« Chez Francisque » est une BD mettant en scène des brèves de comptoirs.
Les auteurs se sont « amusés » à capter des conversations assez navrantes de ces hommes ou femmes qui viennent boire un p’tit coup entre potes dans un des cafés bien de chez nous.
Les histoires (en une planche) m’ont lassées assez vites. Elles tournent toujours sur les thèmes du racisme, du machisme, de l’homophobie et de l’extrème-droite. Si les premiers récits passent assez bien où je me suis surpris à sourire, la suite devient vite ennuyeuse et je n’ai jamais eu envie de rigoler à la lecture de ces commentaires. Je doute fort que cet album fera changer d’un iota les préférences politiques de lecteurs dont Lindingre et Larcenet pointent du doigt.
Je n’ai pas trop aimé les dessins dans cet album, j’ai eu l’impression de revoir toujours la même planche. Peut-être aurait-il fallu une mise en couleurs plus visible que ces simples traits d’aquarelle pour mieux différencier les histoires ?
Je n’ai pas apprécié non plus la couverture souple pour un album dont le prix avoisine tout de même les 12 euros, ça fait mesquin surtout quand on sait que les autres éditeurs font plus d’efforts pour une pagination équivalente !
Bien que je salue l’initiative des auteurs d’avoir mis en images les conversations ridicules de ces imbéciles, l’album ne m’a pas franchement convaincu. Les gags et leur mise en page me sont apparus répétitifs, pire, ces brèves de comptoirs ne m’ont pas fait rigoler. Les personnages sont tellement caricaturés que ça discrédite ces discussions qui sont pourtant bien réelles.
Sur fond de guerre yougoslave, une banale histoire d'enlèvement mille fois vu en film. Je ne sais même pas pourquoi j'ai acheté cette bd, sûrement dans le tas de mes autres achats, car pour commencer je n'aime pas ce genre de lecture.
Je préfère les récits où l'on peut encore rêver, rire et passer en vrai bon moment.
C'est un sujet sensible, surplombé d'une histoire quelconque, avec un Hermann toujours aussi talentueux au dessin.
Deux choses me plaisent bien dans cette BD : les couvertures des albums qui sont efficaces, jolies et attirantes, et l'originalité de son ton et de son graphisme qu'on pourrait considérer comme étant "pétillant" et relativement novateur.
Le dessin est un mélange moderne de style européen, manga et un peu cartoon comics. Efficace, il ne me plait cependant pas vraiment car je trouve qu'il présente certaines simplicités un peu trop manifestes : gros membres, visages stylisés, épure du détail allant vers plus de facilité que d'efficacité...
Le contraste entre ce style de dessin et les scènes souvent gores ou érotiques qu'il représente est parfois étonnant. Nous sommes loin de l'esthétique surprenante de Junko Mizuno, mais il y a quand même une touche de graphisme décalé qui n'est pas sans intérêt.
Ceci étant dit, je n'ai vraiment pas été convaincu par le récit. L'intrigue est confuse, suffisamment en tout cas pour que l'éditeur lui-même s'y perde puisque son résumé, recopié dans la fiche de cette BD, est passablement incorrect. Il y est question de guerre commerciale entre deux méga-corpos qui dirigent l'humanité, inspirées d'un Coca-Cola autoritaire face à un Pepsi-Cola qui cultive une fausse image altermondialiste. Entre les deux, c'est la guerre à tous les niveaux, sur tous les champs de bataille, et ça explose et le sang gicle à tout va. Et par dessus cela, il y a la prophétie d'une déesse matriarcale bienfaisante qui doit revenir sauver le monde en réunissant les corporations sous sa coupe, une histoire un peu à la Sky-Doll.
Voilà pour le décor mais pour le récit lui-même, on suit Ariadna, fille adoptive du dirigeant de C-Coke, qui a pour mission de tuer celui de P-Soda et qui va alterner scènes d'actions sanglantes, trahisons, scènes de sexe racoleuses et complètement gratuites et moments teintés de fantastique où... elle va faire gonfler ses seins pour devenir femme... Le ton est bizarre, à moitié entre le sérieux et le ridicule assumé.
