L'envers des rêves nous plonge dans le Hollywood d'après-guerre, à l'âge d'or du cinéma américain. Cela se veut un combat sans complaisance pour la gloire et le pouvoir.
J'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cette histoire fort bien dessinée au demeurant. C'est plutôt confus au niveau du scénario : un comble pour une bd qui nous conte les coulisses d'un tournage de film. D'ailleurs, on ne sait jamais si on est dans une scène en train de filmer ou dans la réalité ce qui a un effet déroutant.
Les personnages se multiplient et on se perd dans le fil de l'intrigue. Je n'ai pas ressenti le côté "prêt à tout pour gagner". C'est tellement diffus. J'avoue même que la scène finale: je ne l'ai pas comprise... C'est dommage car il y avait de la potentialité.
Je n'ai pas trop aimé cet "enfer du jour" bien qu'il ne soit pas radicalement mauvais.
Tout d'abord, le dessin est froid et figé. Par ailleurs, on remarque nettement qu'il a été fait à deux époques radicalement différentes car il y a une nette amélioration par la suite. En effet, une partie date de 1983 et l'autre de 1995.
Le scénario est lent à l'image de son héros qui vient de sortir de prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Cela manque singulièrement de rythme.
La réaction des personnages est visiblement là où le bât blesse. On aurait aimé un personnage central avec plus de hargne pour accomplir sa vengeance. Par ailleurs, quand le personnage de Corinne apprend la mort de sa meilleure amie, ce n'est pas l'effusion d'émotion. En vérité, tout cela sonne faux. C'est dommage.
On va vraiment croire que je n'aime pas Cosey. Je tiens tout de suite à dire que je respecte cet auteur sincèrement.
Cependant, cette oeuvre ne m'a pas enchanté. J'ai réellement du mal à croire à cette histoire de retrouvailles entre deux soeurs qui ont été séparées par un drame familial et qui se retrouvent bien des années après, tout à fait par hasard, alors que la route du col est fermée pour cause d'enneigement.
La rencontre proprement dite sonne déjà faux avec des dialogues inimaginables.
Les couleurs sont chaudes et vives comme à son habitude. C'est caractéristique chez cet auteur.
Finalement, je crois que cette histoire a été écrite dans l'esprit de Noël. Tout peut arriver comme le passage du père Noël. Dommage, je n'y crois plus...
Un album assez décevant, où l'auteur se laisse dépasser par la générosité de son entreprise. La dénonciation de la prostitution est en effet une noble cause, et Derib s'est fait un spécialiste dans l'exploitation de sujets de société "chauds", mais il rate ici en partie son but par un excès de bons sentiments.
Bien sûr, les qualités sont là, les deux personnages principaux, Sandra et sa protectrice, sont attachantes et bien cernées, tout comme le contexte social. La narration est fluide et bien menée, en accord avec une mise en page inspirée et un dessin très maîtrisé et détaillé.
Mais à la différence de Jo, où Derib exploitait le sujet du sida, l'optimisme est de mise, et l'évocation de la prostitution manque trop d'originalité (mais la réalité est-elle originale ?) et n'est ainsi pas convaincante. Certains personnages restent trop schématiques pour apporter de la profondeur au sujet, et au final, nous n'avons pas l'impression d'une plongée en enfer, mais simplement d'avoir effleuré le thème de cette BD.
Si Derib s'était montré plus noir, et avait laissé son héroïne sombrer dans la prostitution à la différence de son aînée, l'auteur aurait présenté deux cas, l'un positif, l'autres négatif, et ainsi exploiter à fond les possibilités de son scénario.
Le ton reste trop naïf pour être convaincant, et même si le résultat est loin d'être désagréable à lire, on peut penser que l'auteur pouvait arriver à un résultat bien meilleur, notamment en créant des situations plus extrêmes. Dommage...
Je pensais suivre un truc romantique, mais c'est un récit sur une guerre qui se passe en Serbie. Heureusement que je ne l'ai pas acheté! (Vive les bibliothèques)
Bon. Ça pourrait être intéressant, mais je ne suis pas rentré une seule fois dans l'histoire. Les personnages ne sont pas du tous attachants. Je trouve qu'ils manquent de profondeurs. Je n'ai pas du tout été attristé par leurs malheurs. Finalement, c'est juste des bouts de vie mis ensemble avec comme lien que les personnages.
