Le futur décrit dans "Dreamers" est très intéressant. Cela m'a fait un peu penser à une série comme Travis ainsi que le film Blade Runner ou plutôt Strange days pour son univers. L'influence de cette bd est typiquement manga. J'ai beaucoup aimé le découpage des planches avec ce fond noir : cela fait assez classe ! Mention spéciale également pour la couverture avec cette dualité mise à l'envers entre deux personnages clés.
Pourtant, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre cette histoire qui est par moment assez confuse entre une enquête policière autour de crimes odieux et de la disparition d'un tableau biblique : le retable. Il y a beaucoup d'informations à emmagasiner et peu d'explications sont réellement données. J'ai même eu l'impression qu'on passe trop brutalement d'une scène à l'autre sans véritable lien. Bref, une faiblesse du scénariste qui s'apparente plus à un pêché de jeunesse.
Par ailleurs, la dernière scène nous laisse vraiment sur notre faim en pleine action avec un robot qui fait peur. Ce n'est pas très agréable pour le lecteur qui est tenu en haleine. Bonus non négligeable : 56 pages au lieu des 46 de rigueur dans la plupart des autres bd.
En conclusion, je dirai que "Dreamers" mérite quand même la peine d'être lu à défaut d'être acquise dans votre collection. Une série à suivre avec un certain intérêt. Il est cependant dommage que le rythme de parution soit si long d'autant que le récit avance plutôt lentement.
J'apprendrais bien plus tard que la série a été abandonnée. Cela ne m'étonne guère. Je pense qu'elle a été victime du résultat de ses ventes. Dans la production actuelle, elle ne faisait pas la différence. Or, c'est fatal de nos jours...
Note approximative : 2.5/5
Lobo, voilà un personnage de comics que je ne connais pas bien du tout. C'est donc avec curiosité que j'ai lu son aventure avec Batman, personnage que par contre j'aime beaucoup. Mais bof...
Nous sommes ici clairement davantage dans une aventure de Lobo que de Batman. Ce dernier ne joue qu'un rôle de faire-valoir. Il faut dire que le scénario convient nettement plus à Lobo : nous sommes en effet ici dans une histoire à la fois bourrin et burlesque.
Le récit n'est strictement pas crédible.
Cela commence sur les chapeaux de roues, Batman étant téléporté dès la seconde page sur un vaisseau spatial très loin de la Terre. Il tombe alors nez à nez avec Lobo et ensemble ils découvrent une "maladie" qui s'attaque aux femmes et les rend "libérées", c'est-à-dire dans l'esprit de l'auteur bien décidées à se bourrer la gueule et à buter tout le monde avec de gros flingues.
Le décor de ce vaisseau est loufoque, abritant de nombreuses formes de vies aliens bizarres et en même temps une civilisation humaine exactement comme sur terre, avec policiers en képi, écolières à couettes, prostituées et autres secrétaires avec palm pilot. Mais ce décor n'est qu'un prétexte à tout casser pour les femmes que Batman et Lobo poursuivent.
L'ambiance est à l'humour et au trash. Et cela se reflète dans le dessin qui tient parfois plutôt du cartoon que du réalisme. Style changeant, sombre, un peu brouillon, souvent laid, je n'aime pas ce graphisme même si je lui reconnais une certaine personnalité.
Et ce n'est pas le scénario qui va m'accrocher non plus. Hormis quelques petites pointes d'humour qui tiennent surtout au comportement de Lobo lui-même, les facilités scénaristiques et les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'elles en deviennent pénibles. Que ça soit cette femme mystérieuse qui a les pouvoirs de téléporter à loisir des gens et d'imposer sa voix dans l'esprit des gens mais qui disparaîtra sans qu'on sache ni qui elle est ni quel est son but, que ça soit ce vaisseau titanesque sorti de n'importe où et qu'on oublie dès le second chapitre, ou encore le fait que Batman et Lobo en partent dans une toute petite navette et se retrouvent aussitôt et par hasard sur Terre alors qu'ils étaient sensés être à 7,2 années lumière de là, tout est invraisemblable alors que le scénario joue tout de même un petit peu la carte du sérieux dans la trame de l'intrigue. Sans compter le simili discours féministe qui ressemble plus à une caricature dans son genre...
