Ne connaissant pas du tout l’œuvre originale, un des plus grands classiques de la littérature chinoise semble-t-il, c’est avec curiosité que j’ai lu « Au Bord de l’Eau ». Adapter une histoire très dense et de grande envergure ne doit pas être facile, et cela s’en ressent malheureusement dans la BD.
Morvan nous initie donc à ce grand récit, qui on le devine se développera en un conflit entre des brigands au grand cœur et l’ordre établi. Ce premier tome ne nous apprend pas grand chose, on assiste plutôt à une succession d’histoires courtes présentant à chaque fois des personnages différents. Le problème avec ces personnages, c’est qu’il est difficile de s’y attacher tant ils semblent artificiels. On suit juste leurs aventures, on ne les vit pas avec eux. J’ai trouvé la lecture assez ennuyeuse, le scénariste ne parvient pas à passionner le lecteur, pas encore du moins. Espérons que passé cette introduction, la suite sera de meilleur acabit, car on sent que le récit est très riche et peut être très intéressant.
Les planches de Wang Peng sont très belles, mais ses dessins ne sont pas constants. De temps en temps les personnages sont grossièrement esquissés, d’autres fois ils sont très bien faits. Mais le problème majeur avec les personnages, c’est qu’ils semblent lisses et sans âmes, ce qui rend encore plus difficile le fait d’y attacher la moindre importance. On assiste à quelques fulgurances graphiques, comme par exemple ce tigre blanc presque photo-réaliste. La colorisation est le gros point fort de l’album, vraiment très bien exécutée. On pourrait presque parler de peinture, et les gammes de couleur sont variées et servent bien les différentes ambiances.
Ce tome d’introduction a été pour moi assez décevant, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, à être transporté. J’ai trouvé ça froid. Ca reste cependant intéressant en raison du sujet, et j’essayerai de lire la suite pour voir si la série prend son envol. Bon point pour le graphisme de Wang Peng.
De la ligne claire très gentillette, avec des persos assez éloignés des gravures top-modèle de la presse féminine, ce qui n'est pas un mal. Mais, les gags sont classiques, souvent plats. Pour avoir lu 3 albums, je dirais que ça se laisse lire par petites tranches, mais que ça ne laisse pas un souvenir impérissable.
Graphiquement, ce n'est pas mauvais, c'est très lisible, ça a un petit côté Bob & Bobette, mais ça manque un peu de peps, c'est trop sage, même si on voit souvent un peu de nudité (très soft), pour être dans l'air du temps.
Bds trouvables assez facilement en solde. Peut-être que je me ferais la collection complète, un de ces jours, parce que je suis un collectionneur dans l'âme, et que je suis loin de détester la BD belge (wallonne et flamande, sans distinction). Mais, il n'y a pas d'urgence...
Dommage, il y avait du potentiel, mais c'est trop lisse, ça me fait même finalement songer aux gags des années 50-60 actualisés...
Mouais, mouais mouais... Y'a pas à dire, j'ai vraiment du mal avec Riad Sattouf. Déjà Pascal Brutal ne m'avait pas plus emballé que ça, autant là, ces strip sur la jeunesse m'ont laissé de marbre...
Un dessin épuré, caricatural qui pourrait servir ses idées, mais que c'est chargé ! Bulles et textes sont envahissants et chargent ses planches par trop souvent...
Côté histoires, on est donc dans le strip, et avec ceux-ci moi je décroche... Si les situations que nous rapporte Sattouf peuvent parfois prêter à sourire, généralement ça tombe à plat. On se dit, "Ah, c'est la chute...".
Bonjour la monographie de la jeunesse française... Ok, les personnages et situations, tous plus affligeants les uns que les autres, créent une cohérence et des références, mais bon, je n'y trouve pas d'intérêt et ça ne me fait pas rire.
Suivante ?
Je trouvais le graphisme de New Byzance magnifique et la colorisation moyenne... Ici c'est le contraire, le graphisme me semble quelconque (et parfois mal maitrisé, l'auteur peine à reproduire les véhicules par exemple) mais la colorisation est superbe et sans le moindre reproche pour moi.
Au niveau de l'histoire, je trouvais les critiques acerbes de New Byzance quelques peu superficielles et simplistes... Cela se retrouve dans cette œuvre également, en pire car ici je ne vois qu'une unique critique: celle de la ghettoïsation... Un premier tome qui m'a donc paru plus creux que celui de New Byzance et qui semble sombre dans la facilité du genre "action sans profondeur". Heureusement le second tome, en amenant un lien entre les 3 séries apporte un peu de fraicheur et d'intérêt à cette série.
En revanche, je ne vois pas bien où est l'uchronie dans cette œuvre de pure science-fiction (désolé mais les voyants ça n'existe pas).
Bref une simple série de SF-action sans grande réflexion.
