J'ai un sentiment très mitigé sur cette lecture. Ma déception est surtout liée à un scénario très décousu qui s'est totalement perdu en chemin. Il est question d'anges dans le titre mais il n'en est rien. C'est comme une abstraction imaginée par un savant fou pour révolutionner l'humanité. Dans le dernier tome, on se serait cru dans le film The Island. Le final est d'ailleurs très décevant.
Le dessinateur Bignon est malheureusement décédé alors qu'il lui restait encore huit planches à finir dans le troisième et dernier tome. C'est un collectif d'auteurs parmi ses amis qui a voulu terminer son oeuvre. Bref, une louable intention mais qui se révèle désastreuse sur le plan du graphisme de ce dernier album pas du tout uniforme. C'est simple : vous avez les planches 35,36,41,42,43,44,45 et 46 chaque fois réalisée par un auteur différent là où un seul dessinateur proche du graphisme de Bignon aurait pu suffire.
Très vite je me suis ennuyé à la lecture de ce manga...
En effet j'ai trouvé l'histoire particulièrement mal construite. On suit un groupe d'adolescents en mal de sensations fortes pénétrer dans un endroit interdit, puis comme ils se font presque tous tuer, le récit bascule sur un groupe d'autres personnages qu'ils rencontrent au cours de leur virée mortelle. Ensuite leur histoire est racontée de façon peu linéaire, peu fluide. Ca m'a singulièrement agacé.
Puis le dessin n'est pas très bon. De facture classique pour un shôjô, il s'avère d'un niveau assez médiocre. A vrai dire, j'ai trouvé les croquis de personnages proposés en annexe meilleurs que le dessin du manga lui-même !
Peut-être cela plaira-t-il à d'autres lecteurs, mais l'ambiance de mystère est pour moi plutôt ratée.
Contrairement à Spooky et Alix, je n’ai pas accroché à l’album. La faute surtout à la construction de ce récit scindé en chapitres relativement décousus (des bribes de la vie d’un paumé) qui, parfois, dévient vers des considérations sans aucun rapport.
De plus le personnage principal n’attire pas spécialement de la sympathie ni même de la compassion. C’est un type qui a touché le fond plusieurs fois. Il a cependant le mérite de vouloir sortir de sa condition et sa rencontre avec une femme va l’y aider. La narration est forte. L’emploi de la première personne n’est pas un choix anodin. Cela ajoute du poids et rend le récit plus engagé. Mais cela ne me convainc pas vraiment.
De plus, je n’ai aucune accroche particulière avec le dessin. Les premières planches dans le style "carte à gratter" cèdent la place à un encrage plus conventionnel. Je n’ai pas compris ce changement de style. Mais qu’importe finalement, cet album n’est pas fait pour moi tout simplement . . .
C’est marrant, je pensais déjà avoir avisé cette série. Voici cet oubli réparé.
Pas grand-chose à ajouter en plus de ce qui a été dit par mes prédécesseurs. C’est une série made by Cauvin. Ce n’est pas sa meilleure série, c’est clair. On peut même dire que les éclats de rires sont aux abonnés absents. Un comble pour une série humoristique. Oh, on ne peut pas dire que tout ce que scénarise Cauvin est de la daube. Parmi des séries telles que Les Tuniques Bleues, Godaille et Godasse, Pierre Tombal ou encore Sammy, le scénariste fétiche de Dupuis a produit de bons albums fort recommandables. Mais le hic, c’est qu’il ne tient pas dans la durée (qui le pourrait d’ailleurs ?). Et c’est évident qu’après 26 tomes, le sujet est épuisé. Mais tant que le lectorat suit . . . Et ce constat est aussi valable pour toutes ses séries. Côté dessins, je trouve Cox plutôt bon dans le style. Son trait est d’une grande clarté, ce qui confère aux planches une bonne lisibilité. Un talent quelque peu gâché . . .
Bref, une série pas prise de tête mais pas distrayante non plus.
Ce n'est plus une surprise mais comme d'habitude Ankama a particulièrement soigné l'édition de cet ouvrage. Un format original, une maquette très agréable, de nombreux bonus (comme des fans-art parsemés entre les strips), un grand nombre de pages. Bref que du bon. Comme d'habitude une bien belle BD.