Si bien que je n'ai vraiment pas accroché au récit, et comme l'humour ne m'a fait que très rarement rire, je n'ai guère apprécié cet album.
Le graphisme très sensuel de Manara est vraiment une réussite. Dommage qu'il ai du mal parfois à utiliser une règle: les murs, cheminées, portes, etc, gagneraient à être dessinées avec des traits droits il me semble ;). De même la version colorisée de ces planches ajoute une sensualité que n'a pas, à mon gout, la version la plus courante en noir et blanc. Cette version N&B est au passage censurée d'une scène pédophile de la version originale (6 planches sont supprimées). Ce que je trouve tout à fait justifié. Bien que n'étant pas porté sur la censure, il y a tout de même des limites à " l'humour ".
En revanche l'histoire de cette œuvre, totalement sans intérêt, si ce n'est peut-être dans le premier tome, me laisse totalement de glace et l'obsession rectale de l'auteur a tôt fait de me lasser (je crois que je n'ai pas vu une pénétration vaginale sur les 250 pages de ces 4 albums)... Navrant.
Bref une BD pornographique, pseudo humoristique, sans réel intérêt.
'Tonkaradani' est une oeuvre qui plaira sûrement aux enfants. Les contes sont sympathiques et reprennent parfois des éléments qu'on retrouve habituellement dans ce genre de lecture. Le dessin est mignon et ressemble à du Disney. Bref, les petits enfants vont s'amuser. Malheureusement, ce n'est pas le cas si on est plus vieux.
La lecture devient pénible et on a de la difficulté à lire des histoires qu'on oubliera de toute façon. Personnellement, la seule histoire dont je me souviens est la première et aussi la plus longue. Ce récit était sympa et lançait un beau message sur la protection de l'environnement. Ce n'était pas très original et Tezuka fera mieux plus tard sur ce thème, mais je l'ai bien aimé. Pour les autres récits, j'ai le sentiment qu'on retrouve lorsqu'on met 2/5 : Bof !
Que dire sur ce manga ?
D'abord que c'est un thriller érotique, interdit aux moins de 15 ans. Qu'il propose une sorte de descente dans le monde des bars à hôtesses de Tokyo. Qu'il entremêle plusieurs histoires sentimentales mettant en scène quelques jeunes gens.
A partir de là, comment se développe-t-il ? Eh bien de façon un peu anarchique. Ca commence par l'histoire citée dans la fiche de la série. Une histoire d'amour bien tranquille, avec un fiancé qui garde une zone d'ombre. Et puis le doute qui s'insinue, à partir d'un fait insignifiant. C’est plutôt tiré par les cheveux. Très vite on se retrouve dans les milieux interlopes japonais, mais en mélangeant beaucoup d'éléments. A tel point qu'on ne comprend pas vraiment la nature de Bee. Est-il un souteneur ? Un parrain ? Juste un gigolo ?
Comme le sexe tient une place prépondérante dans l'histoire, l'auteur saupoudre son récit de scènes érotiques, d'un peu de fan service : il y a du téton, un peu de culotte, bref du fan service un peu poussé. Saitani sait y faire, mais son trait n'est pas vraiment original.
Bref, peut-être que cela plaira aux jeunes lecteurs de plus de 15 ans, mais pas à moi. Je passe.
Tiens, étonnant qu'aucune BD (à ma connaissance) n'ait vraiment traité de façon frontale la vie de Napoléon. Sauf si on excepte Shandy, un Anglais dans l'Empire, et Arno, bien sûr.
Et c'est donc du Japon que nous vient cette première.
L'auteur s'est d'abord attaché à reproduire la bataille d'Austerlitz, l'un des plus hauts faits de l'histoire de Napoléon. Le point fort est sans conteste le réalisme des combats, même si à mon avis c'est pas mal édulcoré. L'aspect tactique est rendu de façon simple, permettant à tout un chacun de comprendre la stratégie militaire. par contre l'action passe souvent du coq à l'âne, comme si l'éditeur avait pratiqué des coupures...
Le dessin est très particulier, à la fois réaliste et étrangement déformé. J'avais un peu l'impression, par moments, de lire Ken le survivant... Tetsuya a quand même de gros problèmes de proportions...
