Hong Kong Triad ou comment gâcher une histoire qui tient plutôt bien la route et menée tambour battant par un dessin plus que moyen et une colorisation bâclée. Ne pas faire l'effort de mettre un peu de rouge quand il y a du sang qui gicle, c'est du travail un peu vit expédié je trouve... Pourtant, avec une intrigue qui se passe à Hong Kong, il y avait de quoi faire, à mon avis, des arrière-plans un peu plus jolis et détaillés que ça. J'ai noté tout de même quelques progrès dans le 3ème tome.
Si vous voulez lire une histoire de pourris où ce ne sont pas vraiment les gentils qui gagnent à la fin, lisez plutôt Le Tueur, c'est beaucoup mieux dessiné, bien qu'un peu moins mouvementé.
Je ne peux pas non plus complètement descendre cette oeuvre, l'intrigue n'est pas mauvaise, c'est cohérent, avec des rebondissements et de l'action, on a droit au bon vieux cliché du flic psychopathe et/ou macho et homophobe mais sinon elle fonctionne plutôt bien cette histoire de coup d'état orchestré par la mafia à coup de virus informatique. A la limite, elle serait sortie en noir et blanc que ça n'aurait pas été plus mal...
Le meilleur film d'animation de 2007 (meilleur score au box office) est Ratatouille.
Alors un manga sur la cuisine, pourquoi pas ? L'aspect "combat culinaire" entre le héros et Yûko, sa belle-mère est un combat nekketsu qui nous change un peu des bastons plus "primaires" auxquelles nombre de shônen nous habituent. Alors, encore une fois, pourquoi pas ?
Et bien d'abord parce que l'auteur est très fantaisiste dans sa vision d'une cuisine de grand restaurant : pas de commis, pas de "cuisine" (la pièce) à proprement parler, des temps de préparations que l'on devine irréels (genre le plat est refait entre 2 répliques), des "chefs" sans toque, une assistante aux cheveux longs et sans toque, etc... Bref l'aspect scénaristique est totalement hors réalité.
Ensuite et surtout, j'ai trouvé le personnage principal irascible, borné et inculte totalement antipathique. Il faut dire qu'il est perpétuellement insatisfait, non pas de lui même mais de ceux qui l'entoure. Son incapacité à réfléchir, à comprendre, autant que son impétuosité m'agacent prodigieusement.
Malgré tout cela, le héros semble un peu sortir de l'ornière dans les derniers chapitres du tome 1 et le coté fantaisiste des combats culinaire restait, somme toute, amusant (c'est pas plus absurde que les combats de Dragon Ball). Alors finalement, et vu que les graphismes sont très soignés et très agréables, j'ai fait l'effort de suivre encore un tome... Pour voir...
Mal m'en a pris. Le second tome abandonne toute vague intention scénaristique pour devenir un pseudo livre de cuisine... Sans le moindre intérêt, on s'ennuie fortement à la lecture de ce second tome qui tourne complètement en rond, ne nous apprend pas grand chose, ne nous tient aucunement en haleine, ne nous surprend pas... Et ne donne même pas envie de faire la cuisine, un comble !
Je rends là mon tablier...
J'aime bien les œuvres de Takahashi d'habitude (Maison Ikkoku, Ranma 1/2, Lamu) mais je n'ai pas accroché le moins du monde sur "Inu Yasha". Pourtant les graphismes sont du meilleur tonneau de la mangaka (bien meilleurs que ceux de Ranma 1/2 notamment) et le rythme assez présent.
Oui mais voilà, je n'ai pas accroché du tout aux personnages que j'ai trouvés sans âme, les combats très shônen pourraient faire penser à Ranma 1/2 mais l'absence d'humour les rendent ennuyeux au possible et le monde médiéval-fantastique-nippon présenté ici est loin d'être aussi captivant que celui de Fushigi Yugi - La légende de Gembu par exemple, pourtant proche dans le concept.
Si vous êtes fans de la mangaka lisez ces autres œuvres déjà citées, si c'est l'univers médiéval-fantastique à la japonaise qui vous branche, optez pour "Fushigi Yugi" (1 ou 2), mais dans tous les cas passez votre chemin, cette série (qui semble ne jamais vouloir s'arrêter) ne vaut pas particulièrement le détour.