Bien belle d'autant plus que le dessin et les couleurs sont superbes. On sent l'inspiration manga notamment au niveau des visages, les pages sont très colorées et cela donne un effet un peu cartoon vraiment sympa.
Malheureusement dans toute BD aussi jolie soit-elle, il faut avoir quelque chose à dire. Et c'est là où le bât blesse, hélas. La vie de Maliki est somme toute banale : métro, boulot, dodo. Quelques souvenirs d'enfance par ci par là, de nombreuses anecdotes sur ses 2 chats. Tout ça est bien gentillet mais ce n'est pas folichon. Un petit sourire de temps en temps, c'est au mieux ce que ces strips m'ont arraché.
Plus la lecture avançait, plus je trouvais ça long, ce qui n'est pas bon signe.
Malgré un dessin sympathique se rapprochant de celui de Dupa, le papa de Cubitus, le premier album (le seul de lu) est de piètre qualité sur le plan scénaristique. C’est même plutôt très mauvais.
Les références à l’œuvre de Conan Doyle sont évidentes mais maladroitement utilisées. La narration est linéaire et basique et les événements sont archi-prévisibles. Le Hir a pourtant l’esprit fertile (le bateau-hélicoptère, les hommes-oiseaux,…) mais ses idées ne sont pas exploitées jusqu’au bout. Dommage. On aurait aussi aimé en connaître davantage sur le peuple gardien du masque. Enfin, les dialogues sont formatés pour "coller" aux réparties de Holmes et Watson sans en atteindre la même saveur. A souligner que Le Hir orthographie parfois le nom de Cholms avec un "S" (Sholms). Même pas foutu de se relire . . . Ri-si-ble !
Bref, un coup dans l’eau. Je vois que le scénario du deuxième opus à été confié à Filippini. Peut être un gage de qualité ?
C'est assez plat en effet.
Les personnages me semblent inexpressifs au possible, et les actions narrées, y compris le Robyfoot, ne font pas preuve d'un vrai dynamisme.
Le public visé est probablement le même que celui de la série télévisée dont c'est inspiré, mais je trouve qu'il y a quand même plus intéressant, y compris dans le divertissement pur, pour la tranche des 9-12 ans, comme La Jeunesse de Picsou, Lou ! ou Sylvio.
Disons-le tout de suite, cette série est destinée aux adolescents qui s'éveillent à la sexualité, et donc avides de nudité et de choses émoustillantes.
En effet "Bambina" propose pas mal de fan service, même si cela reste assez discret : quelques tétons baladeurs, des culottes un peu moulantes, et c'est à peu près tout.
Ensuite l'histoire se résume à la quête d'un groupe de puceaux (et surtout l'un d'entre eux) de leur première expérience sexuelle. C'est lourd, bien sûr, avec un sujet pareil, mais l'auteur distille quelques moments d'humour assez sympathique. Pour le reste, y compris le dessin (malgré l'air triste de Bambina), cela reste très classique, et du coup l'ennui guette le lecteur assez vite.
A noter tout de même que la série se termine en trois tomes, ce qui ravira sans doute les amateurs du genre.
J'étais doublement intéressé par cet album.
D'abord parce que je connais mal l'histoire des Cathares et que je voulais en apprendre davantage. En cela, la mission est plutôt réussie car j'ai pu découvrir une suite d'évènements arrivés entre 1209 et 1244 en Occitanie. Et aussi grâce au dossier en texte illustré en fin d'album.
Ensuite parce que je voyais Convard et Juillard en tant qu'auteurs, connus respectivement pour Le Triangle Secret et Les 7 vies de l'épervier.
Mais premier point notable, leurs rôles sont inversés par rapport à leurs oeuvres maîtresses.
C'est Convard qui est ici au dessin. Son trait est trop inégal. Il offre des paysages parfois très réussis et quelques belles compositions. Mais ses personnages sont trop figés, trop changeants et le plus souvent difficiles à différencier. Si bien que l'ensemble manque sincèrement de technique et de régularité.
