Maslanka et Mobesoone se proposent de retranscrire en BD -je n'ai lu que le premier tome pour l'instant- les récits patoisants du poète Jules Mousseron, et de son principal héros, Cafougnette, sa femme Catherine, ainsi que tous ses amis.
L'action prend pour cadre une ville minière du nord de la France. Cafougnette est déjà un homme d'un certain âge, marié en secondes noces. Outre son métier de mineur, son occupation favorite consiste à se rendre à l'estaminet (bistrot) du coin, et à cracher sur les bourgeois. Hypocrite et râleur, Cafougnette n'en est paradoxalement pas moins attachant.
Le dessin de Mabesoone est fort éloigné de la noirceur d'Achevé d'imprimer. Généreux et lisible, le graphisme a le mérite de la clarté, quoiqu'un peu brouillon à mon goût, et ayant propension à cadrer d'un peu trop près les personnages, négligeant les grands plans d'ensemble.
L'intérêt principal de la série consiste dans l'utilisation poussée du "rouchi", variante valenciennoise du patois picard, ou "ch'timi". Plus difficiles à comprendre que dans El'z'avintures ed'Biloute, une aide est souvent indiquée en bas de page pour les dialogues. Toutefois, le déchiffrement des phrases peut nuire au plaisir de lecture.
De deux choses l'une: soit les situations créées par Mousseron sont fort mal dépeintes, soit leur potentiel comique a vraiment vieilli (plus de cent ans d'âge). Le fait est que j'ai rarement ri ou souri à ces situations de tous poils et dont ressort parfois, il est vrai, une très grande tendresse. Mon avis changera peut-être à la lecture des tomes suivants.
Pour les amateurs du patois régional du nord et les érudits de culture locale principalement.
Si j'ai bien aimé les autres titres de l'auteur et si j'ai aussi apprécié le premier tome de cette série, je conseillerai à mme Magnin de continuer à travailler avec des scénaristes reconnus, car cette aventure part en vrille dans une aventure de science-fiction à la limite de la fiction, deux tomes de moins auraient largement suffi. Je reste adhérent au dessin et couleurs, mais franchement le scénario traîne en longueur et en crédibilité.
Il y a 10 ans, à l'époque où l'on pouvait encore acheter presque tout ce qui sortait en mangas, j'ai fait l'acquisition de l'intégrale de Michael. Le premier tome était rafraîchissant, c'est un fait. Surtout dans l'univers du manga tel que les éditeurs nous le présentaient alors. Mais au final, au bout de trois tomes, et d'une petite relecture, j'ai dû m'avouer que cette suite de petits sketchs n'avait au final que peu d'attrait.
Je qualifierais la série de très simpliste, complètement barrée mais même pas drôle, avec des dessins médiocres. À moins d'être un fan de nos amis félins et de vouloir à tout prix collectionner les BD les concernant, je conseille de passer son chemin sans remords (si on arrive à le trouver, parce qu'il n'est plus édité).
Mouairf... Sans que j’aie vraiment détesté cette lecture, j'ai le sentiment d'y voir un dessin très moyen mis au service d'un petit scénario heroic-fantasy sans originalité.
Le dessin pêche au niveau de la technique. Il a les défauts du style d'un Michael Turner (Witchblade) sans en avoir les qualités esthétiques. Ce défaut majeur, ce sont les visages qui sont tous lisses et identiques, obligeant le lecteur à tenter de reconnaître les différentes guerrières par leurs simples coiffures, et encore même celles-ci se ressemblent.
A cela s'ajoutent d'autres manquements, comme l'encrage trop fin qui rend les cases peu claires, et aussi le fait que le dessinateur ne sait visiblement pas du tout dessiner l'eau et les bateaux. Les passages sur la rivière font vraiment bizarres et laids à force d'essayer des artifices informatiques pour tenter de représenter le cours d'eau.
