Hormis le fait rédhibitoire qu'elle ait été abandonnée, cette série n'a pas de défauts majeurs, mais ce n'est pas ma came pour autant.
Le dessin est assez maîtrisé. Dans un style comics, il est relativement détaillé et dynamique. Je lui reprocherais juste ses visages qui ont tendance à se ressembler un peu tous et le fait qu'il soit plus qu'ardu de deviner l'âge des personnages : la fille, le père, la mère et la grand-mère, aux cheveux blancs près, ont l'air d'avoir le même âge, la vingtaine sportive, même si cela finit par s'expliquer plus ou moins pour la grand-mère. Pas facile de s'y retrouver d'autant plus que le récit use et abuse de flash-backs à tout va, rendant le récit d'autant plus confus.
La confusion est justement le reproche principal de cette BD, enfin surtout du tome 1 et de ses premières pages. La narration est très hachée, entrecoupée de flash-backs, et si on ne s'accroche pas, ce n'est pas évident à suivre.
Pour le reste, nous avons là un récit fantastique à base de démons et de combats séculaires entre entités surnaturelles et/ou une famille dotée de pouvoirs magiques. Le tout n'est pas trop mal construit mais pas vraiment captivant. D'autant plus que j'ai trouvé les personnages très peu attachants.
Bref, qu'elle soit abandonnée ou pas, je n'aurais guère conseillé la lecture de cette série.
Death note, dernier manga phénomène en date, vaut-il le coup ?
Eh bien je serais tentée de dire que oui. Le principe de l'intrigue est assez amusant, le trio de personnage principal bien trouvé, et globalement l'intrigue se lit comme un bon thriller dont on a envie de connaître la suite à la fin de chaque tome. Comme de plus le dessin d'Obata est très beau (quoiqu'un peu léché), la lecture de Death note est fort plaisante.
Par contre, on pourra regretter le côté bavard des personnages, certaines facilités scénaristiques et globalement le manque de sentiments alors qu'il est tout de même question de la mort à chaque page. L'intrigue aurait pu être émouvante, elle n'est que ludique. Mais bon c'est déjà pas mal !
Edit après sortie du tome 7 : Tout ça pour ça, serais-je tentée de dire ???
Au fur et à mesure que les tomes sont sortis, j'ai décroché de cette série... Bon sang ce que les dialogues sont lourds, verbeux et bavards ! Rien n'est suggéré, tout est asséné, et le dessin pourtant fort réussi d'Obata n'est là que pour faire joli et ne sert strictement à rien sur le plan narratif. Une réelle déception finalement, le postulat de départ était plaisant et aurait pu donner lieu à une intrigue réellement exaltante...
Une ancienne série qui débute dans l’hebdo Spirou n° 1172 du 29 Septembre 1960 pour s’y terminer dans le n° 1288 du 20 Décembre 1962.
Sincèrement je l’avais oubliée (y a pas que moi, je pense !…) si je n’en avais découvert un tome édité cette année seulement.
Théophile et Philibert ?.. bof.. c’est un peu n’importe quoi. Si ces aventures comiques ont pu faire rire voici près de 50 ans, ce n’est plus le cas maintenant. Humour dépassé, situations « faciles », gags un peu « benêts ».
Un rien dommage, car il aurait pu y avoir matière à développements au vu de l’esprit créatif de Deliège.
Désolé, je n’ai pas trouvé ce que j’aimais dans Bobo, sa principale création.
Sitôt lu, sitôt rangé.
Point. Final je pense.
Je n'ai pu lire que les 2 premiers volumes, et franchement, je ne suis pas plus passionné que ça de lire la suite. Je n'accroche pas. Sans plus. Le pouvoir de l'héroïne est en effet trop commode, et les flash-backs déstructurent un peu trop le récit.
Un côté assez manichéen : "moi pauvre femme".
Néanmoins, le ton général n'est pas mal, peut-être dû à la dessinatrice et la scénariste, peut-être une autre façon de voir les choses au féminin ? Il faut reconnaître que l'époque est documentée.
À force de m'entendre dire du bien de cette adaptation en BD, j'ai fini par acheter l'édition intégrale en petit format il y a un an.