Dès l'entame, j'ai été séduit par le graphisme de cette nouvelle série d'humour. La couverture est assez accrocheuse avec ses couleurs et son allure "à l'américaine". Les planches sont également pleines de vie, dynamiques, relativement modernes dans leur mise en page (notamment parfois via l'absence de cadre autour des cases), tout en conservant une touche "humour gros-nez" assez classique.
L'idée de la série aurait pu également me plaire. En effet, le petit monde de la BD franco-belge d'humour ne choisit que rarement pour décor les Etats-Unis et encore moins un bled paumé du Kentucky, avec pour héros deux motards façon CHiPs. Il y avait matière à fournir un contexte et des gags originaux.
Hélas, le résultat n'est guère convaincant.
Certes le ton est léger et assez moderne. La série s'inspire de films et séries américaines pour offrir des situations qui parleront sans soucis à un public actuel. Certes l'héroïne, Garcia, est dotée d'une sympathique personnalité, marquée sans être caricaturale.
Mais le courant n'est passé.
Pour commencer, le héros, Pepper, est pour sa part plutôt pénible, trop caricatural, rendu trop artificiellement stupide.
Ensuite, les gags, même s'ils sont plutôt variés, ne sont que de deux types à mes yeux. Soit ils s'apparentent à quelques blagues clichés sur la police transposés ici aux USA, soit ils rappellent trop fortement des gags déjà utilisés dans la série du même auteur Inspecteur Dirty (Dirty Henry). On notera par exemple le coup répétitif du cadavre tracé à la craie.
Les Poulets du Kentucky se démarque un peu de séries classiques comme L'Agent 212 par une légère insistance sur le côté gore, les héros étant souvent en visite à la morgue, histoire de rendre le tout plus "actuel" et proche de certaines séries télé.
Mais tous les gags ou presque tombent à plat à mes yeux. La majorité sont désespérément prévisibles. Et rares sont ceux qui ont su m'arracher un sourire (je retiendrais malgré tout celui où Pepper fait évacuer d'urgence un bus d'écoliers).
C'est bien dommage car j'avais envie de l'apprécier cette série, grâce à son graphisme et à son contexte assez original, mais hélas, je ne l'ai vraiment pas trouvée drôle.
Je ne connais pas les œuvres précédentes de ces auteurs. Me basant uniquement sur cet album, je ne peux qu'avouer ne pas avoir perçu l'intérêt d'un tel ouvrage.
Ou alors si.
Mais alors je doute…Je doute de l'intérêt de cet intérêt. L'intérêt ? Un sujet inhabituel et un traitement compendieux.
Le héro se promène de ci de là, dans des endroits sans intérêt et découvre des choses d'une banalité incroyable.
Sans déballage verbal inondant, dans un style graphique simple, mais réellement efficace, peu de mots pour exprimer pas grand-chose…
J'ai trouvé ses promenades assommantes, lassantes, répétitives. La réflexion, à mi chemin entre la nostalgie et la poésie ne va pas assez loin à mon sens.
Juste un regard honnête sur le temps qui passe et sur les modifications qu'il engendre forcément.
Trop de banalité, et pas assez de rêve. Cette BD ressemble trop à ce que je vis quotidiennement, sans m'amener plus loin que ce que je fais chaque jour.
De plus, manque de chance pour cette BD, la qualité d'impression est déplorable et le dessin en pâtit grandement. En fait, le système d'imprimerie ressemble à celui des journaux en mode 'point' ou pixélisé pour avoir un parler plus moderne. Je ne sais pas comment vous le faire comprendre, mais le premier coup d'œil sur une page de l'album et vous comprendrez.
Sûrement cette mauvaise qualité de reproduction a-t-elle contribué à ma grande déception sur cette œuvre.
Hop, je passe à autre chose.
J'ai aimé l'idée de départ et surtout le final, mais entre les deux... pff le scénario est mal exploité à mon goût. L'idée de la rédemption est trop poussée et tourne en rond à force d'être répétée.
En effet, j'ai eu l'impression d'une histoire un peu trop décousue où les tourments de l'un (la trahison), ou de l'autre (le viol) finit par alourdir la lecture de cette bande dessinée.
Dommage.
Reste le dessin méticuleux de Béatrice Tellier, avec de superbes doubles pages, le tout dominé par la couleur rouge.
Un conte original mais auquel il manque un peu de punch pour en faire une bonne histoire.
Des gags en une planche qui ont bien du mal à m’arracher un sourire. Il est vrai que je ne suis pas le public ciblé. Claire s’adresse en effet à un lectorat féminin dont l’âge doit varier entre 16 et 26 ans grand maximum.
Je l’avais découverte dans un magazine féminin qui était justement adressé à cette tranche d’âge (Flair). Claire y est toujours présente actuellement.
