L'objet est attrayant, un format original doté d'une jolie couverture. Après tous ces avis positifs et malgré un prix élevé je me suis laissée tenter. Graphiquement les couleurs automnales sont jolies, mais les décors sont quasiment absents ; les souris sont approximatives et totalement inexpressives, avec juste un accessoire pour les différencier, du coup je ne me suis pas du tout attachée à elles ni à ce qui pourrait leur arriver.
Quant au scénario je l'ai trouvé très conventionnel, les trois mousquetaires façon rongeurs des bois, avec son lot de trahisons et ses héros super courageux, passant tout au fil de l'épée et vêtus de leurs capes ridicules, je n'ai absolument pas pu les prendre au sérieux.
Par contre les petits poèmes intercalés entre les chapitres sont vraiment intéressants, pour le reste j'ai trouvé ça plat, ennuyeux, long - même si ça se lit vite. Ce comics est classé dans le genre fantasy, est-ce que j'aurais loupé quelque chose, il n'y a que des animaux de la forêt, rien d'étrange, aucune bête fantastique…, j'aurais plutôt dit que c'est de l'aventure pure et simple.
Du même auteur, j'avais préféré nettement Taïga non pas que le postillon soit complètement inintéressant. Les amateurs de la grande Histoire et notamment de la période de la Révolution française puis de l'Empire de Napoléon apprécieront sans aucun doute.
J'ai pas trop aimé cette incohérence temporelle autour de l'articulation de ces 4 tomes. C'est également franchement triste comme récit sur les dures conditions d'existence des braves gens de l'époque. Il n'y a rien qui m'a semblé inventif. On ne s'attache guère aux personnages également.
L'auteur a une parfaite maîtrise du dessin avec une colorisation qui ne laissera personne indifférent.
Le dessin d'Hermann est très beau mais les personnages se ressemblent souvent. De même que les femmes qui sont toujours aussi moches.
L'album se laisse lire sans pour autant en tirer un grand plaisir. C'est sympa et ça s'arrête là.
De plus, la seconde partie de l'histoire est selon moi moins réussie que le début.
Bref, un album de plus chez Hermann mais qui ne constitue en aucun cas un incontournable.
Pour les fans d'abord !
Je suis le seul à mettre une note négative sur cette série. Mon avis ne suit pas des critères purement objectifs. Le dessin est réellement pas mal avec ces planches peintes à l'aquarelle. Cependant, je n'ai pas accroché à cette histoire autobiographique pourtant touchante de ce petit garçon qui a 6 ans et qui vît à Toulon. L'émotion a eu du mal à passer sans que je puisse en expliquer la raison. C'est pourtant une oeuvre sympa dans son approche.
Cela m'a rappelé également mon enfance pour avoir vécu à côté de Toulon au même âge mais pas à la même époque à savoir la guerre d'Algérie. Bref, on aura droit à un album à la nostalgie heureuse qui dépeint la vie quotidienne de ce petit garçon pas comme les autres entre famille, école et copain. A lire tout de même pour se faire une idée.
Un scénario assez conventionnel, un gamin et sa sœur qui perdent leurs parents pour cause de sorcellerie, s'ensuit une vie de mise à l'écart par peur de la magie typique du moyen âge ; puis leur séparation et enfin toutes les mésaventures du garçon qui se découvre un pouvoir magique. Le récit défile sans qu'on prenne goût à sa lecture, ce n'est que le tome 1 mais ce genre d'histoires nous a déjà été servi plusieurs fois, sauf la fin qui pourrait nous faire basculer dans du pur fantastique avec une scène qui nous rappelle Les Voyages de Gulliver.