J'en suis actuellement en plein milieu du troisième, et ma lecture n'avance plus depuis bien longtemps : à chaque fois que j'essaye de lire un chapitre, le bouquin me tombe des mains. C'est incroyable comme une oeuvre qui semblait plate dans ma jeunesse l'est toujours des années plus tard, sur un autre support. Il ne s'y passe pas grand chose, les personnages sont un peu niais, et le peu de poésie qui se dégage du tout n'est là que grâce au dessin.
Je ne peux décemment pas mettre 1/5 à cause du dessin très mignon, mais pour moi, le seul intérêt de cette BD réside dans l'esthétique de ses planches (qui ne rattrapent pas l'histoire plus qu'anecdotique).
Il est beau de se prendre pour Homère, encore faut-il souffrir la comparaison...
C’est en effet attiré par ce titre aux échos odysséens (Ulysse, roi d’Ithaque) que j’ai jeté mon dévolu sur cette BD. Je ne pourrais certes dire que mal m’en a pris, ou que j’ai jeté alors mon argent par les fenêtres, car le dessin est agréable, maîtrisé, et le scénario recèle quelques perles. Néanmoins... le compte n’y est pas.
L’histoire, de fait, commence mal, par un mélange de fan-service et de comique plutôt lourd, et si je n’avais eu un album déjà acheté en main, j’aurais peut-être cessé de lire Les Naufragés d’Ythaq dès ce stade.
Après un rebondissement intéressant (en fait, le début réel de l’histoire), le scénario retombe dans le comique lourdingue (les morses zozotants), et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai cependant poursuivi la lecture d’une histoire qui, heureusement, s’améliore (la bonne trouvaille de la « consommation de livres »), et se conclut par un rebondissement très prometteur (là, on sent que l’auteur a du métier), qui m’a convaincu d’acheter le second tome, alléché par les promesses de ce cliffhanger.
Promesses qui, bien sûr, n’ont point été tenues dans le second tome. Si l’on ajoute à cela une psychologie parfois hasardeuse des personnages (qu’un benêt s’amourache d’une femme fatale, je comprends, mais qu’une femme d’action et de tête semble s’éprendre de ce même benêt, voilà qui me dépasse, surtout lorsqu’il n’y a aucun indice qui pourrait expliquer pourquoi), voilà qui me suffit à abandonner là les aventures de nos naufragés de l’espace, dont le sort m’est désormais totalement indifférent.
C’était, en tout cas, la première série d’Arleston que j’entreprenais de lire, et cela risque fort d’être la dernière, à moins d’un prêt qui m’évitera de risquer mes beaux sous dans ces aventures benêtes et globalement plates.
Bonne équipe que celle formée par Nick et Marvin. Une fine équipe aux personnages complémentaires, un « team » qui aime travailler dans la déduction et –aussi, car c’est assez nouveau- dans le traitement d’analyses scientifiques réalisées…
Une bonne série policière créée en Italie en 1988.
Bonne mais sans plus. Ben oui, ce style de tandem a déjà été utilisé maintes et maintes fois en BD qu’il ne m’a pas surpris.
Les histoires ?… dotées de leur habituelle dose d’action, de suspense, où l’humour (même un peu) est absent. Heureusement, le scénariste y va de coups de théâtre bien pensés qui rendent la lecture assez attachante.
Le dessin ?… un trait réaliste, nerveux, bien lisible quand même, centralisé plus sur les personnages que les décors.
Alors, une série « pour rien » ?… Un peu quand même. Le héros n’a pas trop de charisme. Je lui préfère nettement un gars du style « Jess Long » (mais là, Tillieux et Piroton étaient aux commandes).
Une série agréable à lire, dotée de beaucoup d’action, aux scénarios bien développés et mis en scène, mais qui ne m’a rien apporté de concret au point de vue d’une « découverte ».
Une bonne série parue dès 1954 dans le quotidien anglais « Daily Mirror ».
Une série qui ne se prend pas du tout au sérieux. Le héros est en effet un détective gaffeur. Mais ce qui fera son succès outre-Manche se sont les superbes « girls » dessinées qui l’entourent souvent.