Je n'ai pas accroché. Si on la prend au sérieux, l'histoire est nulle et mal racontée, trop confuse. Et si on cherche l'humour, eh bien je n'ai pas ri du tout (à part au moment burlesque où Ari fait gonfler ses seins pour redresser son mécha qui perdait l'équilibre). En outre, je n'ai pas aimé les séquences gore, les scènes de sexe racoleuses et tellement mal-à-propos la plupart du temps (le vieux dirigeant de C-Coke qui se branle dans son lit ?!) et j'ai encore moins apprécié les quelques passages scatos et une fois de plus complètement inutiles dans le cadre du récit.
Un peu bizarre comme BD et on peut du coup en saluer une certaine forme d'originalité, mais assez ratée dans sa narration et au contenu relativement vide et plutôt immature au final.
Editée dans la collection jeunesse de Delcourt, voici une série étrange, très décalée, dont j’ai peur qu’elle ait eu du mal à trouver son public. Les Ostings sont une famille de squelettes, plutôt placides, dont le quotidien assez morne il faut bien le dire, est parfois émaillé de curieuses rencontres.
Anne Baraou y déploie son imaginaire, fantastique mâtiné de morbide, dans des histoires qui font la part belle à l’absurde, mais aussi au pouvoir de l’imagination.
Le dessin de Sardon est assez plat, assez enfantin, il se dégage de ces “visages” de squelettes un certain malaise, que ne contrebalancent pas les couleurs, vives mais assez froides.
On adhère ou pas à cet univers coloré mais malgré tout assez morbide, et selon le cas, on lit ces albums avec plaisir, ou bien on baille d’ennui.
Je dois dire que je me range plutôt dans la seconde catégorie de lecteurs.
Niveau dessin je n'ai vraiment aimé que les cinq ou six dernières planches ou les personnages sont plus finis, plus palpables, dans le reste de la BD on a l'impression qu'ils nagent dans le brouillard, ce qui fini par fatiguer les yeux. De plus certaines planches m'on fait penser aux soldes, un grand fourre tout où l'on pioche les bulles au petit bonheur la chance. Par contre les couleurs sont assez agréables avec ses tons mordorés.
Pour le récit, une énième histoire de fantômes, où dès le début on peut prévoir la fin.
Pas bien folichon mais ça se laisse lire.
J'ai tout de même trouvé une utilité à cette BD, vu sont grand format elle me sert à tenir les autres sur les étagères, heureusement, car vu le prix…
Je suis généralement bon public pour les oeuvres ayant pour cadre l'univers de Star Wars mais j'ai trouvé que cette série avait vraiment trop de défauts.
Le plus essentiel à mes yeux vient du dessin. Brièvement feuilleté, il a l'air potable. Mais lors de la lecture et quand je l'observe en détail, je l'ai trouvé parfois vraiment mauvais. Ca m'a gêné et ça rabaisse carrément la qualité de l'ensemble. Certaines planches ont des mises en page dignes de fanzines amateurs. Les personnages sont presque toujours de face ou de profil et dès qu'ils changent d'angles de vues leurs traits de visages deviennent méconnaissables.
Un cas, notamment, m'a marqué, celui du personnage de Sadeet dans le tome 1, qui change carrément de race entre le début et la fin de l'histoire, étant une sorte d'homme-iguane au départ pour devenir un Trandoshan (comme le chasseur de primes Bossk) à la fin. J'ai comparé 2 cases où on le voit avec le même profil en début et fin d'album : il est complètement différent.
Et tout l'ensemble est comme ça, très approximatif, très amateur, avec énormément de solutions de facilités pour éviter en vain de se planter trop gravement techniquement parlant. Ce n'est clairement pas pro.