Dans son style, Wen est assez caractéristique des séries fantastiques qui paraissaient dans le journal Tintin dans les années 70. Proche de Tetfol évidemment par le dessin, elle se rapproche davantage des tous premiers épisodes de Rork qui paraitront un peu plus tard. Wen, comme Rork, est capable de "passer" d'un monde à l'autre. Wen sait voir au-delà de la simple réalité pour vivre des aventures pleine de fantastique et d'onirisme là où les autres ne verraient que la folie d'un homme qui croit à son délire.
Dans sa thématique, c'est là un style de récit qui aurait pu me plaire. Malheureusement, le résultat est décevant.
Le dessin, tout d'abord, n'est pas très abouti. Les cases ont un petit quelque chose d'inachevé, les décors étant souvent soit vides soit trop changeants. Et surtout les couleurs laissent vraiment à désirer allant du tout au n'importe quoi.
Les histoires sont ensuite assez courtes, trop courtes pour vraiment permettre d'accrocher au personnage et à son univers trop changeant. Malgré quelques bonnes idées, les intrigues sont souvent trop basiques, trop naïves. La mise en page et la narration les rendent en outre assez confuses et peu plaisantes à lire.
Il y a de l'idée dans le personnage de Wen et de la poésie et de l'imagination dans ses aventures pleines de magie, de surnaturel voire de science-fiction. Mais tout est trop confus, cela manque de rigueur dans la réalisation, voire tout simplement de réussite. Dommage.
Je suis extrêmement déçu par cet opus livré par les compères Ferri et Larcenet.
Plus exactement je suis frustré de n'avoir pas pu rentrer dans leur trip.
Je n'ai pas ri, pas saisi les finesses qui d'habitude me régalent et rien trouvé dans le dessin de percutant.
Voilà un avis qui va détonner avec le reste, mais en ce qui me concerne, pour l'instant avec leur seul tome 1 entre les mains, je dis "bof, sans plus".
Il se passe beaucoup de choses, à beaucoup de moments différents, dans beaucoup d'endroits, avec beaucoup de protagonistes... Cela ressemble à une mise en place de l'histoire, préparatoire à la suite de la série, mais du coup, pour l'instant, c'est plutôt ennuyant.
Je n'exclus pas de revoir mon avis à la hausse si ce positionnement des pièces du jeu se justifie par un récit à la hauteur par la suite. Je ne nie pas qu'il y a du mystère en veux-tu en voilà, mais je ne vois pas non plus bien le rapport avec la mythologie qui nous est présentée au départ (très intéressante au demeurant pour une inculte de mon acabit).
De plus, si les couleurs et les arrières plans sont plutôt agréables à regarder, je n'aime pas du tout les visages relativement inexpressifs de tout ce petit monde (j'ai trouvé plus de peur dans l'oeil d'un Daigoro à l'encre de chine et en noir et blanc quand son père escalade une falaise abrupte en le portant sur son dos - Lone Wolf & Cub n°19 - que dans le regard informatisé de ces journalistes et autres scientifiques en tous genres).
Sans moi pour la suite.
Ce n'est pas le genre de BD que j'achèterai : trop sombre et sans finalité.
Le récit est noir et sans concessions.
Les personnages ne sont pas attachants. Impossible de cautionner leurs actes.
Le dessin est spécial, trop sombre même si cela correspond bien au récit.
J'ai du mal à comprendre l'intérêt d'un tel scénario et surtout d'où peuvent surgir ces idées !!!
Est ce que j'ai raté quelque chose ?
Je mets un 2/5 car il y a bien pire.
Cette bd est une adaptation du célèbre jeu vidéo du même nom. Cependant, n’allez pas croire que ce n’est qu’une simple transposition sur papier car la bd adopte un scénario et un graphisme très différents du jeu !
Le récit met en scène deux époques différentes : la première se déroule au IXème siècle où elle nous conte la légende du prince déchu Guiv, la deuxième se passe au XIIIème siècle où une jeune princesse fugueuse Shirin rencontre un homme étrange. En fait, la trame de ce récit se concentre essentiellement sur le parallèle entre Guiv et le mystérieux homme.
Qu’il est difficile de suivre ce récit ! La faute principalement à une mise en couleurs qui utilisent les mêmes tons pour les deux périodes (celle se passant au IXème siècle et celle se déroulant au XIIIème siècle) ! Ces dernières se permutent tellement que c’est déjà dur à s’accrocher à cette lecture alors imaginez un peu lorsque les couleurs restent les mêmes tout au long de la bd au lieu de nous aider à percevoir tout de suite les changements de séquences !