La série est pleine d’humour, fantaisiste à souhait, créative MAIS c’est surtout le côté sexy qui va retenir l’attention. En effet, et sans vulgarité aucune, les (nombreuses) filles sont toujours dessinées en petites tenues, en nuisettes, et ce comme si de rien n’était.
Les histoires ?… le public masculin s’en fout complètement, bien qu’il rit des pitreries et situations embarrassantes dans lesquelles Roméo va se trouver embarqué, souvent bien malgré lui.
Le graphisme ?… un beau trait réaliste semi caricatural, bien lisible, expressif pour une mise en page assez standard.
Romeo Brown ?… Créée par Peter O’Donnell, elle fut d’abord dessinée par Alfred Mazure. Jim Holdaway reprendra le dessin de 1957 à 1962.
L’intégrale ici avisée reprend cette période.
In fine : une bonne série divertissante qui vaut plus par le « déshabillage coquin » des participantes que par le héros lequel, l’air de rien, s’en retrouve quand même un peu « fade ».
Série oubliée, mais a-t-elle jamais été réellement connue du public francophone ?…
A noter : les mêmes auteurs sont les créateurs de la série Modesty Blaise (voir à ce titre).
C’est suite à vos commentaires extrêmement positifs sur cet auteur que je me suis en tête de découvrir une des bds de Kalesniko.
Les premières pages sont dévorées en peu de temps, j’avoue avoir été scotché par l’absurdité de la situation d’Alex en train de se soulager très difficilement. C’est hilarant et quelque part assez osé de la part de l’auteur de nous proposer une scène de ce genre !
Le dessin est simple et l’encrage est utilisé avec intelligence. La suite de l’histoire ne sera malheureusement jamais au niveau de ce début prometteur…
La répétition des scènes notamment où Alex casse à tout va m’agaceront. Qu’Alex fasse ses crises dues à son excès d’alcool et à cause de l’incompréhension de son entourage, ça, je comprends bien mais pourquoi cette utilisation de longues séquences ? Pour preuves : 8 pages à partir de la page 220 sans compter les nombreuses séquences parséminées dans tout le livre ! Trop c’est trop ! D’autres auteurs, à mon avis, auraient utilisé ces séquences en deux-trois pages plus explicites sans avoir recours à ces longs "défoulements".
Le dessin de Kalesniko deviendra à partir de la page 19 moins encré, plus quelconque, plus relâché comme s’il fallait terminer l’ouvrage sous la contrainte d’une date limite. Personnellement, je trouve que le dessin de cet auteur est parfaitement l’exemple type qu’une colorisation apportera un plus. D’ailleurs, je ne serai pas surpris de voir les éditions Paquet annoncer une version colorisée de cet ouvrage plus tard si Kalesniko trouve un public plus conséquent et fidèle. On peut imaginer "Alex" en plusieurs tomes coloriés au vu de la partition actuelle de cette bd en chapitres, ce qui simplifierait la réalisation d’une série à partir de cet ouvrage…
Je n’ai pas non plus saisi l’intérêt d’avoir une tête animalière à Alex. Ça donne l’impression qu’il est le seul extra-terrestre au milieu d’humains qui ne sont pas surpris par son aspect. C’est, à mon avis, illogique et n’apporte rien au scénario. Une apparence humaine aurait au contraire apporté plus de réalisme, de pertinence à la débauche d’Alex.
Le désespoir de ce personnage qui se démêle pour s’enfuir à la vue de ses camarades de classe et pour en devenir à fou casser me semble complément irréel. Alex en fait tellement que la lecture devient ennuyeuse et que j’ai eu une tendance à vouloir rejeter cette bd avant la fin si les avis des autres bédéphiles n’avaient pas été aussi bons.
Personnellement, quand quelqu’un tombe dans un tel état de médiocrité alors qu’il n’est pas dans le besoin, qu’il n’a plus de famille, qu’il a un métier indépendant, qu’il habite une ville qu’il déteste et un toit à lui, je lui conseillerais de vendre sa maison, de se barrer ailleurs, d’oublier son enfance et de refaire sa vie ! Franchement, quand je vois les nombreux SDF qui traînent dans les villes et que je compare leurs situations à celle d’Alex, je me dis qu’il n’a pas vraiment de quoi se plaindre de lui !