Le dessin sans être mauvais n'a rien d'exceptionnel, le trait est un peu gras, les couleurs automnales sont par contre en parfait accord avec cette histoire assez triste, mais qui bizarrement ne m'a pas touchée. Les personnages ne sont pas attachants, voire un peu insipides et la voix off quasiment inexistante. On n'a presque aucune information détaillée sur l'époque, juste que le récit se déroule sous le Pape Innocent IV (élu le 25 juin 1243). En quelques mots je dirais que ça manque d'âme et de poésie, pour un récit qui verse dans la magie ce manque est frustrant, je n'ai pas été charmée.
Ceux qui connaissent l'animé Evangelion se souviennent des derniers épisodes où, alors qu'on s'attend au dénouement d'une longue histoire mêlant science-fiction et métaphysique, on bascule soudain dans une sorte d'histoire parallèle qui n'a plus rien à voir ou presque. Dans cette histoire, Shinji, Asuka et Rei ne sont pas les jeunes pilotes des Eva mais de simples écoliers vivant des histoires d'écoliers avec un drôle de triangle amoureux entre eux. Tout ça pour apprendre que toute l'histoire d'Evangelion n'avait finalement pour but que d'en venir à ce qu'Ikari Shinji s'accepte soi-même avec ses qualités et ses défauts. Ah...
Eh bien, ce nouveau manga, Plan de Complémentarité semble bien reprendre les éléments de ces décevants derniers épisodes en développant encore davantage leur aspect "banale histoire d'écolier", se rapprochant même fortement d'un shojo par les intrigues amoureuses compliquées qui se forment entre les trois personnages principaux mais aussi avec Kaoru (qui dans la série principale est en fait le dernier Ange). Plus rien à voir ou presque avec Evangelion, on en oublierait très vite que ces personnages sont ou ont été pilotes de bio-méchas aux incroyables pouvoirs pour défendre la Terre d'attaques de mystérieux Anges venus du ciel.
Nous sommes là dans une histoire telle qu'on en trouve dans nettement trop de mangas clichés. L'humour tombe à plat, les intrigues n'intéressent pas, et celui qui achèterait ce manga dans l'espoir d'y retrouver quelque chose de Neon Genesis Evangelion se sentira inévitablement floué. Seul le dessin reste correct puisque similaire à la série mère, quoique les décors soient bien souvent épurés ou oubliés comme dans trop de shojo hâtivement dessinés.
Alors quel est le but de ce manga ? Tenter vainement de captiver les lecteurs avec des intrigues amoureuses inintéressantes ? Faire comme dans l'animé et imaginer que cet épisode écolier est en fait une hallucination collective engendrée par l'ange Kaoru ? J'ai moi-même du mal à croire à ma propre hypothèse car comment expliquer alors que ce manga s'étale déjà sur trois tomes en France (et 6 au Japon) où il ne se passe rien ?
Ou alors est-ce juste un moyen d'exploiter abusivement un titre célèbre ?...
J'ai ajouté ce volume au thésaurus parce qu'il n'y était pas, dans le seul but de contribuer à faire de bdtheque un site le plus complet possible. A part cela, je n'aime pas le graphisme de Lauzier et je me suis senti mal à l'aise face à la déchéance inéluctable du héros (ce qui rend finalement l'oeuvre efficace).
"La course du rat" a pour mérite de présenter une bonne peinture de certains stéréotypes de salauds que l'on doit pouvoir croiser dans les milieux de l'édition et du show business.
A lire donc, pour les fans de Lauzier ou de Brétecher, les insomniaques, et ceux qui veulent calmer leur libido en cas d'absence de madame. Pour les autres, ce n'est pas les bonnes séries qui manquent.
Je ne conseille pas l'achat de cette oeuvre. Elle a atterri dans ma bibliothèque pour la simple raison qu'un ami voulait faire de la place dans ses étagères.
N.B. : Une adaptation cinématographique existe avec Anémone, Christian Clavier, Nathalie Baye et Maureen Kerwin, sous le titre "Je vais craquer". Tout un programme.
