Le graphisme de Joann Sfar est pour le moins atypique et pour un néophyte, il est tout de même difficile de l’apprécier à sa juste valeur. C’est mon cas et je dois avouer que ce n’est définitivement pas mon style ; je vais en faire rager plus d’un mais malgré le côté créatif indéniable, moi je trouve ça un peu brouillon (oh pitain, je vais m’en prendre plein la gueule).
Donc déjà parti comme ça, c’est mal barré. Parce que pour une simple histoire de pirates en 2 tomes comme celle-ci, si on n’accroche pas visuellement, c’est dur d’apprécier quoi que ce soit. Si un mec n’aime pas la patte de Magnin, il n’y a aucune raison qu’il apprécie Mary la Noire ; bah pour moi là c’est pareil. Malgré toutes les autres qualités que peut renfermer cette œuvre, ça ne m’a fait ni chaud, ni froid. Seules les envolées lyriques me laisse un bon souvenir, le reste…
Mais bon vous l’aurez compris, c’est un ouvrage très spécial sur lequel les avis peuvent aisément différer.
Dans la catégorie 'j'ai une bonne idée et je la gâche' Jason et cet album sont en bonnes positions. L'histoire aurait pu être intéressante si l'auteur avait mieux exploité les paradoxes temporels. Ici, Adolf Hitler n'est qu'un élément secondaire (il n'est pas dans le 3/4 de l'album) et on aurait du nommer ce récit 'La vie d'un tueur à gage'.
Les personnages passent leur temps à parler et en particulier les deux personnages principaux qui préfèrent régler leurs problèmes de couple plutôt que chercher Hitler. C'est long et chiant. Si vous voulez une bonne histoire de voyage temporel passez votre chemin. Il y a rien ici.
Ce manga ne brille pas par son originalité. Si je l'avais lu lorsque je commençais à lire des mangas je l'aurais peut-être aimé, mais maintenant c'est non. Le dessin et le scénario sont très stéréotypés et ça m'enlève beaucoup de plaisir à la lecture.
Si au moins l'histoire était intéressante, mais non. Tous les moments qui ont un rapport avec l'intrigue principale m'ennuient et en particulier les longues scènes de combat. Les chapitres qui se concentrent plus sur l'humour sont un peu mieux, mais je n'ai pas ri souvent alors que c'est pourtant le genre d'humour débile que j'aime habituellement.
Les personnages ne sont pas intéressants ou attachants à l'exception du héros, Sosuke. Il est responsable de mes quelques éclats de rire et il a un passé de mercenaire que je trouve intéressant. Dommage que ce passé ne soit utilisé que pour les scènes d'humour. On pourrait faire de bonnes scènes sérieuses avec ça.
Un thriller de plus sans véritable saveur. Cela avait pourtant bien commencé avec une intrigue pourtant banale mais le second tome tombe réellement très bas. Il y a également des situations pas très crédibles tout au long de ce récit. Je prends juste un exemple pour illustrer mon propos : on invite souvent en Grande-Bretagne les cambrioleurs qu'on surprend à une tasse de thé : c'est so british !
L'héroïne n'a pas de personnalité intéressante qui pourrait attirer notre attention. C'est de la bd roman de gare sans être trop péjoratif. Cela se laisse lire mais bof sans plus.
C'est vraiment les mots qui me sont venus à la bouche en terminant ces deux tomes : MOUAIS BOF !!
Comme quoi les goûts et les couleurs... car d'habitude je suis d'accord avec les avis postés sur le site, mais là ça n'a pas marché.
L'ambiance parait sympa de prime abord avec trois agents black funky qui me rappelle les funky cops d'ailleurs. Un franc parlé qui pourrait faire rire mais non décidément quelque chose cloche. C'est vraiment le scénario trop plat à mon goût qui fait que je n'accroche pas, je m'ennuie tout du long et enfin la délivrance en arrivant au terme de la BD : c'est la fin. Et quelle fin... toujours le même sentiment désabusé qui fait que ma note est sévère.
