C’est un pote, vendeur dans une librairie, qui m’a conseillé la lecture de "Servitude" en me disant : « Tiens, lis ça, les dessins sont magnifiques ! »… A vrai dire, je n’étais pas rassuré du tout en voyant cette bd dont l’éditeur fait partie de ceux que je déteste le plus et dont le genre (de la fantasy) n’est pas non plus ma tasse de thé… Allez, je vais quand même le feuilleter en souvenirs d’ Alim le tanneur et de La Quête de l'Oiseau du Temps dont je garde des souvenirs inoubliables de lecture.
Comment résumer "Servitude" ? Dur, dur… disons que les auteurs nous proposent un monde où les hommes ont vaincu des créatures fantastiques (géants, fées, dragons, etc…) depuis des siècles, vraiment toutes les créatures ? Non car les rumeurs courent que les dragons se sont réveillés et détruisent tous sur leur passage… et les humains tentent de s’organiser tant bien que mal face à cette menace sur fond de complots, de trahisons, d’alliances complexes et j’en passe !
Et bien, j’avoue que ce premier tome de "Servitude" m’a gonflé ! Je n’ai rien de contre les récits denses, riches en intrigues… mais là, j’ai frôlé l’indigestion d’autant plus que je n’en ai rien à taper d’untel s’est marié à untel pour étendre son empire et des anciennes historiettes où les hommes ont combattu des géants… Ok, ça existe dans des romans genre Le Seigneur des Anneaux mais au moins, l’auteur avait l’intelligence de les raconter sans détour et sans qu’on ait besoin de creuser les méninges à mort pour comprendre rapidement la situation politique de son monde imaginaire ! En fait, à mon avis, ce qui manque vraiment dans ce premier tome, ce sont des scènes d’anthologie, d’action entre les séquences de bavardage (ne vous fiez pas aux planches mises en exemple sur le site) parce que pour l’instant on n’en est pas vraiment gâté !
Je trouve aussi qu’il manque dans cet album des personnages charismatiques, un héros attachant qui nous emmène, nous prenne la main pour nous faire découvrir son monde, qu’il soit du côté du bien ou du mal peu importe !
Vivement que le deuxième album de la série -que je lirai avec curiosité- se montre moins avare en scènes d’action et que les personnages principaux soient plus attachants parce que ça serait bête d’en rester là étant donnée la beauté du graphisme !
Au niveau du dessin, c’est d’abord la mise en couleurs en sépia qui attire le regard : c’est vraiment très beau et agréable à contempler. Par contre, il faut bien avouer que ça lasse à la longue, j’aurais bien voulu qu’Eric Bourgier varie un peu ses tons pour rendre le récit plus vivant et notamment pour que l’ambiance soit plus adaptée à l’intensité dramatique des séquences (bien que les scènes d’action soient rares…).
J’y ai apprécié le soin apporté à la représentation des personnages et des décors (très fouillés !), le découpage des scènes est bon.
En dehors du graphisme, ce premier tome de "Servitude" ne m’a pas convaincu. Il y manque des personnages attachants et de l’action. Le monde imaginaire de "Servitude" est tellement dense et tellement peuplé d’intrigues secondaires que j’ai ressenti plusieurs fois l’envie de tourner les pages à la va-vite pour revenir au cœur du sujet principal.
Je feuilletterai avec curiosité le second tome pour voir comment évolue ce scénario, en cas de déception, j’abandonnerai définitivement la lecture de "Servitude".
Pfff ... Le guide ... Voila bien la BD supermarché faite pour offrir à un ami. Les gags ne sont pas tous mauvais quand même, on a vu pire. Le graphisme n'est pas fameux non plus. J'ai quand même souri à certains gags mais bon, c'est pas la poilade ...
Après il est clair que si vous voulez faire découvrir la BD à quelqu'un, je déconseille fortement l'achat.
C’est le nom de l’auteur, Pascal Rabaté, sur cet album qui a motivé ma lecture. De ce dessinateur/scénariste, j’avais beaucoup apprécié La Marie en plastique et Les Petits Ruisseaux. En souvenir des bons moments que j’ai passé avec ces bds, j’étais assez impatient et curieux de feuilleter « Harry est fou »… Grosse surprise : ce one-shot n’est pas un roman graphique mais un livre pour enfants. Mauvaise surprise : je n’ai pas aimé cette histoire.