De même pour les couleurs, autant celles des avants-plans sont correctes, autant celles des décors spatiaux complètement informatisés sont hideuses.
Mais le dessin ne fait pas tout si le scénario est bon. Cependant, même si cela m'a intéressé d'en apprendre un peu plus sur la Garde Impériale et de voir ce qu'elle devient après la mort de Palpatine, l'intrigue n'est vraiment pas terrible, très superficielle et prévisible. Et à nouveau, par-ci par-là, j'ai trouvé des facilités scénaristiques assez bidons, un véritable manque de maturité.
Voilà donc une BD qui ne rend vraiment pas hommage au monde de Star Wars à mes yeux.
Cette BD ne manque pas de qualités, l'idée de base est bonne, le scénario avance bien quoique il y ait quelques ralentissements. Les histoires personnelles des personnages sont assez banales et n'apportent pas grand chose à l'aventure. Dommage.
C'est un style qui peut plaire, pour ma part, dans la même lignée, je préfère Le Cycle de Cyann.
Les personnages ne sont pas attachants, ils se ressemblent tous tellement que j'avais l'impression d'avoir affaire aux membres d'une même famille. Kim est toujours en petite culotte, à croire qu'elle ne connaît pas le short.
Quant à la fin du récit je l'ai trouvé décevante, d'un niveau bien plus bas que le reste, voir un peu simplette. Ca ne m'a pas donné envie de connaître la suite.
Après avoir lu et aimé Sept voleurs, je me suis lancé dans la découverte de "Sept pirates" en espérant prolonger le plaisir de lecture que j’ai pu retenir des Sept voleurs.
Ce one shot fait partie de la collection des « Sept » de l’éditeur Delcourt. Le récit se veut être la suite du célèbre roman de Stevenson "L’île au trésor". L’histoire se passe quinze ans après les péripéties liées à la recherche du fameux trésor.
Le lecteur retrouve donc la plupart des protagonistes de la première aventure pour de nouveau repartir prospecter un... trésor ! Il n’est pas nécessaire de lire L’île au trésor pour feuilleter cette bd puisque de nombreux rappels y font référence dans l’album, les bédéphiles ne perdront donc pas le fil de l’histoire.
La trame de "Sept pirates" reprend celle des Sept voleurs avec au départ la constitution d’une équipe puis la quête en elle-même. Le scénario m’est apparu très classique au départ mais par la suite le récit est truffé de rebondissements assez originaux qui m’ont accroché à cette lecture.
Hélas, malgré ce scénario inédit, je n’ai pas vraiment apprécié cette bd.
L’histoire est intéressante et propose un dénouement curieux mais le gros problème que j’ai eu avec cette bd, c’est que je n’y ai pas du tout retrouvé l’ambiance d’un vrai récit de pirates. Pour moi, ce genre d’histoire doit comporter des scènes de combats sanglants, des fortes gueules bien sales, une belle femme, des tempêtes tropicales, des énormes batailles navales teintées de raisonnements tactiques du capitaine, du sang qui gifle... tout ça, toute cette atmosphère d’un bon récit de pirates, je ne le retrouve pas du tout dans "Sept pirates". Pour un album de forbans, je trouve que ça manque énormément de scènes qui me font nouer la gorge !
De plus, le dessin de Tim Mc Burnie ne m’est pas apparu comme le mieux approprié pour ce genre de récit. Comme je le disais précédemment, il manque dans cette histoire des personnages laids et des décors tachés de sang ou de poussière. Les expressions des protagonistes ne m’ont pas semblé assez caricaturales. Bref, le graphisme de "Sept pirates" est, à mon avis, trop propre, trop net !
Pourtant, graphiquement, je suis prêt à parier que Tim Mc Burnie ferait un excellent auteur pour une bd classée en « roman graphique » avec son style plaisant à contempler et sa mise en couleurs aux tons pastels (et parfois trop sombres dans certains passages de "Sept pirates").