Ces aventures érotiques d'un jeune otaku de surcroit puceau sont assez consternantes pour le moment. A chaque nouvelle intrusion d'un personnage féminin, notre improbable héros, loser comme pas deux, fini par se retrouver dans des situations érotiques aussi improbables que mal amenées. De plus, notre loser de service étant... heu... un loser, ces aventures finissent toujours en eau de boudin avant la conclusion.... c'est assez grotesque, voir insignifiant, du point de vue du scénario. D'autant que ça par franchement dans tous les sens.
L'humour est bien présent, et m'a fait un peu penser à Angel et m'a bien plus.
Le graphisme, comme d'habitude avec U-jin est moyen sans plus (du niveau du même Angel par exemple).
Mwouais… ça faisait peut-être rire un tantinet voici plus de 30 ans, mais beaucoup d’eau a depuis coulé sous les ponts.
J’ai eu affaire à une suite d’histoires où les jeux de mots et les gags parsèment les pages. Curieusement, certains gags font un peu dans sorte d’anarchisme (bon enfant quand même). Il faut dire qu’à sa parution –dès 1976- ce Chienlit était édité dans le « Journal des Pieds Nickelés » qui était parfois quelque peu irrévérencieux.
« Messire de la Chienlit » est scénarisé et construit sous forme de récits complets. Le dessin « comique » de Gen-Clo est clair et bien lisible, mais ce dessinateur fait un peu trop souvent usage d’effets (gouttes de sueur pour marquer une surprise, lignes de vitesse pour accentuer un mouvement, etc) pour faire ressortir mimique et gestuelle des intervenants.
Oublié Chienlit ?… je pense. Et s’il n’y avait eu cet album édité en 1979, il aurait déjà disparu de la mémoire de beaucoup. Mais qui s’en soucie ?…
La belle Klamédia vit dans la forêt avec son dragon Kégoyo. Une forêt peuplée de monstres pabos, de lutins crétins et de chevaliers errants, où les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit...
...
Ah ! Non, je confonds, pardon. Là, on parle de Barbeük et Biaphynn, pas de Kegoyo et Klamedia, comment ai-je pu faire une telle méprise ?
Peut-être parce que c'est le même éditeur, la même idée, le même contexte, les mêmes types de personnages, des gags très similaires...
Mais alors qu'est-ce qui change ?
On va dire que c'est plus "moderne".
Le dessin est meilleur, ça, déjà je l'admets. Non pas qu'il soit excellent (cela se repère notamment quand le dessinateur tente de représenter des guest-stars comme Cixi, Lanfeust et Hébus), mais il est de niveau tout à fait correct et plaisant à lire et à regarder. Quelques dégradés informatiques gâchent un peu la colorisation, mais dans l'ensemble c'est joli.
Du coup, l'héroïne est plus sexy que Klamedia et les auteurs ne se privent d'ailleurs pas de la mettre souvent nue ou dans des poses suggestives. Pour contrebalancer cela, ils offrent aussi beaucoup d'hommes à poil et de zezettes à l'air, ça change...
Quant à l'humour, il est aussi un poil plus sadique et humour noir. Les héros sont plutôt du côté des méchants, le dragon brûle tout le monde et la jolie princesse a tout de la prédatrice qui bouffe ce qui est mignon et cause volontairement la mort des bons chevaliers et autres emmerdeurs humains. Mais ça, depuis la mode Trolls De Troy, c'est franchement cliché chez Soleil.
Alors, il me fallait déjà passer outre ce lourd sentiment de déjà-vu en lisant cette BD. Mais qui plus est, les gags ne sont vraiment pas drôles. Prévisibles, répétitifs, sans surprise, et régulièrement scatologiques, je me suis vraiment ennuyé. Ce n'est clairement pas le genre d'humour qui me fait rire et même pas sourire.
A réserver à un public adolescent qui n'a pas déjà lu cent fois le même type de BD de fantasy humoristique.