« Harry est fou » est une adaptation bd du roman anglo-saxon de Dick King-Smith. C’est l'histoire d’Harry, un jeune garçon, qui hérite un perroquet du nom de Madison de son oncle d’Amérique. Dégouté par ce « cadeau », Harry va vite s’attacher à l’animal quand il découvrira que celui-ci parle et surtout raisonne comme un humain !
En lisant ce petit résumé, il est clair que ce genre de scénario s’adresse essentiellement aux jeunes lecteurs d’autant plus que l’histoire regorge de bons sentiments et manque de surprises une fois le talent de Madison dévoilé.
Ce qui est aussi étonnant dans ce scénario, c’est de découvrir que les différents membres de la famille d’Harry aient réagi comme si Madison était un humain, c'est-à-dire comme si c’était normal pour eux qu’un perroquet parle comme tout le monde !
Parfois, en tant qu’adulte, il y a des séries pour la jeunesse que je trouve excellentes comme Sans Famille qui propose un graphisme excellent, une histoire émouvante et intéressante, tout cela, je ne le retrouve pas dans « Harry est fou »… certes, ce n’est pas une lecture désagréable mais elle est loin de m’avoir touché. Seule, l’ambiance anglo-saxonne qui règne dans cette bd m’a marqué agréablement.
Au niveau du dessin, le style de Rabaté m’est apparu simple, légèrement dépouillé. Ce n’est pas un coup de patte que j’apprécie énormément mais il a le mérite d’aller à l’essentiel et de se suffire. La mise en page, le choix des cadrages sont, à mon avis, excellents car la lecture est fluide. La mise en couleurs en aplats utilise des tons pastels assez agréables à contempler mais elle ne varie pratiquement pas selon l’intensité dramatique des différentes séquences qu’elles soient calmes ou brutales.
Malgré son charme anglais, je n’ai pas aimé « Harry est fou ». Je pense que je n’étais pas du tout la cible privilégiée par ce genre d’histoire et encore, je me demande si vraiment les enfants aimeront à la folie cette adaptation bd du roman de Dick King-Smith...
Je reconnais qu’ « Harry est fou » est un one-shot pas désagréable à lire mais il ne m’a pas touché… d’où ma note sur cette bd qui pourra paraître trop sévère pour certains lecteurs.
Je suis parfaitement d'accord avec Spooky au sujet de "Les Jours les plus longs". Les différentes histoires présentes dans cet album sont vraiment ennuyeuses et je me suis forcé à finir le tome. Alors qu'un Jiro Taniguchi ou un Michel Rabagliati m'auraient captivé sur le même sujet, Fermin Solis enchaîne les scènes sans intérêt qui me font bâiller.
La seule chose de bien est le graphisme. Comme le dit Spooky, il est très beau. Dommage que ce ne soit pas le cas du scénario.
Je trouve que l’avis de Superjé décrit bien le ressenti qu’un lecteur lambda peut avoir à propos de Nelson, ce petit diablotin qui passe son temps à embêter son monde (gentiment cependant). Tout comme lui, je lis quelques strips dans le mag Spirou et la pilule passe. C’est clair que ce n’est pas la franche rigolade qui est au rendez-vous mais plutôt un (très) léger rictus facial du genre :) ou :(. Les gags sont light et (trop) souvent répétitifs. A noter que certaines bds passent du support papier à celui informatisé alors que celle-ci fait le chemin inverse. La réussite n’en est pas plus heureuse. Le dessin est d’une grande clarté mais le gras des contours est vraiment trop prononcé. Ce n’est clairement pas mon style.
Nelson ? Des strips parfaits pour égayer une rubrique d’un mag. Pas plus.
Je crois que tout a été dit dans les avis précédents.
