Ce qui m'a attiré en premier, c'est bien sûr la couverture. Elle se démarquait des autres. Je pouvais lire Superman - Lex Luthor. Je le feuillette rapidement pour voir les dessins. Pas entièrement à mon goût mais rien qui me choque. Je lis alors le petit résumé situé en première page et la je me décide. Je vais me laisser tenter !
Une fois la lecture faite, j'ai un sentiment ambigu. D'un côté je trouve ce comic assez décevant par l'histoire, la narration et même le dessin. Mais de l'autre je trouve qu'il est assez original pour ainsi dire, vu que le point de vue narratif se situe du côté de Luthor. On y voit un Superman "dangereux" et complètement inhumain (point de vue de Luthor). Au final, je ne pense pas que ce titre va me laisser un souvenir impérissable. Dommage.
Cette série aurait pu être presque excellente si une incohérence majeure n'était venue se glisser dans le scénario. L'histoire en elle-même n'est déjà pas des plus originales et le troisième tome est une catastrophe ! Ce qui arrive à Cheri-Bibi est totalement impossible pour l'époque, et cette mauvaise surprise est d'autant plus désagréable et agaçante que tout le récit est bien ancré dans la réalité.
Évidemment l'envie de vous révéler ce qui ne m'a pas plu me démange… Je vais donc m'arrêter ici, en ajoutant juste que le dessin est assez bon et les couleurs informatiques agréables.
Rajout : on m'a fait remarquer - et chose que j'avais oublié en faisant mon avis - que cette bd est une adaptation d'un roman de 1920, qui pour l'époque était très bon et même fantastique...
Cela dit je pense que les auteurs auraient pu changer la fin, sachant que le public d'aujourd'hui n'accorderait pas trop de crédibilité à cette fin.
C’est bientôt la Saint-Nicolas. C’est le patron des enfants. De nombreuses légendes racontent qu’il fait plein de miracles autour de lui. Surtout, il fait le tour des villes dans la nuit du 5 au 6 Décembre pour distribuer bonbons et friandises aux enfants sages. Les autres reçoivent une correction du Père Fouettard.:((
J’ai voulu en savoir plus sur l’homme qui a réellement existé et le mythe qu’il a continué à incarner dans de nombreuses régions du monde.
Ce saint-philanthrope fait l’objet d’une profonde dévotion chez les chrétiens du rite byzantin jusqu’en Russie. Il est également très populaire dans nos régions. Il est par exemple le Saint-Patron de la Lorraine. Bref, cet homme qui suscite autant d’admiration est véritablement un témoin de l’unité entre Orient et Occident. C’est un peu le message de ce récit très ludique destiné aux enfants.
Je me méfie cependant des Editions du Signe très versées dans le débat religieux ainsi que dans la glorification de l’Eglise et de ses Saints. On sent des pointes critiquant l’actuel Père-Noel que nous connaissons tous et qui ne serait qu’une invention païenne émanant de la firme américaine Coca-Cola. Le véritable Père-Noël serait bien le généreux Saint-Nicolas.
Les miracles attribués à Saint-Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires. Bien sûr, on nous demande de croire avec toute la foi sans remettre quoique ce soit en cause. Vous l’aurez compris, c’est plutôt ce type de démarche que je n’apprécie pas.
Et puis, à bien y réfléchir, je préfère notre actuel bon et vieux Père-Noël pour sa neutralité en dehors de la religion qui fait tant de mal dans le monde à cause de ses guerres.
Et bien non, j'adhère pas à l'humour scato' de notre préado le plus connu de la BD.
Je viens de lire le dernier opus de la série ("Le sens de la vie") après avoir lu il y a bien longtemps les premiers tomes de la série à la naissance du phénomène... Et bien, ça ne s'arrange pas, et ça empire même côté humour (si on peut encore appeler ça de l'humour ! A se pisser dessus nous dirait Zep en se prenant au mot ?)
Que dire, sinon que, malgré un dessin expressif et de qualité, (J'ai bien aimé l'Enfer des Concerts de Zep, qui utilise le même registre graphique), un contexte très contemporain et qui sait parfois pointer les travers de notre quotidien, l'humour à 2 balles digne d'un Bigard pré-pubère me laisse de marbre. Vraiment dommage de passer à coté d'un réel savoir faire en gâchant son talent par un humour si graveleux !