Et c'est Juillard qui est au scénario, et il faut avouer qu'il n'était pas très doué à l'époque. La narration est très hachée, le rythme chaotique, il s'attache à nombre de détails sans importance plutôt qu'à la trame principale de l'épopée des Cathares. Et au final, je n'ai presque rien compris à ce récit. D'une case à la suivante, on peut sauter du coq à l'âne, les évènements s'enchainent sans être bien cadrés et compréhensibles, les moments clés sont parfois narrés en un petit texte narratif et j'ai eu l'impression de ne quasiment rien voir du véritable récit des cathares, juste des à-côtés sans intérêt ou presque.
Bref, frustration et inintérêt ont finalement gâché ma lecture de cette BD qui manque de maîtrise et pêche par sa narration. Pas un bon exemple de BD historique à mes yeux.
D'ordinaire, j'aime bien les récits franco-belge à l'ancienne et en ligne claire, mais je n'ai vraiment pas accroché à cette série.
Graphiquement, on croirait un mélange de Tintin et de Bob et Bobette au niveau du trait. C'est bien normal venant de Bob de Moor. Mais les compositions et les mises en page, par contre, n'ont rien de terrible. On est loin du génie narratif de Hergé ou encore de l'esthétique de E.P. Jacobs.
Quant aux histoires, là encore, on se croirait en train d'observer un mélange artificiel de Bob et Bobette (surtout concernant l'oncle Zigomar qu'il est difficile de ne pas comparer à l'oncle Lambique), de Tintin et de Blake et Mortimer. Nombre de scènes et d'images semblent même être des clins d'oeil très directs à ces séries, voire peut-être même un peu de repompage.
Malgré ces références qui pourraient être un gage de qualité, les récits sont sans saveur aucune. Ce sont des histoires jeunesse emplies de naïvetés, de grosses facilités scénaristiques et qui se résument bien trop vite à une suite de péripéties sans rythme ni construction. Ce n'est ni drôle ni captivant. Il se dégage en outre un esprit désuet et trop ethno-centré (pour ne pas dire raciste parfois) qui m'a déplu.
Si bien que j'ai eu bien du mal à achever la plupart des albums que rapidement je me mettais à feuilleter plutôt qu'à suivre tant je décrochais.
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La Voix des anges
J'ai un sentiment très mitigé sur cette lecture. Ma déception est surtout liée à un scénario très décousu qui s'est totalement perdu en chemin. Il est question d'anges dans le titre mais il n'en est rien. C'est comme une abstraction imaginée par un savant fou pour révolutionner l'humanité. Dans le dernier tome, on se serait cru dans le film The Island. Le final est d'ailleurs très décevant. Le dessinateur Bignon est malheureusement décédé alors qu'il lui restait encore huit planches à finir dans le troisième et dernier tome. C'est un collectif d'auteurs parmi ses amis qui a voulu terminer son oeuvre. Bref, une louable intention mais qui se révèle désastreuse sur le plan du graphisme de ce dernier album pas du tout uniforme. C'est simple : vous avez les planches 35,36,41,42,43,44,45 et 46 chaque fois réalisée par un auteur différent là où un seul dessinateur proche du graphisme de Bignon aurait pu suffire.
Drug-on
Très vite je me suis ennuyé à la lecture de ce manga... En effet j'ai trouvé l'histoire particulièrement mal construite. On suit un groupe d'adolescents en mal de sensations fortes pénétrer dans un endroit interdit, puis comme ils se font presque tous tuer, le récit bascule sur un groupe d'autres personnages qu'ils rencontrent au cours de leur virée mortelle. Ensuite leur histoire est racontée de façon peu linéaire, peu fluide. Ca m'a singulièrement agacé. Puis le dessin n'est pas très bon. De facture classique pour un shôjô, il s'avère d'un niveau assez médiocre. A vrai dire, j'ai trouvé les croquis de personnages proposés en annexe meilleurs que le dessin du manga lui-même ! Peut-être cela plaira-t-il à d'autres lecteurs, mais l'ambiance de mystère est pour moi plutôt ratée.
