Petrus Barbygère

Note: 3.29/5
(3.29/5 pour 21 avis)

Aventure de pirates fantastique.


Pirates Sfar Terres de Légendes

Par une belle nuit, l'elficologue Petrus Barbygere voit apparaître chez lui un lutin blessé, poursuivi par une bande de forbans hurlants et bondissants. Pour le sauver Petrus devra faire appel à son vieil ami le Capitaine des Morts. A bord du vaisseau, Barbygère poursuit le pirate Scarlet. Celui-ci le tient à distance grâce aux monstres marins qu'il déchaîne. Malgré sa mémoire défaillante, Petrus lutte avec acharnement. Pour l'affrontement final, il débarque sur une île étrange.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1996
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Petrus Barbygère
Les notes (21)
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10/06/2002 | ThePatrick
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L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un diptyque assez étrange, qui démarre au milieu des elfes, lutins et autres créatures imaginaires et fantastiques – dont Pierre Dubois est un spécialiste – et qui se poursuit dans les deux derniers tiers dans un univers hybride, mais où prédomine l’ambiance pirates (tendance Pirate des Caraïbes !). Ce mélange fonctionne relativement bien. Le dessin de Sfar est ici vraiment intéressant – et la colorisation très réussie. En tout cas il se met à l’unisson de Dubois, pour donner un aspect foutraque aux personnages et à leurs péripéties, le plus souvent surjouées. Je regrette toutefois un scénario un peu en roue libre, qui manque un peu trop de liant, et qui navigue à vue. De même que les textes de Dubois s’envolent aussi souvent au gré du vent, partant dans une accumulation de références (logorrhée de termes savants, de références précieuses), parfois entrecoupées de jeux de mots vaseux et autres traits d’humour pas toujours réussis. En tout cas le texte m’a un peu lassé. Cela reste toutefois une lecture divertissante, que l’on peut emprunter à l’occasion.

21/08/2018 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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L’apparition remarquée de Scarlett devrait en contenter plus d’un. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, la vraie star, c’est Petrus l’elficologue. La trame est très classique, voire trop avec un final sans grande surprise. Pierre Dubois, spécialiste du monde de féérie, plonge son petit peuple dans les griffes du pirate Scarlett susurrant de sombres desseins à leur égard. Mais Petrus se portera à leur secours en chevauchant les flots à bord du Hollandais volant. Si le fond manque singulièrement d’originalité, la forme est soignée, parfois à outrance. Ainsi, la verbosité tient la dragée haute avec un phrasé ébouriffant dont Pierre Dubois a le secret. Mais, à la longue, cela fatigue. Côté dessin, il s’agit à mon avis du travail le plus abouti de Joann Sfar. L’identité visuelle me plait plaît beaucoup. Difficile donc de statuer sur cette série qui marque la différence sur la forme, parfois à l'excès. A lire par curiosité . . .

18/06/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
L'avatar du posteur Jetjet