Quant au récit, son résumé est d'une grande simplicité, digne d'un petit scénario de jeu de rôles qui ne marquera pas tellement ses joueurs. Ce ne serait pas bien grave s'il était bien raconté mais il fait preuve de nettement trop d'incohérences et de facilités scénaristiques. Prenons l'exemple des protagonistes qui doivent s'enfuir de la cité assiégée par des tunnels pleins de pièges inconnus (d'où sortent-ils ces pièges d'ailleurs ?). Pourquoi passer par cet endroit mortel alors que pendant ce temps-là, la copine du prince les rejoint plus rapidement et sans soucis par la surface ? Et ces guerrières, comment font-elles pour bondir hors de l'eau comme des dauphins pour sauter à bord d'un bateau ennemi ?
Ce sont tout plein de ces moments qui font tiquer le lecteur par leur incohérence, leur facilité ou le comportement incompréhensible ou exagéré des personnages, toujours pour faciliter la vie du scénariste. C'est décevant.
Bref, même si je n'ai pas lu cette BD sans trop de déplaisir, ce n'est qu'un petit divertissement plein de défauts à mes yeux. Nous sommes à des lieues par exemple du soin et de la qualité de l'album Sept Missionnaires pourtant paru dans la même collection.
La lecture de cette série enfantine n'est pas désagréable. On a un dessin à l'expression un peu manga tout à fait impeccable dans sa colorisation. C'est frais et aéré.
Cette série tourne autour des arts martiaux et de sa philosophie de vie très zen attitude. Les gags s'enchaînent autour de ce thème. Cependant, cela ne décolle pas vraiment. Mon plus jeune fils a tout de même bien rigolé. Je pense qu'il a trouvé Tao bien attachant.
A bien y réfléchir, je préfère ce genre de bd à ceux de la bande de Tchô dont l'humour est très au bas des pâquerettes avec un dessin pourri en prime.
A réserver aux enfants en bas âge !
Houlala, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas bien vieilli du tout, cette série. Elle n'est pourtant pas si vieille. Enfin... Les images manquent de dynamisme, les personnages sont excessivement caricaturaux. Et le scénario est incroyablement simpliste. La narration est carrément inutile et nous rappelle qu'on lit une BD qui date de l'âge de pierre. J'ai d'ailleurs fait l'exercice de lire un épisode en sautant les textes de narration et je n'ai eu aucune difficulté à comprendre.
Ceci dit, je ne donne pas 1/5 parce que ça va avec une époque, j'imagine, une époque où je n'étais pas encore né et donc, je me garderai de critiquer. Le dessin est quand même très travaillé.
Un pote m'a offert les 4 premiers tomes. Je ne connaissais pas du tout cette série.
J'ai été agréablement surpris par les dessins.
Par contre, en découvrant l'histoire, j'ai été vraiment déçu. A la fin du premier, puis du deuxième tome, je m'attendais à des révélations ou des explications sur ce monde peuplé d'humains et d'extraterrestres à la sauce début 20ème siècle. Eh ben non, c'est tout simplement des enquêtes policières assez banales dont on devine très à l'avance le dénouement.
En plus, je ne comprends toujours pas cette dualité des héros... L'idée aurait pu être exploitée, je pense, d'une bien meilleure façon, que cette histoire de miroir abracadabrante.
Note : 2
Je serai sans doute moins "bon public" que mes prédécesseurs. Pourtant, j’apprécie les bds humoristiques (les graphes de mon profil en témoignent). Mais là, je dois dire que les auteurs ne se sont pas foulés. Ils se sont mis à deux pour glaner des gags tellement connus qu’ils ne me font plus rire. C’est même énervant de lire des gags en une planche dont on connaît la chute. Seul le dessin sort son épingle du jeu. Le trait est vraiment sympathique et expressif. Dommage qu’il soit employé pour illustrer un tel vide.
Un album d’une grande paresse scénaristique qui peine à atteindre les 44 planches (preuve s’il en est que les auteurs ont déjà fait le tour du sujet).
C'est la couverture et le titre aux consonances SF qui m'ont attiré vers cet album. Le graphisme a ensuite achevé de m'intéresser.
Le dessin de Luca Rossi s'apparente un peu à celui de Mignola : même trait anguleux et mêmes aplats contrastés de noir. C'est un style que j'aime bien. Mais je dois dire que la technique n'est pas du niveau de l'auteur de Hellboy et j'ai trouvé l'ensemble moins esthétique et finalement pas si agréable à l'oeil ou à la lecture.
