J’ai acquis dernièrement plusieurs numéros de "Mac Coy" dans sa version intégrale lors d'une vente à mon comité d'entreprise qui se débarrassait de certains titres. J'ai commencé à comprendre pourquoi à la lecture de ce western dont le langage respectait les codes des années 70.
C'est très académique dans son concept. Les couleurs paraissent plutôt délavées et le dessin a beaucoup vieilli. Quelquefois, d'une case à l'autre, on parvient à peine à reconnaître les personnages. En effet, il y a une grande imprécision du trait.
Ce qui m'a le plus énervé, c'est justement Mac Coy, un héros aux accents de John Wayne. Toujours partant pour une mission suicide avec un air désinvolte. On n'y croit pas une seconde! Dans le genre, j'ai nettement préféré Blueberry. Même le western moderne a su renouveler des codes.
Par ailleurs et pour finir, ces histoires laissent toujours un goût inachevé même si je dois reconnaître qu'il y a une nette amélioration du scénario au fil des tomes.
Je me suis débarrassé à mon tour de cette bd qui devenait encombrante.
J'ai acquis dernièrement cette Bd en occasion pour 1 euro alors que mon comité d'entreprise s'en débarrassait. Je me suis dis que le niveau était peut-être celui d'un Okko dans le genre samouraï japonais mais ce n'est pas du tout le cas. J'ai redonné la bd, c'est dire!
Des dessins statiques et une narration bavarde ralentissent considérablement le rythme de l'histoire. Toutes les deux pages, il y a un mot en japonais pour sonner plus vrai et cela en devient vite lassant.
Par ailleurs, les personnages à commencer par ce ronin solitaire n'attirent guère l'intérêt.
Finalement, cette bd possède toutes les "qualités" de l'académisme que je n'aime pas dans la bd.
Parfaitement d’accord avec Pol qui écrivait plus bas que Sienna est une série « qui ravira les amateurs du genre pas trop regardants sur la plausibilité de l'histoire qu'on leur sert. »
Parce que niveau plausibilité, j’ai effectivement vu mieux. Le coup du mari et de la femme qui mènent tous les deux une double-vie sans que l’autre ne se doute de rien, ça passe dans le film « True Lies » avec Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis, parce que ce dernier ne se prenait pas trop au sérieux. Là, désolé mais ça coince. Je n’ai jamais réussi à croire aux personnages, je les trouve trop caricaturaux (à commencer par les deux jeunes bombes sexuelles aux carrières exemplaires, aux techniques de combat à en faire pâlir James Bond, et qui semblent prendre une douche toutes les 3 pages), et l’intrigue est un peu « too much », et contient quelques grosses pilules que j’ai personnellement eu du mal à avaler.
Cette BD a aussi des qualités. L’histoire est malgré tout prenante et remplie d’action (et devrait se finir en 2 tomes seulement), et le dessin est sympa. Je lirai peut-être la suite, mais je ne peux pas dire que je l’attends avec impatience.
Mwouais… j’avoue que je n’aimais pas trop la série pourtant réalisée par deux « pointures » (à noter que Chappuis remplace Greg pour la seconde histoire).
Rouly ?… c’est le temps des flibustiers vu sous l’angle de l’humour... Et de l’humour, il y en a.
Seulement voilà : l’alchimie –avis perso- ne fonctionne pas trop entre le scénariste et le dessinateur. J’aime bien Mitteï MAIS son style graphique est « gentil », trop gentil je pense pour l’imagination débordante –et aussi acerbe- de Greg. J’ai imaginé ces histoires dessinées par Gotlib. C’eut été autre chose !…
J’ai aussi eu affaire à une BD où c’est un gamin qui « dirige la manœuvre », se retrouve meneur d’un équipage (faut dire aussi que les autres sont tellement cons !..) et à une sorte de comportement « m’as tu vu » et moralisateur que je n’aime pas trop.
Ceci dit, l’ensemble –pour l’époque- était bien drôle et fit les beaux jours de l’hebdo Tintin.
Pas récent non plus, l’air de rien. Rouly débute en effet sa carrière en 1959 et la terminera en 1971. Sa vie sur papier ?… deux grandes aventures et trois récits complets.
Une série dont pas mal de lecteurs d’alors se souviennent encore. Moi aussi… mais un peu négativement.
Dilbert est une BD très hétérogène. Certains strips sont hilarants (ceux de la galerie sont à mon avis dans le top 10 des gags de la série) alors que d’autres sont complètement incompréhensibles ou tout simplement pas drôles.
En ce qui me concerne, la lire à petite dose pourquoi pas, mais s’enfiler un album entier, j’ai beaucoup de mal, surtout quand les gags qui se suivent ne sont qu’une variation sur le même thème.