Finalement, je ne suis pas ressorti convaincu par la lecture de "Sept pirates". Malgré une trame assez intéressante, je ne me suis un peu ennuyé en lisant cet album. Il y manque, à mon avis, de passages touchants où je peux voir la sueur et le sang perler sur les visages de ces marins, de séquences où je peux vibrer avec eux. Bref, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère de poudre et d’hémoglobine que je me fais d’un récit de pirates. Une déception...
Je n'ai pas été séduit par cette histoire fantastique sur fond de maison délabrée et remplie de mystère.
Le dessin est réellement magnifique surtout dans les décors mais cela ne me suffit pas. Je constate en effet une absence totale et assez singulière de scénario. La lecture est très rapide.
J'aurais aimé avoir une construction plus dense de l'histoire d'autant que le premier tome était assez prometteur. C'est dommage!
Quand ma libraire m'a montré Miss Endicott de Fourquemin, j'ai presque sauté de joie, les bons moments passés avec Outlaw me sont immédiatement revenus et je me suis revue en train de lire une nouvelle aventure tout aussi amusante.
J'ai vite déchanté, c'était bien Fourquemin, pas de doute, mais l'histoire m'a tellement ennuyée que je n'ai pas pu finir le premier tome. J'ai mis toute mon âme à essayer d'aimer, sans succès. J'ai trouvé l'histoire très peu intéressante et je n'ai pas pu y entrer, d'ailleurs je ne me suis pas attachée à Miss Endicott, alors l'un dans l'autre ce fut une indifférence totale. L'humour "à la Outlaw" m'a aussi manqué et Dieter aussi m'a manqué. J'en attendais peut-être trop.
Ajouté à cela que j'ai trouvé tout ça un peu enfantin. Je vois qu'il y a quand même des adeptes, mais là non, cette lecture n'est pas pour moi.
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Chez Francisque
« Chez Francisque » est une BD mettant en scène des brèves de comptoirs. Les auteurs se sont « amusés » à capter des conversations assez navrantes de ces hommes ou femmes qui viennent boire un p’tit coup entre potes dans un des cafés bien de chez nous. Les histoires (en une planche) m’ont lassées assez vites. Elles tournent toujours sur les thèmes du racisme, du machisme, de l’homophobie et de l’extrème-droite. Si les premiers récits passent assez bien où je me suis surpris à sourire, la suite devient vite ennuyeuse et je n’ai jamais eu envie de rigoler à la lecture de ces commentaires. Je doute fort que cet album fera changer d’un iota les préférences politiques de lecteurs dont Lindingre et Larcenet pointent du doigt. Je n’ai pas trop aimé les dessins dans cet album, j’ai eu l’impression de revoir toujours la même planche. Peut-être aurait-il fallu une mise en couleurs plus visible que ces simples traits d’aquarelle pour mieux différencier les histoires ? Je n’ai pas apprécié non plus la couverture souple pour un album dont le prix avoisine tout de même les 12 euros, ça fait mesquin surtout quand on sait que les autres éditeurs font plus d’efforts pour une pagination équivalente ! Bien que je salue l’initiative des auteurs d’avoir mis en images les conversations ridicules de ces imbéciles, l’album ne m’a pas franchement convaincu. Les gags et leur mise en page me sont apparus répétitifs, pire, ces brèves de comptoirs ne m’ont pas fait rigoler. Les personnages sont tellement caricaturés que ça discrédite ces discussions qui sont pourtant bien réelles.
Sarajevo-Tango
Sur fond de guerre yougoslave, une banale histoire d'enlèvement mille fois vu en film. Je ne sais même pas pourquoi j'ai acheté cette bd, sûrement dans le tas de mes autres achats, car pour commencer je n'aime pas ce genre de lecture. Je préfère les récits où l'on peut encore rêver, rire et passer en vrai bon moment. C'est un sujet sensible, surplombé d'une histoire quelconque, avec un Hermann toujours aussi talentueux au dessin.