N'étant ni un fan de Napoléon, ni un amateur de l'art de la guerre, une grande partie de l'histoire m'est passée par-dessus la tête. Et puis, la façon dont les événements sont survolés...
Un shôjo de plus, un ! Bon, je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais j'ai un peu l'impression, jusqu'à présent, de retrouver un peu le même schéma.
Ici An va se retrouver confrontée à de nombreuses difficultés, à des aléas pas forcément agréables. Hinako Ashihara a essayé d'insuffler de l'action à son shôjo avec pas mal de péripéties, mais je trouve que ses efforts sont anéantis par un côté "eau de rose" un poil trop exacerbé.
Pas trop mon truc, tout simplement.
Bof...
L'objectif de cette série est de nous replonger dans l'ambiance du Japon médiéval, enfin plutôt de la fin de cette période, puisque l'histoire se déroule en 1863. Une époque où les shoguns étaient encore les gardiens de la loi, mais qui faisaient régner une certaine terreur.
Le monde des rônins est sans doute fascinant, mais la façon dont l'aborde l'auteur n'incite pas à s'y intéresser plus que ça. En effet l'histoire débute de façon très confuse, avec un jeune homme qu'on pense être un fugitif, qui se réfugie chez une prostituée de luxe. Et puis celui-ci s'en va rejoindre ses camarades rônins. Les remugles des vestiaires de guerriers sont sans doute plus intéressants, car la prostituée ne réapparaît plus. Et puis on nous présente des tas de personnages, sans qu'on comprenne vraiment ce qu'ils font là. On rentre de plain-pied dans les luttes de pouvoir et les enjeux entre shogûns, daimyos et rônins, et c'est un vrai bordel, parce que rien n'est expliqué. Enfin si, il y a une postface, mais presque aussi nébuleuse que le manga...
Heureusement que le graphisme est assez sympa, raffiné, presque féminin. L'auteur le revendique, en plus. A noter que les esquisses et les ébauches de fin de volume sont assez jolies, presque plus que le dessin dans le manga...
A lire si le Japon médiéval vous passionne, et que vous êtes déjà familiarisé(e) avec ses codes...
Un petit tour sur le web m'a appris qu'Eureka Seven, qui est aussi un anime très connu, est très prisé des cosplayers.
Je pense que c'est plutôt le look des personnages et l'ambiance typique des mechas qui jouent, parce que pour ma part, j'ai été bien en peine d'y trouver un réel intérêt. Certes, le trait combiné de Kataoka et Kondou est clair pour ce qui est de brosser les personnages, mais j'ai trouvé les scènes d'action plutôt confuses, graphiquement assez peu lisibles, ce qui est un comble pour un manga de ce genre.
Quant à l'histoire, c'est celle, classique, d'un garçon intrépide, pas maladroit en mécanique, qui se retrouve un peu par hasard enrôlé dans une faction rebelle, au service de son idole. Rebelle à quoi, me demanderez-vous ? Eh bien je suis bien en peine de vous le dire, ma bonne dame...
Bref, je n'ai pas vraiment accroché à ce manga, c'est dommage, parce que je trouvais la couverture assez jolie...
Je pensais que cette série se détacherait de la cohorte de mangas orientés fantasy/fantastique qui déferlent depuis plusieurs années. Mais j'ai été vite déçu... Presque sur tous les plans, d'ailleurs.
L'histoire n'a pas d'âme, il n'y a pas vraiment de choses intéressantes dans ce récit d'un garçon qui peut, sur invocation (ou peut-être à sa guise, mais il ne le sait pas encore), se retrouver dans un autre monde, qu'il ne visite habituellement qu'au cours de son sommeil... Et puis, le fait qu'il tombe instantanément amoureux de la première fille qu'il y croise, désolé, mais même si j'ai été un adolescent boutonneux, c'est une chose trop difficile à croire. A aucun moment je n'ai été surpris, passionné, accroché par ce manga.
Sur le plan du dessin, il ne se détache pas, là non plus. Là où des titres comme Edison Fantasy Science arrivent à creuser une niche, "Desert Coral" n'arrive qu'à surnager sans vraiment se faire une place. Un style semi-réaliste qui tire parfois vers le comique léger, cela ne suffit pas à sauver cette série de la médiocrité...