Conseillé par les excellentes remarques de Miranda sur l’une des (trop ?) rares séries complètes de Joann Sfar, je me suis embarqué les yeux fermés dans les aventures alambiquées de Petrus Barbygère pensant y trouver l’enchantement du monde elficologue de Pierre Dubois et la sensibilité décalée du jeune prodige de la bande dessinée française… D’où une amère déception sur bien des niveaux… malheureusement :( De cette association devait en sortir un bijou d’orfèvre, une œuvre unique et au final c’est tout l’inverse qui en ressort, l’œuvre ne faisant que refléter les principaux défauts et griefs de ses auteurs. Pourtant Pierre Dubois est un formidable conteur : il n’a pas son pareil pour narrer les histoires folkloriques du Petit Peuple qu’il affectionne, à savoir tous ces personnages mystiques que sont les elfes, trolls et j’en passe. J’en garde un excellent souvenir dans les pages de mon hebdomadaire Spirou des années 80 où René Haussman illustrait avec talent des textes savamment oniriques et remplis de termes et mots inédits avec une certaine crédibilité et apportant un joli cachet poétique. Je me réjouissais donc à l’idée que l’un des principaux investigateurs de la superbe série Donjon, Joann Sfar, mette en scène Petrus Barbygère ou Pierre le Barbu dans un monde bariolé et imaginatif, mais hélas la sauce ne prend pas, faute d’une ambition démesurée de Pierre Dubois dans la volonté d’utiliser des répliques dans un français soutenu et pédant mais terriblement barbant au final ! Les aventures de ce bonhomme respecté et protecteur des races du petit peuple à la poursuite de Scarlet, un pirate s’étant mis en tête d’asservir les elfes, partent dans tous les sens sans réelle logique. Le dessin de Sfar suit également cette direction en nous offrant des fresques parfois superbes, parfois complètement loupées et incompréhensibles. Il n’y a qu’à voir les personnages principaux dessinés dans des proportions différentes à chaque case. On a beau être dans le domaine du rêve, certains de ces codes ont leur limite. Le charabia n’aide pas à la compréhension et fatigue plus qu’il n’amuse. Aucun des personnages n’en devient attachant et qu’il s’agisse de Petrus qui veut avoir raison sur tout ou de son équipage squelette, l'histoire va bien trop vite pour être pleinement appréciée à sa juste valeur. Il subsiste néanmoins deux points essentiels qui sauvent cette œuvre de l’oubli et justifient à eux seuls les points attribués. Il s’agit de la colorisation exemplaire de Sfar qui retouche ses esquisses par un effet de peinture à l’eau saisissant, me rappelant les teintes de l’automne et qui change toutes les deux pages. Pas vu une autre œuvre aussi joliment colorée et présentant un univers différent à chaque page tournée; Sfar s’en amuse presque sur toute la longueur du tome 2 et ces petits détails offrent un dépayssement bienvenu. Secundo, l’envie de lire des œuvres sur les pirates s’est fait ressentir. On aurait aimé voguer bien plus loin sur les eaux troubles de l’imagination mais comme chaque évènement est survolé et rapidement bouclé j’ai ressenti un bel effet de frustration… Que je vais devoir satisfaire par d’autres odyssées du 9ème art sur ce thème… Dans cette attente c’est avec un soupir de déception que j’ai refermé Petrus Barbygère en ayant le sentiment d’être passé à côté d’un fantasme promis mais pas tenu. Dommage que la lourdeur des propos de Dubois et l’inconstance des dessins de Sfar ait terni le tout. De belles qualités subsistent comme cette palette de couleurs mais l’ensemble reste trop indigeste pour m’en donner l’envie d’y retourner. Dommage… Doublement dommage…

14/06/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Il y a une chose que je n’ai vraiment pas aimée dans cet album : son lettrage. Celui-ci est tout simplement difficile à déchiffrer et il m’aura fallu à plus d’une reprise poser mon nez sur la planche pour y parvenir. C’est regrettable. D’autant plus que l’histoire imaginée par Dubois est plutôt amusante, et que le dessin de Sfar lui apporte une dimension grandguignolesque bien plaisante. L’univers des deux compères se révèle riche en personnages et en rebondissements, véritables points forts de cet album. Les hommages et références se multiplient au fil des planches sans jamais sembler y avoir été plaqués d’une manière artificielle. La narration, très présente, et aux tournures de phrases parfois alambiquées, ne m'aurait sans doute pas déplu sans ce problème de lettrage. Dubois connait son univers, et a tendance à étaler sa culture comme d'autres la confiture. Cela risque d'en déranger plus d'un, mais, connaissant le personnage, je savais à quoi m'attendre et m'accomode assez aisément de ce verbiage. Dommage, cet indéchiffrable lettrage.

17/08/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Après la lecture des 2 tomes. L'histoire, ou le melting pot de pleins de contes, est assez bordellique !!! J'ai eu du mal à rester dans la lecture. La narration est chargée de tournures lourdes et pénibles. Dubois a un côté mégalo où il ne peut s'empêcher de sortir tout son vocabulaire et se vanter indirectement sur ses connaissances comme dans la scène du bateau à la fin du premier tome avec ses comparaisons cuisine / mots. Personnellement, ce phrasé riche pour certains, chiant pour moi, m'a paru hors de propos et inutile pour l'histoire. J'ai l'impression que Dubois s'est identifié à Petrus Barbygère ou l'inverse. A trop vouloir sortir sa science et en la mélangeant, on obtient un ensemble brouillon. Sinon le conte est mis en valeur par Sfar dans le premier tome. Il nous gratifie d'un dessin soigné et merveilleusement mis en couleur. Dans le second, le trait et les couleurs se sont dégradés : je n'adhère plus réellement, c'est trop "trouble". J'ai apprécié modérément le premier tome mais complètement décroché dans le second, très déçu de ma lecture. J'attendais trop certainement mais cette série n'est pas maitrisée, le scénario et le dessin étant très inconstants. J'ai presque failli mettre un 1/5 mais je me suis ravisé en raison du T1.

07/05/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Très bonne série de Sfar même si ce n'est pas lui qui a écrit le scénario. Son dessin est très beau. Il n'a jamais aussi bien dessiné. Le scénario de Pierre Dubois est un habile mélange de légendes venant de différentes cultures. L'histoire mise sur l'aventure et des dialogues verbaux tout à fait irrésistibles. En revanche, je n'ai pas aimé la fin que je trouve vite expédié. Heureusement, c'est le seul défaut que je trouve à ce merveilleux conte.