Si le but de Kalesniko était de rendre le personnage d"Alex" antipathique et extrêmement imbécile, il a réussi son pari du moins sur moi !
Finalement, "Alex" n’est pas une histoire à proprement dit mais une mise en place d’un climat de désespoir trop fort pour qu’on y croie qui se précise au fil de l’album. Quant au trait de Kalesniko, il n’a rien d’exceptionnel, je pense qu’il maîtrise parfaitement son coup de patte mais je le trouve pas assez encré et mériterait à mon avis une colorisation. Cependant, je reconnais que sa mise en page est un modèle d’efficacité.
Alex" est donc un album dispensable et qui ne m’encourage pas à découvrir les autres bds de Kalesniko. Allez plutôt lire "Sumato" du même éditeur qui est véritablement une ode à la vie avec ses peines et aussi et surtout ses espoirs !
Cette bd est assez volumineuse et un coup d’œil rapide sur le contenu de l’album fait apparaître beaucoup de textes.
L’histoire démarre vite par un crime involontaire d’une « bimbo » dans le monde de la mafia hollywoodienne. Ce meurtre va être pris en charge par des enquêteurs policiers tenaces et deviendra peu à peu l’objet de tension entre la mafia, la police et des personnalités politiques corrompus.
Au départ, l’histoire parait simple. Hélas, au fil de la lecture, le récit deviendra vite dense et compliqué par la faute d’une narration en voix off omniprésente.
La voix off plombe à tel point ce récit qu’au bout d’une trentaine de pages, j’ai ressenti une grande lassitude à lire cette bd.
J’ai eu l’impression de lire un roman !
Dommage car j’aime le style de Hermann et l’histoire partait sur de bonnes bases. J’ai été surpris que le dessinateur ait accepté de mettre des bulles ou remarques désignant les objets alors que le graphisme d’Hermann père est suffisamment lisible pour que le lecteur puisse apercevoir rapidement les détails dans une case !
Peut-être que je relirai ce livre pour que je puisse y découvrir enfin des qualités mais le souvenir de ce texte envahissant ne m’encourage guère !
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Les Seigneurs d'Agartha
Hormis le fait rédhibitoire qu'elle ait été abandonnée, cette série n'a pas de défauts majeurs, mais ce n'est pas ma came pour autant. Le dessin est assez maîtrisé. Dans un style comics, il est relativement détaillé et dynamique. Je lui reprocherais juste ses visages qui ont tendance à se ressembler un peu tous et le fait qu'il soit plus qu'ardu de deviner l'âge des personnages : la fille, le père, la mère et la grand-mère, aux cheveux blancs près, ont l'air d'avoir le même âge, la vingtaine sportive, même si cela finit par s'expliquer plus ou moins pour la grand-mère. Pas facile de s'y retrouver d'autant plus que le récit use et abuse de flash-backs à tout va, rendant le récit d'autant plus confus. La confusion est justement le reproche principal de cette BD, enfin surtout du tome 1 et de ses premières pages. La narration est très hachée, entrecoupée de flash-backs, et si on ne s'accroche pas, ce n'est pas évident à suivre. Pour le reste, nous avons là un récit fantastique à base de démons et de combats séculaires entre entités surnaturelles et/ou une famille dotée de pouvoirs magiques. Le tout n'est pas trop mal construit mais pas vraiment captivant. D'autant plus que j'ai trouvé les personnages très peu attachants. Bref, qu'elle soit abandonnée ou pas, je n'aurais guère conseillé la lecture de cette série.
Death Note
Death note, dernier manga phénomène en date, vaut-il le coup ? Eh bien je serais tentée de dire que oui. Le principe de l'intrigue est assez amusant, le trio de personnage principal bien trouvé, et globalement l'intrigue se lit comme un bon thriller dont on a envie de connaître la suite à la fin de chaque tome. Comme de plus le dessin d'Obata est très beau (quoiqu'un peu léché), la lecture de Death note est fort plaisante. Par contre, on pourra regretter le côté bavard des personnages, certaines facilités scénaristiques et globalement le manque de sentiments alors qu'il est tout de même question de la mort à chaque page. L'intrigue aurait pu être émouvante, elle n'est que ludique. Mais bon c'est déjà pas mal ! Edit après sortie du tome 7 : Tout ça pour ça, serais-je tentée de dire ??? Au fur et à mesure que les tomes sont sortis, j'ai décroché de cette série... Bon sang ce que les dialogues sont lourds, verbeux et bavards ! Rien n'est suggéré, tout est asséné, et le dessin pourtant fort réussi d'Obata n'est là que pour faire joli et ne sert strictement à rien sur le plan narratif. Une réelle déception finalement, le postulat de départ était plaisant et aurait pu donner lieu à une intrigue réellement exaltante...