Teddy Bear n’est pas un gros nounours qu’on sert tendrement dans ses bras pour le bien-être et la douceur qu’il nous apporte. Non, ici il s’agit d’un monstre sanguinaire qui prend possession des corps et qui tue sans ménagement avec une folie sanguinaire. Pourtant, il existe un être humain avec lequel il agît différemment : le faux prophète.
En effet, tout cela se transforme vite en quête mystico-religieuse avec une fin réellement navrante. L’idée géniale est que Teddy Bear est en chacun de nous comme une parabole pour dénoncer les travers de l’âme humaine.
Ce futur ultra-violent s’inspire des univers un peu sombre décrit dans le 5ème élément de Luc Besson ou encore de Blade Runner. Il y a un côté pessimiste avec comme thème la pollution que l’homme a infligé à sa planète devenue une véritable poubelle. On a malheureusement encore droit au complot su super-méchant qui rêve de dominer le monde.
Cette trilogie de science-fiction se lit très bien grâce au dynamisme inspiré du récit. Le dessin de Gess est agréable même si certaines planches sont trop chargées à mon goût. On retrouvera Gess plus tard sur l’excellente série Carmen Mc Callum. Cependant, j’ai pas plus accroché que cela.
Commençons par le dessin qui est assez réussi surtout en ce qui concerne les décors, où l'on y trouve de très belles machines de toutes sortes, bateaux, voitures, trains… Les personnages sont parfois un peu trop esquissés - surtout au niveau des visages - ce qui est dommage car ça dégrade un peu le travail d'ensemble.
Le problème de cette série réside plutôt dans son scénario qui est trop tiré par les cheveux, à trop vouloir faire du steampunk on tombe dans l'excès. Celui-ci se dirige franchement et sans détour vers le thème Mécha et de façon si démesurée qu'il nous est difficile d'y croire, d'autant plus que l'histoire se déroule à la fin du 19ème siècle, ce qui n'aide pas à lui donner de la crédibilité.
Un autre souci majeur réside dans le grand vide qui règne dans ce monde, hormis les protagonistes eux-mêmes il n'y a pas de personnages "figurants" ce qui lui ajoute encore de l'invraisemblance.
Les personnages sont aussi stéréotypés et peu attachants, avec la jolie fille, le gentil gars super fort, le flic pas sympa… Bref, les habituels profils psychologiques.
Dans son ensemble ça me ferait plutôt penser à une série pour jeune lectorat - à partir de 12 ans ? - adepte de machines en tout genre.
Il y a des fans du dessin de Rosinski, je n'en fais pas partie. Et ce n'est pas ce cycle qui va me réconcilier. Je trouve son style un plutôt caricatural, le trait un peu grossier, les personnages secondaires pas très soignés. Enfin, je ne voudrais pas dénigrer un dessinateur qui a fait ses preuves, mais ce n'est décidément pas ma tasse de thé.
Pour ce qui est du scénario, là aussi, Dufaux n'était manifestement pas dans une période faste. On l'avait connu mieux inspiré (Sang de Lune, Giacomo C., ...). Ici, certaines parties sont vraiment tirées par les cheveux, et notamment les dénouements, qui sont d'une platitude et d'une banalité affligeantes.
Bon, à part ça, c'est de l'héroic fantasy, on n'est pas là pour se prendre la tête, et pour ma part, pas du tout attiré par cette série à priori, je suis quand même arrivé au bout sans trop de lassitude.
Le dessin de Bertail est vraiment très beau, tout en couleurs directes magnifiques. C'est d'ailleurs grâce à lui que j'ai pu venir à bout de ce diptyque. Pour ma part je n'ai pas été dérangée par la petite différence dans le graphisme entre les tomes un et deux.
Le scénario n'a rien d'original, c'est plutôt un mélange de plusieurs genres qui se révèle finalement assez indigeste, et surtout les personnages ne sont pas attachants. Il me manque de l'inspiration pour en parler, au risque de vous révéler l'intrigue… à regarder plus qu'à lire.
Ça doit être la première fois que j'ai envie de lire une série aussi mal notée. Je voulais voir si c'était aussi nul que le disaient les autres avis. J'ai donc emprunté les trois tomes disponibles à la bibliothèque. Pendant ma lecture, j'ai pu constater que, effectivement, c'est nul ! Je ne vais pas décrire en détails toutes les imbécilités que j'ai trouvées dans les trois albums, mais en voici certaines du tome 1.