Autre point que je n’ai pas apprécié dans cette série : les commentaires. J’ai eu l’impression à maintes reprises qu’un dialogue de sourd s’engageait entre les personnages, que les protagonistes répondaient à coté ou avaient un train d’avance sur ce que lui demandait son interlocuteur… ou peut-être est-ce cela la poésie ? Si c’est le cas, ça m’a fortement désorientait !
Quant à l’histoire en lui-même, il est assez bizarre que les auteurs n’aient pas repris les ingrédients qui ont fait le succès du jeu vidéo : de l’action, des énigmes et du suspense. En effet, les bédéphiles découvriront un récit plus orienté vers le fantastique et le roman graphique qu’une bd d’action.
En tout cas, ce parti-pris scénaristique risque, à mon avis, de décevoir les fans de la version vidéo !
Graphiquement, c’est à mon avis le gros point positif de « Prince of Persia » (je parle du dessin uniquement, pas de la mise en couleurs). Les auteurs ont adopté un style qui rappelle beaucoup celui des dessinateurs qui ont réalisés de bédés éditées chez « Treize étrange » (au fait, le format utilisé pour « Prince of Persia » rappelle aussi celui des bédés de chez les éditions « Treize étrange » !). Le trait d’Alex Puvilland et de Uyen Pham est épais et m’a semblé vivant. Visuellement, à mon avis, c’est très agréable à contempler.
C’est en souvenirs de mes soirées en compagnie du jeu vidéo que je me suis lancé dans la lecture de l’adaptation bd de « Prince of Persia ».
Je suis ressorti déçu de cette version papier car je ne retrouve pas l’esprit du jeu vidéo : il y a peu de scènes d’action et de suspens, et la bd s’oriente surtout vers le fantastique et le roman graphique. De plus, la lecture de « Prince of Persia » m’est apparue ardue car les scènes se passant au IXème siècle et celles du XIIIème siècle se permutent sans cesse.
Cependant, j’ai apprécié le dessin réalisé par Alex Puvilland et Uyen Pham.
Une déception…
Il y a un côté franchement sympathique à cette bd et j'aurais réellement voulu mettre une note plus élevée. Cependant, je n'y parviens pas car les intrigues sont très légères et m'ont pas beaucoup captivé.
Il y a certes des situations comiques à cette lecture qui m'ont fait sourire mais sans plus.
J'ai une petite préférence pour le troisième tome qui nous entraîne au Québec.
Le dessin oscille entre le magnifique et le bâclé. J'ai rarement vu une telle irrégularité graphique.
En ce qui concerne le scénariste (Appollo), il n'était qu'à ses débuts. Depuis, il nous a gratifié d'une bd très appréciable à savoir Fantômes blancs.
Cette série nous plonge dans le passé historique de l'Alsace durant le XVIème siècle (à savoir le Siècle des lumières). A travers les aventures du jeune Martin Lohrer, nous visitons les hauts lieux de l'Alsace avec son patrimoine et son histoire.
Le dessin de Francis Keller est réellement soigné et retranscrit à merveille les villes alsaciennes notamment celle de Kaysersberg ou de Sélestat. Cependant, le scénario est vraiment peu recherché. Ainsi par exemple sans trop rien dévoiler de l'intrigue, l'illumination de Noel de la ville de Kaysersberg suffit à faire fuir une bande de dangereux brigands déguisés en loup et qui terrorisait la région. C'est vraiment difficile à avaler d'autant que toute l'intrigue reposait sur cette attaque. Cette naïveté à outrance gâche véritablement notre lecture. Reste le plaisir de découvrir de magnifiques planches. Néanmoins, cela ne me suffit pas... loin de là.