Théophile et Philibert
Une ancienne série qui débute dans l’hebdo Spirou n° 1172 du 29 Septembre 1960 pour s’y terminer dans le n° 1288 du 20 Décembre 1962. Sincèrement je l’avais oubliée (y a pas que moi, je pense !…) si je n’en avais découvert un tome édité cette année seulement. Théophile et Philibert ?.. bof.. c’est un peu n’importe quoi. Si ces aventures comiques ont pu faire rire voici près de 50 ans, ce n’est plus le cas maintenant. Humour dépassé, situations « faciles », gags un peu « benêts ». Un rien dommage, car il aurait pu y avoir matière à développements au vu de l’esprit créatif de Deliège. Désolé, je n’ai pas trouvé ce que j’aimais dans Bobo, sa principale création. Sitôt lu, sitôt rangé. Point. Final je pense.
Lune d'ombre
Je n'ai pu lire que les 2 premiers volumes, et franchement, je ne suis pas plus passionné que ça de lire la suite. Je n'accroche pas. Sans plus. Le pouvoir de l'héroïne est en effet trop commode, et les flash-backs déstructurent un peu trop le récit. Un côté assez manichéen : "moi pauvre femme". Néanmoins, le ton général n'est pas mal, peut-être dû à la dessinatrice et la scénariste, peut-être une autre façon de voir les choses au féminin ? Il faut reconnaître que l'époque est documentée.
Le Vent dans les Saules
À force de m'entendre dire du bien de cette adaptation en BD, j'ai fini par acheter l'édition intégrale en petit format il y a un an. J'en suis actuellement en plein milieu du troisième, et ma lecture n'avance plus depuis bien longtemps : à chaque fois que j'essaye de lire un chapitre, le bouquin me tombe des mains. C'est incroyable comme une oeuvre qui semblait plate dans ma jeunesse l'est toujours des années plus tard, sur un autre support. Il ne s'y passe pas grand chose, les personnages sont un peu niais, et le peu de poésie qui se dégage du tout n'est là que grâce au dessin. Je ne peux décemment pas mettre 1/5 à cause du dessin très mignon, mais pour moi, le seul intérêt de cette BD réside dans l'esthétique de ses planches (qui ne rattrapent pas l'histoire plus qu'anecdotique).
Les Naufragés d'Ythaq
Il est beau de se prendre pour Homère, encore faut-il souffrir la comparaison... C’est en effet attiré par ce titre aux échos odysséens (Ulysse, roi d’Ithaque) que j’ai jeté mon dévolu sur cette BD. Je ne pourrais certes dire que mal m’en a pris, ou que j’ai jeté alors mon argent par les fenêtres, car le dessin est agréable, maîtrisé, et le scénario recèle quelques perles. Néanmoins... le compte n’y est pas. L’histoire, de fait, commence mal, par un mélange de fan-service et de comique plutôt lourd, et si je n’avais eu un album déjà acheté en main, j’aurais peut-être cessé de lire Les Naufragés d’Ythaq dès ce stade. Après un rebondissement intéressant (en fait, le début réel de l’histoire), le scénario retombe dans le comique lourdingue (les morses zozotants), et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai cependant poursuivi la lecture d’une histoire qui, heureusement, s’améliore (la bonne trouvaille de la « consommation de livres »), et se conclut par un rebondissement très prometteur (là, on sent que l’auteur a du métier), qui m’a convaincu d’acheter le second tome, alléché par les promesses de ce cliffhanger. Promesses qui, bien sûr, n’ont point été tenues dans le second tome. Si l’on ajoute à cela une psychologie parfois hasardeuse des personnages (qu’un benêt s’amourache d’une femme fatale, je comprends, mais qu’une femme d’action et de tête semble s’éprendre de ce même benêt, voilà qui me dépasse, surtout lorsqu’il n’y a aucun indice qui pourrait expliquer pourquoi), voilà qui me suffit à abandonner là les aventures de nos naufragés de l’espace, dont le sort m’est désormais totalement indifférent. C’était, en tout cas, la première série d’Arleston que j’entreprenais de lire, et cela risque fort d’être la dernière, à moins d’un prêt qui m’évitera de risquer mes beaux sous dans ces aventures benêtes et globalement plates.
