Tout comme fonch001, c'est la superbe couverture avec un dessin proche d'une photographie qui m'a incité à lire cette BD.
Tout comme dans les avis précédents, je dirai que le dessin est vraiment joli même si parfois je trouve les visages mal proportionnés sur certaines planches notamment celui de l'héroïne. Malgré tout, l'épaisseur et la colorisation pastel des pages donnent un côté très original et singulier à cet ouvrage.
Concernant l'histoire, éh bien hum, comment le dire, c'est creux voire très creux. Le début pourtant laissait présager du bon mais on devine la fin dès les premières pages. Je n'ai également pas bien compris ce qui pousse Mia, l'héroïne, à s'habiller de cuir et les raisons de la présence de cette boite échangiste si ce n'est pour permettre à l'auteur de glisser quelques corps nus aguicheurs au sein des pages.
Au fil des pages, la mayonnaise ne prend pas et l'on s'ennuie ferme. Un 2/5 en raison de la qualité graphique très bonne des deux premiers tomes. En espérant que le dernier tome de ce triptyque permette de relever cette note mais j'en doute fort....
Originalité : 1/5
Histoire : 1/5
Dessin : 3/5
Mise en couleur : 4/5
NOTE GLOBALE : 9/20
Après la lecture des deux premiers tomes, je suis très sceptique. En effet, autant le dessin et les couleurs sont plutôt bien réussis (à part quelques visages trop torturés à mon goût) et le voyage qui nous est offert en Australie dans le premier tome très plaisant, autant le scénario, plutôt classique et sans grande surprise mais tout de même relativement prenant dans la première partie, devient vite du grand n'importe quoi incompréhensible lors de ce voyage en Orient avec ces pécheurs de perles… J'avoue que je ne vois pas bien le fil conducteur dans tout ça, en dehors de Max évidemment.
Je tenterai peut-être la troisième et dernière partie mais j'ai peu d'espoir de trouver un sens à tout ça.
Milo Manara s'est fait un nom dans la bd érotique. Il n'en demeure pas moins qu'il s'était essayé dans le roman graphique tendance absurde. Ainsi, on suit le jeune Giuseppe Bergmann dont le destin est d'aller vers l'aventure sous toutes ses formes. Mais qu'est ce que l'aventure ?
On explore ainsi un univers un peu baroque qui alterne le fantastique avec une touche d'érotisme. Cependant, l'ensemble plonge également dans le grotesque et le terrifiant.
Le jeune homme est guidé par un maître d'aventure : le fameux HP. Certains y ont vu Manara qui suit les traces de son vieil ami Hugo Pratt (les mêmes initiales !). Il est comme un chef d'orchestre qui déroule la succession d'obstacles et de rebondissements devant Giuseppe pour lui permettre de devenir le héros de sa propre aventure.
Je n'ai pas été convaincu par l'ensemble trop absurde pour moi. Je reconnais cependant un excellent crayonné qui lui a permit d'être très certainement le meilleur dessinateur italien.
Ah, la geste des chevaliers dragons, une série d'héroïc-fantasy qui me tentait déjà depuis longtemps. C'est alors que je me jette dans l'achat de la série en espérant trouver de quoi satisfaire mon appétit.
Hélas, le premier tome me la vite coupé (l'appétit, pas autre chose). Malgré de jolis graphismes, l'histoire est bancale et tourne très vite à l'inutile. En effet, je m'attendais à voir de jolis combats, des scènes d'actions épiques avec des guerrières et un grand, gros et méchant dragon. Mais rien de tout cela, on voit le dragon dans les deux dernières pages, le combat se plie en 3 vignettes alors que l'on s'est tapé tout leur voyage depuis le début! En refermant le tome, je me suis retourné vers ma chère et tendre et lui et dit:
- Je crois que je me suis fait entuber en beauté!
Heureusement sur les 7 tomes sortis, 2 sortent du lot : les tomes 3 et 5 restent assez sympas. Le tome 3 a de très beaux graphismes et j'aime bien l'ambiance humide du tome 5.
Mention spéciale au tome 6 dessiné par Sieurac qui est ridicule, avec une fin digne d'être brûlée, et une histoire sans intérêt. Dommage, Sieurac avait fait du bon boulot avec Les Princes d'Arclan mais Ange l'a complètement saccagée... Ce qui est sûr, c'est que je n'achèterai jamais les Paradis Perdu!