Je dirais aussi que la version française doit souvent nuire à l’effet comique (d’un autre côté, j’ai tenté d’en lire en VO (ici) et j’ai parfois encore moins compris, narf…). Par contre, la vision cynique de la méga entreprise à l’américaine et des travers de son organisation titanesque, ou encore des chefs qui ne comprennent rien à l’informatique est souvent très bonne.
Je suis également très exigeant avec le scénario même s'il est signé par un de mes auteurs favoris. C'est vrai que 7 bd pour ce résultat, c'est très cher payé. L'ennui s'installe très vite malgré quelques phénomènes paranormaux présents pour capter notre attention. Les ficelles sont vraiment énormes. Eh oui, cela ressemble à ces fictions américaines teintées de fantastique qui pullulent.
Une bd dans le genre "fantastique" doit me surprendre ou m'intriguer. Ce quota minimum n'est même pas rempli. Dès lors, on pourra passer allégrement son chemin car nous avons le choix sur ce vaste marché.
Après lecture du 1er tome.
Cette histoire m'intriguait et les dessins m'attiraient depuis quelques temps déjà, alors je me suis finalement lancé dans cette lecture.
Au premier abord, une trame assez classique d'un amnésique, dont on apprend le passé par petites touches de flashbacks récurrents. Jusque là rien de vraiment passionnant, mais le récit parvenait tout de même à m'intéresser.
SPOILER!
Toutefois, j'ai complètement décroché à partir de cette histoire d'oeil et de bras volés à notre héros et greffés au corps du grand méchant. Pour ma part, un grand n'importe quoi, qui ne m'incite vraiment pas à poursuivre plus loin ma lecture.
A noter que si le dessin est très agréable, les visages des personnages par contre ne sont pas une franche réussite.
Au final, plutôt déçu par ma lecture.
Jusqu'où faut-il aller dans l'infantilisme pour toucher les enfants ? sûrement moins loin que Zep ne semble le penser. Les gags particulièrement "pipi-caca" m'ont déplu voire choqué et les phylactères outreront plus d'un défenseur de la langue française. Donner cela en exemple à mes enfants : sûrement pas !
Le graphisme sauve la série du 1/5 mais tout juste, car là non plus il n'y a rien de remarquable. A noter, les débuts en noir et blanc de la série avaient plus de charme que la colorisation sans âme qui s'en suit.
Bref le succès n'est, semble-t-il, pas gage de qualité.
Après un premier tome à peu près sympathique, quoique quand même très strange, la série s'enfonce mortellement dès le tome 2. Cette amourette contrariée me laisse véritablement de marbre, on use la fibre sensible à l'extrême quitte à étirer sur la loooongueur le scénario. Scénario qui ne tient finalement qu’en une ligne, ils s’aiment d’un amour impossible… c’est vraiment cul-cul la praline, redondant, larmoyant… bref tout ce que j’aime !
Je n’ai pas trouvé de magie, de romantisme, de poésie, de tragique. L’histoire est en plus très alambiquée parfois même incompréhensible, les personnages torturés au possible… à tel point qu’on souhaiterait presque n’avoir jamais lu ce récit.
Le dessin de Tillier est vraiment très beau, c’est vrai, mais il ne parvient pas à tirer ce titre vers le haut. La fée est insupportable, avec ses yeux larmoyants, déchirants de douleurs… plongez dans l’immensité de ses yeux, vous en ressortirez complètement lobotomisé. Par contre, Frank Leclerq ne démérite pas sur le troisième tome, il n’atteint pas le talent de Tillier, mais il s’en sort avec les honneurs. Il a au moins le mérite d’atténuer le côté léché du dessin de son prédécesseur.
On ne peut que s’exclamer à la fin de cette aventure : tout ça pour… ça !
L'absurde fait son irruption dans la collection Grafica chez Glénat. Je ne m'y attendais pas! Bien évidemment, ma note sévère ne traduit qu'une espèce d'incompréhension de ma part à cet univers un peu baroque. Le concept de départ est intéressant: la vase a recouvert le monde. Sur un réseau de pont délabré, un reste de population tente de survivre. Le système politique oppressif est placé sous le joug de l'obscurantisme. Cela fait penser un peu au film "Waterworld".
Maintenant, il y a des choses que j'ai capté dans cette série d'anticipation comme les remises en question de tout ce qu'on nous inculque, la remise en question du politiquement correct etc... Tout cela est très bien; néanmoins cela ne m'enchante guère sous cette forme particulière.
