Crochemaille ?.. un personnage qui a vraisemblablement fait rire nos grands parents mais qui ne tirerait plus qu’un profond bâillement d’ennui à l’heure actuelle.
Pas récent du tout. Ce petit bonhomme débute sa vie dans l’hebdo « O.K. » dès 1946.
Au long de ses petites aventures comiques, on découvre un Moyen-âge de fantaisie assez truculent où, parfois, il ne fait pas trop bon vivre. Erik y fait vivre son personnage parmi nombre d’autres aux caractères et caractéristiques bien typés.
C’est bondissant, au texte parfois envahissant, et nombre de « gimmicks » graphiques sont utilisés.
Mais, sincèrement, ce personnage était –pour moi- peu attirant. Assez moralisateur dans son comportement, Crochemaille tire plus qu’à son tour la couverture à lui, centralise le dessin autour de sa personne. J’aime pas trop.
Bon, c’est de la BD juste d’après-guerre et le lectorat –d’une certaine façon- devait être « amusé » après ces années noires.
Crochemaille ?… Il paraîtra jusqu’en 1949. Longue éclipse ensuite puisqu’il ne reviendra –dans l’hebdo « Fripounet »- qu’en 1968 pour une série de huit récits complets.
Oublié ?… de beaucoup. La bonne idée de Glénat a été de sortir un album 60 ans après ses débuts. C’est vrai que, d’une certaine façon, ce héros fait quand même partie du patrimoine de la BD franco-belge. Mais sans plus.
Voici l'exemple type d'une série qui commence merveilleusement mais s'essouffle au terme de trois tomes.
Est-ce un manque d'audace à développer le côté fantastique initialement évoqué ou au contraire le fait que Jean Dufaux, pourtant loin d'être novice en la matière, se soit retrouvé coincé avec cet aspect, qu'il ne pouvait pas abandonner mais ne voulait pas développer ? Mystère. Toujours est-il qu'au fil des planches l'ennui nait. On attend le tome suivant en espérant retrouver la magie des premiers, mais c'est la désillusion, ... page après page.
Mention spéciale toutefois pour le dessin, d'une très grande qualité à mon goût. Tant dans la reproduction des décors que dans la fluidité des personnages. Tout en gardant un style extrêmement classique, Martin Jamar me convainc du début à la fin de la série.
Je pense que je n'aurais jamais lu cette série si en voyant la couverture du premier tome je ne m'étais dit : "Tiens, elle a l'air pas mal cette BD" et j'ai donc emprunté les trois tomes. Le lendemain, je commence la lecture du premier tome et je constate deux choses. La première c'est que le dessin est moche. Le style n'est pas mal, mais les couleurs sont vraiment mal choisies. Seconde constatation, j'ai juste compris à moitié les premières pages ! Et lorsque cela m'arrive, c'est plutôt mauvais signe.
J'ai donc lu les trois tomes avec aucun intérêt. Les personnages sont peu captivants et je ne comprends pas toujours ce qui se passe. Certaines scènes ne semblent ne pas être reliées ou alors c'est vraiment mal fait. C'est vraiment pénible à lire.
Après Quartier Lointain et L'Homme Qui Marche, "Terre de rêves" est le troisième (et probablement dernier) manga de Jiro Taniguchi que je lis.
En effet, autant j'avais trouvé la simplicité du quotidien bien contrebalancée par le fantastique de la "réincarnation" de Hiroshi dans Quartier lointain, autant la vie quotidienne tout court des deux autres oeuvres m'est apparue mortellement ennuyeuse (peut-être un peu moins ici que dans L'Homme qui marche tout de même).
Heureusement la dernière nouvelle qui raconte deux tentatives d'ascension de l'Annapurna relève un peu le niveau.
J'hésite entre 2 et 3, mais l'accumulation de lectures pour moi sans intérêt me fait rester sur un peut-être sévère 2.
Je me demande si je ne devrais pas tout simplement me contenter de mettre "cf avis de biglolo et de pol" pour le coup... et puis j'aurais surtout mieux fait de les lire avant d'emprunter ce manga... quoique, après tout, tous les goûts sont dans la nature.
