Cette petite BD remplit à merveille sa fonction graphique, un très beau noir et blanc comme je les aime, avec des cases très remplies. C'est minutieux et fourmillant d'une grande quantité de petits détails, même la séparation des cases est travaillée avec une sorte de petite guirlande, c'est ravissant.
Malheureusement niveau scénario c'est plutôt léger. C'est un peu un tir manqué : ce n'est pas drôle, ce n'est pas une BD X au sens premier du terme, - elle n'est pas faite pour exciter le lecteur - et elle n'est pas non plus assez trash, à ce niveau elle est juste un peu crade, avec du sperme qui gicle de façon exagérée et collante. Les scènes de cul sont très limitées, il y en a très peu et il n'y a pas de pénétrations, juste des fellations qui ne sont pas non plus montrées mais juste supposées, ce qui limite fortement à classer cette bd en Strictement pour Adultes.
L'histoire nous présente la découverte de la sexualité d'une jeune fille représentée par une jolie chatte, qui est intriguée par le sexe du voisin, - qu'elle confond avec un robinet, car elle n'en avait jamais vu - un gros matou noir obsédé sexuel et toujours en rut. Une pointe d'absurde vient saupoudrer le tout, bien que l'histoire reste toujours logique. Le souci dans ce style de bd c'est de ne pas manquer le coche de l'humour, car c'est ce qu'on en attend principalement et ici il est totalement absent et c'est bien dommage.
La question éthique que pose cette série est la suivante : peut-on rire de tout ? Peut-on se marrer de la mort ? Peut-on se gausser avec ce qu'il y a de plus sacré que la vie qu'il faut préserver? Quand la religion est écorgnée, cela me fait quelquefois rire. Alors pourquoi pas la mort, après tout ? C'est bizarre mais là, je ne peux pas !
On a tous perdu des êtres chers qui comptaient pour nous. Je ne peux pas décemment me marrer d'une chose comme la mort qui franchement me fait peur. Cependant, c'est certainement un moyen d'exorciser pour certains lecteurs.
Alors, oui cette série est très sympathique avec des dialogues savoureux. Les gags sont morbides à souhait. Plus d'une vingtaine de volumes composent cette série autour d'un sympathique fossoyeur de tombes.
Cette série est peut-être faite pour vous mais pas pour moi pour des questions de moralité. A chacun ses valeurs.
Je ne m'attendais pas du tout à une histoire gentillette de loups-garous en entamant ce manga. Ca m'a surpris mais, comme je préfère nettement les histoires fantastiques aux simples polars, j'aurais pu être séduit. D'autant que le dessin est plaisant, dans un style manga occidentalisé un peu comme celui de Taniguchi.
Ce ne fut cependant pas le cas car le scénario est ici vraiment trop léger. On se croirait dans une piètre série B, un téléfilm de seconde partie de soirée.
Le scénario pourrait se résumer à une suite de courses-poursuites, du mouvement du mouvement pour ne pas laisser le temps au lecteur de réfléchir.
Mais les comportements des personnages sont caricaturaux. Toute l'intrigue est cousue de fil blanc, artificiellement menée par l'auteur pour lui faciliter les choses. Les coïncidences et les incohérences sont trop nombreuses.
A tel point que là où il y aurait dû y avoir un divertissement, je me suis plutôt ennuyé tant ça ne m'intéressait pas.
Je n'ai vraiment pas été séduit par la lecture de ce premier tome.
Le dessin m'a rebuté d'emblée. Je n'aime pas du tout la texture de ces personnages dont le trait me fait penser à de la main levée sur Paintshop ou sur tablette graphique. Visages inexpressifs, figés, anguleux, froids, brrr... A cela s'ajoute des décors tracés à la règle et un nombre impressionnant de perspectives linéaires dans les architectures et autres arrière-plans, ce qui ajoute encore à cette impression d'angles et de froideur qui me déplait.