Cette série se veut un reflet de la vie d’une jeune femme actuelle. Les gags tournent donc autour de l’héroïne, son petit ami et ses deux meilleures copines. Les thèmes sont : le travail, le machisme masculin, les régimes, la drague, la mode, les nouvelles technologies (GSM, Internet, Facebook, …). En fait, tout ce que l’on trouve par ailleurs dans le magasine précité.
C’est … très moyen (et encore, je suis indulgent) et trop gentillet. Et ne croyez pas éviter les gros clichés du genre « Ouh, j’ai crevé ! Vite, trouvons un bel automobiliste pour nous aider ! »
Au niveau du dessin : nous avons droit à une ligne claire très basique et sans grand intérêt. Le trait est raide et anguleux, l’ensemble manque de rondeur mais est extrêmement lisible. La colorisation est très vive et sans nuances.
A mon goût, c’est plutôt … moche.
Comme, dès le départ, je ne trouvais pas la série très originale, je vous laisse deviner mon sentiment après autant d’albums. Finalement, la série tourne dans le même univers que Daphnée & Iris, mais sans le snobisme de cette dernière, … et sans son grain de folie, non plus.
Mais cela doit plaire au public cible (sinon, pourquoi autant d’albums ?).
Un très petit 2/5, car je préfère quand même cette lecture dans la salle d’attente de mon dentiste aux 20 minutes qui la suivent.
Soyons clair, c’est le graphisme très alléchant resté au stade de crayonnés poussés qui m’a incité à mettre la main à mon portefeuille. Déçu de mon achat ? Oui et non.
Oui, car . . . malgré un début assez accrocheur, le scénario n’est clairement pas à la hauteur de ce que j’espérais. Le déroulement du récit a tendance à s’enliser. On voit vite quels sont les intérêts de chacun avec un final qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Bref, l’originalité du début laisse place à du convenu très conventionnel et, forcément, décevant. De plus, je trouve la taille de la police trop petite, sans parler de la police elle-même et des fautes d’orthographes. Ca fait tache.
Non, car . . . le dessin est d’une grande qualité. Décidément, c’est italien(ne)s sont fort(e)s ! Quel régal pour les yeux !
Mais bon, en toute objectivité, comme la bd n’est pas une œuvre d’art destinée à être seulement contemplée, je ne peux en conseiller l’achat. Jusqu’à présent, je n’ai jamais rien trouvé d’intéressant dans le catalogue des éditions clair de lune. Ca aurait dû me mettre la puce à l’oreille . . .
Cette bd peut plaire aux ados fans de fantasy matinée d’humour.
Ces histoires courtes ne sont pas sans rappeler celles des Goblin's (du même éditeur d’ailleurs et, ô surprise, même collection). Les stéréotypes moyenâgeux (du type la jouvencelle attendant son prince charmant) sont revisités parfois avec bonheur. Si les premières planches mettent directement dans l’ambiance, la suite n’est pas à la hauteur. Les gags s’essoufflent bien vite avec un côté prévisible qui gâche la chute. A force de faire dans le stéréotype, le petit drag à sa mémère en devient lui aussi complètement stéréotypé dans son comportement. Bref, le running gag fonctionne nettement moins bien ici. A noter quelques clins d’oeil à d’autres héros de chez Soleil (Lanfeust et Hébus pour ne pas les citer). Côté dessins, c’est plutôt une bonne surprise. Dans le style, le trait est plaisant, alliant souplesse et rigueur. Enfin, le choix des couleurs est bien en phase avec le reste (histoires et dessins).
Un divertissement pour jeunes ados. Pas exceptionnel en soi.
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Au bord de l'eau
Ne connaissant pas du tout l’œuvre originale, un des plus grands classiques de la littérature chinoise semble-t-il, c’est avec curiosité que j’ai lu « Au Bord de l’Eau ». Adapter une histoire très dense et de grande envergure ne doit pas être facile, et cela s’en ressent malheureusement dans la BD. Morvan nous initie donc à ce grand récit, qui on le devine se développera en un conflit entre des brigands au grand cœur et l’ordre établi. Ce premier tome ne nous apprend pas grand chose, on assiste plutôt à une succession d’histoires courtes présentant à chaque fois des personnages différents. Le problème avec ces personnages, c’est qu’il est difficile de s’y attacher tant ils semblent artificiels. On suit juste leurs aventures, on ne les vit pas avec eux. J’ai trouvé la lecture assez ennuyeuse, le scénariste ne parvient pas à passionner le lecteur, pas encore du moins. Espérons que passé cette introduction, la suite sera de meilleur acabit, car on sent que le récit est très riche et peut être très intéressant. Les planches de Wang Peng sont très belles, mais ses dessins ne sont pas constants. De temps en temps les personnages sont grossièrement esquissés, d’autres fois ils sont très bien faits. Mais le problème majeur avec les personnages, c’est qu’ils semblent lisses et sans âmes, ce qui rend encore plus difficile le fait d’y attacher la moindre importance. On assiste à quelques fulgurances graphiques, comme par exemple ce tigre blanc presque photo-réaliste. La colorisation est le gros point fort de l’album, vraiment très bien exécutée. On pourrait presque parler de peinture, et les gammes de couleur sont variées et servent bien les différentes ambiances. Ce tome d’introduction a été pour moi assez décevant, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, à être transporté. J’ai trouvé ça froid. Ca reste cependant intéressant en raison du sujet, et j’essayerai de lire la suite pour voir si la série prend son envol. Bon point pour le graphisme de Wang Peng.