15/02/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Petrus Barbygère est l'une des premières oeuvres de Sfar. Il n'est pas au scénario (puisque c'est Pierre Dubois le scénariste) mais on reconnait déjà tout son univers et son ambiance si particulière. Petrus Barbygère est un hymne à l'aventure, à l'imaginaire et au respect de toutes les légendes et mythologies qui forment la culture et les rêves des hommes, ainsi qu'une sorte de tradition. J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans le récit. La faute à des dialogues sciemment alambiqués, piqués d'une foule de noms propres et de mots inusités et abscons pour qui n'en connait pas le sens ou l'origine. C'est bavard et parfois assez pénible. Ceci étant dit, lors d'un long dialogue de deux ou trois pages intégré au récit, les auteurs expliquent la raison d'être de ces longs textes et de l'utilisation de ces mots anciens, disparus ou issus de la littérature ou certains arts experts. Il s'agit de sauvegarder la tradition, de refuser l'uniformisation et la simplification du langage comme des esprits. Il s'agit de rendre hommage à des mots qui ont une âme, une vie et un sens qui va au-delà de leur simple écriture. Et c'est vrai que je suis assez d'accord avec cette philosophie... Même si à forte dose, trop de mots et de noms érudits utilisés à tout bout de champ, c'est assez... pénible. Pour le reste, le scénario est un récit d'aventure, d'imagination, de poésie et de fantastique. Il s'y mêle nombre de références légendaires, mythologiques et littéraires : contes celtiques, mythologies britanniques, Tolkien, Lovecraft, Stevenson, Frankenstein, histoires de pirates et de monstres marins, et probablement d'autres sources que moi-même je ne connaissais pas ou à peine. Il s'en est fallu de peu que je tombe vraiment sous le charme de cette poésie et de cet hommage à un imaginaire qui me séduit bien souvent. Néanmoins, je trouve l'intrigue un peu trop fouillis et manquant d'accroche pour y avoir vraiment succombé. C'est plaisant et divertissant, le message est bon et j'y adhère, mais je n'en garderais qu'un souvenir diffus, je le crains.

19/01/2009 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 3/5

Elle est un peu barrée cette BD quand même... les délires scénaristiques alliés au dessin inventif de Sfar, ça donne un cocktail détonnant ! Ce que j'apprécie particulièrement, c'est l'atmosphère que les deux auteurs font régner sur la série. A la fois humoristique, critique et sérieux, ils arrivent à nous emmener dans leurs univers. On sent une osmose entre les deux, une complémentarité qui permet ainsi de passer un agréable moment. Malheureusement, il y a parfois des longueurs ou des situations qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Des détails se rajoutent sans qu’on en comprenne le sens ou qu’on en ait l’explication. Mon impression générale est positive, mais j'ai parfois l'impression qu'il manque un peu de matière à ce récit et que l'histoire n'est pas aussi originale qu'il n'y paraît. C'est plutôt son traitement graphique, l'utilisation de dialogues enlevés et un langage spécial (à la longue c'est un poil fatiguant d'ailleurs) qui fait son originalité... De là à mettre culte, il y a un grand pas que je me garderais bien de franchir...

13/06/2008 (modifier)
Par kalish
Note: 2/5

Le graphisme de Joann Sfar est pour le moins atypique et pour un néophyte, il est tout de même difficile de l’apprécier à sa juste valeur. C’est mon cas et je dois avouer que ce n’est définitivement pas mon style ; je vais en faire rager plus d’un mais malgré le côté créatif indéniable, moi je trouve ça un peu brouillon (oh pitain, je vais m’en prendre plein la gueule). Donc déjà parti comme ça, c’est mal barré. Parce que pour une simple histoire de pirates en 2 tomes comme celle-ci, si on n’accroche pas visuellement, c’est dur d’apprécier quoi que ce soit. Si un mec n’aime pas la patte de Magnin, il n’y a aucune raison qu’il apprécie Mary la Noire ; bah pour moi là c’est pareil. Malgré toutes les autres qualités que peut renfermer cette œuvre, ça ne m’a fait ni chaud, ni froid. Seules les envolées lyriques me laisse un bon souvenir, le reste… Mais bon vous l’aurez compris, c’est un ouvrage très spécial sur lequel les avis peuvent aisément différer.

09/06/2008 (modifier)
Par Tiffany
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

L'originalité du dessin et des textes nous donne une mise en page et une mise en scène uniques et épiques ! Encore une fois, Sfar se révèle un auteur à l'imagination débordante, dont le répertoire continuera à nous impressionner. Chapeau !

31/05/2008 (modifier)