Après la lecture très plaisante de Quartier Lointain, me voilà donc franchement frustrée par l'Homme qui marche. Oui c'est une bonne leçon de choses simples, oui c'est joliment dessiné, oui ça illustre à merveille les petits riens de la vie, oui... mais non.
Je me suis ennuyée ferme, à la limite la pauvreté des dialogues fut une bénédiction puisque cela m'a permis d'en finir plus vite.
Je reste à 2/5 pour le dessin, mais pour l'intérêt de la lecture, c'est nettement moins que ça...
Les aventures de Lou Cale dans le New-York des années 40 ne sont pas très palpitantes. On retrouve tous les poncifs du genre polar et l'ambiance de ces années incarnant le rêve américain.
C'est caricatural à souhait et finalement très bancal dans son approche. On nous livre des portraits bien redondants. On a vite envie de refermer ces pages désuètes car elles n'apportent pas vraiment grand chose. Les différents épisodes sont aussi laborieux qu'un vieil épisode de Derrick. A réserver à ceux qui le veulent vraiment.
Pour être franc, j'ai mis 2/5, mais je pense que la série mérite mieux comme note. En fait, ce qui m'a fait baisser ma note c'est le dessin. Je le trouve tout simplement horrible. J'ai eu beaucoup de difficulté à lire les deux tomes à cause de ça. J'ai même arrêté le tome 2 en pleine lecture tellement j'en avais marre. Il y avait aussi des cases qui étaient un peu confuses car je ne voyais pas bien ce qui se passait.
C'est vraiment dommage. Les histoires n'avaient l'air pas mal du tout. Si elles avaient été dessinées par quelqu'un d'autre, je les aurais surement appréciées. En attendant, c'est 2/5.
Un scénario prometteur mais pas si innovant que ça ! Une adaptation au ciné qui m'avait laissé sans voix. Je me suis dit allons voir ça en bd. Et là c'est le drame ! La grosse déception ! Un dessin grossier sans vie qui me donne pas envie de m'attarder sur les différentes cases. Certains diront que c'est stylé moi je n'aime vraiment pas. Ensuite, côté scénario, la notion du temps et des 30 jours sont très mal rendues. On a l'impression que l'histoire se passe en quelques heures. Je trouve que ça manque tout simplement de développement.
Donc vous l'avez compris je n'ai pas du tout aimé. Je vous conseille toutefois de vous laisser tenter par la version ciné qui corrige quelques défauts de la bd au niveau de la mise en scène.
Prenant la forme de chroniques BD de deux pages sur des thèmes variés, l'auteur, Augustin, a décidé de réaliser l'équivalent d'un blog où il épancherait à la lecture de tous ses réflexions sur la vie et sur le monde.
Chaque chronique s'entame sur la base d'une question, souvent loufoque, du style "pourquoi les filles gagnent toujours quand on s'engueule ?" ou encore "A-t-on vraiment besoin du bonheur pour être heureux ?". Et par la suite, Augustin développe son récit à la manière d'une dissertation illustrée, avec une bonne dose de texte narratif et des images qui sont comme autant de ponctuations et si possible de gags.
Le dessin est simple, relativement efficace même s'il ne s'attarde pas sur les décors ou les détails.
Cette structure en histoires courtes aux thématiques souvent délirantes rappelle un peu celle de la Rubrique-à-Brac. Mais j'ai trouvé l'humour nettement moins bon et le discours nettement moins universel.
Les gags sont souvent assez basiques. On retrouve l'esprit des Aventures du Gottferdom Studio, avec beaucoup de références, d'auto-clins-d'oeil et d'humour parfois tarte à la crème, du moins à mon goût. J'ai bien souri quelques fois, notamment sur les sujets comparant hommes et femmes selon la vision d'un geek tel que l'auteur et moi, mais dès qu'il se met à aborder des sujets de sociologie, d'écologie voire de politique, là, j'ai directement coincé et ça m'a gonflé.
Trop souvent, j'ai eu le sentiment de voir des messages étalés et mal déguisés sous la forme de gags artificiels. Certes l'auteur avoue clairement son but d'épancher ses pensées et réflexions sur la vie et la société, mais ça en devient souvent lourdingue. Même s'il ne le fait probablement pas exprès, les nombreux messages qu'il veut transmettre apparaissent comme lourdement assenés au lecteur que je suis.