Bref je n'ai pas aimé et je la déconseille à l'achat, lisez là avant pour avoir votre propre avis.
Au début, j'ai eu un peu peur car j'ai cru que le sujet de ce manga était la relation amoureuse entre une étudiante et son prof ! Finalement, c'est une relation d'amitié. Ouf. Pour ce qui est de la qualité, il faut savoir que les quatre femmes mangakas qui se cachent derrière le pseudo 'Clamp' ont fait des bons et des mauvais mangas. 'J'aime ce que j'aime' est clairement dans la seconde catégorie.
Tout d'abord, le début de l'histoire n'est pas crédible. On nous présente une étudiante, dont le père est riche, qui vit... seule ! Je ne suis pas un millionnaire japonais, mais il me semble que mettre ma fille seule dans une maison ne me paraîtra pas comme une bonne idée. Surtout qu'elle semble être habituée au kidnapping si on se fit à ce que disent ses deux amies.
En même temps, Hinata est un personnage très énervant tellement elle est naïve, alors le père voulait peut être s'en débarrasser !? On essaie de la rendre attachante, mais on ne fait qu'énerver le lecteur devant son caractère trop gentil. Pour ce qui est du mystérieux professeur, j'ai tout de suite deviné ses motivations. Il faut dire qu'il n'y avait que deux possibilités et que l'une d'elle s'est révélée être la bonne.
Si vous voulez un bon manga de Clamp, lisez plutôt Chobits. L'héroïne est naïve ET attachante. De plus, l'histoire est intéressante ce qui n'est pas du tout le cas ici.
Ouch, après la lecture de Batman - Secrets du même Sam Kieth j'étais enthousiaste à l'idée de lire ce Batman Lobo j'ai été déçu.
Une histoire peu passionnante, confuse et semblant amputée à cause d'un découpage largement trop rapide, l'ensemble est difficile à suivre. Difficile de parler d'ellipses en lisant on a parfois l'impression de sauter des pages entières. Et cette rencontre entre Batman et Lobo n'apporte rien ni à l'un ni à l'autre personnage. La présence de Jim Gordon, toujours plaisante dans un Batman, est ici plus qu'anecdotique, le commissaire est carrément transparent.
Après la sublime histoire de Batman et du Joker, qui elle explorait les personnages de manière viscérale, que nous a offerte l'auteur dans Secrets, il y a de quoi se poser des questions...
Ce Batman Lobo sent l'œuvre de commande peu inspirée, les deux héros se rencontrent, se castagnent un peu, s'allient pour lutter contre une créature qui semble sortir du film Hidden et, à la fin, chacun rentre chez soi... Super. Pour la psychologie, Bats est montré comme un rigide d'esprit qui ne s'arrête pas de répéter que tuer c'est mal et Lobo comme un castagneur de salon qui pue de la gueule et dit des gros mots... C'est fouillé quoi...
J'imagine la déception pour le lecteur qui découvrira Lobo dans cette histoire, Simon Bisley doit bien rire.
Quant aux dessins, ce n'est guère mieux. Le style de Sam Kieth que j'aime tant manque ici cruellement d'éclat. Trop d'angles, trop peu d'inspiration dans le trait, trop de vide dans les cases. Seule la représentation de quelques courbes féminines sauve une partie des planches où elles apparaissent.
Pourtant Keith est d'habitude brillant, son style grotesque, ses personnages hypertrophiés, le relief qu'il donne à ses dessins pour les rendre vivants, sont autant d'éléments qui placent à mes yeux cet artiste dans la catégorie des grands, de ces dessinateurs qui tranchent réellement avec la production de comics habituelle...
Hélas n'est pas Corben, ni Bisley qui veut.
Si ce Batman cosmique n'est pas totalement inintéressant car il offre quelques belles séquences tout de même, il reste un ratage qui ne s'adresse guère qu'aux complétistes.