Je devrais promouvoir les auteurs du cru local. C'est toujours agréable de voir dans une bande dessinée des lieux qu'on connaît et d'une région que l'on aime. Cependant, ma vision traduit un ressenti de lecture par rapport à des critères que je juge objectif. En l'espèce, cela pêche véritablement au niveau du scénario. Les enfants aimeront peut-être. Pas les adultes. C'est dommage.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Hong Kong Triad
Hong Kong Triad ou comment gâcher une histoire qui tient plutôt bien la route et menée tambour battant par un dessin plus que moyen et une colorisation bâclée. Ne pas faire l'effort de mettre un peu de rouge quand il y a du sang qui gicle, c'est du travail un peu vit expédié je trouve... Pourtant, avec une intrigue qui se passe à Hong Kong, il y avait de quoi faire, à mon avis, des arrière-plans un peu plus jolis et détaillés que ça. J'ai noté tout de même quelques progrès dans le 3ème tome. Si vous voulez lire une histoire de pourris où ce ne sont pas vraiment les gentils qui gagnent à la fin, lisez plutôt Le Tueur, c'est beaucoup mieux dessiné, bien qu'un peu moins mouvementé. Je ne peux pas non plus complètement descendre cette oeuvre, l'intrigue n'est pas mauvaise, c'est cohérent, avec des rebondissements et de l'action, on a droit au bon vieux cliché du flic psychopathe et/ou macho et homophobe mais sinon elle fonctionne plutôt bien cette histoire de coup d'état orchestré par la mafia à coup de virus informatique. A la limite, elle serait sortie en noir et blanc que ça n'aurait pas été plus mal...
Le Restaurant du bonheur
Le meilleur film d'animation de 2007 (meilleur score au box office) est Ratatouille. Alors un manga sur la cuisine, pourquoi pas ? L'aspect "combat culinaire" entre le héros et Yûko, sa belle-mère est un combat nekketsu qui nous change un peu des bastons plus "primaires" auxquelles nombre de shônen nous habituent. Alors, encore une fois, pourquoi pas ? Et bien d'abord parce que l'auteur est très fantaisiste dans sa vision d'une cuisine de grand restaurant : pas de commis, pas de "cuisine" (la pièce) à proprement parler, des temps de préparations que l'on devine irréels (genre le plat est refait entre 2 répliques), des "chefs" sans toque, une assistante aux cheveux longs et sans toque, etc... Bref l'aspect scénaristique est totalement hors réalité. Ensuite et surtout, j'ai trouvé le personnage principal irascible, borné et inculte totalement antipathique. Il faut dire qu'il est perpétuellement insatisfait, non pas de lui même mais de ceux qui l'entoure. Son incapacité à réfléchir, à comprendre, autant que son impétuosité m'agacent prodigieusement. Malgré tout cela, le héros semble un peu sortir de l'ornière dans les derniers chapitres du tome 1 et le coté fantaisiste des combats culinaire restait, somme toute, amusant (c'est pas plus absurde que les combats de Dragon Ball). Alors finalement, et vu que les graphismes sont très soignés et très agréables, j'ai fait l'effort de suivre encore un tome... Pour voir... Mal m'en a pris. Le second tome abandonne toute vague intention scénaristique pour devenir un pseudo livre de cuisine... Sans le moindre intérêt, on s'ennuie fortement à la lecture de ce second tome qui tourne complètement en rond, ne nous apprend pas grand chose, ne nous tient aucunement en haleine, ne nous surprend pas... Et ne donne même pas envie de faire la cuisine, un comble ! Je rends là mon tablier...
Inu yasha
J'aime bien les œuvres de Takahashi d'habitude (Maison Ikkoku, Ranma 1/2, Lamu) mais je n'ai pas accroché le moins du monde sur "Inu Yasha". Pourtant les graphismes sont du meilleur tonneau de la mangaka (bien meilleurs que ceux de Ranma 1/2 notamment) et le rythme assez présent. Oui mais voilà, je n'ai pas accroché du tout aux personnages que j'ai trouvés sans âme, les combats très shônen pourraient faire penser à Ranma 1/2 mais l'absence d'humour les rendent ennuyeux au possible et le monde médiéval-fantastique-nippon présenté ici est loin d'être aussi captivant que celui de Fushigi Yugi - La légende de Gembu par exemple, pourtant proche dans le concept. Si vous êtes fans de la mangaka lisez ces autres œuvres déjà citées, si c'est l'univers médiéval-fantastique à la japonaise qui vous branche, optez pour "Fushigi Yugi" (1 ou 2), mais dans tous les cas passez votre chemin, cette série (qui semble ne jamais vouloir s'arrêter) ne vaut pas particulièrement le détour.