Mais cela ne serait pas grave si le scénario m'avait plu. Et ce n'est pas le cas.
Cette BD se scinde en trois chapitres qui sont en fait des récits totalement indépendants, réunis uniquement par leur décor SF, leur ambiance sombre et l'apparition d'une étrange station service dans les deux premières (l'ai-je loupée dans la dernière ?).
Mais...
Je n'ai quasiment rien compris à la première histoire. Sa narration est non seulement très décousue mais surtout elle mélange en permanence flash-backs, visions et hallucinations. Tant et si bien que j'ai eu beaucoup de mal à déterminer ce qui est ''vrai'' de ce qui est ''imaginaire''. Et je n'ai pas capté du tout la fin.
La seconde histoire est plus linéaire quoiqu'encore assez décousue et peu agréable à lire. Quoiqu'il en soit, son scénario ne m'a guère charmé.
Quant à la dernière histoire, elle est à nouveau décousue et peu claire au niveau de la narration. Même après lecture, j'ai eu du mal à en comprendre des passages et la motivation du personnage principal. Et la fin est glauque sans que j'en comprenne l'éventuel message.
En résumé, je n'ai pas aimé ma lecture même si je trouve le graphisme valable et l'ambiance assez originale.
Le thème de l'écologie est très dans le vent pour le moment, et il est difficile de critiquer le bon sens de certaines planches.
Ce qui m'a gêné, c'est l'aspect "alter mondialiste" de l'ensemble: une série de recommandations sur le thème "vivons ensemble en respectant notre jolie planète, que les méchants industriels polluent sans vergogne pour des profits toujours plus grands". C’est un peu réducteur, mais c'est l'impression que j'en ai retiré.
Les choses sont beaucoup plus complexes que cela et je n'aime pas tellement ses planches en forme de constat, fustigeant des attitudes ou des situations sans expliquer vraiment les tenants et les aboutissants. Ça semble un peu facile comme construction.
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Cafougnette
Maslanka et Mobesoone se proposent de retranscrire en BD -je n'ai lu que le premier tome pour l'instant- les récits patoisants du poète Jules Mousseron, et de son principal héros, Cafougnette, sa femme Catherine, ainsi que tous ses amis. L'action prend pour cadre une ville minière du nord de la France. Cafougnette est déjà un homme d'un certain âge, marié en secondes noces. Outre son métier de mineur, son occupation favorite consiste à se rendre à l'estaminet (bistrot) du coin, et à cracher sur les bourgeois. Hypocrite et râleur, Cafougnette n'en est paradoxalement pas moins attachant. Le dessin de Mabesoone est fort éloigné de la noirceur d'Achevé d'imprimer. Généreux et lisible, le graphisme a le mérite de la clarté, quoiqu'un peu brouillon à mon goût, et ayant propension à cadrer d'un peu trop près les personnages, négligeant les grands plans d'ensemble. L'intérêt principal de la série consiste dans l'utilisation poussée du "rouchi", variante valenciennoise du patois picard, ou "ch'timi". Plus difficiles à comprendre que dans El'z'avintures ed'Biloute, une aide est souvent indiquée en bas de page pour les dialogues. Toutefois, le déchiffrement des phrases peut nuire au plaisir de lecture. De deux choses l'une: soit les situations créées par Mousseron sont fort mal dépeintes, soit leur potentiel comique a vraiment vieilli (plus de cent ans d'âge). Le fait est que j'ai rarement ri ou souri à ces situations de tous poils et dont ressort parfois, il est vrai, une très grande tendresse. Mon avis changera peut-être à la lecture des tomes suivants. Pour les amateurs du patois régional du nord et les érudits de culture locale principalement.
L'héritage d'Emilie
Si j'ai bien aimé les autres titres de l'auteur et si j'ai aussi apprécié le premier tome de cette série, je conseillerai à mme Magnin de continuer à travailler avec des scénaristes reconnus, car cette aventure part en vrille dans une aventure de science-fiction à la limite de la fiction, deux tomes de moins auraient largement suffi. Je reste adhérent au dessin et couleurs, mais franchement le scénario traîne en longueur et en crédibilité.