Alors rapidement, j'en ai eu marre de lire des tartines de texte qui ne me faisaient que rarement sourire et m'ennuyaient plus qu'autre chose.
J'avais été indulgent avec la BD Warhammer 40,000 parce que j'aimais beaucoup son univers et j'y avais beaucoup joué. Mais je n'ai quasiment pas joué à "Warhammer Fantasy" et ce monde médiéval là ne m'a jamais attiré. Du coup, c'est avec un oeil neutre que j'ai entamé cette bande dessinée, sans le possible aveuglement du fan heureux de voir en image un monde et des personnages qu'il aime.
Et... Bof... Ca ne me donne pas envie.
Le dessin est tout juste correct. Le début du premier tome n'est clairement pas terrible : les personnages sont tous vus par le même angle, les scènes sont confuses, les couleurs laides. Cela s'arrange passé la moitié de l'album notamment au niveau des couleurs, mais bonne chance pour reconnaitre le visage d'un nain par rapport à un autre nain.
La série s'entame par une bataille sanglante entre forces du Chaos, Empire et Nains. Pendant une vingtaine de pages à la narration laborieuse, on découvre le champ de bataille avec quelques images et combattants que reconnaitront aussitôt les habitués du jeu.
C'est après la bataille, trop longue introduction, que s'entame à peu près le récit. Mais il n'y a là vraiment rien de captivant. Quelques péripéties superficielles et bourrins, une brève intrigue rapidement expédiée face à des morts-vivants, et hop on revient à la menace du méchant Chaos. C'est plat et sans surprise. Amateur. Je suis peiné de voir le nom de Dan Abnett considéré comme co-scénariste de ce début d'histoire. J'espère pour lui qu'il ne sert que de faire valoir commercial car cette BD n'a rien à voir avec la qualité de ses romans.
A moins d'une grosse surprise, je doute que la suite à paraitre dans peu de temps ne me donne tellement plus envie d'en savoir davantage.
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Crochemaille
Crochemaille ?.. un personnage qui a vraisemblablement fait rire nos grands parents mais qui ne tirerait plus qu’un profond bâillement d’ennui à l’heure actuelle. Pas récent du tout. Ce petit bonhomme débute sa vie dans l’hebdo « O.K. » dès 1946. Au long de ses petites aventures comiques, on découvre un Moyen-âge de fantaisie assez truculent où, parfois, il ne fait pas trop bon vivre. Erik y fait vivre son personnage parmi nombre d’autres aux caractères et caractéristiques bien typés. C’est bondissant, au texte parfois envahissant, et nombre de « gimmicks » graphiques sont utilisés. Mais, sincèrement, ce personnage était –pour moi- peu attirant. Assez moralisateur dans son comportement, Crochemaille tire plus qu’à son tour la couverture à lui, centralise le dessin autour de sa personne. J’aime pas trop. Bon, c’est de la BD juste d’après-guerre et le lectorat –d’une certaine façon- devait être « amusé » après ces années noires. Crochemaille ?… Il paraîtra jusqu’en 1949. Longue éclipse ensuite puisqu’il ne reviendra –dans l’hebdo « Fripounet »- qu’en 1968 pour une série de huit récits complets. Oublié ?… de beaucoup. La bonne idée de Glénat a été de sortir un album 60 ans après ses débuts. C’est vrai que, d’une certaine façon, ce héros fait quand même partie du patrimoine de la BD franco-belge. Mais sans plus.
Voleurs d'Empires
Voici l'exemple type d'une série qui commence merveilleusement mais s'essouffle au terme de trois tomes. Est-ce un manque d'audace à développer le côté fantastique initialement évoqué ou au contraire le fait que Jean Dufaux, pourtant loin d'être novice en la matière, se soit retrouvé coincé avec cet aspect, qu'il ne pouvait pas abandonner mais ne voulait pas développer ? Mystère. Toujours est-il qu'au fil des planches l'ennui nait. On attend le tome suivant en espérant retrouver la magie des premiers, mais c'est la désillusion, ... page après page. Mention spéciale toutefois pour le dessin, d'une très grande qualité à mon goût. Tant dans la reproduction des décors que dans la fluidité des personnages. Tout en gardant un style extrêmement classique, Martin Jamar me convainc du début à la fin de la série.