Quant à l'amour entre les deux personnages, à part une ou deux scènes ou il ne se passe pas grand chose, il n'y a rien. C'est à peine effleuré.
Grosse déception de se coté là de la part de Delcourt.
Une série qui commençait mal. Un graphisme que je trouve hideux avec un trait imprécis du fait son encrage à largeur variable, de ces effets photoshop simplistes, de sa palette de couleurs réduite de ses "facilités" comme les "personnages lointains" résumés à de simples points de couleur ou encore à ces pleines pages de magnifique décors... En photo à peine retouchée!!
La série débute mal narrativement aussi avec des longueurs interminables sur les états d'âmes et le passé ennuyeux de notre héros tueur qui tente de justifier ses actes en trouvant que c'est "un métier comme un autre", "qu'il n'est pas responsable", "que si c'est pas lui c'est un autre, autant le faire et prendre le fric"... Limite gerbifiant au bout d'un moment... Le tout en voix off presque tout le temps ce qui rajoute à l'aspect soporifique de la chose...
Heureusement ça s'améliore au niveau du scénario et lorsque l'action se décide enfin à pointer le bout de son nez on commence à trouver la BD sympa et même à trouver quelque humanité au tueur... Un premier cycle qui se termine sur un 3/5 mérité.
Puis advint l'innommable. Une suite, que dis-je, une verrue, le second cycle, le 6ième tome. Chiant. Soporifique à nouveau. Sans intérêt et faisant allègrement ressurgir les moments les plus désagréables de la lecture du premier cycle. D'où une note en baisse et une absence de conseil d'achat.
Cette BD a une qualité, son graphisme. C'est un trait assez désuet, imprégné de l'esthétisme des années 80, mais il n'est pas mauvais du tout. Personnages réalistes aux anatomies trop parfaites, tenues SF ou Fantasy assez ridicules, superbes femmes sculpturales : c'est beau mais ça fait assez vieillot. D'autant plus que le récit dans lequel il s'insère est très... démodé.
Et c'est bien là le gros défaut de cette BD, son scénario est complètement suranné. Enchâssés entre un prologue et un épilogue présentant les choses comme des contes antiques racontés à un vieux roi, nous avons droit à deux histoires courtes mettant en scène la beeelle Rheisa Behll (comme son nom l'indique).
Le premier commence par un simple "il y a un million d'années" et nous place dans l'espace, dans un vaisseau qui va s'écraser sur une planète déserte et dont l'équipage va libérer leur prisonnière, la belle Rheisa Behll. Bien décidés à la violer une petite minute après l'avoir découverte, ils seront mis à mal par les sanglantes passes d'arme de la belle mais cruelle Rheisa Behll pas décidée à se laisser faire de son côté. Elle tue tout le monde, fait son petit monologue pour rappeler qu'elle est fière, libre, belle et indépendante, et voilà, c'est fini.
La seconde et dernière histoire nous amène dans un monde heroic-fantasy où la belle Rheisa Behll participe à un combat contre des esclavagistes avant de succomber au charme d'un beau guerrier aux cheveux bruns et mystérieux (les cheveux). Après une folle page d'amour, le beau se révèle en fait méchant et la belle Rheisa Behll le tue pour rappeler qu'elle est fière, libre, belle et indépendante, et voilà, c'est fini.
Mais le pire vient surtout des dialogues qui sont d'une emphase terrible. Les personnages prennent presque la pose pour délivrer en permanence des phrases alambiquées, qui paraitraient lourdes même dans un recueil de poésie gothique. C'en est tellement pénible que très vite j'ai complètement zappé les dialogues pour ne regarder que les images, ce en quoi on n'y perd pas grand chose au final.
Désuet, kitsch, ridicule mais surtout illisible, c'est bien dommage car le graphisme n'était pas inintéressant.
Tout les clichés de l'Afrique en une seule BD: c'est beaucoup ! L'auteur essaye de nous faire ressentir une certaine nostalgie via ce continent plein de richesse culturelle et naturelle. Cela peut prendre ou pas...