Nick Raider
Bonne équipe que celle formée par Nick et Marvin. Une fine équipe aux personnages complémentaires, un « team » qui aime travailler dans la déduction et –aussi, car c’est assez nouveau- dans le traitement d’analyses scientifiques réalisées… Une bonne série policière créée en Italie en 1988. Bonne mais sans plus. Ben oui, ce style de tandem a déjà été utilisé maintes et maintes fois en BD qu’il ne m’a pas surpris. Les histoires ?… dotées de leur habituelle dose d’action, de suspense, où l’humour (même un peu) est absent. Heureusement, le scénariste y va de coups de théâtre bien pensés qui rendent la lecture assez attachante. Le dessin ?… un trait réaliste, nerveux, bien lisible quand même, centralisé plus sur les personnages que les décors. Alors, une série « pour rien » ?… Un peu quand même. Le héros n’a pas trop de charisme. Je lui préfère nettement un gars du style « Jess Long » (mais là, Tillieux et Piroton étaient aux commandes). Une série agréable à lire, dotée de beaucoup d’action, aux scénarios bien développés et mis en scène, mais qui ne m’a rien apporté de concret au point de vue d’une « découverte ».
Romeo Brown
Une bonne série parue dès 1954 dans le quotidien anglais « Daily Mirror ». Une série qui ne se prend pas du tout au sérieux. Le héros est en effet un détective gaffeur. Mais ce qui fera son succès outre-Manche se sont les superbes « girls » dessinées qui l’entourent souvent. La série est pleine d’humour, fantaisiste à souhait, créative MAIS c’est surtout le côté sexy qui va retenir l’attention. En effet, et sans vulgarité aucune, les (nombreuses) filles sont toujours dessinées en petites tenues, en nuisettes, et ce comme si de rien n’était. Les histoires ?… le public masculin s’en fout complètement, bien qu’il rit des pitreries et situations embarrassantes dans lesquelles Roméo va se trouver embarqué, souvent bien malgré lui. Le graphisme ?… un beau trait réaliste semi caricatural, bien lisible, expressif pour une mise en page assez standard. Romeo Brown ?… Créée par Peter O’Donnell, elle fut d’abord dessinée par Alfred Mazure. Jim Holdaway reprendra le dessin de 1957 à 1962. L’intégrale ici avisée reprend cette période. In fine : une bonne série divertissante qui vaut plus par le « déshabillage coquin » des participantes que par le héros lequel, l’air de rien, s’en retrouve quand même un peu « fade ». Série oubliée, mais a-t-elle jamais été réellement connue du public francophone ?… A noter : les mêmes auteurs sont les créateurs de la série Modesty Blaise (voir à ce titre).