Suite de Lanfeust De Troy, Lanfeust des étoiles en reprend les mêmes ingrédients. Malheureusement, la sauce ne prendra pas. L’idée de départ était pourtant bonne mais un scénario à rallonge, des égarements inutiles, une complexification roborative et ridicule en gâcheront le traitement. L’humour, omniprésent et qui m’avait tant séduit dans le premier cycle, aura même tendance à m’exaspérer dans certains tomes. Certes, les jeux de mots sont toujours présents, mais d’un niveau tellement débile qu’ils ne me font plus rire. Certes, Hébus est toujours là, mais son évolution en super-héros doté de toutes les qualités me dérange.
L’ensemble est médiocre. L’aventure stagne et je m’ennuie. Mais ce n’est pas archi mauvais pour autant et certains personnages sont très réussis. Simplement, l’alchimie n’opère plus, l’équilibre entre aventure et humour est rompu, les situations sentent le réchauffé. Désolant …
J'ai été attirée par le joli graphisme, je l'ai lu hier et aujourd'hui que j'en n'ai quasiment plus de souvenirs. En dehors de la première histoire donc la chute est excellente et inattendue, c'est d'ailleurs dommage que l'auteur ne l'ait pas plus développée. Pour le reste c'est assez vide, ça se lit mais ça ne marque absolument pas.
Plusieurs histoires composent donc cette bd, certaines ne sont que des strips-gags. Le graphisme change aussi et adopte plusieurs styles : couleur - pour la plupart - et noir et blanc, c'est agréable à regarder, surtout la partie aux couleurs pastel et au trait fin, une vraie réussite, c'est sans doute pour cette raison que je suis venue à bout de la bd. Niveau scénario ça ne vole pas très haut, les chutes tombent toujours à plat, je dirais que ça s'adresse plutôt à un public jeune.
Le prolifique Convard n'aura produit que deux titres à cette série de science-fiction qui posait des jalons très intéressants. Il y avait comme un parfum de Dune mais sans en atteindre l'intensité.
Les deux principaux protagonistes sont sans réel intérêt. Les mêmes stéréotypes qui reviennent sans cesse et qui font qu'on se détache très vite de ce qui peuvent leur arriver. C'est tellement prévisible!
Cependant, le décor de cette cité qui semble faire face à un immense désert en plongeant ses tuyaux dans le sol est absolument intrigant.
Cette ambitieuse série aurait pu donner quelque chose de bien mais n'y est pas parvenu. Néanmoins, cela se laisse lire. J'ai eu une nette préférence pour le premier tome qui est en soi une histoire à part entière. Le second également. Reste que cette mystérieuse planète n'a pas livré tous ses secrets.
Un recueil de plusieurs gentils contes de Noël écrits par des artistes souvent renommés. C’est anecdotique mais non dénué de charme.
J’avoue moi aussi un faible pour « Les 5 petits anges du Paradis », mignon tout plein, les contes de Johan et Pirlouit, bien dans l’esprit de la série, et « La porteuse de dinde » au ton plus décalé.
Pour le dessin, c’est du pur franco-belge digne des ateliers Spirou. Sans surprise avec des artistes du calibre de Roba, Tillieux ou Peyo.
La couverture, reproduction en miniature d’un poster du magazine précité vaut réellement un coup d’œil, et ravira tous les amateurs du genre. Mais, attention ! tous les personnages représentés ne figurent pas à l’intérieur de l’objet, loin s’en faut ! Point de Gaston ou de Krostons au menu, donc. Ni de Sophie, Tif et Tondu ou Gil Jourdan. Pas même le moindre schtroumpf !
L’ensemble a quand même fort vieilli et je crains vraiment qu’il ne reste plus que de vieux nostalgiques pour en apprécier la saveur. Et, qui sait, la faire partager à leurs enfants et petits-enfants un soir de Noël lors d’une lecture au coin du feu.
Un nouveau Thierry Gloris, je ne pouvais pas manquer ça.
Hélas… oui hélas, la colorisation m'a totalement rebutée, - sans dire qu'elle est laide et j'ai vu mille fois pire dans la laideur certes, - mais ici elle est en désaccord parfait avec le sujet. Artificielle, informatisée, beaucoup trop sombre, dans un univers où la magie, les elfes et les monstres prennent une large place, sans oublier le Mont Saint-Michel, c'est vraiment décevant.
Le dessin est quant à lui assez bon et bien détaillé, avec des personnages expressifs, mais j'en reviens à ces couleurs qui manquent d'âme et de lumière… dommage.