SPOILER
Premièrement, les problèmes se règlent très facilement. Par exemple, Bouchon et son ami la taupe sont prisonniers d'une grotte et une branche agrippe la taupe. Heureusement, Bouchon mord la branche qui relâche aussitôt la taupe et ensuite Bouchon trouve un trou qui permet à lui et Bibelot de sortir de la grotte. Tout ça se passe en deux pages. Wow ! Quel suspense !
L'histoire principale est encore plus stupide. Les habitants du village essaient plusieurs solutions pour que le rat et les trois grenouilles arrêtent de faire de la musique. Au lieu de se casser la tête à trouver des solutions, pourquoi n'arrêtent-ils pas les musiciens par la force ? Après tout, les habitants sont beaucoup plus nombreux que les quatre musiciens. Il suffirait qu'ils montent sur le podium, prennent les baguettes du rat et lui disent d'aller jouer ailleurs. En plus, pourquoi le rat dort seulement une heure par jour ? Il ne lui faut pas plusieurs heures de sommeil comme tout le monde ? C'est un super rat ?
FIN DU SPOILER
C'est comme ça tout le long. Les péripéties se règlent facilement et on passe la lecture à trouver des invraisemblances dans le scénario. La seule chose qui sauve cette série du 1/5, c'est que 'Bof, sans plus' est plus proche de mon appréciation que 'Vraiment pas aimé'.
Autant cet exercice de style, ce "challenge" lancé aux auteurs me paraît intéressant, autant là, il me semble que c'est vraiment ce qu'il y avait de plus convenu qu'ont décidé de faire les auteurs. Un opus qui mélange les sept mercenaires aux sept péchés capitaux, chacun des missionnaires ne se résumant pour ainsi dire qu'à son péché. Certaines petites réparties, vestiges de l'humour avéré d'Ayroles, parviennent juste à relever le tout.
Coté dessin, c'est propre, mais sans caractère, à mon goût. La représentation des personnages amplifie encore leurs traits de caractère, de telle sorte qu'on peut savoir quel est la péché capital de chacun rien qu'en regardant ce qui semble une caricature.
Bon, pour finir, ça se laisse lire, et si vous avez entamé la série des Sept, lisez celui ci sans craintes, ça reste distrayant.
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Luthor (Superman - Lex Luthor)
Ce qui m'a attiré en premier, c'est bien sûr la couverture. Elle se démarquait des autres. Je pouvais lire Superman - Lex Luthor. Je le feuillette rapidement pour voir les dessins. Pas entièrement à mon goût mais rien qui me choque. Je lis alors le petit résumé situé en première page et la je me décide. Je vais me laisser tenter ! Une fois la lecture faite, j'ai un sentiment ambigu. D'un côté je trouve ce comic assez décevant par l'histoire, la narration et même le dessin. Mais de l'autre je trouve qu'il est assez original pour ainsi dire, vu que le point de vue narratif se situe du côté de Luthor. On y voit un Superman "dangereux" et complètement inhumain (point de vue de Luthor). Au final, je ne pense pas que ce titre va me laisser un souvenir impérissable. Dommage.
Chéri-Bibi
Cette série aurait pu être presque excellente si une incohérence majeure n'était venue se glisser dans le scénario. L'histoire en elle-même n'est déjà pas des plus originales et le troisième tome est une catastrophe ! Ce qui arrive à Cheri-Bibi est totalement impossible pour l'époque, et cette mauvaise surprise est d'autant plus désagréable et agaçante que tout le récit est bien ancré dans la réalité. Évidemment l'envie de vous révéler ce qui ne m'a pas plu me démange… Je vais donc m'arrêter ici, en ajoutant juste que le dessin est assez bon et les couleurs informatiques agréables. Rajout : on m'a fait remarquer - et chose que j'avais oublié en faisant mon avis - que cette bd est une adaptation d'un roman de 1920, qui pour l'époque était très bon et même fantastique... Cela dit je pense que les auteurs auraient pu changer la fin, sachant que le public d'aujourd'hui n'accorderait pas trop de crédibilité à cette fin.