Arinouchkine fait l’unanimité : son travail graphique est tout simplement superbe. Toutefois, on pourrait lui reprocher que son traitement de l’image tient davantage de l’illustration, voire de la peinture, plutôt que de la bd. C’est très beau donc mais ce n’est pas un style que je recherche pour une bd. Je ne connais pas le conte originel mais je trouve le récit trop juste et trop court. Ce conte est assez enfantin avec des personnages plutôt niquedouilles. Certainement pas le meilleur conte adapté en bd que l’ai pu lire . . .
Bref, une histoire très simple et trop vite lue pour être conseillée à l’achat malgré le talent d’Arinouchkine.
L’adaptation est bien retranscrite. Toutes les recettes des romans de Victor Hugo sont là et bien respectées.
Oui le dessin est très bon, mais pour moi l’œuvre (même si tout y est) est un peu trop survolée. La faute peut-être au dessin qui est vraiment très beau mais qui prend toute la place. Sur une soixantaine de pages, ce qui est déjà pas mal, il y a 18 pleines pages, ou pages toutes noires, ou annonçant les chapitres. Ces pages multiples peuvent réduire tout simplement les zones de texte et le déroulement de l’histoire.
Alors bien sûr on ne peut pas mettre toute l’œuvre de Victor Hugo dans une bd. Cela aurait été sans doute trop lourd à lire. De ce fait on a du mal à s’attacher aux personnages. On passe d’une situation à une autre très (trop) rapidement.
Donc pour moi ce qui fait la force de cette BD (le dessin) est également son défaut.
En fin de compte nous avons tout de même une histoire facile à suivre, intéressante, et je crois, à la portée de tous.
(10/20)
Love Hina ou l'art de faire trainer en longueur une situation qui pourrait être régler en 2 temps 3 mouvements... On peut facilement sauter 6-7 tomes et toujours comprendre l'histoire ! Les petits épisodes sont TOUS construits de la même manière avec TOUJOURS le même ressort humoristique et bien à la longue ça lasse...
Les filles sont toutes plus canons les unes que les autres et notre héros résiste à la tentation parcequ'il est super gentleman, aucune mauvaises pensées, pas de mauvais gestes intentionnel (il est super maladroit, à tel point qu'à mon avis il est interdit dans les magasins de porcelaines Keitaro). Les moments où il s'autorise à fantasmer, c'est en présence de Naru... bon vous me direz, il est amoureux, ok mais y'a quand même des limites à la connerie. De même, les jeunes nymphettes passent les 3/4 de leur temps au bain... soit elles sont vraiment crades (mais bon j'ai des doutes) soit l'auteur veut nous faire passer un message (mais lequel ?). Il accumule son fan service : hop une nymphette en petite culotte, hop un sein (sans téton) pointe le bout de son nez, hop une paire de fesse au détour d'un couloir,... bref ça déborde de nudité, avec quelle utilité pour le récit ? Aucune.
Un des seul bon point, et ils sont peu nombreux, étant le dessin plutôt réussi, agréable et qui permet de distinguer les protagonistes ce qui n'est pas toujours évident dans d'autres mangas de ce type. Un deuxième point qui "sauve" le manga du désastre est le juste dosage du caractère de chaque héroïne. On les distingue facilement et on les repère également assez vite. Chacune possède un caractère propre permettant au lecteur de s'attacher à chacune d'elles ou alors à quelques unes en particulier, je pense que tout lecteur à ses préférences.
Au final, je ne peux que vous conseiller d'éviter cette lecture.
Autant j’aime bien Les Bidochon, autant Kador m’a vraiment ennuyé. Il y a quelques bons gags, c’est vrai, mais cela reste très pénible à lire. On retombe souvent sur des gags similaires de planches en planches. Je préfère les incursions de Kador dans les albums des Bidochons.
Côté dessin cela reste dans le style Binet !
Mon avis rejoint celui de Rody. J’aime Osamu Tezuka, que je considère comme l’un des grands du manga, mais je n’ai pas accroché à cette série. Il faut dire qu’elle a été faite quand l’auteur était jeune. Elle n’a pas la maturité scénaristique qu’on retrouve dans d’autres œuvres du grand Tezuka.
Le dessin n’est pas très beau, mais il possède une naïveté que j’aime bien.