Les Fées noires
Je pense que je n'aurais jamais lu cette série si en voyant la couverture du premier tome je ne m'étais dit : "Tiens, elle a l'air pas mal cette BD" et j'ai donc emprunté les trois tomes. Le lendemain, je commence la lecture du premier tome et je constate deux choses. La première c'est que le dessin est moche. Le style n'est pas mal, mais les couleurs sont vraiment mal choisies. Seconde constatation, j'ai juste compris à moitié les premières pages ! Et lorsque cela m'arrive, c'est plutôt mauvais signe. J'ai donc lu les trois tomes avec aucun intérêt. Les personnages sont peu captivants et je ne comprends pas toujours ce qui se passe. Certaines scènes ne semblent ne pas être reliées ou alors c'est vraiment mal fait. C'est vraiment pénible à lire.
Terre de rêves
Après Quartier Lointain et L'Homme Qui Marche, "Terre de rêves" est le troisième (et probablement dernier) manga de Jiro Taniguchi que je lis. En effet, autant j'avais trouvé la simplicité du quotidien bien contrebalancée par le fantastique de la "réincarnation" de Hiroshi dans Quartier lointain, autant la vie quotidienne tout court des deux autres oeuvres m'est apparue mortellement ennuyeuse (peut-être un peu moins ici que dans L'Homme qui marche tout de même). Heureusement la dernière nouvelle qui raconte deux tentatives d'ascension de l'Annapurna relève un peu le niveau. J'hésite entre 2 et 3, mais l'accumulation de lectures pour moi sans intérêt me fait rester sur un peut-être sévère 2.
L'Homme qui marche
Je me demande si je ne devrais pas tout simplement me contenter de mettre "cf avis de biglolo et de pol" pour le coup... et puis j'aurais surtout mieux fait de les lire avant d'emprunter ce manga... quoique, après tout, tous les goûts sont dans la nature. Après la lecture très plaisante de Quartier Lointain, me voilà donc franchement frustrée par l'Homme qui marche. Oui c'est une bonne leçon de choses simples, oui c'est joliment dessiné, oui ça illustre à merveille les petits riens de la vie, oui... mais non. Je me suis ennuyée ferme, à la limite la pauvreté des dialogues fut une bénédiction puisque cela m'a permis d'en finir plus vite. Je reste à 2/5 pour le dessin, mais pour l'intérêt de la lecture, c'est nettement moins que ça...
Lou Cale
Les aventures de Lou Cale dans le New-York des années 40 ne sont pas très palpitantes. On retrouve tous les poncifs du genre polar et l'ambiance de ces années incarnant le rêve américain. C'est caricatural à souhait et finalement très bancal dans son approche. On nous livre des portraits bien redondants. On a vite envie de refermer ces pages désuètes car elles n'apportent pas vraiment grand chose. Les différents épisodes sont aussi laborieux qu'un vieil épisode de Derrick. A réserver à ceux qui le veulent vraiment.
Le Bar à Joe
Pour être franc, j'ai mis 2/5, mais je pense que la série mérite mieux comme note. En fait, ce qui m'a fait baisser ma note c'est le dessin. Je le trouve tout simplement horrible. J'ai eu beaucoup de difficulté à lire les deux tomes à cause de ça. J'ai même arrêté le tome 2 en pleine lecture tellement j'en avais marre. Il y avait aussi des cases qui étaient un peu confuses car je ne voyais pas bien ce qui se passait. C'est vraiment dommage. Les histoires n'avaient l'air pas mal du tout. Si elles avaient été dessinées par quelqu'un d'autre, je les aurais surement appréciées. En attendant, c'est 2/5.
30 jours de nuit
Un scénario prometteur mais pas si innovant que ça ! Une adaptation au ciné qui m'avait laissé sans voix. Je me suis dit allons voir ça en bd. Et là c'est le drame ! La grosse déception ! Un dessin grossier sans vie qui me donne pas envie de m'attarder sur les différentes cases. Certains diront que c'est stylé moi je n'aime vraiment pas. Ensuite, côté scénario, la notion du temps et des 30 jours sont très mal rendues. On a l'impression que l'histoire se passe en quelques heures. Je trouve que ça manque tout simplement de développement. Donc vous l'avez compris je n'ai pas du tout aimé. Je vous conseille toutefois de vous laisser tenter par la version ciné qui corrige quelques défauts de la bd au niveau de la mise en scène.