Assis debout
Contrairement à Spooky et Alix, je n’ai pas accroché à l’album. La faute surtout à la construction de ce récit scindé en chapitres relativement décousus (des bribes de la vie d’un paumé) qui, parfois, dévient vers des considérations sans aucun rapport. De plus le personnage principal n’attire pas spécialement de la sympathie ni même de la compassion. C’est un type qui a touché le fond plusieurs fois. Il a cependant le mérite de vouloir sortir de sa condition et sa rencontre avec une femme va l’y aider. La narration est forte. L’emploi de la première personne n’est pas un choix anodin. Cela ajoute du poids et rend le récit plus engagé. Mais cela ne me convainc pas vraiment. De plus, je n’ai aucune accroche particulière avec le dessin. Les premières planches dans le style "carte à gratter" cèdent la place à un encrage plus conventionnel. Je n’ai pas compris ce changement de style. Mais qu’importe finalement, cet album n’est pas fait pour moi tout simplement . . .
L'Agent 212
C’est marrant, je pensais déjà avoir avisé cette série. Voici cet oubli réparé. Pas grand-chose à ajouter en plus de ce qui a été dit par mes prédécesseurs. C’est une série made by Cauvin. Ce n’est pas sa meilleure série, c’est clair. On peut même dire que les éclats de rires sont aux abonnés absents. Un comble pour une série humoristique. Oh, on ne peut pas dire que tout ce que scénarise Cauvin est de la daube. Parmi des séries telles que Les Tuniques Bleues, Godaille et Godasse, Pierre Tombal ou encore Sammy, le scénariste fétiche de Dupuis a produit de bons albums fort recommandables. Mais le hic, c’est qu’il ne tient pas dans la durée (qui le pourrait d’ailleurs ?). Et c’est évident qu’après 26 tomes, le sujet est épuisé. Mais tant que le lectorat suit . . . Et ce constat est aussi valable pour toutes ses séries. Côté dessins, je trouve Cox plutôt bon dans le style. Son trait est d’une grande clarté, ce qui confère aux planches une bonne lisibilité. Un talent quelque peu gâché . . . Bref, une série pas prise de tête mais pas distrayante non plus.
Maliki
Ce n'est plus une surprise mais comme d'habitude Ankama a particulièrement soigné l'édition de cet ouvrage. Un format original, une maquette très agréable, de nombreux bonus (comme des fans-art parsemés entre les strips), un grand nombre de pages. Bref que du bon. Comme d'habitude une bien belle BD. Bien belle d'autant plus que le dessin et les couleurs sont superbes. On sent l'inspiration manga notamment au niveau des visages, les pages sont très colorées et cela donne un effet un peu cartoon vraiment sympa. Malheureusement dans toute BD aussi jolie soit-elle, il faut avoir quelque chose à dire. Et c'est là où le bât blesse, hélas. La vie de Maliki est somme toute banale : métro, boulot, dodo. Quelques souvenirs d'enfance par ci par là, de nombreuses anecdotes sur ses 2 chats. Tout ça est bien gentillet mais ce n'est pas folichon. Un petit sourire de temps en temps, c'est au mieux ce que ces strips m'ont arraché. Plus la lecture avançait, plus je trouvais ça long, ce qui n'est pas bon signe.
Cholms et Stetson
Malgré un dessin sympathique se rapprochant de celui de Dupa, le papa de Cubitus, le premier album (le seul de lu) est de piètre qualité sur le plan scénaristique. C’est même plutôt très mauvais. Les références à l’œuvre de Conan Doyle sont évidentes mais maladroitement utilisées. La narration est linéaire et basique et les événements sont archi-prévisibles. Le Hir a pourtant l’esprit fertile (le bateau-hélicoptère, les hommes-oiseaux,…) mais ses idées ne sont pas exploitées jusqu’au bout. Dommage. On aurait aussi aimé en connaître davantage sur le peuple gardien du masque. Enfin, les dialogues sont formatés pour "coller" aux réparties de Holmes et Watson sans en atteindre la même saveur. A souligner que Le Hir orthographie parfois le nom de Cholms avec un "S" (Sholms). Même pas foutu de se relire . . . Ri-si-ble ! Bref, un coup dans l’eau. Je vois que le scénario du deuxième opus à été confié à Filippini. Peut être un gage de qualité ?
Mikido
C'est assez plat en effet. Les personnages me semblent inexpressifs au possible, et les actions narrées, y compris le Robyfoot, ne font pas preuve d'un vrai dynamisme. Le public visé est probablement le même que celui de la série télévisée dont c'est inspiré, mais je trouve qu'il y a quand même plus intéressant, y compris dans le divertissement pur, pour la tranche des 9-12 ans, comme La Jeunesse de Picsou, Lou ! ou Sylvio.