A cause de ces couleurs glacées, - je ne me lasserai pas de le répéter - j'ai eu du mal à entrer dans le récit, qui bien qu'assez conventionnel se laisse lire avec plaisir, d'autant plus que pour un premier tome il est assez conséquent en évènements.
Un agréable mélange d'Histoire de la photographie, avec un Paul Laforêt qui va faire le premier reportage photographique ; la prison du Mont Saint-Michel qui est très bien rendue, et un monde de fantasy où un monstre demande son lot de sacrifiés.
Tome 2
C'est la première fois que je décroche d'une œuvre de cet auteur, d'ailleurs je n'en garde pas beaucoup de souvenirs de cette suite qui n'a pas su retenir mon attention, par ailleurs je ne lirai pas la suite qui ne me tente pas. Il n'y a pas vraiment de surprise dans le scénario, ou tout au moins ça ne m'a pas interpellée, et les personnages ont fini par me laisser indifférente. Bref, je passe sur ce coup-ci.
Tels deux rhapsodes des temps modernes, Lob et Pichard nous content à leur manière les aventures d’Ulysse.
C’est … particulier.
Si la trame générale est conservée, les dérives (délires ?) m’ont à la fois gêné et amusé. Gêné car cette vision psychédélique (c’est l’époque qui voulait cela) a fort vieilli et, ne l’ayant découverte que récemment (un grand merci à ma bibliothécaire au passage), je ne peux que lui trouver un aspect très démodé. Amusé, car dans le genre c’est bien fait. Et surtout, c’est très respectueux de la trame générale.
Le dessin, par contre, ne m’a pas enthousiasmé. Il est certes très soigné mais ce noir et blanc symptomatique de l’époque (voir chez Métal Hurlant pour les comparaisons) ne me plait tout simplement pas. Je le trouve froid et sans âme.
L’ensemble, sans me déplaire, ne m’a donc pas convaincu. Il est à mon goût trop typé « bande dessinée adulte du début des années ‘70 » et a de plus le défaut de ne pas provoquer en moi un raz-de-marée nostalgique, susceptible d’effacer son aspect démodé.
A essayer par les fans de cette époque, à qui cet Ulysse devrait plaire. A éviter pour les autres.
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Les Nuits écorchées
Tout comme fonch001, c'est la superbe couverture avec un dessin proche d'une photographie qui m'a incité à lire cette BD. Tout comme dans les avis précédents, je dirai que le dessin est vraiment joli même si parfois je trouve les visages mal proportionnés sur certaines planches notamment celui de l'héroïne. Malgré tout, l'épaisseur et la colorisation pastel des pages donnent un côté très original et singulier à cet ouvrage. Concernant l'histoire, éh bien hum, comment le dire, c'est creux voire très creux. Le début pourtant laissait présager du bon mais on devine la fin dès les premières pages. Je n'ai également pas bien compris ce qui pousse Mia, l'héroïne, à s'habiller de cuir et les raisons de la présence de cette boite échangiste si ce n'est pour permettre à l'auteur de glisser quelques corps nus aguicheurs au sein des pages. Au fil des pages, la mayonnaise ne prend pas et l'on s'ennuie ferme. Un 2/5 en raison de la qualité graphique très bonne des deux premiers tomes. En espérant que le dernier tome de ce triptyque permette de relever cette note mais j'en doute fort.... Originalité : 1/5 Histoire : 1/5 Dessin : 3/5 Mise en couleur : 4/5 NOTE GLOBALE : 9/20
Max
Après la lecture des deux premiers tomes, je suis très sceptique. En effet, autant le dessin et les couleurs sont plutôt bien réussis (à part quelques visages trop torturés à mon goût) et le voyage qui nous est offert en Australie dans le premier tome très plaisant, autant le scénario, plutôt classique et sans grande surprise mais tout de même relativement prenant dans la première partie, devient vite du grand n'importe quoi incompréhensible lors de ce voyage en Orient avec ces pécheurs de perles… J'avoue que je ne vois pas bien le fil conducteur dans tout ça, en dehors de Max évidemment. Je tenterai peut-être la troisième et dernière partie mais j'ai peu d'espoir de trouver un sens à tout ça.