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Dreamers
Le futur décrit dans "Dreamers" est très intéressant. Cela m'a fait un peu penser à une série comme Travis ainsi que le film Blade Runner ou plutôt Strange days pour son univers. L'influence de cette bd est typiquement manga. J'ai beaucoup aimé le découpage des planches avec ce fond noir : cela fait assez classe ! Mention spéciale également pour la couverture avec cette dualité mise à l'envers entre deux personnages clés. Pourtant, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre cette histoire qui est par moment assez confuse entre une enquête policière autour de crimes odieux et de la disparition d'un tableau biblique : le retable. Il y a beaucoup d'informations à emmagasiner et peu d'explications sont réellement données. J'ai même eu l'impression qu'on passe trop brutalement d'une scène à l'autre sans véritable lien. Bref, une faiblesse du scénariste qui s'apparente plus à un pêché de jeunesse. Par ailleurs, la dernière scène nous laisse vraiment sur notre faim en pleine action avec un robot qui fait peur. Ce n'est pas très agréable pour le lecteur qui est tenu en haleine. Bonus non négligeable : 56 pages au lieu des 46 de rigueur dans la plupart des autres bd. En conclusion, je dirai que "Dreamers" mérite quand même la peine d'être lu à défaut d'être acquise dans votre collection. Une série à suivre avec un certain intérêt. Il est cependant dommage que le rythme de parution soit si long d'autant que le récit avance plutôt lentement. J'apprendrais bien plus tard que la série a été abandonnée. Cela ne m'étonne guère. Je pense qu'elle a été victime du résultat de ses ventes. Dans la production actuelle, elle ne faisait pas la différence. Or, c'est fatal de nos jours...
Batman / Lobo
Note approximative : 2.5/5 Lobo, voilà un personnage de comics que je ne connais pas bien du tout. C'est donc avec curiosité que j'ai lu son aventure avec Batman, personnage que par contre j'aime beaucoup. Mais bof... Nous sommes ici clairement davantage dans une aventure de Lobo que de Batman. Ce dernier ne joue qu'un rôle de faire-valoir. Il faut dire que le scénario convient nettement plus à Lobo : nous sommes en effet ici dans une histoire à la fois bourrin et burlesque. Le récit n'est strictement pas crédible. Cela commence sur les chapeaux de roues, Batman étant téléporté dès la seconde page sur un vaisseau spatial très loin de la Terre. Il tombe alors nez à nez avec Lobo et ensemble ils découvrent une "maladie" qui s'attaque aux femmes et les rend "libérées", c'est-à-dire dans l'esprit de l'auteur bien décidées à se bourrer la gueule et à buter tout le monde avec de gros flingues. Le décor de ce vaisseau est loufoque, abritant de nombreuses formes de vies aliens bizarres et en même temps une civilisation humaine exactement comme sur terre, avec policiers en képi, écolières à couettes, prostituées et autres secrétaires avec palm pilot. Mais ce décor n'est qu'un prétexte à tout casser pour les femmes que Batman et Lobo poursuivent. L'ambiance est à l'humour et au trash. Et cela se reflète dans le dessin qui tient parfois plutôt du cartoon que du réalisme. Style changeant, sombre, un peu brouillon, souvent laid, je n'aime pas ce graphisme même si je lui reconnais une certaine personnalité. Et ce n'est pas le scénario qui va m'accrocher non plus. Hormis quelques petites pointes d'humour qui tiennent surtout au comportement de Lobo lui-même, les facilités scénaristiques et les invraisemblances sont tellement nombreuses qu'elles en deviennent pénibles. Que ça soit cette femme mystérieuse qui a les pouvoirs de téléporter à loisir des gens et d'imposer sa voix dans l'esprit des gens mais qui disparaîtra sans qu'on sache ni qui elle est ni quel est son but, que ça soit ce vaisseau titanesque sorti de n'importe où et qu'on oublie dès le second chapitre, ou encore le fait que Batman et Lobo en partent dans une toute petite navette et se retrouvent aussitôt et par hasard sur Terre alors qu'ils étaient sensés être à 7,2 années lumière de là, tout est invraisemblable alors que le scénario joue tout de même un petit peu la carte du sérieux dans la trame de l'intrigue. Sans compter le simili discours féministe qui ressemble plus à une caricature dans son genre... Si bien que je n'ai vraiment pas accroché au récit, et comme l'humour ne m'a fait que très rarement rire, je n'ai guère apprécié cet album.