What's Michael ? (Michael ?! - Le Chat qui danse)
Il y a 10 ans, à l'époque où l'on pouvait encore acheter presque tout ce qui sortait en mangas, j'ai fait l'acquisition de l'intégrale de Michael. Le premier tome était rafraîchissant, c'est un fait. Surtout dans l'univers du manga tel que les éditeurs nous le présentaient alors. Mais au final, au bout de trois tomes, et d'une petite relecture, j'ai dû m'avouer que cette suite de petits sketchs n'avait au final que peu d'attrait. Je qualifierais la série de très simpliste, complètement barrée mais même pas drôle, avec des dessins médiocres. À moins d'être un fan de nos amis félins et de vouloir à tout prix collectionner les BD les concernant, je conseille de passer son chemin sans remords (si on arrive à le trouver, parce qu'il n'est plus édité).
Sept guerrières
Mouairf... Sans que j’aie vraiment détesté cette lecture, j'ai le sentiment d'y voir un dessin très moyen mis au service d'un petit scénario heroic-fantasy sans originalité. Le dessin pêche au niveau de la technique. Il a les défauts du style d'un Michael Turner (Witchblade) sans en avoir les qualités esthétiques. Ce défaut majeur, ce sont les visages qui sont tous lisses et identiques, obligeant le lecteur à tenter de reconnaître les différentes guerrières par leurs simples coiffures, et encore même celles-ci se ressemblent. A cela s'ajoutent d'autres manquements, comme l'encrage trop fin qui rend les cases peu claires, et aussi le fait que le dessinateur ne sait visiblement pas du tout dessiner l'eau et les bateaux. Les passages sur la rivière font vraiment bizarres et laids à force d'essayer des artifices informatiques pour tenter de représenter le cours d'eau. Quant au récit, son résumé est d'une grande simplicité, digne d'un petit scénario de jeu de rôles qui ne marquera pas tellement ses joueurs. Ce ne serait pas bien grave s'il était bien raconté mais il fait preuve de nettement trop d'incohérences et de facilités scénaristiques. Prenons l'exemple des protagonistes qui doivent s'enfuir de la cité assiégée par des tunnels pleins de pièges inconnus (d'où sortent-ils ces pièges d'ailleurs ?). Pourquoi passer par cet endroit mortel alors que pendant ce temps-là, la copine du prince les rejoint plus rapidement et sans soucis par la surface ? Et ces guerrières, comment font-elles pour bondir hors de l'eau comme des dauphins pour sauter à bord d'un bateau ennemi ? Ce sont tout plein de ces moments qui font tiquer le lecteur par leur incohérence, leur facilité ou le comportement incompréhensible ou exagéré des personnages, toujours pour faciliter la vie du scénariste. C'est décevant. Bref, même si je n'ai pas lu cette BD sans trop de déplaisir, ce n'est qu'un petit divertissement plein de défauts à mes yeux. Nous sommes à des lieues par exemple du soin et de la qualité de l'album Sept Missionnaires pourtant paru dans la même collection.
Tao le petit samouraï
La lecture de cette série enfantine n'est pas désagréable. On a un dessin à l'expression un peu manga tout à fait impeccable dans sa colorisation. C'est frais et aéré. Cette série tourne autour des arts martiaux et de sa philosophie de vie très zen attitude. Les gags s'enchaînent autour de ce thème. Cependant, cela ne décolle pas vraiment. Mon plus jeune fils a tout de même bien rigolé. Je pense qu'il a trouvé Tao bien attachant. A bien y réfléchir, je préfère ce genre de bd à ceux de la bande de Tchô dont l'humour est très au bas des pâquerettes avec un dessin pourri en prime. A réserver aux enfants en bas âge !
Storm
Houlala, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas bien vieilli du tout, cette série. Elle n'est pourtant pas si vieille. Enfin... Les images manquent de dynamisme, les personnages sont excessivement caricaturaux. Et le scénario est incroyablement simpliste. La narration est carrément inutile et nous rappelle qu'on lit une BD qui date de l'âge de pierre. J'ai d'ailleurs fait l'exercice de lire un épisode en sautant les textes de narration et je n'ai eu aucune difficulté à comprendre. Ceci dit, je ne donne pas 1/5 parce que ça va avec une époque, j'imagine, une époque où je n'étais pas encore né et donc, je me garderai de critiquer. Le dessin est quand même très travaillé.