Alex
C’est suite à vos commentaires extrêmement positifs sur cet auteur que je me suis en tête de découvrir une des bds de Kalesniko. Les premières pages sont dévorées en peu de temps, j’avoue avoir été scotché par l’absurdité de la situation d’Alex en train de se soulager très difficilement. C’est hilarant et quelque part assez osé de la part de l’auteur de nous proposer une scène de ce genre ! Le dessin est simple et l’encrage est utilisé avec intelligence. La suite de l’histoire ne sera malheureusement jamais au niveau de ce début prometteur… La répétition des scènes notamment où Alex casse à tout va m’agaceront. Qu’Alex fasse ses crises dues à son excès d’alcool et à cause de l’incompréhension de son entourage, ça, je comprends bien mais pourquoi cette utilisation de longues séquences ? Pour preuves : 8 pages à partir de la page 220 sans compter les nombreuses séquences parséminées dans tout le livre ! Trop c’est trop ! D’autres auteurs, à mon avis, auraient utilisé ces séquences en deux-trois pages plus explicites sans avoir recours à ces longs "défoulements". Le dessin de Kalesniko deviendra à partir de la page 19 moins encré, plus quelconque, plus relâché comme s’il fallait terminer l’ouvrage sous la contrainte d’une date limite. Personnellement, je trouve que le dessin de cet auteur est parfaitement l’exemple type qu’une colorisation apportera un plus. D’ailleurs, je ne serai pas surpris de voir les éditions Paquet annoncer une version colorisée de cet ouvrage plus tard si Kalesniko trouve un public plus conséquent et fidèle. On peut imaginer "Alex" en plusieurs tomes coloriés au vu de la partition actuelle de cette bd en chapitres, ce qui simplifierait la réalisation d’une série à partir de cet ouvrage… Je n’ai pas non plus saisi l’intérêt d’avoir une tête animalière à Alex. Ça donne l’impression qu’il est le seul extra-terrestre au milieu d’humains qui ne sont pas surpris par son aspect. C’est, à mon avis, illogique et n’apporte rien au scénario. Une apparence humaine aurait au contraire apporté plus de réalisme, de pertinence à la débauche d’Alex. Le désespoir de ce personnage qui se démêle pour s’enfuir à la vue de ses camarades de classe et pour en devenir à fou casser me semble complément irréel. Alex en fait tellement que la lecture devient ennuyeuse et que j’ai eu une tendance à vouloir rejeter cette bd avant la fin si les avis des autres bédéphiles n’avaient pas été aussi bons. Personnellement, quand quelqu’un tombe dans un tel état de médiocrité alors qu’il n’est pas dans le besoin, qu’il n’a plus de famille, qu’il a un métier indépendant, qu’il habite une ville qu’il déteste et un toit à lui, je lui conseillerais de vendre sa maison, de se barrer ailleurs, d’oublier son enfance et de refaire sa vie ! Franchement, quand je vois les nombreux SDF qui traînent dans les villes et que je compare leurs situations à celle d’Alex, je me dis qu’il n’a pas vraiment de quoi se plaindre de lui ! Si le but de Kalesniko était de rendre le personnage d"Alex" antipathique et extrêmement imbécile, il a réussi son pari du moins sur moi ! Finalement, "Alex" n’est pas une histoire à proprement dit mais une mise en place d’un climat de désespoir trop fort pour qu’on y croie qui se précise au fil de l’album. Quant au trait de Kalesniko, il n’a rien d’exceptionnel, je pense qu’il maîtrise parfaitement son coup de patte mais je le trouve pas assez encré et mériterait à mon avis une colorisation. Cependant, je reconnais que sa mise en page est un modèle d’efficacité. Alex" est donc un album dispensable et qui ne m’encourage pas à découvrir les autres bds de Kalesniko. Allez plutôt lire "Sumato" du même éditeur qui est véritablement une ode à la vie avec ses peines et aussi et surtout ses espoirs !
The Girl from Ipanema
Cette bd est assez volumineuse et un coup d’œil rapide sur le contenu de l’album fait apparaître beaucoup de textes. L’histoire démarre vite par un crime involontaire d’une « bimbo » dans le monde de la mafia hollywoodienne. Ce meurtre va être pris en charge par des enquêteurs policiers tenaces et deviendra peu à peu l’objet de tension entre la mafia, la police et des personnalités politiques corrompus. Au départ, l’histoire parait simple. Hélas, au fil de la lecture, le récit deviendra vite dense et compliqué par la faute d’une narration en voix off omniprésente. La voix off plombe à tel point ce récit qu’au bout d’une trentaine de pages, j’ai ressenti une grande lassitude à lire cette bd. J’ai eu l’impression de lire un roman ! Dommage car j’aime le style de Hermann et l’histoire partait sur de bonnes bases. J’ai été surpris que le dessinateur ait accepté de mettre des bulles ou remarques désignant les objets alors que le graphisme d’Hermann père est suffisamment lisible pour que le lecteur puisse apercevoir rapidement les détails dans une case ! Peut-être que je relirai ce livre pour que je puisse y découvrir enfin des qualités mais le souvenir de ce texte envahissant ne m’encourage guère !