Le Déclic
Le graphisme très sensuel de Manara est vraiment une réussite. Dommage qu'il ai du mal parfois à utiliser une règle: les murs, cheminées, portes, etc, gagneraient à être dessinées avec des traits droits il me semble ;). De même la version colorisée de ces planches ajoute une sensualité que n'a pas, à mon gout, la version la plus courante en noir et blanc. Cette version N&B est au passage censurée d'une scène pédophile de la version originale (6 planches sont supprimées). Ce que je trouve tout à fait justifié. Bien que n'étant pas porté sur la censure, il y a tout de même des limites à " l'humour ". En revanche l'histoire de cette œuvre, totalement sans intérêt, si ce n'est peut-être dans le premier tome, me laisse totalement de glace et l'obsession rectale de l'auteur a tôt fait de me lasser (je crois que je n'ai pas vu une pénétration vaginale sur les 250 pages de ces 4 albums)... Navrant. Bref une BD pornographique, pseudo humoristique, sans réel intérêt.
Tonkaradani
'Tonkaradani' est une oeuvre qui plaira sûrement aux enfants. Les contes sont sympathiques et reprennent parfois des éléments qu'on retrouve habituellement dans ce genre de lecture. Le dessin est mignon et ressemble à du Disney. Bref, les petits enfants vont s'amuser. Malheureusement, ce n'est pas le cas si on est plus vieux. La lecture devient pénible et on a de la difficulté à lire des histoires qu'on oubliera de toute façon. Personnellement, la seule histoire dont je me souviens est la première et aussi la plus longue. Ce récit était sympa et lançait un beau message sur la protection de l'environnement. Ce n'était pas très original et Tezuka fera mieux plus tard sur ce thème, mais je l'ai bien aimé. Pour les autres récits, j'ai le sentiment qu'on retrouve lorsqu'on met 2/5 : Bof !
We need kiss
Que dire sur ce manga ? D'abord que c'est un thriller érotique, interdit aux moins de 15 ans. Qu'il propose une sorte de descente dans le monde des bars à hôtesses de Tokyo. Qu'il entremêle plusieurs histoires sentimentales mettant en scène quelques jeunes gens. A partir de là, comment se développe-t-il ? Eh bien de façon un peu anarchique. Ca commence par l'histoire citée dans la fiche de la série. Une histoire d'amour bien tranquille, avec un fiancé qui garde une zone d'ombre. Et puis le doute qui s'insinue, à partir d'un fait insignifiant. C’est plutôt tiré par les cheveux. Très vite on se retrouve dans les milieux interlopes japonais, mais en mélangeant beaucoup d'éléments. A tel point qu'on ne comprend pas vraiment la nature de Bee. Est-il un souteneur ? Un parrain ? Juste un gigolo ? Comme le sexe tient une place prépondérante dans l'histoire, l'auteur saupoudre son récit de scènes érotiques, d'un peu de fan service : il y a du téton, un peu de culotte, bref du fan service un peu poussé. Saitani sait y faire, mais son trait n'est pas vraiment original. Bref, peut-être que cela plaira aux jeunes lecteurs de plus de 15 ans, mais pas à moi. Je passe.
Napoléon
Tiens, étonnant qu'aucune BD (à ma connaissance) n'ait vraiment traité de façon frontale la vie de Napoléon. Sauf si on excepte Shandy, un Anglais dans l'Empire, et Arno, bien sûr. Et c'est donc du Japon que nous vient cette première. L'auteur s'est d'abord attaché à reproduire la bataille d'Austerlitz, l'un des plus hauts faits de l'histoire de Napoléon. Le point fort est sans conteste le réalisme des combats, même si à mon avis c'est pas mal édulcoré. L'aspect tactique est rendu de façon simple, permettant à tout un chacun de comprendre la stratégie militaire. par contre l'action passe souvent du coq à l'âne, comme si l'éditeur avait pratiqué des coupures... Le dessin est très particulier, à la fois réaliste et étrangement déformé. J'avais un peu l'impression, par moments, de lire Ken le survivant... Tetsuya a quand même de gros problèmes de proportions... N'étant ni un fan de Napoléon, ni un amateur de l'art de la guerre, une grande partie de l'histoire m'est passée par-dessus la tête. Et puis, la façon dont les événements sont survolés...