JJJ
Je commence cet avis en disant que je trouve la présentation qu'a faite l'éditeur est un peu bizarre. Il dit que c'est un roman graphique alors que ça ressemble beaucoup plus à une série d'aventure. En plus, il dit aussi que c'était le manga préféré de Tezuka. Si c'est le cas, on n'a pas les mêmes goûts.
Ce n'est pas un mauvais manga. En temps normal, j'aurais mis un 3/5 car j'ai bien aimé l'histoire, mais il y a un gros défaut qui vient gâcher le plaisir de la lecture. Souvent, Tezuka ne fait pas des planches de mangas, mais des suites d'images avec le texte à côté. C'est réellement chiant à lire et j'ai même passé des passages qui étaient comme ça.
C'est dommage car l'intrigue est vraiment captivante et plaira certainement aux enfants.
Je n'ai pas du tout accroché au scénario de cette BD "planplan".
Pourtant la deuxième de couverture est bien faite et donne l'eau à la bouche. Même les premières planches sont savoureuses... et puis l'histoire s'enlise dans un message que je n'ai pas compris, dans un trip que je n'ai pas ressenti et des personnages qui n'avancent pas.
J'ai horreur de ce dessin froid. Mais la couleur et les paysages de montagnes sont vraiment bien.
L'histoire ressemble à un copié de déjà vus mais le potentiel scénaristique est présent : de nombreux mystères restent à exploiter et le manifeste politique reste à développer.
Peut-être que l'ensemble de la série tiendra vraiment la route : j'espère !
Note approximative : 2.5/5
C'est sans conviction que j'ai entamé cette lecture car, après feuilletage, je pensais bien que ça ne me plairait pas. Et effectivement, dès la première apparition de La Magdalena, je me suis dit : "houla, ça va être gratiné !".
Comment ne pas penser ça quand on voit que la sainte des saintes, la super-nonne du Vatican, est vêtue de bikini-strings, katana et autres jarretelles moulantes ? C'est du racolage pour ado immature à chaque instant, le genre bien lourdingue qui m'agaçait au possible il y a quelques temps mais qui me fait plus pouffer de ridicule désormais.
Difficile après ça de trouver un tant soit peu de sérieux à ces intrigues qui pourtant manquent cruellement d'humour.
Le dessin, pour le premier comme pour le second tome où le dessinateur est pourtant différent, est clairement inspiré de la vague Michael Turner de la fin des années 90 (Witchblade). Personnages aux physiques de mannequins, bodybuildés ou super sexy au choix, visages lisses et indifférenciables à la coiffure près, couleurs froides et informatisées. Je n'aime pas pour deux raisons : car c'est trop froid et trop lisse et à cause du côté racoleur de tous les personnages.
A noter que j'ai remarqué que, non contente d'être ridicule dans sa tenue à l'opposée de son rôle de Sainte, la Magdalena change sans arrêt de vêtements et cela même une fois en cours de combat. Arf !
Du coup, le premier tome ne m'a pas du tout convaincu. Un scénario à la Buffy contre les Vampires traité de manière superficielle avec un message pitoyable sur la fin du genre "vous êtes tous trop méchants à détester ceux qui ne vous ressemblent pas, ce n'est pas de notre faute si nous massacrons des gens". Heureusement que Magdalena est là pour empêcher les fanatiques d'être fanatiques. Seule la fin un peu abrupte m'a surpris car je n'imaginais pas un dénouement aussi radical.
Le second tome m'a davantage intéressé. Tout d'abord, il aborde l'arrivée d'une nouvelle Magdalena, ce qui permet au lecteur de s'attacher un peu plus à ce personnage neuf contrairement à l'ancienne qui débarquait un peu trop vite dans le premier tome. Ensuite, le scénario aborde un conflit de croyances pas si inintéressant, entre la religion catholique d'un côté et les anciennes religions païennes, notamment celtiques, dont le Vatican a "remplacé" toutes les fêtes et objets sacrés depuis le Concile de Nicée.
Mais tout cela reste trop bourrin et superficiel à mon goût. Vite lu, vite oublié.