Wen
Dans son style, Wen est assez caractéristique des séries fantastiques qui paraissaient dans le journal Tintin dans les années 70. Proche de Tetfol évidemment par le dessin, elle se rapproche davantage des tous premiers épisodes de Rork qui paraitront un peu plus tard. Wen, comme Rork, est capable de "passer" d'un monde à l'autre. Wen sait voir au-delà de la simple réalité pour vivre des aventures pleine de fantastique et d'onirisme là où les autres ne verraient que la folie d'un homme qui croit à son délire. Dans sa thématique, c'est là un style de récit qui aurait pu me plaire. Malheureusement, le résultat est décevant. Le dessin, tout d'abord, n'est pas très abouti. Les cases ont un petit quelque chose d'inachevé, les décors étant souvent soit vides soit trop changeants. Et surtout les couleurs laissent vraiment à désirer allant du tout au n'importe quoi. Les histoires sont ensuite assez courtes, trop courtes pour vraiment permettre d'accrocher au personnage et à son univers trop changeant. Malgré quelques bonnes idées, les intrigues sont souvent trop basiques, trop naïves. La mise en page et la narration les rendent en outre assez confuses et peu plaisantes à lire. Il y a de l'idée dans le personnage de Wen et de la poésie et de l'imagination dans ses aventures pleines de magie, de surnaturel voire de science-fiction. Mais tout est trop confus, cela manque de rigueur dans la réalisation, voire tout simplement de réussite. Dommage.
Le Sens de la Vis
Je suis extrêmement déçu par cet opus livré par les compères Ferri et Larcenet. Plus exactement je suis frustré de n'avoir pas pu rentrer dans leur trip. Je n'ai pas ri, pas saisi les finesses qui d'habitude me régalent et rien trouvé dans le dessin de percutant.
Prométhée
Voilà un avis qui va détonner avec le reste, mais en ce qui me concerne, pour l'instant avec leur seul tome 1 entre les mains, je dis "bof, sans plus". Il se passe beaucoup de choses, à beaucoup de moments différents, dans beaucoup d'endroits, avec beaucoup de protagonistes... Cela ressemble à une mise en place de l'histoire, préparatoire à la suite de la série, mais du coup, pour l'instant, c'est plutôt ennuyant. Je n'exclus pas de revoir mon avis à la hausse si ce positionnement des pièces du jeu se justifie par un récit à la hauteur par la suite. Je ne nie pas qu'il y a du mystère en veux-tu en voilà, mais je ne vois pas non plus bien le rapport avec la mythologie qui nous est présentée au départ (très intéressante au demeurant pour une inculte de mon acabit). De plus, si les couleurs et les arrières plans sont plutôt agréables à regarder, je n'aime pas du tout les visages relativement inexpressifs de tout ce petit monde (j'ai trouvé plus de peur dans l'oeil d'un Daigoro à l'encre de chine et en noir et blanc quand son père escalade une falaise abrupte en le portant sur son dos - Lone Wolf & Cub n°19 - que dans le regard informatisé de ces journalistes et autres scientifiques en tous genres). Sans moi pour la suite.
A quoi tu penses ?
Ce n'est pas le genre de BD que j'achèterai : trop sombre et sans finalité. Le récit est noir et sans concessions. Les personnages ne sont pas attachants. Impossible de cautionner leurs actes. Le dessin est spécial, trop sombre même si cela correspond bien au récit. J'ai du mal à comprendre l'intérêt d'un tel scénario et surtout d'où peuvent surgir ces idées !!! Est ce que j'ai raté quelque chose ? Je mets un 2/5 car il y a bien pire.