Cette histoire ressemble à un conte plein de bons sentiments mais au final, il n'y a pas grand chose.
J'ai trouvé également que le personnage central de cette histoire, le vieux Eugène, n'avait pas été sympathique avec celui qui lui a révélé la cachette du trésor. Un peu de reconnaissance n'aurait pas fait de mal. Ah, ces égoïstes ! Cette réflexion n'engage que moi. N'empêche que cela m'a titillé jusqu'à la fin du récit.
J'aime bien l'univers de l'aviation mais j'aime pas Buck Danny. Y a t'il un antagonisme? Je ne le pense pas car Buck Danny est l'exemple type de la BD mièvre.
Cela manque singulièrement de maturité notamment dans les dialogues. Le mode narratif est digne de l'époque Blake et Mortimer.
Je dois cependant avouer que quelques albums sortent du lot.
Poliment, je conclurai que cette série a mal vieilli. Depuis, Hugault Romain est passé par là et nous a offert les magnifiques Au-delà des nuages et Le Dernier Envol. Une nouvelle génération d'amateur d'aviation est née...
Le mélange science-fiction et héroic-fantasy ne me dérange pas. C'est quelque chose qui existe déjà avec Lanfeust Des Etoiles et plus récemment Les Naufragés d'Ythaq. L'originalité ne fait plus de surprise dans le cas présent.
Je suis par contre très ennuyé par certains détails: le fait d'introduire des descendants de nazis dans une junte militaire qui fuit l'Amérique du Sud pour une autre planète, le fait que la brute de service frappe à tout va une jeune écervelée (on ne tape pas sur les dames!), le fait que cette histoire ressemble réellement au Seigneur des Anneaux.
Finalement, le mélange est assez indigeste même si au départ, j'ai plutôt été séduit. Pourtant, je dois bien avouer que la lecture dans son ensemble reste plutôt agréable. C'est bizarre que cela fasse partie de la collection "Vent d'Ouest" car c'est un subtil mélange entre les séries à la mode chez Soleil et ceux du label B chez Delcourt.
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L'Envers des rêves
L'envers des rêves nous plonge dans le Hollywood d'après-guerre, à l'âge d'or du cinéma américain. Cela se veut un combat sans complaisance pour la gloire et le pouvoir. J'ai pas ressenti grand chose à la lecture de cette histoire fort bien dessinée au demeurant. C'est plutôt confus au niveau du scénario : un comble pour une bd qui nous conte les coulisses d'un tournage de film. D'ailleurs, on ne sait jamais si on est dans une scène en train de filmer ou dans la réalité ce qui a un effet déroutant. Les personnages se multiplient et on se perd dans le fil de l'intrigue. Je n'ai pas ressenti le côté "prêt à tout pour gagner". C'est tellement diffus. J'avoue même que la scène finale: je ne l'ai pas comprise... C'est dommage car il y avait de la potentialité.
L'Enfer du jour
Je n'ai pas trop aimé cet "enfer du jour" bien qu'il ne soit pas radicalement mauvais. Tout d'abord, le dessin est froid et figé. Par ailleurs, on remarque nettement qu'il a été fait à deux époques radicalement différentes car il y a une nette amélioration par la suite. En effet, une partie date de 1983 et l'autre de 1995. Le scénario est lent à l'image de son héros qui vient de sortir de prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Cela manque singulièrement de rythme. La réaction des personnages est visiblement là où le bât blesse. On aurait aimé un personnage central avec plus de hargne pour accomplir sa vengeance. Par ailleurs, quand le personnage de Corinne apprend la mort de sa meilleure amie, ce n'est pas l'effusion d'émotion. En vérité, tout cela sonne faux. C'est dommage.
Joyeux Noël, May !
On va vraiment croire que je n'aime pas Cosey. Je tiens tout de suite à dire que je respecte cet auteur sincèrement. Cependant, cette oeuvre ne m'a pas enchanté. J'ai réellement du mal à croire à cette histoire de retrouvailles entre deux soeurs qui ont été séparées par un drame familial et qui se retrouvent bien des années après, tout à fait par hasard, alors que la route du col est fermée pour cause d'enneigement. La rencontre proprement dite sonne déjà faux avec des dialogues inimaginables. Les couleurs sont chaudes et vives comme à son habitude. C'est caractéristique chez cet auteur. Finalement, je crois que cette histoire a été écrite dans l'esprit de Noël. Tout peut arriver comme le passage du père Noël. Dommage, je n'y crois plus...