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Petrus Barbygère
Le graphisme de Joann Sfar est pour le moins atypique et pour un néophyte, il est tout de même difficile de l’apprécier à sa juste valeur. C’est mon cas et je dois avouer que ce n’est définitivement pas mon style ; je vais en faire rager plus d’un mais malgré le côté créatif indéniable, moi je trouve ça un peu brouillon (oh pitain, je vais m’en prendre plein la gueule). Donc déjà parti comme ça, c’est mal barré. Parce que pour une simple histoire de pirates en 2 tomes comme celle-ci, si on n’accroche pas visuellement, c’est dur d’apprécier quoi que ce soit. Si un mec n’aime pas la patte de Magnin, il n’y a aucune raison qu’il apprécie Mary la Noire ; bah pour moi là c’est pareil. Malgré toutes les autres qualités que peut renfermer cette œuvre, ça ne m’a fait ni chaud, ni froid. Seules les envolées lyriques me laisse un bon souvenir, le reste… Mais bon vous l’aurez compris, c’est un ouvrage très spécial sur lequel les avis peuvent aisément différer.
J'ai tué Adolf Hitler
Dans la catégorie 'j'ai une bonne idée et je la gâche' Jason et cet album sont en bonnes positions. L'histoire aurait pu être intéressante si l'auteur avait mieux exploité les paradoxes temporels. Ici, Adolf Hitler n'est qu'un élément secondaire (il n'est pas dans le 3/4 de l'album) et on aurait du nommer ce récit 'La vie d'un tueur à gage'. Les personnages passent leur temps à parler et en particulier les deux personnages principaux qui préfèrent régler leurs problèmes de couple plutôt que chercher Hitler. C'est long et chiant. Si vous voulez une bonne histoire de voyage temporel passez votre chemin. Il y a rien ici.
Full Metal Panic !
Ce manga ne brille pas par son originalité. Si je l'avais lu lorsque je commençais à lire des mangas je l'aurais peut-être aimé, mais maintenant c'est non. Le dessin et le scénario sont très stéréotypés et ça m'enlève beaucoup de plaisir à la lecture. Si au moins l'histoire était intéressante, mais non. Tous les moments qui ont un rapport avec l'intrigue principale m'ennuient et en particulier les longues scènes de combat. Les chapitres qui se concentrent plus sur l'humour sont un peu mieux, mais je n'ai pas ri souvent alors que c'est pourtant le genre d'humour débile que j'aime habituellement. Les personnages ne sont pas intéressants ou attachants à l'exception du héros, Sosuke. Il est responsable de mes quelques éclats de rire et il a un passé de mercenaire que je trouve intéressant. Dommage que ce passé ne soit utilisé que pour les scènes d'humour. On pourrait faire de bonnes scènes sérieuses avec ça.
6 Jours et Mourir
Un thriller de plus sans véritable saveur. Cela avait pourtant bien commencé avec une intrigue pourtant banale mais le second tome tombe réellement très bas. Il y a également des situations pas très crédibles tout au long de ce récit. Je prends juste un exemple pour illustrer mon propos : on invite souvent en Grande-Bretagne les cambrioleurs qu'on surprend à une tasse de thé : c'est so british ! L'héroïne n'a pas de personnalité intéressante qui pourrait attirer notre attention. C'est de la bd roman de gare sans être trop péjoratif. Cela se laisse lire mais bof sans plus.
Biotope
C'est vraiment les mots qui me sont venus à la bouche en terminant ces deux tomes : MOUAIS BOF !! Comme quoi les goûts et les couleurs... car d'habitude je suis d'accord avec les avis postés sur le site, mais là ça n'a pas marché. L'ambiance parait sympa de prime abord avec trois agents black funky qui me rappelle les funky cops d'ailleurs. Un franc parlé qui pourrait faire rire mais non décidément quelque chose cloche. C'est vraiment le scénario trop plat à mon goût qui fait que je n'accroche pas, je m'ennuie tout du long et enfin la délivrance en arrivant au terme de la BD : c'est la fin. Et quelle fin... toujours le même sentiment désabusé qui fait que ma note est sévère. Bref je n'ai pas aimé et je la déconseille à l'achat, lisez là avant pour avoir votre propre avis.