Giuseppe Bergman
Milo Manara s'est fait un nom dans la bd érotique. Il n'en demeure pas moins qu'il s'était essayé dans le roman graphique tendance absurde. Ainsi, on suit le jeune Giuseppe Bergmann dont le destin est d'aller vers l'aventure sous toutes ses formes. Mais qu'est ce que l'aventure ? On explore ainsi un univers un peu baroque qui alterne le fantastique avec une touche d'érotisme. Cependant, l'ensemble plonge également dans le grotesque et le terrifiant. Le jeune homme est guidé par un maître d'aventure : le fameux HP. Certains y ont vu Manara qui suit les traces de son vieil ami Hugo Pratt (les mêmes initiales !). Il est comme un chef d'orchestre qui déroule la succession d'obstacles et de rebondissements devant Giuseppe pour lui permettre de devenir le héros de sa propre aventure. Je n'ai pas été convaincu par l'ensemble trop absurde pour moi. Je reconnais cependant un excellent crayonné qui lui a permit d'être très certainement le meilleur dessinateur italien.
La Geste des Chevaliers Dragons
Ah, la geste des chevaliers dragons, une série d'héroïc-fantasy qui me tentait déjà depuis longtemps. C'est alors que je me jette dans l'achat de la série en espérant trouver de quoi satisfaire mon appétit. Hélas, le premier tome me la vite coupé (l'appétit, pas autre chose). Malgré de jolis graphismes, l'histoire est bancale et tourne très vite à l'inutile. En effet, je m'attendais à voir de jolis combats, des scènes d'actions épiques avec des guerrières et un grand, gros et méchant dragon. Mais rien de tout cela, on voit le dragon dans les deux dernières pages, le combat se plie en 3 vignettes alors que l'on s'est tapé tout leur voyage depuis le début! En refermant le tome, je me suis retourné vers ma chère et tendre et lui et dit: - Je crois que je me suis fait entuber en beauté! Heureusement sur les 7 tomes sortis, 2 sortent du lot : les tomes 3 et 5 restent assez sympas. Le tome 3 a de très beaux graphismes et j'aime bien l'ambiance humide du tome 5. Mention spéciale au tome 6 dessiné par Sieurac qui est ridicule, avec une fin digne d'être brûlée, et une histoire sans intérêt. Dommage, Sieurac avait fait du bon boulot avec Les Princes d'Arclan mais Ange l'a complètement saccagée... Ce qui est sûr, c'est que je n'achèterai jamais les Paradis Perdu!
Lanfeust des Etoiles
Suite de Lanfeust De Troy, Lanfeust des étoiles en reprend les mêmes ingrédients. Malheureusement, la sauce ne prendra pas. L’idée de départ était pourtant bonne mais un scénario à rallonge, des égarements inutiles, une complexification roborative et ridicule en gâcheront le traitement. L’humour, omniprésent et qui m’avait tant séduit dans le premier cycle, aura même tendance à m’exaspérer dans certains tomes. Certes, les jeux de mots sont toujours présents, mais d’un niveau tellement débile qu’ils ne me font plus rire. Certes, Hébus est toujours là, mais son évolution en super-héros doté de toutes les qualités me dérange. L’ensemble est médiocre. L’aventure stagne et je m’ennuie. Mais ce n’est pas archi mauvais pour autant et certains personnages sont très réussis. Simplement, l’alchimie n’opère plus, l’équilibre entre aventure et humour est rompu, les situations sentent le réchauffé. Désolant …
Malinky Robot
J'ai été attirée par le joli graphisme, je l'ai lu hier et aujourd'hui que j'en n'ai quasiment plus de souvenirs. En dehors de la première histoire donc la chute est excellente et inattendue, c'est d'ailleurs dommage que l'auteur ne l'ait pas plus développée. Pour le reste c'est assez vide, ça se lit mais ça ne marque absolument pas. Plusieurs histoires composent donc cette bd, certaines ne sont que des strips-gags. Le graphisme change aussi et adopte plusieurs styles : couleur - pour la plupart - et noir et blanc, c'est agréable à regarder, surtout la partie aux couleurs pastel et au trait fin, une vraie réussite, c'est sans doute pour cette raison que je suis venue à bout de la bd. Niveau scénario ça ne vole pas très haut, les chutes tombent toujours à plat, je dirais que ça s'adresse plutôt à un public jeune.
Editnalta
Le prolifique Convard n'aura produit que deux titres à cette série de science-fiction qui posait des jalons très intéressants. Il y avait comme un parfum de Dune mais sans en atteindre l'intensité. Les deux principaux protagonistes sont sans réel intérêt. Les mêmes stéréotypes qui reviennent sans cesse et qui font qu'on se détache très vite de ce qui peuvent leur arriver. C'est tellement prévisible! Cependant, le décor de cette cité qui semble faire face à un immense désert en plongeant ses tuyaux dans le sol est absolument intrigant. Cette ambitieuse série aurait pu donner quelque chose de bien mais n'y est pas parvenu. Néanmoins, cela se laisse lire. J'ai eu une nette préférence pour le premier tome qui est en soi une histoire à part entière. Le second également. Reste que cette mystérieuse planète n'a pas livré tous ses secrets.