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Servitude
C’est un pote, vendeur dans une librairie, qui m’a conseillé la lecture de "Servitude" en me disant : « Tiens, lis ça, les dessins sont magnifiques ! »… A vrai dire, je n’étais pas rassuré du tout en voyant cette bd dont l’éditeur fait partie de ceux que je déteste le plus et dont le genre (de la fantasy) n’est pas non plus ma tasse de thé… Allez, je vais quand même le feuilleter en souvenirs d’ Alim le tanneur et de La Quête de l'Oiseau du Temps dont je garde des souvenirs inoubliables de lecture. Comment résumer "Servitude" ? Dur, dur… disons que les auteurs nous proposent un monde où les hommes ont vaincu des créatures fantastiques (géants, fées, dragons, etc…) depuis des siècles, vraiment toutes les créatures ? Non car les rumeurs courent que les dragons se sont réveillés et détruisent tous sur leur passage… et les humains tentent de s’organiser tant bien que mal face à cette menace sur fond de complots, de trahisons, d’alliances complexes et j’en passe ! Et bien, j’avoue que ce premier tome de "Servitude" m’a gonflé ! Je n’ai rien de contre les récits denses, riches en intrigues… mais là, j’ai frôlé l’indigestion d’autant plus que je n’en ai rien à taper d’untel s’est marié à untel pour étendre son empire et des anciennes historiettes où les hommes ont combattu des géants… Ok, ça existe dans des romans genre Le Seigneur des Anneaux mais au moins, l’auteur avait l’intelligence de les raconter sans détour et sans qu’on ait besoin de creuser les méninges à mort pour comprendre rapidement la situation politique de son monde imaginaire ! En fait, à mon avis, ce qui manque vraiment dans ce premier tome, ce sont des scènes d’anthologie, d’action entre les séquences de bavardage (ne vous fiez pas aux planches mises en exemple sur le site) parce que pour l’instant on n’en est pas vraiment gâté ! Je trouve aussi qu’il manque dans cet album des personnages charismatiques, un héros attachant qui nous emmène, nous prenne la main pour nous faire découvrir son monde, qu’il soit du côté du bien ou du mal peu importe ! Vivement que le deuxième album de la série -que je lirai avec curiosité- se montre moins avare en scènes d’action et que les personnages principaux soient plus attachants parce que ça serait bête d’en rester là étant donnée la beauté du graphisme ! Au niveau du dessin, c’est d’abord la mise en couleurs en sépia qui attire le regard : c’est vraiment très beau et agréable à contempler. Par contre, il faut bien avouer que ça lasse à la longue, j’aurais bien voulu qu’Eric Bourgier varie un peu ses tons pour rendre le récit plus vivant et notamment pour que l’ambiance soit plus adaptée à l’intensité dramatique des séquences (bien que les scènes d’action soient rares…). J’y ai apprécié le soin apporté à la représentation des personnages et des décors (très fouillés !), le découpage des scènes est bon. En dehors du graphisme, ce premier tome de "Servitude" ne m’a pas convaincu. Il y manque des personnages attachants et de l’action. Le monde imaginaire de "Servitude" est tellement dense et tellement peuplé d’intrigues secondaires que j’ai ressenti plusieurs fois l’envie de tourner les pages à la va-vite pour revenir au cœur du sujet principal. Je feuilletterai avec curiosité le second tome pour voir comment évolue ce scénario, en cas de déception, j’abandonnerai définitivement la lecture de "Servitude".
Le Guide de...
Pfff ... Le guide ... Voila bien la BD supermarché faite pour offrir à un ami. Les gags ne sont pas tous mauvais quand même, on a vu pire. Le graphisme n'est pas fameux non plus. J'ai quand même souri à certains gags mais bon, c'est pas la poilade ... Après il est clair que si vous voulez faire découvrir la BD à quelqu'un, je déconseille fortement l'achat.