Bambina - Déesse de l'amour
Disons-le tout de suite, cette série est destinée aux adolescents qui s'éveillent à la sexualité, et donc avides de nudité et de choses émoustillantes. En effet "Bambina" propose pas mal de fan service, même si cela reste assez discret : quelques tétons baladeurs, des culottes un peu moulantes, et c'est à peu près tout. Ensuite l'histoire se résume à la quête d'un groupe de puceaux (et surtout l'un d'entre eux) de leur première expérience sexuelle. C'est lourd, bien sûr, avec un sujet pareil, mais l'auteur distille quelques moments d'humour assez sympathique. Pour le reste, y compris le dessin (malgré l'air triste de Bambina), cela reste très classique, et du coup l'ennui guette le lecteur assez vite. A noter tout de même que la série se termine en trois tomes, ce qui ravira sans doute les amateurs du genre.
Les Cathares
J'étais doublement intéressé par cet album. D'abord parce que je connais mal l'histoire des Cathares et que je voulais en apprendre davantage. En cela, la mission est plutôt réussie car j'ai pu découvrir une suite d'évènements arrivés entre 1209 et 1244 en Occitanie. Et aussi grâce au dossier en texte illustré en fin d'album. Ensuite parce que je voyais Convard et Juillard en tant qu'auteurs, connus respectivement pour Le Triangle Secret et Les 7 vies de l'épervier. Mais premier point notable, leurs rôles sont inversés par rapport à leurs oeuvres maîtresses. C'est Convard qui est ici au dessin. Son trait est trop inégal. Il offre des paysages parfois très réussis et quelques belles compositions. Mais ses personnages sont trop figés, trop changeants et le plus souvent difficiles à différencier. Si bien que l'ensemble manque sincèrement de technique et de régularité. Et c'est Juillard qui est au scénario, et il faut avouer qu'il n'était pas très doué à l'époque. La narration est très hachée, le rythme chaotique, il s'attache à nombre de détails sans importance plutôt qu'à la trame principale de l'épopée des Cathares. Et au final, je n'ai presque rien compris à ce récit. D'une case à la suivante, on peut sauter du coq à l'âne, les évènements s'enchainent sans être bien cadrés et compréhensibles, les moments clés sont parfois narrés en un petit texte narratif et j'ai eu l'impression de ne quasiment rien voir du véritable récit des cathares, juste des à-côtés sans intérêt ou presque. Bref, frustration et inintérêt ont finalement gâché ma lecture de cette BD qui manque de maîtrise et pêche par sa narration. Pas un bon exemple de BD historique à mes yeux.
Oncle Zigomar (Johan et Stephan)
D'ordinaire, j'aime bien les récits franco-belge à l'ancienne et en ligne claire, mais je n'ai vraiment pas accroché à cette série. Graphiquement, on croirait un mélange de Tintin et de Bob et Bobette au niveau du trait. C'est bien normal venant de Bob de Moor. Mais les compositions et les mises en page, par contre, n'ont rien de terrible. On est loin du génie narratif de Hergé ou encore de l'esthétique de E.P. Jacobs. Quant aux histoires, là encore, on se croirait en train d'observer un mélange artificiel de Bob et Bobette (surtout concernant l'oncle Zigomar qu'il est difficile de ne pas comparer à l'oncle Lambique), de Tintin et de Blake et Mortimer. Nombre de scènes et d'images semblent même être des clins d'oeil très directs à ces séries, voire peut-être même un peu de repompage. Malgré ces références qui pourraient être un gage de qualité, les récits sont sans saveur aucune. Ce sont des histoires jeunesse emplies de naïvetés, de grosses facilités scénaristiques et qui se résument bien trop vite à une suite de péripéties sans rythme ni construction. Ce n'est ni drôle ni captivant. Il se dégage en outre un esprit désuet et trop ethno-centré (pour ne pas dire raciste parfois) qui m'a déplu. Si bien que j'ai eu bien du mal à achever la plupart des albums que rapidement je me mettais à feuilleter plutôt qu'à suivre tant je décrochais.