Ari - La Salvatrice de l'univers
Deux choses me plaisent bien dans cette BD : les couvertures des albums qui sont efficaces, jolies et attirantes, et l'originalité de son ton et de son graphisme qu'on pourrait considérer comme étant "pétillant" et relativement novateur. Le dessin est un mélange moderne de style européen, manga et un peu cartoon comics. Efficace, il ne me plait cependant pas vraiment car je trouve qu'il présente certaines simplicités un peu trop manifestes : gros membres, visages stylisés, épure du détail allant vers plus de facilité que d'efficacité... Le contraste entre ce style de dessin et les scènes souvent gores ou érotiques qu'il représente est parfois étonnant. Nous sommes loin de l'esthétique surprenante de Junko Mizuno, mais il y a quand même une touche de graphisme décalé qui n'est pas sans intérêt. Ceci étant dit, je n'ai vraiment pas été convaincu par le récit. L'intrigue est confuse, suffisamment en tout cas pour que l'éditeur lui-même s'y perde puisque son résumé, recopié dans la fiche de cette BD, est passablement incorrect. Il y est question de guerre commerciale entre deux méga-corpos qui dirigent l'humanité, inspirées d'un Coca-Cola autoritaire face à un Pepsi-Cola qui cultive une fausse image altermondialiste. Entre les deux, c'est la guerre à tous les niveaux, sur tous les champs de bataille, et ça explose et le sang gicle à tout va. Et par dessus cela, il y a la prophétie d'une déesse matriarcale bienfaisante qui doit revenir sauver le monde en réunissant les corporations sous sa coupe, une histoire un peu à la Sky-Doll. Voilà pour le décor mais pour le récit lui-même, on suit Ariadna, fille adoptive du dirigeant de C-Coke, qui a pour mission de tuer celui de P-Soda et qui va alterner scènes d'actions sanglantes, trahisons, scènes de sexe racoleuses et complètement gratuites et moments teintés de fantastique où... elle va faire gonfler ses seins pour devenir femme... Le ton est bizarre, à moitié entre le sérieux et le ridicule assumé. Je n'ai pas accroché. Si on la prend au sérieux, l'histoire est nulle et mal racontée, trop confuse. Et si on cherche l'humour, eh bien je n'ai pas ri du tout (à part au moment burlesque où Ari fait gonfler ses seins pour redresser son mécha qui perdait l'équilibre). En outre, je n'ai pas aimé les séquences gore, les scènes de sexe racoleuses et tellement mal-à-propos la plupart du temps (le vieux dirigeant de C-Coke qui se branle dans son lit ?!) et j'ai encore moins apprécié les quelques passages scatos et une fois de plus complètement inutiles dans le cadre du récit. Un peu bizarre comme BD et on peut du coup en saluer une certaine forme d'originalité, mais assez ratée dans sa narration et au contenu relativement vide et plutôt immature au final.
Les Ostings
Editée dans la collection jeunesse de Delcourt, voici une série étrange, très décalée, dont j’ai peur qu’elle ait eu du mal à trouver son public. Les Ostings sont une famille de squelettes, plutôt placides, dont le quotidien assez morne il faut bien le dire, est parfois émaillé de curieuses rencontres. Anne Baraou y déploie son imaginaire, fantastique mâtiné de morbide, dans des histoires qui font la part belle à l’absurde, mais aussi au pouvoir de l’imagination. Le dessin de Sardon est assez plat, assez enfantin, il se dégage de ces “visages” de squelettes un certain malaise, que ne contrebalancent pas les couleurs, vives mais assez froides. On adhère ou pas à cet univers coloré mais malgré tout assez morbide, et selon le cas, on lit ces albums avec plaisir, ou bien on baille d’ennui. Je dois dire que je me range plutôt dans la seconde catégorie de lecteurs.