Saint Nicolas de l'Orient à l'Occident
C’est bientôt la Saint-Nicolas. C’est le patron des enfants. De nombreuses légendes racontent qu’il fait plein de miracles autour de lui. Surtout, il fait le tour des villes dans la nuit du 5 au 6 Décembre pour distribuer bonbons et friandises aux enfants sages. Les autres reçoivent une correction du Père Fouettard.:(( J’ai voulu en savoir plus sur l’homme qui a réellement existé et le mythe qu’il a continué à incarner dans de nombreuses régions du monde. Ce saint-philanthrope fait l’objet d’une profonde dévotion chez les chrétiens du rite byzantin jusqu’en Russie. Il est également très populaire dans nos régions. Il est par exemple le Saint-Patron de la Lorraine. Bref, cet homme qui suscite autant d’admiration est véritablement un témoin de l’unité entre Orient et Occident. C’est un peu le message de ce récit très ludique destiné aux enfants. Je me méfie cependant des Editions du Signe très versées dans le débat religieux ainsi que dans la glorification de l’Eglise et de ses Saints. On sent des pointes critiquant l’actuel Père-Noel que nous connaissons tous et qui ne serait qu’une invention païenne émanant de la firme américaine Coca-Cola. Le véritable Père-Noël serait bien le généreux Saint-Nicolas. Les miracles attribués à Saint-Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers, les avocats ou les célibataires. Bien sûr, on nous demande de croire avec toute la foi sans remettre quoique ce soit en cause. Vous l’aurez compris, c’est plutôt ce type de démarche que je n’apprécie pas. Et puis, à bien y réfléchir, je préfère notre actuel bon et vieux Père-Noël pour sa neutralité en dehors de la religion qui fait tant de mal dans le monde à cause de ses guerres.
Titeuf
Et bien non, j'adhère pas à l'humour scato' de notre préado le plus connu de la BD. Je viens de lire le dernier opus de la série ("Le sens de la vie") après avoir lu il y a bien longtemps les premiers tomes de la série à la naissance du phénomène... Et bien, ça ne s'arrange pas, et ça empire même côté humour (si on peut encore appeler ça de l'humour ! A se pisser dessus nous dirait Zep en se prenant au mot ?) Que dire, sinon que, malgré un dessin expressif et de qualité, (J'ai bien aimé l'Enfer des Concerts de Zep, qui utilise le même registre graphique), un contexte très contemporain et qui sait parfois pointer les travers de notre quotidien, l'humour à 2 balles digne d'un Bigard pré-pubère me laisse de marbre. Vraiment dommage de passer à coté d'un réel savoir faire en gâchant son talent par un humour si graveleux !
Teddy Bear
Teddy Bear n’est pas un gros nounours qu’on sert tendrement dans ses bras pour le bien-être et la douceur qu’il nous apporte. Non, ici il s’agit d’un monstre sanguinaire qui prend possession des corps et qui tue sans ménagement avec une folie sanguinaire. Pourtant, il existe un être humain avec lequel il agît différemment : le faux prophète. En effet, tout cela se transforme vite en quête mystico-religieuse avec une fin réellement navrante. L’idée géniale est que Teddy Bear est en chacun de nous comme une parabole pour dénoncer les travers de l’âme humaine. Ce futur ultra-violent s’inspire des univers un peu sombre décrit dans le 5ème élément de Luc Besson ou encore de Blade Runner. Il y a un côté pessimiste avec comme thème la pollution que l’homme a infligé à sa planète devenue une véritable poubelle. On a malheureusement encore droit au complot su super-méchant qui rêve de dominer le monde. Cette trilogie de science-fiction se lit très bien grâce au dynamisme inspiré du récit. Le dessin de Gess est agréable même si certaines planches sont trop chargées à mon goût. On retrouvera Gess plus tard sur l’excellente série Carmen Mc Callum. Cependant, j’ai pas plus accroché que cela.
Clockwerx
Commençons par le dessin qui est assez réussi surtout en ce qui concerne les décors, où l'on y trouve de très belles machines de toutes sortes, bateaux, voitures, trains… Les personnages sont parfois un peu trop esquissés - surtout au niveau des visages - ce qui est dommage car ça dégrade un peu le travail d'ensemble. Le problème de cette série réside plutôt dans son scénario qui est trop tiré par les cheveux, à trop vouloir faire du steampunk on tombe dans l'excès. Celui-ci se dirige franchement et sans détour vers le thème Mécha et de façon si démesurée qu'il nous est difficile d'y croire, d'autant plus que l'histoire se déroule à la fin du 19ème siècle, ce qui n'aide pas à lui donner de la crédibilité. Un autre souci majeur réside dans le grand vide qui règne dans ce monde, hormis les protagonistes eux-mêmes il n'y a pas de personnages "figurants" ce qui lui ajoute encore de l'invraisemblance. Les personnages sont aussi stéréotypés et peu attachants, avec la jolie fille, le gentil gars super fort, le flic pas sympa… Bref, les habituels profils psychologiques. Dans son ensemble ça me ferait plutôt penser à une série pour jeune lectorat - à partir de 12 ans ? - adepte de machines en tout genre.