Pour toi Sandra
Un album assez décevant, où l'auteur se laisse dépasser par la générosité de son entreprise. La dénonciation de la prostitution est en effet une noble cause, et Derib s'est fait un spécialiste dans l'exploitation de sujets de société "chauds", mais il rate ici en partie son but par un excès de bons sentiments. Bien sûr, les qualités sont là, les deux personnages principaux, Sandra et sa protectrice, sont attachantes et bien cernées, tout comme le contexte social. La narration est fluide et bien menée, en accord avec une mise en page inspirée et un dessin très maîtrisé et détaillé. Mais à la différence de Jo, où Derib exploitait le sujet du sida, l'optimisme est de mise, et l'évocation de la prostitution manque trop d'originalité (mais la réalité est-elle originale ?) et n'est ainsi pas convaincante. Certains personnages restent trop schématiques pour apporter de la profondeur au sujet, et au final, nous n'avons pas l'impression d'une plongée en enfer, mais simplement d'avoir effleuré le thème de cette BD. Si Derib s'était montré plus noir, et avait laissé son héroïne sombrer dans la prostitution à la différence de son aînée, l'auteur aurait présenté deux cas, l'un positif, l'autres négatif, et ainsi exploiter à fond les possibilités de son scénario. Le ton reste trop naïf pour être convaincant, et même si le résultat est loin d'être désagréable à lire, on peut penser que l'auteur pouvait arriver à un résultat bien meilleur, notamment en créant des situations plus extrêmes. Dommage...
Des Rivières sur les ponts
Je pensais suivre un truc romantique, mais c'est un récit sur une guerre qui se passe en Serbie. Heureusement que je ne l'ai pas acheté! (Vive les bibliothèques) Bon. Ça pourrait être intéressant, mais je ne suis pas rentré une seule fois dans l'histoire. Les personnages ne sont pas du tous attachants. Je trouve qu'ils manquent de profondeurs. Je n'ai pas du tout été attristé par leurs malheurs. Finalement, c'est juste des bouts de vie mis ensemble avec comme lien que les personnages. Quant à l'amour entre les deux personnages, à part une ou deux scènes ou il ne se passe pas grand chose, il n'y a rien. C'est à peine effleuré. Grosse déception de se coté là de la part de Delcourt.
Le Tueur
Une série qui commençait mal. Un graphisme que je trouve hideux avec un trait imprécis du fait son encrage à largeur variable, de ces effets photoshop simplistes, de sa palette de couleurs réduite de ses "facilités" comme les "personnages lointains" résumés à de simples points de couleur ou encore à ces pleines pages de magnifique décors... En photo à peine retouchée!! La série débute mal narrativement aussi avec des longueurs interminables sur les états d'âmes et le passé ennuyeux de notre héros tueur qui tente de justifier ses actes en trouvant que c'est "un métier comme un autre", "qu'il n'est pas responsable", "que si c'est pas lui c'est un autre, autant le faire et prendre le fric"... Limite gerbifiant au bout d'un moment... Le tout en voix off presque tout le temps ce qui rajoute à l'aspect soporifique de la chose... Heureusement ça s'améliore au niveau du scénario et lorsque l'action se décide enfin à pointer le bout de son nez on commence à trouver la BD sympa et même à trouver quelque humanité au tueur... Un premier cycle qui se termine sur un 3/5 mérité. Puis advint l'innommable. Une suite, que dis-je, une verrue, le second cycle, le 6ième tome. Chiant. Soporifique à nouveau. Sans intérêt et faisant allègrement ressurgir les moments les plus désagréables de la lecture du premier cycle. D'où une note en baisse et une absence de conseil d'achat.