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Mac Coy
J’ai acquis dernièrement plusieurs numéros de "Mac Coy" dans sa version intégrale lors d'une vente à mon comité d'entreprise qui se débarrassait de certains titres. J'ai commencé à comprendre pourquoi à la lecture de ce western dont le langage respectait les codes des années 70. C'est très académique dans son concept. Les couleurs paraissent plutôt délavées et le dessin a beaucoup vieilli. Quelquefois, d'une case à l'autre, on parvient à peine à reconnaître les personnages. En effet, il y a une grande imprécision du trait. Ce qui m'a le plus énervé, c'est justement Mac Coy, un héros aux accents de John Wayne. Toujours partant pour une mission suicide avec un air désinvolte. On n'y croit pas une seconde! Dans le genre, j'ai nettement préféré Blueberry. Même le western moderne a su renouveler des codes. Par ailleurs et pour finir, ces histoires laissent toujours un goût inachevé même si je dois reconnaître qu'il y a une nette amélioration du scénario au fil des tomes. Je me suis débarrassé à mon tour de cette bd qui devenait encombrante.
Ugaki
J'ai acquis dernièrement cette Bd en occasion pour 1 euro alors que mon comité d'entreprise s'en débarrassait. Je me suis dis que le niveau était peut-être celui d'un Okko dans le genre samouraï japonais mais ce n'est pas du tout le cas. J'ai redonné la bd, c'est dire! Des dessins statiques et une narration bavarde ralentissent considérablement le rythme de l'histoire. Toutes les deux pages, il y a un mot en japonais pour sonner plus vrai et cela en devient vite lassant. Par ailleurs, les personnages à commencer par ce ronin solitaire n'attirent guère l'intérêt. Finalement, cette bd possède toutes les "qualités" de l'académisme que je n'aime pas dans la bd.
Sienna
Parfaitement d’accord avec Pol qui écrivait plus bas que Sienna est une série « qui ravira les amateurs du genre pas trop regardants sur la plausibilité de l'histoire qu'on leur sert. » Parce que niveau plausibilité, j’ai effectivement vu mieux. Le coup du mari et de la femme qui mènent tous les deux une double-vie sans que l’autre ne se doute de rien, ça passe dans le film « True Lies » avec Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis, parce que ce dernier ne se prenait pas trop au sérieux. Là, désolé mais ça coince. Je n’ai jamais réussi à croire aux personnages, je les trouve trop caricaturaux (à commencer par les deux jeunes bombes sexuelles aux carrières exemplaires, aux techniques de combat à en faire pâlir James Bond, et qui semblent prendre une douche toutes les 3 pages), et l’intrigue est un peu « too much », et contient quelques grosses pilules que j’ai personnellement eu du mal à avaler. Cette BD a aussi des qualités. L’histoire est malgré tout prenante et remplie d’action (et devrait se finir en 2 tomes seulement), et le dessin est sympa. Je lirai peut-être la suite, mais je ne peux pas dire que je l’attends avec impatience.
Rouly-la-brise
Mwouais… j’avoue que je n’aimais pas trop la série pourtant réalisée par deux « pointures » (à noter que Chappuis remplace Greg pour la seconde histoire). Rouly ?… c’est le temps des flibustiers vu sous l’angle de l’humour... Et de l’humour, il y en a. Seulement voilà : l’alchimie –avis perso- ne fonctionne pas trop entre le scénariste et le dessinateur. J’aime bien Mitteï MAIS son style graphique est « gentil », trop gentil je pense pour l’imagination débordante –et aussi acerbe- de Greg. J’ai imaginé ces histoires dessinées par Gotlib. C’eut été autre chose !… J’ai aussi eu affaire à une BD où c’est un gamin qui « dirige la manœuvre », se retrouve meneur d’un équipage (faut dire aussi que les autres sont tellement cons !..) et à une sorte de comportement « m’as tu vu » et moralisateur que je n’aime pas trop. Ceci dit, l’ensemble –pour l’époque- était bien drôle et fit les beaux jours de l’hebdo Tintin. Pas récent non plus, l’air de rien. Rouly débute en effet sa carrière en 1959 et la terminera en 1971. Sa vie sur papier ?… deux grandes aventures et trois récits complets. Une série dont pas mal de lecteurs d’alors se souviennent encore. Moi aussi… mais un peu négativement.