Harry est fou
C’est le nom de l’auteur, Pascal Rabaté, sur cet album qui a motivé ma lecture. De ce dessinateur/scénariste, j’avais beaucoup apprécié La Marie en plastique et Les Petits Ruisseaux. En souvenir des bons moments que j’ai passé avec ces bds, j’étais assez impatient et curieux de feuilleter « Harry est fou »… Grosse surprise : ce one-shot n’est pas un roman graphique mais un livre pour enfants. Mauvaise surprise : je n’ai pas aimé cette histoire. « Harry est fou » est une adaptation bd du roman anglo-saxon de Dick King-Smith. C’est l'histoire d’Harry, un jeune garçon, qui hérite un perroquet du nom de Madison de son oncle d’Amérique. Dégouté par ce « cadeau », Harry va vite s’attacher à l’animal quand il découvrira que celui-ci parle et surtout raisonne comme un humain ! En lisant ce petit résumé, il est clair que ce genre de scénario s’adresse essentiellement aux jeunes lecteurs d’autant plus que l’histoire regorge de bons sentiments et manque de surprises une fois le talent de Madison dévoilé. Ce qui est aussi étonnant dans ce scénario, c’est de découvrir que les différents membres de la famille d’Harry aient réagi comme si Madison était un humain, c'est-à-dire comme si c’était normal pour eux qu’un perroquet parle comme tout le monde ! Parfois, en tant qu’adulte, il y a des séries pour la jeunesse que je trouve excellentes comme Sans Famille qui propose un graphisme excellent, une histoire émouvante et intéressante, tout cela, je ne le retrouve pas dans « Harry est fou »… certes, ce n’est pas une lecture désagréable mais elle est loin de m’avoir touché. Seule, l’ambiance anglo-saxonne qui règne dans cette bd m’a marqué agréablement. Au niveau du dessin, le style de Rabaté m’est apparu simple, légèrement dépouillé. Ce n’est pas un coup de patte que j’apprécie énormément mais il a le mérite d’aller à l’essentiel et de se suffire. La mise en page, le choix des cadrages sont, à mon avis, excellents car la lecture est fluide. La mise en couleurs en aplats utilise des tons pastels assez agréables à contempler mais elle ne varie pratiquement pas selon l’intensité dramatique des différentes séquences qu’elles soient calmes ou brutales. Malgré son charme anglais, je n’ai pas aimé « Harry est fou ». Je pense que je n’étais pas du tout la cible privilégiée par ce genre d’histoire et encore, je me demande si vraiment les enfants aimeront à la folie cette adaptation bd du roman de Dick King-Smith... Je reconnais qu’ « Harry est fou » est un one-shot pas désagréable à lire mais il ne m’a pas touché… d’où ma note sur cette bd qui pourra paraître trop sévère pour certains lecteurs.
Les Jours les plus longs
Je suis parfaitement d'accord avec Spooky au sujet de "Les Jours les plus longs". Les différentes histoires présentes dans cet album sont vraiment ennuyeuses et je me suis forcé à finir le tome. Alors qu'un Jiro Taniguchi ou un Michel Rabagliati m'auraient captivé sur le même sujet, Fermin Solis enchaîne les scènes sans intérêt qui me font bâiller. La seule chose de bien est le graphisme. Comme le dit Spooky, il est très beau. Dommage que ce ne soit pas le cas du scénario.
Nelson
Je trouve que l’avis de Superjé décrit bien le ressenti qu’un lecteur lambda peut avoir à propos de Nelson, ce petit diablotin qui passe son temps à embêter son monde (gentiment cependant). Tout comme lui, je lis quelques strips dans le mag Spirou et la pilule passe. C’est clair que ce n’est pas la franche rigolade qui est au rendez-vous mais plutôt un (très) léger rictus facial du genre :) ou :(. Les gags sont light et (trop) souvent répétitifs. A noter que certaines bds passent du support papier à celui informatisé alors que celle-ci fait le chemin inverse. La réussite n’en est pas plus heureuse. Le dessin est d’une grande clarté mais le gras des contours est vraiment trop prononcé. Ce n’est clairement pas mon style. Nelson ? Des strips parfaits pour égayer une rubrique d’un mag. Pas plus.