Le Blogustin de Augustin
Prenant la forme de chroniques BD de deux pages sur des thèmes variés, l'auteur, Augustin, a décidé de réaliser l'équivalent d'un blog où il épancherait à la lecture de tous ses réflexions sur la vie et sur le monde. Chaque chronique s'entame sur la base d'une question, souvent loufoque, du style "pourquoi les filles gagnent toujours quand on s'engueule ?" ou encore "A-t-on vraiment besoin du bonheur pour être heureux ?". Et par la suite, Augustin développe son récit à la manière d'une dissertation illustrée, avec une bonne dose de texte narratif et des images qui sont comme autant de ponctuations et si possible de gags. Le dessin est simple, relativement efficace même s'il ne s'attarde pas sur les décors ou les détails. Cette structure en histoires courtes aux thématiques souvent délirantes rappelle un peu celle de la Rubrique-à-Brac. Mais j'ai trouvé l'humour nettement moins bon et le discours nettement moins universel. Les gags sont souvent assez basiques. On retrouve l'esprit des Aventures du Gottferdom Studio, avec beaucoup de références, d'auto-clins-d'oeil et d'humour parfois tarte à la crème, du moins à mon goût. J'ai bien souri quelques fois, notamment sur les sujets comparant hommes et femmes selon la vision d'un geek tel que l'auteur et moi, mais dès qu'il se met à aborder des sujets de sociologie, d'écologie voire de politique, là, j'ai directement coincé et ça m'a gonflé. Trop souvent, j'ai eu le sentiment de voir des messages étalés et mal déguisés sous la forme de gags artificiels. Certes l'auteur avoue clairement son but d'épancher ses pensées et réflexions sur la vie et la société, mais ça en devient souvent lourdingue. Même s'il ne le fait probablement pas exprès, les nombreux messages qu'il veut transmettre apparaissent comme lourdement assenés au lecteur que je suis. Alors rapidement, j'en ai eu marre de lire des tartines de texte qui ne me faisaient que rarement sourire et m'ennuyaient plus qu'autre chose.
Warhammer
J'avais été indulgent avec la BD Warhammer 40,000 parce que j'aimais beaucoup son univers et j'y avais beaucoup joué. Mais je n'ai quasiment pas joué à "Warhammer Fantasy" et ce monde médiéval là ne m'a jamais attiré. Du coup, c'est avec un oeil neutre que j'ai entamé cette bande dessinée, sans le possible aveuglement du fan heureux de voir en image un monde et des personnages qu'il aime. Et... Bof... Ca ne me donne pas envie. Le dessin est tout juste correct. Le début du premier tome n'est clairement pas terrible : les personnages sont tous vus par le même angle, les scènes sont confuses, les couleurs laides. Cela s'arrange passé la moitié de l'album notamment au niveau des couleurs, mais bonne chance pour reconnaitre le visage d'un nain par rapport à un autre nain. La série s'entame par une bataille sanglante entre forces du Chaos, Empire et Nains. Pendant une vingtaine de pages à la narration laborieuse, on découvre le champ de bataille avec quelques images et combattants que reconnaitront aussitôt les habitués du jeu. C'est après la bataille, trop longue introduction, que s'entame à peu près le récit. Mais il n'y a là vraiment rien de captivant. Quelques péripéties superficielles et bourrins, une brève intrigue rapidement expédiée face à des morts-vivants, et hop on revient à la menace du méchant Chaos. C'est plat et sans surprise. Amateur. Je suis peiné de voir le nom de Dan Abnett considéré comme co-scénariste de ce début d'histoire. J'espère pour lui qu'il ne sert que de faire valoir commercial car cette BD n'a rien à voir avec la qualité de ses romans. A moins d'une grosse surprise, je doute que la suite à paraitre dans peu de temps ne me donne tellement plus envie d'en savoir davantage.