Les Arcanes du Midi-minuit
Un pote m'a offert les 4 premiers tomes. Je ne connaissais pas du tout cette série. J'ai été agréablement surpris par les dessins. Par contre, en découvrant l'histoire, j'ai été vraiment déçu. A la fin du premier, puis du deuxième tome, je m'attendais à des révélations ou des explications sur ce monde peuplé d'humains et d'extraterrestres à la sauce début 20ème siècle. Eh ben non, c'est tout simplement des enquêtes policières assez banales dont on devine très à l'avance le dénouement. En plus, je ne comprends toujours pas cette dualité des héros... L'idée aurait pu être exploitée, je pense, d'une bien meilleure façon, que cette histoire de miroir abracadabrante. Note : 2
Comme des bêtes
Je serai sans doute moins "bon public" que mes prédécesseurs. Pourtant, j’apprécie les bds humoristiques (les graphes de mon profil en témoignent). Mais là, je dois dire que les auteurs ne se sont pas foulés. Ils se sont mis à deux pour glaner des gags tellement connus qu’ils ne me font plus rire. C’est même énervant de lire des gags en une planche dont on connaît la chute. Seul le dessin sort son épingle du jeu. Le trait est vraiment sympathique et expressif. Dommage qu’il soit employé pour illustrer un tel vide. Un album d’une grande paresse scénaristique qui peine à atteindre les 44 planches (preuve s’il en est que les auteurs ont déjà fait le tour du sujet).
U.S.S. - Ultime Station Service
C'est la couverture et le titre aux consonances SF qui m'ont attiré vers cet album. Le graphisme a ensuite achevé de m'intéresser. Le dessin de Luca Rossi s'apparente un peu à celui de Mignola : même trait anguleux et mêmes aplats contrastés de noir. C'est un style que j'aime bien. Mais je dois dire que la technique n'est pas du niveau de l'auteur de Hellboy et j'ai trouvé l'ensemble moins esthétique et finalement pas si agréable à l'oeil ou à la lecture. Mais cela ne serait pas grave si le scénario m'avait plu. Et ce n'est pas le cas. Cette BD se scinde en trois chapitres qui sont en fait des récits totalement indépendants, réunis uniquement par leur décor SF, leur ambiance sombre et l'apparition d'une étrange station service dans les deux premières (l'ai-je loupée dans la dernière ?). Mais... Je n'ai quasiment rien compris à la première histoire. Sa narration est non seulement très décousue mais surtout elle mélange en permanence flash-backs, visions et hallucinations. Tant et si bien que j'ai eu beaucoup de mal à déterminer ce qui est ''vrai'' de ce qui est ''imaginaire''. Et je n'ai pas capté du tout la fin. La seconde histoire est plus linéaire quoiqu'encore assez décousue et peu agréable à lire. Quoiqu'il en soit, son scénario ne m'a guère charmé. Quant à la dernière histoire, elle est à nouveau décousue et peu claire au niveau de la narration. Même après lecture, j'ai eu du mal à en comprendre des passages et la motivation du personnage principal. Et la fin est glauque sans que j'en comprenne l'éventuel message. En résumé, je n'ai pas aimé ma lecture même si je trouve le graphisme valable et l'ambiance assez originale.
Ginkgo
Le thème de l'écologie est très dans le vent pour le moment, et il est difficile de critiquer le bon sens de certaines planches. Ce qui m'a gêné, c'est l'aspect "alter mondialiste" de l'ensemble: une série de recommandations sur le thème "vivons ensemble en respectant notre jolie planète, que les méchants industriels polluent sans vergogne pour des profits toujours plus grands". C’est un peu réducteur, mais c'est l'impression que j'en ai retiré. Les choses sont beaucoup plus complexes que cela et je n'aime pas tellement ses planches en forme de constat, fustigeant des attitudes ou des situations sans expliquer vraiment les tenants et les aboutissants. Ça semble un peu facile comme construction.