Tonnerre Rampant
Niveau dessin je n'ai vraiment aimé que les cinq ou six dernières planches ou les personnages sont plus finis, plus palpables, dans le reste de la BD on a l'impression qu'ils nagent dans le brouillard, ce qui fini par fatiguer les yeux. De plus certaines planches m'on fait penser aux soldes, un grand fourre tout où l'on pioche les bulles au petit bonheur la chance. Par contre les couleurs sont assez agréables avec ses tons mordorés. Pour le récit, une énième histoire de fantômes, où dès le début on peut prévoir la fin. Pas bien folichon mais ça se laisse lire. J'ai tout de même trouvé une utilité à cette BD, vu sont grand format elle me sert à tenir les autres sur les étagères, heureusement, car vu le prix…
Star Wars - L'Empire Ecarlate
Je suis généralement bon public pour les oeuvres ayant pour cadre l'univers de Star Wars mais j'ai trouvé que cette série avait vraiment trop de défauts. Le plus essentiel à mes yeux vient du dessin. Brièvement feuilleté, il a l'air potable. Mais lors de la lecture et quand je l'observe en détail, je l'ai trouvé parfois vraiment mauvais. Ca m'a gêné et ça rabaisse carrément la qualité de l'ensemble. Certaines planches ont des mises en page dignes de fanzines amateurs. Les personnages sont presque toujours de face ou de profil et dès qu'ils changent d'angles de vues leurs traits de visages deviennent méconnaissables. Un cas, notamment, m'a marqué, celui du personnage de Sadeet dans le tome 1, qui change carrément de race entre le début et la fin de l'histoire, étant une sorte d'homme-iguane au départ pour devenir un Trandoshan (comme le chasseur de primes Bossk) à la fin. J'ai comparé 2 cases où on le voit avec le même profil en début et fin d'album : il est complètement différent. Et tout l'ensemble est comme ça, très approximatif, très amateur, avec énormément de solutions de facilités pour éviter en vain de se planter trop gravement techniquement parlant. Ce n'est clairement pas pro. De même pour les couleurs, autant celles des avants-plans sont correctes, autant celles des décors spatiaux complètement informatisés sont hideuses. Mais le dessin ne fait pas tout si le scénario est bon. Cependant, même si cela m'a intéressé d'en apprendre un peu plus sur la Garde Impériale et de voir ce qu'elle devient après la mort de Palpatine, l'intrigue n'est vraiment pas terrible, très superficielle et prévisible. Et à nouveau, par-ci par-là, j'ai trouvé des facilités scénaristiques assez bidons, un véritable manque de maturité. Voilà donc une BD qui ne rend vraiment pas hommage au monde de Star Wars à mes yeux.
Aldébaran
Cette BD ne manque pas de qualités, l'idée de base est bonne, le scénario avance bien quoique il y ait quelques ralentissements. Les histoires personnelles des personnages sont assez banales et n'apportent pas grand chose à l'aventure. Dommage. C'est un style qui peut plaire, pour ma part, dans la même lignée, je préfère Le Cycle de Cyann. Les personnages ne sont pas attachants, ils se ressemblent tous tellement que j'avais l'impression d'avoir affaire aux membres d'une même famille. Kim est toujours en petite culotte, à croire qu'elle ne connaît pas le short. Quant à la fin du récit je l'ai trouvé décevante, d'un niveau bien plus bas que le reste, voir un peu simplette. Ca ne m'a pas donné envie de connaître la suite.