Quant à l'histoire, il s'agit pour moi ni plus ni moins qu'une banale histoire de gars qui se découvre des super-pouvoirs latents dont il se passerait bien. Ca lui donne des migraines, il a l'impression d'entendre des voix, ça lui fait mal, ça l'énerve, mais ô miracle ça lui permet aussi de lire les pensées, ressentir les émotions des autres ou, bien pratique, de faire preuve d'une force telle qu'il en explose les murs autour de lui lors de ses crises. Un petit Tetsuo en gestation, donc.
Ca pourrait être bien si ce n'était pas traité avec autant de sérieux et de clichés. On voit les ficelles scénaristiques se mettre en place de manière trop prévisible. On devine très vite le groupe secret de gens qui connaissent et exploitent les pouvoirs de gens comme le personnage principal. On entrevoit aussi rapidement une magouille ou un conflit à venir avec un mouvement politique extrémiste dont le meneur a tout de la caricature.
Qui plus est, je n'ai pas aimé les comportements des personnages. Je trouve qu'ils manquent de maturité, de naturel. Les dialogues à base de psycho me sont apparus pénibles et artificiels. On dirait des extraits de cours de fac.
Bref, je n'ai pas accroché du tout à ce premier tome qui n'est qu'une courte introduction, et je n'ai pas envie de lire la suite.
Je suis assez surpris par le dessin de cette BD. Il est original et globalement beau, mais je le trouve gâché par un rendu granuleux qui salit le rendu. Mine de rien, la lecture s'en ressent quand on fait une fixation.
Mais le scénario m'a encore plus décontenancé. A la fois Freudien et absurde, je n'y ai pas trouvé le côté poétique annoncé. Je suis peut être passé à côté de cette lecture mais au final je n'ai pas l'impression d'avoir compris le sens de cette histoire. Pire encore, moins de 12H après cette lecture, j'en ai rien retenu.
Je n'ai pas l'envie de le relire, ma note s'arrêtera à 2/5 uniquement pour l'originalité.
Un « bof » pour moi aussi. J’ai lu les trois premiers tomes. Je n’ai pas été jusqu’au bout de la série.
Mon intérêt a vraiment décliné au fil des albums. Si j’ai encore pu apprécier le premier, avec son match de « foot-pugilat », j’ai vraiment décroché par la suite. Les histoires ne m’ont pas semblé bien intéressantes. Les personnages ne m’ont pas non plus enthousiasmé. Question de goût car je dois avouer que Baru nous livre une jolie palette sur ce dernier point.
Par contre, je suis plus circonspect sur la palette des couleurs ! Autant, je ne suis pas fan du dessin mais il ne me gêne pas, autant j’ai vraiment du mal avec les couleurs.
Bref, une vraie déception. Après avoir lu d’excellentes critiques, j’étais prêt à me plonger dans cet univers qui sent bon les années 50 et à prendre ma « dose » de nostalgie. Loupé ! Tant pis pour moi !
Je commence à peine à découvrir l'oeuvre qu'a laissé derrière lui Hugo Pratt surtout connu pour son Corto Maltese. Visiblement, celle-ci est plutôt anodine par rapport à d'autres de ses productions. Le dessin n'était pas encore à son apogée.
Je n'ai pas trop aimé cette histoire d'âmes vengeresses où un gringo doit tuer ses assassins pour retrouver la paix éternelle. Cela tire dans tous les sens et on a du mal à comprendre les motivations des personnages mise à part celle de la femme éprise par la passion de l'homme qu'elle aime.
J'ai appris plus tard que cette étrange histoire se passait au Brésil dans les années 30 à une époque où la police donne la chasse au dernier bandit qui ont régné en maitre pendant des décennies dans le Nord-Est. Le contexte historique est à peine effleuré. On le devinerait pas...
Voici une série qui a révolutionné l’univers de l’humour burlesque.
Mad était un magasine américain qui proposa au cours des années ’50 une autre sorte d’humour, totalement décalé, voire déjanté.