Le Sablier
Un shôjo de plus, un ! Bon, je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais j'ai un peu l'impression, jusqu'à présent, de retrouver un peu le même schéma. Ici An va se retrouver confrontée à de nombreuses difficultés, à des aléas pas forcément agréables. Hinako Ashihara a essayé d'insuffler de l'action à son shôjo avec pas mal de péripéties, mais je trouve que ses efforts sont anéantis par un côté "eau de rose" un poil trop exacerbé. Pas trop mon truc, tout simplement.
Le Loup de Hinata
Bof... L'objectif de cette série est de nous replonger dans l'ambiance du Japon médiéval, enfin plutôt de la fin de cette période, puisque l'histoire se déroule en 1863. Une époque où les shoguns étaient encore les gardiens de la loi, mais qui faisaient régner une certaine terreur. Le monde des rônins est sans doute fascinant, mais la façon dont l'aborde l'auteur n'incite pas à s'y intéresser plus que ça. En effet l'histoire débute de façon très confuse, avec un jeune homme qu'on pense être un fugitif, qui se réfugie chez une prostituée de luxe. Et puis celui-ci s'en va rejoindre ses camarades rônins. Les remugles des vestiaires de guerriers sont sans doute plus intéressants, car la prostituée ne réapparaît plus. Et puis on nous présente des tas de personnages, sans qu'on comprenne vraiment ce qu'ils font là. On rentre de plain-pied dans les luttes de pouvoir et les enjeux entre shogûns, daimyos et rônins, et c'est un vrai bordel, parce que rien n'est expliqué. Enfin si, il y a une postface, mais presque aussi nébuleuse que le manga... Heureusement que le graphisme est assez sympa, raffiné, presque féminin. L'auteur le revendique, en plus. A noter que les esquisses et les ébauches de fin de volume sont assez jolies, presque plus que le dessin dans le manga... A lire si le Japon médiéval vous passionne, et que vous êtes déjà familiarisé(e) avec ses codes...
Eureka Seven
Un petit tour sur le web m'a appris qu'Eureka Seven, qui est aussi un anime très connu, est très prisé des cosplayers. Je pense que c'est plutôt le look des personnages et l'ambiance typique des mechas qui jouent, parce que pour ma part, j'ai été bien en peine d'y trouver un réel intérêt. Certes, le trait combiné de Kataoka et Kondou est clair pour ce qui est de brosser les personnages, mais j'ai trouvé les scènes d'action plutôt confuses, graphiquement assez peu lisibles, ce qui est un comble pour un manga de ce genre. Quant à l'histoire, c'est celle, classique, d'un garçon intrépide, pas maladroit en mécanique, qui se retrouve un peu par hasard enrôlé dans une faction rebelle, au service de son idole. Rebelle à quoi, me demanderez-vous ? Eh bien je suis bien en peine de vous le dire, ma bonne dame... Bref, je n'ai pas vraiment accroché à ce manga, c'est dommage, parce que je trouvais la couverture assez jolie...
Desert Coral
Je pensais que cette série se détacherait de la cohorte de mangas orientés fantasy/fantastique qui déferlent depuis plusieurs années. Mais j'ai été vite déçu... Presque sur tous les plans, d'ailleurs. L'histoire n'a pas d'âme, il n'y a pas vraiment de choses intéressantes dans ce récit d'un garçon qui peut, sur invocation (ou peut-être à sa guise, mais il ne le sait pas encore), se retrouver dans un autre monde, qu'il ne visite habituellement qu'au cours de son sommeil... Et puis, le fait qu'il tombe instantanément amoureux de la première fille qu'il y croise, désolé, mais même si j'ai été un adolescent boutonneux, c'est une chose trop difficile à croire. A aucun moment je n'ai été surpris, passionné, accroché par ce manga. Sur le plan du dessin, il ne se détache pas, là non plus. Là où des titres comme Edison Fantasy Science arrivent à creuser une niche, "Desert Coral" n'arrive qu'à surnager sans vraiment se faire une place. Un style semi-réaliste qui tire parfois vers le comique léger, cela ne suffit pas à sauver cette série de la médiocrité...