J'aime ce que j'aime
Au début, j'ai eu un peu peur car j'ai cru que le sujet de ce manga était la relation amoureuse entre une étudiante et son prof ! Finalement, c'est une relation d'amitié. Ouf. Pour ce qui est de la qualité, il faut savoir que les quatre femmes mangakas qui se cachent derrière le pseudo 'Clamp' ont fait des bons et des mauvais mangas. 'J'aime ce que j'aime' est clairement dans la seconde catégorie. Tout d'abord, le début de l'histoire n'est pas crédible. On nous présente une étudiante, dont le père est riche, qui vit... seule ! Je ne suis pas un millionnaire japonais, mais il me semble que mettre ma fille seule dans une maison ne me paraîtra pas comme une bonne idée. Surtout qu'elle semble être habituée au kidnapping si on se fit à ce que disent ses deux amies. En même temps, Hinata est un personnage très énervant tellement elle est naïve, alors le père voulait peut être s'en débarrasser !? On essaie de la rendre attachante, mais on ne fait qu'énerver le lecteur devant son caractère trop gentil. Pour ce qui est du mystérieux professeur, j'ai tout de suite deviné ses motivations. Il faut dire qu'il n'y avait que deux possibilités et que l'une d'elle s'est révélée être la bonne. Si vous voulez un bon manga de Clamp, lisez plutôt Chobits. L'héroïne est naïve ET attachante. De plus, l'histoire est intéressante ce qui n'est pas du tout le cas ici.
Batman / Lobo
Ouch, après la lecture de Batman - Secrets du même Sam Kieth j'étais enthousiaste à l'idée de lire ce Batman Lobo j'ai été déçu. Une histoire peu passionnante, confuse et semblant amputée à cause d'un découpage largement trop rapide, l'ensemble est difficile à suivre. Difficile de parler d'ellipses en lisant on a parfois l'impression de sauter des pages entières. Et cette rencontre entre Batman et Lobo n'apporte rien ni à l'un ni à l'autre personnage. La présence de Jim Gordon, toujours plaisante dans un Batman, est ici plus qu'anecdotique, le commissaire est carrément transparent. Après la sublime histoire de Batman et du Joker, qui elle explorait les personnages de manière viscérale, que nous a offerte l'auteur dans Secrets, il y a de quoi se poser des questions... Ce Batman Lobo sent l'œuvre de commande peu inspirée, les deux héros se rencontrent, se castagnent un peu, s'allient pour lutter contre une créature qui semble sortir du film Hidden et, à la fin, chacun rentre chez soi... Super. Pour la psychologie, Bats est montré comme un rigide d'esprit qui ne s'arrête pas de répéter que tuer c'est mal et Lobo comme un castagneur de salon qui pue de la gueule et dit des gros mots... C'est fouillé quoi... J'imagine la déception pour le lecteur qui découvrira Lobo dans cette histoire, Simon Bisley doit bien rire. Quant aux dessins, ce n'est guère mieux. Le style de Sam Kieth que j'aime tant manque ici cruellement d'éclat. Trop d'angles, trop peu d'inspiration dans le trait, trop de vide dans les cases. Seule la représentation de quelques courbes féminines sauve une partie des planches où elles apparaissent. Pourtant Keith est d'habitude brillant, son style grotesque, ses personnages hypertrophiés, le relief qu'il donne à ses dessins pour les rendre vivants, sont autant d'éléments qui placent à mes yeux cet artiste dans la catégorie des grands, de ces dessinateurs qui tranchent réellement avec la production de comics habituelle... Hélas n'est pas Corben, ni Bisley qui veut. Si ce Batman cosmique n'est pas totalement inintéressant car il offre quelques belles séquences tout de même, il reste un ratage qui ne s'adresse guère qu'aux complétistes. JJJ
Hato
Je commence cet avis en disant que je trouve la présentation qu'a faite l'éditeur est un peu bizarre. Il dit que c'est un roman graphique alors que ça ressemble beaucoup plus à une série d'aventure. En plus, il dit aussi que c'était le manga préféré de Tezuka. Si c'est le cas, on n'a pas les mêmes goûts. Ce n'est pas un mauvais manga. En temps normal, j'aurais mis un 3/5 car j'ai bien aimé l'histoire, mais il y a un gros défaut qui vient gâcher le plaisir de la lecture. Souvent, Tezuka ne fait pas des planches de mangas, mais des suites d'images avec le texte à côté. C'est réellement chiant à lire et j'ai même passé des passages qui étaient comme ça. C'est dommage car l'intrigue est vraiment captivante et plaira certainement aux enfants.