L'Oiseau de feu
Je crois que tout a été dit dans les avis précédents. Arinouchkine fait l’unanimité : son travail graphique est tout simplement superbe. Toutefois, on pourrait lui reprocher que son traitement de l’image tient davantage de l’illustration, voire de la peinture, plutôt que de la bd. C’est très beau donc mais ce n’est pas un style que je recherche pour une bd. Je ne connais pas le conte originel mais je trouve le récit trop juste et trop court. Ce conte est assez enfantin avec des personnages plutôt niquedouilles. Certainement pas le meilleur conte adapté en bd que l’ai pu lire . . . Bref, une histoire très simple et trop vite lue pour être conseillée à l’achat malgré le talent d’Arinouchkine.
L'Homme qui rit
L’adaptation est bien retranscrite. Toutes les recettes des romans de Victor Hugo sont là et bien respectées. Oui le dessin est très bon, mais pour moi l’œuvre (même si tout y est) est un peu trop survolée. La faute peut-être au dessin qui est vraiment très beau mais qui prend toute la place. Sur une soixantaine de pages, ce qui est déjà pas mal, il y a 18 pleines pages, ou pages toutes noires, ou annonçant les chapitres. Ces pages multiples peuvent réduire tout simplement les zones de texte et le déroulement de l’histoire. Alors bien sûr on ne peut pas mettre toute l’œuvre de Victor Hugo dans une bd. Cela aurait été sans doute trop lourd à lire. De ce fait on a du mal à s’attacher aux personnages. On passe d’une situation à une autre très (trop) rapidement. Donc pour moi ce qui fait la force de cette BD (le dessin) est également son défaut. En fin de compte nous avons tout de même une histoire facile à suivre, intéressante, et je crois, à la portée de tous. (10/20)
Love Hina
Love Hina ou l'art de faire trainer en longueur une situation qui pourrait être régler en 2 temps 3 mouvements... On peut facilement sauter 6-7 tomes et toujours comprendre l'histoire ! Les petits épisodes sont TOUS construits de la même manière avec TOUJOURS le même ressort humoristique et bien à la longue ça lasse... Les filles sont toutes plus canons les unes que les autres et notre héros résiste à la tentation parcequ'il est super gentleman, aucune mauvaises pensées, pas de mauvais gestes intentionnel (il est super maladroit, à tel point qu'à mon avis il est interdit dans les magasins de porcelaines Keitaro). Les moments où il s'autorise à fantasmer, c'est en présence de Naru... bon vous me direz, il est amoureux, ok mais y'a quand même des limites à la connerie. De même, les jeunes nymphettes passent les 3/4 de leur temps au bain... soit elles sont vraiment crades (mais bon j'ai des doutes) soit l'auteur veut nous faire passer un message (mais lequel ?). Il accumule son fan service : hop une nymphette en petite culotte, hop un sein (sans téton) pointe le bout de son nez, hop une paire de fesse au détour d'un couloir,... bref ça déborde de nudité, avec quelle utilité pour le récit ? Aucune. Un des seul bon point, et ils sont peu nombreux, étant le dessin plutôt réussi, agréable et qui permet de distinguer les protagonistes ce qui n'est pas toujours évident dans d'autres mangas de ce type. Un deuxième point qui "sauve" le manga du désastre est le juste dosage du caractère de chaque héroïne. On les distingue facilement et on les repère également assez vite. Chacune possède un caractère propre permettant au lecteur de s'attacher à chacune d'elles ou alors à quelques unes en particulier, je pense que tout lecteur à ses préférences. Au final, je ne peux que vous conseiller d'éviter cette lecture.
Kador
Autant j’aime bien Les Bidochon, autant Kador m’a vraiment ennuyé. Il y a quelques bons gags, c’est vrai, mais cela reste très pénible à lire. On retombe souvent sur des gags similaires de planches en planches. Je préfère les incursions de Kador dans les albums des Bidochons. Côté dessin cela reste dans le style Binet !
Métropolis
Mon avis rejoint celui de Rody. J’aime Osamu Tezuka, que je considère comme l’un des grands du manga, mais je n’ai pas accroché à cette série. Il faut dire qu’elle a été faite quand l’auteur était jeune. Elle n’a pas la maturité scénaristique qu’on retrouve dans d’autres œuvres du grand Tezuka. Le dessin n’est pas très beau, mais il possède une naïveté que j’aime bien.