de miroir et se retrouver dans un univers où il risque de ne plus savoir qui il est vraiment. J'avoue avoir eu du mal à suivre les pérégrinations de ce personnage, car le postulat de départ et ses développements me sont parus assez tortueux. Le graphisme aussi : Renard a développé une sorte de dessin « à part », pas fort clair pour moi (palette de couleurs ?…), et qui ne m’a pas attiré par cette sorte de manque de lisibilité des cases. Curieux personnage pour une curieuse (et courte) série. Malgré ce graphisme « décalé », un tantinet surprenant, j’avoue ne pas avoir participé pleinement à cette sorte d’onirisme mis en place par ce pourtant bon auteur.
Gnomes de Troy
"Gnomes de Troy", ils sont mignons, ils sont rigolos, mais ils puent... Arleston surfe sur la mode de -l’enfance de- à l’image du Petit Spirou, et avec la collaboration de Dav, met en scène la jeunesse de son Lanfeust De Troy, toujours accompagné de Cixi et de Cyan, sous forme d’un recueil de gags plus ou moins longs. Dans l’ensemble ça fonctionne bien mais ça reste très pipi caca, avec de bonnes grosses vannes qui tachent. Ça ne vole pas très haut mais à petites doses ça passe bien. Les dessins Tarquin, l’autre papa de Lanfeust, sont moins aboutis que sur la série mère mais ça n’empêche pas le lecteur de reconnaître le monde de Troy. Les personnages sont tout rondouillards et les planches sont parfois un peu trop vides. A noter que dans la nouvelle édition, la grosse dizaine de sketchs bonus dispatchés dans l’album sont, de mon point de vue, mieux finis et plus en harmonie avec la série mère. Pareil, pour les couleurs de Lyse, elles sont plus travaillées sur les nouveaux gags mais aussi plus informatisées.
Le Spirou de Yoann & Vehlmann - Les Géants pétrifiés
Cette collection a pour but de donner les clefs du mythe Spirou et Fantasio le temps d’un one shot de plus ou moins 60 pages grand format à des auteurs variés et inattendus. Ces derniers sont apparemment encouragés à bouleverser et s’écarter des codes la série mère. L’ambition voire la prétention du projet est alléchante mais qu’en est-il concrètement ? Graphiquement Yoann modernise bien les personnages. C’est pour l’instant celui qui chamboule le plus les repères traditionnels, pas mon préféré, mais je ne peux que constater son efficacité. Son encrage épais et anguleux est très nerveux, heureusement car les couleurs de Def ne donnent pas beaucoup de vie aux dessins. L’intrigue de Vehlmann, m’a laissé complètement de marbre pour ne pas dire ennuyé, en 62 pages, il ne se passe pas grand chose. Dommage car son approche différente de la psychologie des personnages était intéressante mais pas assez exploitée, notamment la rivalité entre Spirou et Fantasio.
Papyrus
Dans le style héros pour jeunes et adolescents qui change de Tintin et Mortimer, je voudrais la série Pyramides égyptiennes ! Un jeune héros dynamique à qui plein d’aventures toutes aussi divines les unes que les autres. Fort heureusement, il y a une déesse gentille qui aide lorsque le jeune héros est vraiment trop mal en point. Et un amour platonique avec la fille de Pharaon. Et puis il est tellement fort qu’il parvient à tuer 6 fois un Dieu égyptien ! C’est gentil, gentiment dessiné, aux scénarios pas forcément géniaux et même souvent pleins d’incohérences d’un album à l’autre. Enfin ce n’est pas forcément ce qu’on demande pour un jeune public. En revanche pour les plus de 16 ans… donc un bof s’impose !
Loki, le détective mythique
Le point de départ de ce manga est bien mince. Cela se prolonge dans ses développements. Loki, aidé par l'énigmatique Yamino, va mener des enquêtes, un peu à la manière de Détective Conan. Mais les siennes sont, la plupart du temps, bien moins ingénieuses, et l'ennui gagne très vite le lecteur. Quant au dessin de l'auteure Sakura Kinoshita, il est correct, mais ne ressort absolument pas du lot. Pour les complétistes du sujet, et encore...
Histoires vraies
La préface de cet album résume toute son histoire de manière claire et assez complète. Lue ainsi, je me suis dit que cette BD allait probablement être intéressante. Cependant, j'ai déchanté assez rapidement quand je l'ai lue pour de bon. La narration est franchement confuse, les dialogues souvent incompréhensibles. Tout cela est raconté de telle manière que, sans le résumé de la préface, je n'y aurais sans doute pas compris grand chose. C'est assez pénible. Le récit est structuré en histoires courtes qui se suivent plus ou moins. L'ambiance et la narration varient d'une histoire à la suivante. Le dessin est également changeant. Les premières histoires commencent avec un style proche du noir et blanc classique, sans fioritures. Puis Ted Benoit retrouvent le style ligne claire qu'il maîtrise le mieux, style qui rappelle beaucoup Hergé pour l'une des histoires. Et vers la fin, son style change encore pour devenir colorisé sur la dernière histoire. Ce n'est pas moche mais c'est assez inégal. De l'ensemble, je préfère les planches en ligne claire. Quant au scénario, je le trouve à la fois fantasque et inutilement alambiqué. Cela tient surtout aux dialogues : ils sont parfois franchement abscons. Et comme la narration cherche souvent à jouer l'originalité au détriment de son efficacité, cela n'aide pas non plus : on est vite complètement perdu. Dommage car il y a quelques bonnes idées, comme ces questions que le contrôleur pose pour vérifier si les robots ont une conscience ou pas, ou encore comme tout ce questionnement sur l'humanité des hommes et celle des robots. Il y a un peu de P.K. Dick dans cette thématique et son traitement, d'ailleurs. Mais le traitement est vraiment trop mauvais, trop pénible pour être apprécié.