Bunker
Je n'ai pas du tout accroché au scénario de cette BD "planplan". Pourtant la deuxième de couverture est bien faite et donne l'eau à la bouche. Même les premières planches sont savoureuses... et puis l'histoire s'enlise dans un message que je n'ai pas compris, dans un trip que je n'ai pas ressenti et des personnages qui n'avancent pas. J'ai horreur de ce dessin froid. Mais la couleur et les paysages de montagnes sont vraiment bien. L'histoire ressemble à un copié de déjà vus mais le potentiel scénaristique est présent : de nombreux mystères restent à exploiter et le manifeste politique reste à développer. Peut-être que l'ensemble de la série tiendra vraiment la route : j'espère !
The Magdalena
Note approximative : 2.5/5 C'est sans conviction que j'ai entamé cette lecture car, après feuilletage, je pensais bien que ça ne me plairait pas. Et effectivement, dès la première apparition de La Magdalena, je me suis dit : "houla, ça va être gratiné !". Comment ne pas penser ça quand on voit que la sainte des saintes, la super-nonne du Vatican, est vêtue de bikini-strings, katana et autres jarretelles moulantes ? C'est du racolage pour ado immature à chaque instant, le genre bien lourdingue qui m'agaçait au possible il y a quelques temps mais qui me fait plus pouffer de ridicule désormais. Difficile après ça de trouver un tant soit peu de sérieux à ces intrigues qui pourtant manquent cruellement d'humour. Le dessin, pour le premier comme pour le second tome où le dessinateur est pourtant différent, est clairement inspiré de la vague Michael Turner de la fin des années 90 (Witchblade). Personnages aux physiques de mannequins, bodybuildés ou super sexy au choix, visages lisses et indifférenciables à la coiffure près, couleurs froides et informatisées. Je n'aime pas pour deux raisons : car c'est trop froid et trop lisse et à cause du côté racoleur de tous les personnages. A noter que j'ai remarqué que, non contente d'être ridicule dans sa tenue à l'opposée de son rôle de Sainte, la Magdalena change sans arrêt de vêtements et cela même une fois en cours de combat. Arf ! Du coup, le premier tome ne m'a pas du tout convaincu. Un scénario à la Buffy contre les Vampires traité de manière superficielle avec un message pitoyable sur la fin du genre "vous êtes tous trop méchants à détester ceux qui ne vous ressemblent pas, ce n'est pas de notre faute si nous massacrons des gens". Heureusement que Magdalena est là pour empêcher les fanatiques d'être fanatiques. Seule la fin un peu abrupte m'a surpris car je n'imaginais pas un dénouement aussi radical. Le second tome m'a davantage intéressé. Tout d'abord, il aborde l'arrivée d'une nouvelle Magdalena, ce qui permet au lecteur de s'attacher un peu plus à ce personnage neuf contrairement à l'ancienne qui débarquait un peu trop vite dans le premier tome. Ensuite, le scénario aborde un conflit de croyances pas si inintéressant, entre la religion catholique d'un côté et les anciennes religions païennes, notamment celtiques, dont le Vatican a "remplacé" toutes les fêtes et objets sacrés depuis le Concile de Nicée. Mais tout cela reste trop bourrin et superficiel à mon goût. Vite lu, vite oublié.