Complainte des landes perdues
Il y a des fans du dessin de Rosinski, je n'en fais pas partie. Et ce n'est pas ce cycle qui va me réconcilier. Je trouve son style un plutôt caricatural, le trait un peu grossier, les personnages secondaires pas très soignés. Enfin, je ne voudrais pas dénigrer un dessinateur qui a fait ses preuves, mais ce n'est décidément pas ma tasse de thé. Pour ce qui est du scénario, là aussi, Dufaux n'était manifestement pas dans une période faste. On l'avait connu mieux inspiré (Sang de Lune, Giacomo C., ...). Ici, certaines parties sont vraiment tirées par les cheveux, et notamment les dénouements, qui sont d'une platitude et d'une banalité affligeantes. Bon, à part ça, c'est de l'héroic fantasy, on n'est pas là pour se prendre la tête, et pour ma part, pas du tout attiré par cette série à priori, je suis quand même arrivé au bout sans trop de lassitude.
L'Enfer des Pelgram
Le dessin de Bertail est vraiment très beau, tout en couleurs directes magnifiques. C'est d'ailleurs grâce à lui que j'ai pu venir à bout de ce diptyque. Pour ma part je n'ai pas été dérangée par la petite différence dans le graphisme entre les tomes un et deux. Le scénario n'a rien d'original, c'est plutôt un mélange de plusieurs genres qui se révèle finalement assez indigeste, et surtout les personnages ne sont pas attachants. Il me manque de l'inspiration pour en parler, au risque de vous révéler l'intrigue… à regarder plus qu'à lire.
Les Aventures de Bouchon le petit cochon
Ça doit être la première fois que j'ai envie de lire une série aussi mal notée. Je voulais voir si c'était aussi nul que le disaient les autres avis. J'ai donc emprunté les trois tomes disponibles à la bibliothèque. Pendant ma lecture, j'ai pu constater que, effectivement, c'est nul ! Je ne vais pas décrire en détails toutes les imbécilités que j'ai trouvées dans les trois albums, mais en voici certaines du tome 1. SPOILER Premièrement, les problèmes se règlent très facilement. Par exemple, Bouchon et son ami la taupe sont prisonniers d'une grotte et une branche agrippe la taupe. Heureusement, Bouchon mord la branche qui relâche aussitôt la taupe et ensuite Bouchon trouve un trou qui permet à lui et Bibelot de sortir de la grotte. Tout ça se passe en deux pages. Wow ! Quel suspense ! L'histoire principale est encore plus stupide. Les habitants du village essaient plusieurs solutions pour que le rat et les trois grenouilles arrêtent de faire de la musique. Au lieu de se casser la tête à trouver des solutions, pourquoi n'arrêtent-ils pas les musiciens par la force ? Après tout, les habitants sont beaucoup plus nombreux que les quatre musiciens. Il suffirait qu'ils montent sur le podium, prennent les baguettes du rat et lui disent d'aller jouer ailleurs. En plus, pourquoi le rat dort seulement une heure par jour ? Il ne lui faut pas plusieurs heures de sommeil comme tout le monde ? C'est un super rat ? FIN DU SPOILER C'est comme ça tout le long. Les péripéties se règlent facilement et on passe la lecture à trouver des invraisemblances dans le scénario. La seule chose qui sauve cette série du 1/5, c'est que 'Bof, sans plus' est plus proche de mon appréciation que 'Vraiment pas aimé'.
Sept Missionnaires
Autant cet exercice de style, ce "challenge" lancé aux auteurs me paraît intéressant, autant là, il me semble que c'est vraiment ce qu'il y avait de plus convenu qu'ont décidé de faire les auteurs. Un opus qui mélange les sept mercenaires aux sept péchés capitaux, chacun des missionnaires ne se résumant pour ainsi dire qu'à son péché. Certaines petites réparties, vestiges de l'humour avéré d'Ayroles, parviennent juste à relever le tout. Coté dessin, c'est propre, mais sans caractère, à mon goût. La représentation des personnages amplifie encore leurs traits de caractère, de telle sorte qu'on peut savoir quel est la péché capital de chacun rien qu'en regardant ce qui semble une caricature. Bon, pour finir, ça se laisse lire, et si vous avez entamé la série des Sept, lisez celui ci sans craintes, ça reste distrayant.