Dilbert
Dilbert est une BD très hétérogène. Certains strips sont hilarants (ceux de la galerie sont à mon avis dans le top 10 des gags de la série) alors que d’autres sont complètement incompréhensibles ou tout simplement pas drôles. En ce qui me concerne, la lire à petite dose pourquoi pas, mais s’enfiler un album entier, j’ai beaucoup de mal, surtout quand les gags qui se suivent ne sont qu’une variation sur le même thème. Je dirais aussi que la version française doit souvent nuire à l’effet comique (d’un autre côté, j’ai tenté d’en lire en VO (ici) et j’ai parfois encore moins compris, narf…). Par contre, la vision cynique de la méga entreprise à l’américaine et des travers de son organisation titanesque, ou encore des chefs qui ne comprennent rien à l’informatique est souvent très bonne.
Ombres
Je suis également très exigeant avec le scénario même s'il est signé par un de mes auteurs favoris. C'est vrai que 7 bd pour ce résultat, c'est très cher payé. L'ennui s'installe très vite malgré quelques phénomènes paranormaux présents pour capter notre attention. Les ficelles sont vraiment énormes. Eh oui, cela ressemble à ces fictions américaines teintées de fantastique qui pullulent. Une bd dans le genre "fantastique" doit me surprendre ou m'intriguer. Ce quota minimum n'est même pas rempli. Dès lors, on pourra passer allégrement son chemin car nous avons le choix sur ce vaste marché.
La Légende des nuées écarlates
Après lecture du 1er tome. Cette histoire m'intriguait et les dessins m'attiraient depuis quelques temps déjà, alors je me suis finalement lancé dans cette lecture. Au premier abord, une trame assez classique d'un amnésique, dont on apprend le passé par petites touches de flashbacks récurrents. Jusque là rien de vraiment passionnant, mais le récit parvenait tout de même à m'intéresser. SPOILER! Toutefois, j'ai complètement décroché à partir de cette histoire d'oeil et de bras volés à notre héros et greffés au corps du grand méchant. Pour ma part, un grand n'importe quoi, qui ne m'incite vraiment pas à poursuivre plus loin ma lecture. A noter que si le dessin est très agréable, les visages des personnages par contre ne sont pas une franche réussite. Au final, plutôt déçu par ma lecture.
Titeuf
Jusqu'où faut-il aller dans l'infantilisme pour toucher les enfants ? sûrement moins loin que Zep ne semble le penser. Les gags particulièrement "pipi-caca" m'ont déplu voire choqué et les phylactères outreront plus d'un défenseur de la langue française. Donner cela en exemple à mes enfants : sûrement pas ! Le graphisme sauve la série du 1/5 mais tout juste, car là non plus il n'y a rien de remarquable. A noter, les débuts en noir et blanc de la série avaient plus de charme que la colorisation sans âme qui s'en suit. Bref le succès n'est, semble-t-il, pas gage de qualité.
Fée et tendres Automates
Après un premier tome à peu près sympathique, quoique quand même très strange, la série s'enfonce mortellement dès le tome 2. Cette amourette contrariée me laisse véritablement de marbre, on use la fibre sensible à l'extrême quitte à étirer sur la loooongueur le scénario. Scénario qui ne tient finalement qu’en une ligne, ils s’aiment d’un amour impossible… c’est vraiment cul-cul la praline, redondant, larmoyant… bref tout ce que j’aime ! Je n’ai pas trouvé de magie, de romantisme, de poésie, de tragique. L’histoire est en plus très alambiquée parfois même incompréhensible, les personnages torturés au possible… à tel point qu’on souhaiterait presque n’avoir jamais lu ce récit. Le dessin de Tillier est vraiment très beau, c’est vrai, mais il ne parvient pas à tirer ce titre vers le haut. La fée est insupportable, avec ses yeux larmoyants, déchirants de douleurs… plongez dans l’immensité de ses yeux, vous en ressortirez complètement lobotomisé. Par contre, Frank Leclerq ne démérite pas sur le troisième tome, il n’atteint pas le talent de Tillier, mais il s’en sort avec les honneurs. Il a au moins le mérite d’atténuer le côté léché du dessin de son prédécesseur. On ne peut que s’exclamer à la fin de cette aventure : tout ça pour… ça !
Le Pont dans la vase
L'absurde fait son irruption dans la collection Grafica chez Glénat. Je ne m'y attendais pas! Bien évidemment, ma note sévère ne traduit qu'une espèce d'incompréhension de ma part à cet univers un peu baroque. Le concept de départ est intéressant: la vase a recouvert le monde. Sur un réseau de pont délabré, un reste de population tente de survivre. Le système politique oppressif est placé sous le joug de l'obscurantisme. Cela fait penser un peu au film "Waterworld". Maintenant, il y a des choses que j'ai capté dans cette série d'anticipation comme les remises en question de tout ce qu'on nous inculque, la remise en question du politiquement correct etc... Tout cela est très bien; néanmoins cela ne m'enchante guère sous cette forme particulière.