En fait, les dessinateurs du magazine ont réalisé à cette époque ce que Gotlib réalisera bien plus tard avec ses Rubrique-à-Brac. Le brave Marcel ne s’en est d’ailleurs jamais caché, lui qui voue une admiration réelle à cette collection.
Maintenant, le fait de reposer sur plusieurs épaules (je veux dire, plus que deux) a un mauvais côté. Car les différents artistes ne sont pas d’un niveau égal, loin s’en faut. Aussi, les strips signés Severin sont-ils, par exemple, assez plats à mes yeux tandis que ceux de Davies sont graphiquement prodigieux. Là, la filiation avec Gotlib est flagrante.
Au niveau des textes, je serais plus réservé. L’humour est naturellement lourd, donc indigeste, et je crains que la version française ait souffert d’une traduction peu imaginative (malgré la participation du déjà cité Marcel Gotlib). L’ensemble est assez poussif et rapidement lassant à lire. La série aurait-elle mal vieilli ?
Quoiqu’il en soit, je pense qu’il vaut mieux privilégier Rubrique-à-Brac à cette collection d’un niveau graphique inégal et d’un attrait narratif tout relatif.
Un pur objet de curiosité.
Attention SPOILER SUR LA FNAC mais vous pouvez lire ce qui suit : comment se fait-il que le site de la FNAC révèle une partie de l'intrigue ? C'est hallucinant ! Qui leur a fourni ces informations ? Ce ne peut être que l'éditeur… pourtant sur le site de ce dernier on ne nous dit pas grand chose sur l'histoire.
Bref, revenons en au scénario tel qu'il devrait être résumé et sans révélations. Un jeune homme Chogan Tomkins prend en stop une jeune femme Brittany Bingham qui est en panne de voiture. Ils se retrouvent dans une petite ville de laquelle ils ne peuvent plus repartir. Ca ressemble étrangement à du Stephen King, avec ces villes mystérieuses où d'étranges événements se produisent. Donc on se pose la sempiternelle question : pourquoi est-ce qu'on ne peut en sortir ? Qui sont les habitants de cette ville ? Et c'est là que la Fnac nous donne une partie du suspense qui n'est nullement évoqué dans ce premier tome !
Rien d'extraordinaire en soi dans ce premier opus, il faudra attendre la suite pour mieux juger, cela dit ça ravira sûrement les adeptes des intrigues à la Stephen King. Les dialogues sont eux assez savoureux avec quelques traits d'humour de temps en temps, et les personnages ont tous de fortes personnalités ce qui les rend attachants et très intéressants à suivre.
Quant au dessin même si je l'ai bien apprécié, surtout au niveau des visages très expressifs, la colorisation ne m'a pas plu. Les tons sont trop axés sur les dégradés de marrons, ça manque de couleur et aussi de finesse. Il y a quelques planches plus colorées qui sont nettement plus belles, dommage. J'espère que la suite sera à ce niveau meilleure.
Première impression : le dessin n'est pas très beau, sans qu'il ne souffre de défauts particuliers, il est froid et sans vie. Les personnages sont inexpressifs, leurs visages sont figés comme s'ils portaient un masque permanent. Tout cela n'aide le scénario.
Concernant ce dernier, je trouve que l'histoire s'étale un peu trop, les trois premiers tomes auraient pu tenir en deux et c'est bien suffisant puisque l'histoire se répète. Quant au quatrième, déjà lassée par les trois autres, je m'en suis un peu détachée, d'autant plus que le plus intéressant dans l'histoire n'est pas développé et reste en toile de fond : la recherche de l'immortalité ou tout au moins le prolongement de la vie humaine. Dommage que le scénario ne se focalise que sur le chercheur qui a mis au point la fameuse molécule permettant cette longévité, avec une fin pour le moins facile. Ça pourrait se résumer en une course poursuite qui n'a rien de très folichon au final. Le tout est assez frustrant mais ça se laisse lire, surtout si on n'est pas très regardant sur le graphisme.