Contes de Noël du journal Spirou
Un recueil de plusieurs gentils contes de Noël écrits par des artistes souvent renommés. C’est anecdotique mais non dénué de charme. J’avoue moi aussi un faible pour « Les 5 petits anges du Paradis », mignon tout plein, les contes de Johan et Pirlouit, bien dans l’esprit de la série, et « La porteuse de dinde » au ton plus décalé. Pour le dessin, c’est du pur franco-belge digne des ateliers Spirou. Sans surprise avec des artistes du calibre de Roba, Tillieux ou Peyo. La couverture, reproduction en miniature d’un poster du magazine précité vaut réellement un coup d’œil, et ravira tous les amateurs du genre. Mais, attention ! tous les personnages représentés ne figurent pas à l’intérieur de l’objet, loin s’en faut ! Point de Gaston ou de Krostons au menu, donc. Ni de Sophie, Tif et Tondu ou Gil Jourdan. Pas même le moindre schtroumpf ! L’ensemble a quand même fort vieilli et je crains vraiment qu’il ne reste plus que de vieux nostalgiques pour en apprécier la saveur. Et, qui sait, la faire partager à leurs enfants et petits-enfants un soir de Noël lors d’une lecture au coin du feu.
Souvenirs d'un Elficologue
Un nouveau Thierry Gloris, je ne pouvais pas manquer ça. Hélas… oui hélas, la colorisation m'a totalement rebutée, - sans dire qu'elle est laide et j'ai vu mille fois pire dans la laideur certes, - mais ici elle est en désaccord parfait avec le sujet. Artificielle, informatisée, beaucoup trop sombre, dans un univers où la magie, les elfes et les monstres prennent une large place, sans oublier le Mont Saint-Michel, c'est vraiment décevant. Le dessin est quant à lui assez bon et bien détaillé, avec des personnages expressifs, mais j'en reviens à ces couleurs qui manquent d'âme et de lumière… dommage. A cause de ces couleurs glacées, - je ne me lasserai pas de le répéter - j'ai eu du mal à entrer dans le récit, qui bien qu'assez conventionnel se laisse lire avec plaisir, d'autant plus que pour un premier tome il est assez conséquent en évènements. Un agréable mélange d'Histoire de la photographie, avec un Paul Laforêt qui va faire le premier reportage photographique ; la prison du Mont Saint-Michel qui est très bien rendue, et un monde de fantasy où un monstre demande son lot de sacrifiés. Tome 2 C'est la première fois que je décroche d'une œuvre de cet auteur, d'ailleurs je n'en garde pas beaucoup de souvenirs de cette suite qui n'a pas su retenir mon attention, par ailleurs je ne lirai pas la suite qui ne me tente pas. Il n'y a pas vraiment de surprise dans le scénario, ou tout au moins ça ne m'a pas interpellée, et les personnages ont fini par me laisser indifférente. Bref, je passe sur ce coup-ci.
Ulysse
Tels deux rhapsodes des temps modernes, Lob et Pichard nous content à leur manière les aventures d’Ulysse. C’est … particulier. Si la trame générale est conservée, les dérives (délires ?) m’ont à la fois gêné et amusé. Gêné car cette vision psychédélique (c’est l’époque qui voulait cela) a fort vieilli et, ne l’ayant découverte que récemment (un grand merci à ma bibliothécaire au passage), je ne peux que lui trouver un aspect très démodé. Amusé, car dans le genre c’est bien fait. Et surtout, c’est très respectueux de la trame générale. Le dessin, par contre, ne m’a pas enthousiasmé. Il est certes très soigné mais ce noir et blanc symptomatique de l’époque (voir chez Métal Hurlant pour les comparaisons) ne me plait tout simplement pas. Je le trouve froid et sans âme. L’ensemble, sans me déplaire, ne m’a donc pas convaincu. Il est à mon goût trop typé « bande dessinée adulte du début des années ‘70 » et a de plus le défaut de ne pas provoquer en moi un raz-de-marée nostalgique, susceptible d’effacer son aspect démodé. A essayer par les fans de cette époque, à qui cet Ulysse devrait plaire. A éviter pour les autres.