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Légendes de la Garde
L'objet est attrayant, un format original doté d'une jolie couverture. Après tous ces avis positifs et malgré un prix élevé je me suis laissée tenter. Graphiquement les couleurs automnales sont jolies, mais les décors sont quasiment absents ; les souris sont approximatives et totalement inexpressives, avec juste un accessoire pour les différencier, du coup je ne me suis pas du tout attachée à elles ni à ce qui pourrait leur arriver. Quant au scénario je l'ai trouvé très conventionnel, les trois mousquetaires façon rongeurs des bois, avec son lot de trahisons et ses héros super courageux, passant tout au fil de l'épée et vêtus de leurs capes ridicules, je n'ai absolument pas pu les prendre au sérieux. Par contre les petits poèmes intercalés entre les chapitres sont vraiment intéressants, pour le reste j'ai trouvé ça plat, ennuyeux, long - même si ça se lit vite. Ce comics est classé dans le genre fantasy, est-ce que j'aurais loupé quelque chose, il n'y a que des animaux de la forêt, rien d'étrange, aucune bête fantastique…, j'aurais plutôt dit que c'est de l'aventure pure et simple.
Le Postillon
Du même auteur, j'avais préféré nettement Taïga non pas que le postillon soit complètement inintéressant. Les amateurs de la grande Histoire et notamment de la période de la Révolution française puis de l'Empire de Napoléon apprécieront sans aucun doute. J'ai pas trop aimé cette incohérence temporelle autour de l'articulation de ces 4 tomes. C'est également franchement triste comme récit sur les dures conditions d'existence des braves gens de l'époque. Il n'y a rien qui m'a semblé inventif. On ne s'attache guère aux personnages également. L'auteur a une parfaite maîtrise du dessin avec une colorisation qui ne laissera personne indifférent.
Afrika
Le dessin d'Hermann est très beau mais les personnages se ressemblent souvent. De même que les femmes qui sont toujours aussi moches. L'album se laisse lire sans pour autant en tirer un grand plaisir. C'est sympa et ça s'arrête là. De plus, la seconde partie de l'histoire est selon moi moins réussie que le début. Bref, un album de plus chez Hermann mais qui ne constitue en aucun cas un incontournable. Pour les fans d'abord !
Petit Polio
Je suis le seul à mettre une note négative sur cette série. Mon avis ne suit pas des critères purement objectifs. Le dessin est réellement pas mal avec ces planches peintes à l'aquarelle. Cependant, je n'ai pas accroché à cette histoire autobiographique pourtant touchante de ce petit garçon qui a 6 ans et qui vît à Toulon. L'émotion a eu du mal à passer sans que je puisse en expliquer la raison. C'est pourtant une oeuvre sympa dans son approche. Cela m'a rappelé également mon enfance pour avoir vécu à côté de Toulon au même âge mais pas à la même époque à savoir la guerre d'Algérie. Bref, on aura droit à un album à la nostalgie heureuse qui dépeint la vie quotidienne de ce petit garçon pas comme les autres entre famille, école et copain. A lire tout de même pour se faire une idée.
Magus
Un scénario assez conventionnel, un gamin et sa sœur qui perdent leurs parents pour cause de sorcellerie, s'ensuit une vie de mise à l'écart par peur de la magie typique du moyen âge ; puis leur séparation et enfin toutes les mésaventures du garçon qui se découvre un pouvoir magique. Le récit défile sans qu'on prenne goût à sa lecture, ce n'est que le tome 1 mais ce genre d'histoires nous a déjà été servi plusieurs fois, sauf la fin qui pourrait nous faire basculer dans du pur fantastique avec une scène qui nous rappelle Les Voyages de Gulliver. Le dessin sans être mauvais n'a rien d'exceptionnel, le trait est un peu gras, les couleurs automnales sont par contre en parfait accord avec cette histoire assez triste, mais qui bizarrement ne m'a pas touchée. Les personnages ne sont pas attachants, voire un peu insipides et la voix off quasiment inexistante. On n'a presque aucune information détaillée sur l'époque, juste que le récit se déroule sous le Pape Innocent IV (élu le 25 juin 1243). En quelques mots je dirais que ça manque d'âme et de poésie, pour un récit qui verse dans la magie ce manque est frustrant, je n'ai pas été charmée.