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Monkey and the Living Dead
Cette petite BD remplit à merveille sa fonction graphique, un très beau noir et blanc comme je les aime, avec des cases très remplies. C'est minutieux et fourmillant d'une grande quantité de petits détails, même la séparation des cases est travaillée avec une sorte de petite guirlande, c'est ravissant. Malheureusement niveau scénario c'est plutôt léger. C'est un peu un tir manqué : ce n'est pas drôle, ce n'est pas une BD X au sens premier du terme, - elle n'est pas faite pour exciter le lecteur - et elle n'est pas non plus assez trash, à ce niveau elle est juste un peu crade, avec du sperme qui gicle de façon exagérée et collante. Les scènes de cul sont très limitées, il y en a très peu et il n'y a pas de pénétrations, juste des fellations qui ne sont pas non plus montrées mais juste supposées, ce qui limite fortement à classer cette bd en Strictement pour Adultes. L'histoire nous présente la découverte de la sexualité d'une jeune fille représentée par une jolie chatte, qui est intriguée par le sexe du voisin, - qu'elle confond avec un robinet, car elle n'en avait jamais vu - un gros matou noir obsédé sexuel et toujours en rut. Une pointe d'absurde vient saupoudrer le tout, bien que l'histoire reste toujours logique. Le souci dans ce style de bd c'est de ne pas manquer le coche de l'humour, car c'est ce qu'on en attend principalement et ici il est totalement absent et c'est bien dommage.
Pierre Tombal
La question éthique que pose cette série est la suivante : peut-on rire de tout ? Peut-on se marrer de la mort ? Peut-on se gausser avec ce qu'il y a de plus sacré que la vie qu'il faut préserver? Quand la religion est écorgnée, cela me fait quelquefois rire. Alors pourquoi pas la mort, après tout ? C'est bizarre mais là, je ne peux pas ! On a tous perdu des êtres chers qui comptaient pour nous. Je ne peux pas décemment me marrer d'une chose comme la mort qui franchement me fait peur. Cependant, c'est certainement un moyen d'exorciser pour certains lecteurs. Alors, oui cette série est très sympathique avec des dialogues savoureux. Les gags sont morbides à souhait. Plus d'une vingtaine de volumes composent cette série autour d'un sympathique fossoyeur de tombes. Cette série est peut-être faite pour vous mais pas pour moi pour des questions de moralité. A chacun ses valeurs.
Le Jour du Loup
Je ne m'attendais pas du tout à une histoire gentillette de loups-garous en entamant ce manga. Ca m'a surpris mais, comme je préfère nettement les histoires fantastiques aux simples polars, j'aurais pu être séduit. D'autant que le dessin est plaisant, dans un style manga occidentalisé un peu comme celui de Taniguchi. Ce ne fut cependant pas le cas car le scénario est ici vraiment trop léger. On se croirait dans une piètre série B, un téléfilm de seconde partie de soirée. Le scénario pourrait se résumer à une suite de courses-poursuites, du mouvement du mouvement pour ne pas laisser le temps au lecteur de réfléchir. Mais les comportements des personnages sont caricaturaux. Toute l'intrigue est cousue de fil blanc, artificiellement menée par l'auteur pour lui faciliter les choses. Les coïncidences et les incohérences sont trop nombreuses. A tel point que là où il y aurait dû y avoir un divertissement, je me suis plutôt ennuyé tant ça ne m'intéressait pas.