Sept pirates
Après avoir lu et aimé Sept voleurs, je me suis lancé dans la découverte de "Sept pirates" en espérant prolonger le plaisir de lecture que j’ai pu retenir des Sept voleurs. Ce one shot fait partie de la collection des « Sept » de l’éditeur Delcourt. Le récit se veut être la suite du célèbre roman de Stevenson "L’île au trésor". L’histoire se passe quinze ans après les péripéties liées à la recherche du fameux trésor. Le lecteur retrouve donc la plupart des protagonistes de la première aventure pour de nouveau repartir prospecter un... trésor ! Il n’est pas nécessaire de lire L’île au trésor pour feuilleter cette bd puisque de nombreux rappels y font référence dans l’album, les bédéphiles ne perdront donc pas le fil de l’histoire. La trame de "Sept pirates" reprend celle des Sept voleurs avec au départ la constitution d’une équipe puis la quête en elle-même. Le scénario m’est apparu très classique au départ mais par la suite le récit est truffé de rebondissements assez originaux qui m’ont accroché à cette lecture. Hélas, malgré ce scénario inédit, je n’ai pas vraiment apprécié cette bd. L’histoire est intéressante et propose un dénouement curieux mais le gros problème que j’ai eu avec cette bd, c’est que je n’y ai pas du tout retrouvé l’ambiance d’un vrai récit de pirates. Pour moi, ce genre d’histoire doit comporter des scènes de combats sanglants, des fortes gueules bien sales, une belle femme, des tempêtes tropicales, des énormes batailles navales teintées de raisonnements tactiques du capitaine, du sang qui gifle... tout ça, toute cette atmosphère d’un bon récit de pirates, je ne le retrouve pas du tout dans "Sept pirates". Pour un album de forbans, je trouve que ça manque énormément de scènes qui me font nouer la gorge ! De plus, le dessin de Tim Mc Burnie ne m’est pas apparu comme le mieux approprié pour ce genre de récit. Comme je le disais précédemment, il manque dans cette histoire des personnages laids et des décors tachés de sang ou de poussière. Les expressions des protagonistes ne m’ont pas semblé assez caricaturales. Bref, le graphisme de "Sept pirates" est, à mon avis, trop propre, trop net ! Pourtant, graphiquement, je suis prêt à parier que Tim Mc Burnie ferait un excellent auteur pour une bd classée en « roman graphique » avec son style plaisant à contempler et sa mise en couleurs aux tons pastels (et parfois trop sombres dans certains passages de "Sept pirates"). Finalement, je ne suis pas ressorti convaincu par la lecture de "Sept pirates". Malgré une trame assez intéressante, je ne me suis un peu ennuyé en lisant cet album. Il y manque, à mon avis, de passages touchants où je peux voir la sueur et le sang perler sur les visages de ces marins, de séquences où je peux vibrer avec eux. Bref, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère de poudre et d’hémoglobine que je me fais d’un récit de pirates. Une déception...
Les Livres de Vie (Le Livre de Jack / Sam)
Je n'ai pas été séduit par cette histoire fantastique sur fond de maison délabrée et remplie de mystère. Le dessin est réellement magnifique surtout dans les décors mais cela ne me suffit pas. Je constate en effet une absence totale et assez singulière de scénario. La lecture est très rapide. J'aurais aimé avoir une construction plus dense de l'histoire d'autant que le premier tome était assez prometteur. C'est dommage!
Miss Endicott
Quand ma libraire m'a montré Miss Endicott de Fourquemin, j'ai presque sauté de joie, les bons moments passés avec Outlaw me sont immédiatement revenus et je me suis revue en train de lire une nouvelle aventure tout aussi amusante. J'ai vite déchanté, c'était bien Fourquemin, pas de doute, mais l'histoire m'a tellement ennuyée que je n'ai pas pu finir le premier tome. J'ai mis toute mon âme à essayer d'aimer, sans succès. J'ai trouvé l'histoire très peu intéressante et je n'ai pas pu y entrer, d'ailleurs je ne me suis pas attachée à Miss Endicott, alors l'un dans l'autre ce fut une indifférence totale. L'humour "à la Outlaw" m'a aussi manqué et Dieter aussi m'a manqué. J'en attendais peut-être trop. Ajouté à cela que j'ai trouvé tout ça un peu enfantin. Je vois qu'il y a quand même des adeptes, mais là non, cette lecture n'est pas pour moi.