Neon Genesis Evangelion - Plan de Complémentarité
Ceux qui connaissent l'animé Evangelion se souviennent des derniers épisodes où, alors qu'on s'attend au dénouement d'une longue histoire mêlant science-fiction et métaphysique, on bascule soudain dans une sorte d'histoire parallèle qui n'a plus rien à voir ou presque. Dans cette histoire, Shinji, Asuka et Rei ne sont pas les jeunes pilotes des Eva mais de simples écoliers vivant des histoires d'écoliers avec un drôle de triangle amoureux entre eux. Tout ça pour apprendre que toute l'histoire d'Evangelion n'avait finalement pour but que d'en venir à ce qu'Ikari Shinji s'accepte soi-même avec ses qualités et ses défauts. Ah... Eh bien, ce nouveau manga, Plan de Complémentarité semble bien reprendre les éléments de ces décevants derniers épisodes en développant encore davantage leur aspect "banale histoire d'écolier", se rapprochant même fortement d'un shojo par les intrigues amoureuses compliquées qui se forment entre les trois personnages principaux mais aussi avec Kaoru (qui dans la série principale est en fait le dernier Ange). Plus rien à voir ou presque avec Evangelion, on en oublierait très vite que ces personnages sont ou ont été pilotes de bio-méchas aux incroyables pouvoirs pour défendre la Terre d'attaques de mystérieux Anges venus du ciel. Nous sommes là dans une histoire telle qu'on en trouve dans nettement trop de mangas clichés. L'humour tombe à plat, les intrigues n'intéressent pas, et celui qui achèterait ce manga dans l'espoir d'y retrouver quelque chose de Neon Genesis Evangelion se sentira inévitablement floué. Seul le dessin reste correct puisque similaire à la série mère, quoique les décors soient bien souvent épurés ou oubliés comme dans trop de shojo hâtivement dessinés. Alors quel est le but de ce manga ? Tenter vainement de captiver les lecteurs avec des intrigues amoureuses inintéressantes ? Faire comme dans l'animé et imaginer que cet épisode écolier est en fait une hallucination collective engendrée par l'ange Kaoru ? J'ai moi-même du mal à croire à ma propre hypothèse car comment expliquer alors que ce manga s'étale déjà sur trois tomes en France (et 6 au Japon) où il ne se passe rien ? Ou alors est-ce juste un moyen d'exploiter abusivement un titre célèbre ?...
La Course du rat
J'ai ajouté ce volume au thésaurus parce qu'il n'y était pas, dans le seul but de contribuer à faire de bdtheque un site le plus complet possible. A part cela, je n'aime pas le graphisme de Lauzier et je me suis senti mal à l'aise face à la déchéance inéluctable du héros (ce qui rend finalement l'oeuvre efficace). "La course du rat" a pour mérite de présenter une bonne peinture de certains stéréotypes de salauds que l'on doit pouvoir croiser dans les milieux de l'édition et du show business. A lire donc, pour les fans de Lauzier ou de Brétecher, les insomniaques, et ceux qui veulent calmer leur libido en cas d'absence de madame. Pour les autres, ce n'est pas les bonnes séries qui manquent. Je ne conseille pas l'achat de cette oeuvre. Elle a atterri dans ma bibliothèque pour la simple raison qu'un ami voulait faire de la place dans ses étagères. N.B. : Une adaptation cinématographique existe avec Anémone, Christian Clavier, Nathalie Baye et Maureen Kerwin, sous le titre "Je vais craquer". Tout un programme.
Peach !