One of Us
Je n'ai vraiment pas été séduit par la lecture de ce premier tome. Le dessin m'a rebuté d'emblée. Je n'aime pas du tout la texture de ces personnages dont le trait me fait penser à de la main levée sur Paintshop ou sur tablette graphique. Visages inexpressifs, figés, anguleux, froids, brrr... A cela s'ajoute des décors tracés à la règle et un nombre impressionnant de perspectives linéaires dans les architectures et autres arrière-plans, ce qui ajoute encore à cette impression d'angles et de froideur qui me déplait. Quant à l'histoire, il s'agit pour moi ni plus ni moins qu'une banale histoire de gars qui se découvre des super-pouvoirs latents dont il se passerait bien. Ca lui donne des migraines, il a l'impression d'entendre des voix, ça lui fait mal, ça l'énerve, mais ô miracle ça lui permet aussi de lire les pensées, ressentir les émotions des autres ou, bien pratique, de faire preuve d'une force telle qu'il en explose les murs autour de lui lors de ses crises. Un petit Tetsuo en gestation, donc. Ca pourrait être bien si ce n'était pas traité avec autant de sérieux et de clichés. On voit les ficelles scénaristiques se mettre en place de manière trop prévisible. On devine très vite le groupe secret de gens qui connaissent et exploitent les pouvoirs de gens comme le personnage principal. On entrevoit aussi rapidement une magouille ou un conflit à venir avec un mouvement politique extrémiste dont le meneur a tout de la caricature. Qui plus est, je n'ai pas aimé les comportements des personnages. Je trouve qu'ils manquent de maturité, de naturel. Les dialogues à base de psycho me sont apparus pénibles et artificiels. On dirait des extraits de cours de fac. Bref, je n'ai pas accroché du tout à ce premier tome qui n'est qu'une courte introduction, et je n'ai pas envie de lire la suite.
Le Colporteur
Je suis assez surpris par le dessin de cette BD. Il est original et globalement beau, mais je le trouve gâché par un rendu granuleux qui salit le rendu. Mine de rien, la lecture s'en ressent quand on fait une fixation. Mais le scénario m'a encore plus décontenancé. A la fois Freudien et absurde, je n'y ai pas trouvé le côté poétique annoncé. Je suis peut être passé à côté de cette lecture mais au final je n'ai pas l'impression d'avoir compris le sens de cette histoire. Pire encore, moins de 12H après cette lecture, j'en ai rien retenu. Je n'ai pas l'envie de le relire, ma note s'arrêtera à 2/5 uniquement pour l'originalité.
Les Années Spoutnik
Un « bof » pour moi aussi. J’ai lu les trois premiers tomes. Je n’ai pas été jusqu’au bout de la série. Mon intérêt a vraiment décliné au fil des albums. Si j’ai encore pu apprécier le premier, avec son match de « foot-pugilat », j’ai vraiment décroché par la suite. Les histoires ne m’ont pas semblé bien intéressantes. Les personnages ne m’ont pas non plus enthousiasmé. Question de goût car je dois avouer que Baru nous livre une jolie palette sur ce dernier point. Par contre, je suis plus circonspect sur la palette des couleurs ! Autant, je ne suis pas fan du dessin mais il ne me gêne pas, autant j’ai vraiment du mal avec les couleurs. Bref, une vraie déception. Après avoir lu d’excellentes critiques, j’étais prêt à me plonger dans cet univers qui sent bon les années 50 et à prendre ma « dose » de nostalgie. Loupé ! Tant pis pour moi !
L'Homme du Sertão (La Macumba du Gringo)
Je commence à peine à découvrir l'oeuvre qu'a laissé derrière lui Hugo Pratt surtout connu pour son Corto Maltese. Visiblement, celle-ci est plutôt anodine par rapport à d'autres de ses productions. Le dessin n'était pas encore à son apogée. Je n'ai pas trop aimé cette histoire d'âmes vengeresses où un gringo doit tuer ses assassins pour retrouver la paix éternelle. Cela tire dans tous les sens et on a du mal à comprendre les motivations des personnages mise à part celle de la femme éprise par la passion de l'homme qu'elle aime. J'ai appris plus tard que cette étrange histoire se passait au Brésil dans les années 30 à une époque où la police donne la chasse au dernier bandit qui ont régné en maitre pendant des décennies dans le Nord-Est. Le contexte historique est à peine effleuré. On le devinerait pas...