Prince of Persia
Cette bd est une adaptation du célèbre jeu vidéo du même nom. Cependant, n’allez pas croire que ce n’est qu’une simple transposition sur papier car la bd adopte un scénario et un graphisme très différents du jeu ! Le récit met en scène deux époques différentes : la première se déroule au IXème siècle où elle nous conte la légende du prince déchu Guiv, la deuxième se passe au XIIIème siècle où une jeune princesse fugueuse Shirin rencontre un homme étrange. En fait, la trame de ce récit se concentre essentiellement sur le parallèle entre Guiv et le mystérieux homme. Qu’il est difficile de suivre ce récit ! La faute principalement à une mise en couleurs qui utilisent les mêmes tons pour les deux périodes (celle se passant au IXème siècle et celle se déroulant au XIIIème siècle) ! Ces dernières se permutent tellement que c’est déjà dur à s’accrocher à cette lecture alors imaginez un peu lorsque les couleurs restent les mêmes tout au long de la bd au lieu de nous aider à percevoir tout de suite les changements de séquences ! Autre point que je n’ai pas apprécié dans cette série : les commentaires. J’ai eu l’impression à maintes reprises qu’un dialogue de sourd s’engageait entre les personnages, que les protagonistes répondaient à coté ou avaient un train d’avance sur ce que lui demandait son interlocuteur… ou peut-être est-ce cela la poésie ? Si c’est le cas, ça m’a fortement désorientait ! Quant à l’histoire en lui-même, il est assez bizarre que les auteurs n’aient pas repris les ingrédients qui ont fait le succès du jeu vidéo : de l’action, des énigmes et du suspense. En effet, les bédéphiles découvriront un récit plus orienté vers le fantastique et le roman graphique qu’une bd d’action. En tout cas, ce parti-pris scénaristique risque, à mon avis, de décevoir les fans de la version vidéo ! Graphiquement, c’est à mon avis le gros point positif de « Prince of Persia » (je parle du dessin uniquement, pas de la mise en couleurs). Les auteurs ont adopté un style qui rappelle beaucoup celui des dessinateurs qui ont réalisés de bédés éditées chez « Treize étrange » (au fait, le format utilisé pour « Prince of Persia » rappelle aussi celui des bédés de chez les éditions « Treize étrange » !). Le trait d’Alex Puvilland et de Uyen Pham est épais et m’a semblé vivant. Visuellement, à mon avis, c’est très agréable à contempler. C’est en souvenirs de mes soirées en compagnie du jeu vidéo que je me suis lancé dans la lecture de l’adaptation bd de « Prince of Persia ». Je suis ressorti déçu de cette version papier car je ne retrouve pas l’esprit du jeu vidéo : il y a peu de scènes d’action et de suspens, et la bd s’oriente surtout vers le fantastique et le roman graphique. De plus, la lecture de « Prince of Persia » m’est apparue ardue car les scènes se passant au IXème siècle et celles du XIIIème siècle se permutent sans cesse. Cependant, j’ai apprécié le dessin réalisé par Alex Puvilland et Uyen Pham. Une déception…
Louis Ferdinand Quincampoix (Une aventure de)
Il y a un côté franchement sympathique à cette bd et j'aurais réellement voulu mettre une note plus élevée. Cependant, je n'y parviens pas car les intrigues sont très légères et m'ont pas beaucoup captivé. Il y a certes des situations comiques à cette lecture qui m'ont fait sourire mais sans plus. J'ai une petite préférence pour le troisième tome qui nous entraîne au Québec. Le dessin oscille entre le magnifique et le bâclé. J'ai rarement vu une telle irrégularité graphique. En ce qui concerne le scénariste (Appollo), il n'était qu'à ses débuts. Depuis, il nous a gratifié d'une bd très appréciable à savoir Fantômes blancs.
Une aventure de Martin Lohrer
Cette série nous plonge dans le passé historique de l'Alsace durant le XVIème siècle (à savoir le Siècle des lumières). A travers les aventures du jeune Martin Lohrer, nous visitons les hauts lieux de l'Alsace avec son patrimoine et son histoire. Le dessin de Francis Keller est réellement soigné et retranscrit à merveille les villes alsaciennes notamment celle de Kaysersberg ou de Sélestat. Cependant, le scénario est vraiment peu recherché. Ainsi par exemple sans trop rien dévoiler de l'intrigue, l'illumination de Noel de la ville de Kaysersberg suffit à faire fuir une bande de dangereux brigands déguisés en loup et qui terrorisait la région. C'est vraiment difficile à avaler d'autant que toute l'intrigue reposait sur cette attaque. Cette naïveté à outrance gâche véritablement notre lecture. Reste le plaisir de découvrir de magnifiques planches. Néanmoins, cela ne me suffit pas... loin de là. Je devrais promouvoir les auteurs du cru local. C'est toujours agréable de voir dans une bande dessinée des lieux qu'on connaît et d'une région que l'on aime. Cependant, ma vision traduit un ressenti de lecture par rapport à des critères que je juge objectif. En l'espèce, cela pêche véritablement au niveau du scénario. Les enfants aimeront peut-être. Pas les adultes. C'est dommage.