Rheisa Behll
Cette BD a une qualité, son graphisme. C'est un trait assez désuet, imprégné de l'esthétisme des années 80, mais il n'est pas mauvais du tout. Personnages réalistes aux anatomies trop parfaites, tenues SF ou Fantasy assez ridicules, superbes femmes sculpturales : c'est beau mais ça fait assez vieillot. D'autant plus que le récit dans lequel il s'insère est très... démodé. Et c'est bien là le gros défaut de cette BD, son scénario est complètement suranné. Enchâssés entre un prologue et un épilogue présentant les choses comme des contes antiques racontés à un vieux roi, nous avons droit à deux histoires courtes mettant en scène la beeelle Rheisa Behll (comme son nom l'indique). Le premier commence par un simple "il y a un million d'années" et nous place dans l'espace, dans un vaisseau qui va s'écraser sur une planète déserte et dont l'équipage va libérer leur prisonnière, la belle Rheisa Behll. Bien décidés à la violer une petite minute après l'avoir découverte, ils seront mis à mal par les sanglantes passes d'arme de la belle mais cruelle Rheisa Behll pas décidée à se laisser faire de son côté. Elle tue tout le monde, fait son petit monologue pour rappeler qu'elle est fière, libre, belle et indépendante, et voilà, c'est fini. La seconde et dernière histoire nous amène dans un monde heroic-fantasy où la belle Rheisa Behll participe à un combat contre des esclavagistes avant de succomber au charme d'un beau guerrier aux cheveux bruns et mystérieux (les cheveux). Après une folle page d'amour, le beau se révèle en fait méchant et la belle Rheisa Behll le tue pour rappeler qu'elle est fière, libre, belle et indépendante, et voilà, c'est fini. Mais le pire vient surtout des dialogues qui sont d'une emphase terrible. Les personnages prennent presque la pose pour délivrer en permanence des phrases alambiquées, qui paraitraient lourdes même dans un recueil de poésie gothique. C'en est tellement pénible que très vite j'ai complètement zappé les dialogues pour ne regarder que les images, ce en quoi on n'y perd pas grand chose au final. Désuet, kitsch, ridicule mais surtout illisible, c'est bien dommage car le graphisme n'était pas inintéressant.
Coeur Tam-Tam
Tout les clichés de l'Afrique en une seule BD: c'est beaucoup ! L'auteur essaye de nous faire ressentir une certaine nostalgie via ce continent plein de richesse culturelle et naturelle. Cela peut prendre ou pas... Cette histoire ressemble à un conte plein de bons sentiments mais au final, il n'y a pas grand chose. J'ai trouvé également que le personnage central de cette histoire, le vieux Eugène, n'avait pas été sympathique avec celui qui lui a révélé la cachette du trésor. Un peu de reconnaissance n'aurait pas fait de mal. Ah, ces égoïstes ! Cette réflexion n'engage que moi. N'empêche que cela m'a titillé jusqu'à la fin du récit.
Buck Danny
J'aime bien l'univers de l'aviation mais j'aime pas Buck Danny. Y a t'il un antagonisme? Je ne le pense pas car Buck Danny est l'exemple type de la BD mièvre. Cela manque singulièrement de maturité notamment dans les dialogues. Le mode narratif est digne de l'époque Blake et Mortimer. Je dois cependant avouer que quelques albums sortent du lot. Poliment, je conclurai que cette série a mal vieilli. Depuis, Hugault Romain est passé par là et nous a offert les magnifiques Au-delà des nuages et Le Dernier Envol. Une nouvelle génération d'amateur d'aviation est née...
Anachron
Le mélange science-fiction et héroic-fantasy ne me dérange pas. C'est quelque chose qui existe déjà avec Lanfeust Des Etoiles et plus récemment Les Naufragés d'Ythaq. L'originalité ne fait plus de surprise dans le cas présent. Je suis par contre très ennuyé par certains détails: le fait d'introduire des descendants de nazis dans une junte militaire qui fuit l'Amérique du Sud pour une autre planète, le fait que la brute de service frappe à tout va une jeune écervelée (on ne tape pas sur les dames!), le fait que cette histoire ressemble réellement au Seigneur des Anneaux. Finalement, le mélange est assez indigeste même si au départ, j'ai plutôt été séduit. Pourtant, je dois bien avouer que la lecture dans son ensemble reste plutôt agréable. C'est bizarre que cela fasse partie de la collection "Vent d'Ouest" car c'est un subtil mélange entre les séries à la mode chez Soleil et ceux du label B chez Delcourt.