MAD
Voici une série qui a révolutionné l’univers de l’humour burlesque. Mad était un magasine américain qui proposa au cours des années ’50 une autre sorte d’humour, totalement décalé, voire déjanté. En fait, les dessinateurs du magazine ont réalisé à cette époque ce que Gotlib réalisera bien plus tard avec ses Rubrique-à-Brac. Le brave Marcel ne s’en est d’ailleurs jamais caché, lui qui voue une admiration réelle à cette collection. Maintenant, le fait de reposer sur plusieurs épaules (je veux dire, plus que deux) a un mauvais côté. Car les différents artistes ne sont pas d’un niveau égal, loin s’en faut. Aussi, les strips signés Severin sont-ils, par exemple, assez plats à mes yeux tandis que ceux de Davies sont graphiquement prodigieux. Là, la filiation avec Gotlib est flagrante. Au niveau des textes, je serais plus réservé. L’humour est naturellement lourd, donc indigeste, et je crains que la version française ait souffert d’une traduction peu imaginative (malgré la participation du déjà cité Marcel Gotlib). L’ensemble est assez poussif et rapidement lassant à lire. La série aurait-elle mal vieilli ? Quoiqu’il en soit, je pense qu’il vaut mieux privilégier Rubrique-à-Brac à cette collection d’un niveau graphique inégal et d’un attrait narratif tout relatif. Un pur objet de curiosité.
Rédemption
Attention SPOILER SUR LA FNAC mais vous pouvez lire ce qui suit : comment se fait-il que le site de la FNAC révèle une partie de l'intrigue ? C'est hallucinant ! Qui leur a fourni ces informations ? Ce ne peut être que l'éditeur… pourtant sur le site de ce dernier on ne nous dit pas grand chose sur l'histoire. Bref, revenons en au scénario tel qu'il devrait être résumé et sans révélations. Un jeune homme Chogan Tomkins prend en stop une jeune femme Brittany Bingham qui est en panne de voiture. Ils se retrouvent dans une petite ville de laquelle ils ne peuvent plus repartir. Ca ressemble étrangement à du Stephen King, avec ces villes mystérieuses où d'étranges événements se produisent. Donc on se pose la sempiternelle question : pourquoi est-ce qu'on ne peut en sortir ? Qui sont les habitants de cette ville ? Et c'est là que la Fnac nous donne une partie du suspense qui n'est nullement évoqué dans ce premier tome ! Rien d'extraordinaire en soi dans ce premier opus, il faudra attendre la suite pour mieux juger, cela dit ça ravira sûrement les adeptes des intrigues à la Stephen King. Les dialogues sont eux assez savoureux avec quelques traits d'humour de temps en temps, et les personnages ont tous de fortes personnalités ce qui les rend attachants et très intéressants à suivre. Quant au dessin même si je l'ai bien apprécié, surtout au niveau des visages très expressifs, la colorisation ne m'a pas plu. Les tons sont trop axés sur les dégradés de marrons, ça manque de couleur et aussi de finesse. Il y a quelques planches plus colorées qui sont nettement plus belles, dommage. J'espère que la suite sera à ce niveau meilleure.
Frontière
Première impression : le dessin n'est pas très beau, sans qu'il ne souffre de défauts particuliers, il est froid et sans vie. Les personnages sont inexpressifs, leurs visages sont figés comme s'ils portaient un masque permanent. Tout cela n'aide le scénario. Concernant ce dernier, je trouve que l'histoire s'étale un peu trop, les trois premiers tomes auraient pu tenir en deux et c'est bien suffisant puisque l'histoire se répète. Quant au quatrième, déjà lassée par les trois autres, je m'en suis un peu détachée, d'autant plus que le plus intéressant dans l'histoire n'est pas développé et reste en toile de fond : la recherche de l'immortalité ou tout au moins le prolongement de la vie humaine. Dommage que le scénario ne se focalise que sur le chercheur qui a mis au point la fameuse molécule permettant cette longévité, avec une fin pour le moins facile. Ça pourrait se résumer en une course poursuite qui n'a rien de très folichon au final. Le tout est assez frustrant mais ça se laisse lire, surtout si on n'est pas très regardant sur le graphisme.