Ces aventures érotiques d'un jeune otaku de surcroit puceau sont assez consternantes pour le moment. A chaque nouvelle intrusion d'un personnage féminin, notre improbable héros, loser comme pas deux, fini par se retrouver dans des situations érotiques aussi improbables que mal amenées. De plus, notre loser de service étant... heu... un loser, ces aventures finissent toujours en eau de boudin avant la conclusion.... c'est assez grotesque, voir insignifiant, du point de vue du scénario. D'autant que ça par franchement dans tous les sens. L'humour est bien présent, et m'a fait un peu penser à Angel et m'a bien plus. Le graphisme, comme d'habitude avec U-jin est moyen sans plus (du niveau du même Angel par exemple).
Messire de la Chienlit
Mwouais… ça faisait peut-être rire un tantinet voici plus de 30 ans, mais beaucoup d’eau a depuis coulé sous les ponts. J’ai eu affaire à une suite d’histoires où les jeux de mots et les gags parsèment les pages. Curieusement, certains gags font un peu dans sorte d’anarchisme (bon enfant quand même). Il faut dire qu’à sa parution –dès 1976- ce Chienlit était édité dans le « Journal des Pieds Nickelés » qui était parfois quelque peu irrévérencieux. « Messire de la Chienlit » est scénarisé et construit sous forme de récits complets. Le dessin « comique » de Gen-Clo est clair et bien lisible, mais ce dessinateur fait un peu trop souvent usage d’effets (gouttes de sueur pour marquer une surprise, lignes de vitesse pour accentuer un mouvement, etc) pour faire ressortir mimique et gestuelle des intervenants. Oublié Chienlit ?… je pense. Et s’il n’y avait eu cet album édité en 1979, il aurait déjà disparu de la mémoire de beaucoup. Mais qui s’en soucie ?…
Barbeük & Biaphynn
La belle Klamédia vit dans la forêt avec son dragon Kégoyo. Une forêt peuplée de monstres pabos, de lutins crétins et de chevaliers errants, où les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit... ... Ah ! Non, je confonds, pardon. Là, on parle de Barbeük et Biaphynn, pas de Kegoyo et Klamedia, comment ai-je pu faire une telle méprise ? Peut-être parce que c'est le même éditeur, la même idée, le même contexte, les mêmes types de personnages, des gags très similaires... Mais alors qu'est-ce qui change ? On va dire que c'est plus "moderne". Le dessin est meilleur, ça, déjà je l'admets. Non pas qu'il soit excellent (cela se repère notamment quand le dessinateur tente de représenter des guest-stars comme Cixi, Lanfeust et Hébus), mais il est de niveau tout à fait correct et plaisant à lire et à regarder. Quelques dégradés informatiques gâchent un peu la colorisation, mais dans l'ensemble c'est joli. Du coup, l'héroïne est plus sexy que Klamedia et les auteurs ne se privent d'ailleurs pas de la mettre souvent nue ou dans des poses suggestives. Pour contrebalancer cela, ils offrent aussi beaucoup d'hommes à poil et de zezettes à l'air, ça change... Quant à l'humour, il est aussi un poil plus sadique et humour noir. Les héros sont plutôt du côté des méchants, le dragon brûle tout le monde et la jolie princesse a tout de la prédatrice qui bouffe ce qui est mignon et cause volontairement la mort des bons chevaliers et autres emmerdeurs humains. Mais ça, depuis la mode Trolls De Troy, c'est franchement cliché chez Soleil. Alors, il me fallait déjà passer outre ce lourd sentiment de déjà-vu en lisant cette BD. Mais qui plus est, les gags ne sont vraiment pas drôles. Prévisibles, répétitifs, sans surprise, et régulièrement scatologiques, je me suis vraiment ennuyé. Ce n'est clairement pas le genre d'humour qui me fait rire et même pas sourire. A réserver à un public adolescent qui n'a pas déjà lu cent fois le même type de BD de fantasy humoristique.