Claire
De la ligne claire très gentillette, avec des persos assez éloignés des gravures top-modèle de la presse féminine, ce qui n'est pas un mal. Mais, les gags sont classiques, souvent plats. Pour avoir lu 3 albums, je dirais que ça se laisse lire par petites tranches, mais que ça ne laisse pas un souvenir impérissable. Graphiquement, ce n'est pas mauvais, c'est très lisible, ça a un petit côté Bob & Bobette, mais ça manque un peu de peps, c'est trop sage, même si on voit souvent un peu de nudité (très soft), pour être dans l'air du temps. Bds trouvables assez facilement en solde. Peut-être que je me ferais la collection complète, un de ces jours, parce que je suis un collectionneur dans l'âme, et que je suis loin de détester la BD belge (wallonne et flamande, sans distinction). Mais, il n'y a pas d'urgence... Dommage, il y avait du potentiel, mais c'est trop lisse, ça me fait même finalement songer aux gags des années 50-60 actualisés...
La Vie secrète des jeunes
Mouais, mouais mouais... Y'a pas à dire, j'ai vraiment du mal avec Riad Sattouf. Déjà Pascal Brutal ne m'avait pas plus emballé que ça, autant là, ces strip sur la jeunesse m'ont laissé de marbre... Un dessin épuré, caricatural qui pourrait servir ses idées, mais que c'est chargé ! Bulles et textes sont envahissants et chargent ses planches par trop souvent... Côté histoires, on est donc dans le strip, et avec ceux-ci moi je décroche... Si les situations que nous rapporte Sattouf peuvent parfois prêter à sourire, généralement ça tombe à plat. On se dit, "Ah, c'est la chute...". Bonjour la monographie de la jeunesse française... Ok, les personnages et situations, tous plus affligeants les uns que les autres, créent une cohérence et des références, mais bon, je n'y trouve pas d'intérêt et ça ne me fait pas rire. Suivante ?
Uchronie[s] - New Harlem
Je trouvais le graphisme de New Byzance magnifique et la colorisation moyenne... Ici c'est le contraire, le graphisme me semble quelconque (et parfois mal maitrisé, l'auteur peine à reproduire les véhicules par exemple) mais la colorisation est superbe et sans le moindre reproche pour moi. Au niveau de l'histoire, je trouvais les critiques acerbes de New Byzance quelques peu superficielles et simplistes... Cela se retrouve dans cette œuvre également, en pire car ici je ne vois qu'une unique critique: celle de la ghettoïsation... Un premier tome qui m'a donc paru plus creux que celui de New Byzance et qui semble sombre dans la facilité du genre "action sans profondeur". Heureusement le second tome, en amenant un lien entre les 3 séries apporte un peu de fraicheur et d'intérêt à cette série. En revanche, je ne vois pas bien où est l'uchronie dans cette œuvre de pure science-fiction (désolé mais les voyants ça n'existe pas). Bref une simple série de SF-action sans grande réflexion.
Les Poulets du Kentucky
Dès l'entame, j'ai été séduit par le graphisme de cette nouvelle série d'humour. La couverture est assez accrocheuse avec ses couleurs et son allure "à l'américaine". Les planches sont également pleines de vie, dynamiques, relativement modernes dans leur mise en page (notamment parfois via l'absence de cadre autour des cases), tout en conservant une touche "humour gros-nez" assez classique. L'idée de la série aurait pu également me plaire. En effet, le petit monde de la BD franco-belge d'humour ne choisit que rarement pour décor les Etats-Unis et encore moins un bled paumé du Kentucky, avec pour héros deux motards façon CHiPs. Il y avait matière à fournir un contexte et des gags originaux. Hélas, le résultat n'est guère convaincant. Certes le ton est léger et assez moderne. La série s'inspire de films et séries américaines pour offrir des situations qui parleront sans soucis à un public actuel. Certes l'héroïne, Garcia, est dotée d'une sympathique personnalité, marquée sans être caricaturale. Mais le courant n'est passé. Pour commencer, le héros, Pepper, est pour sa part plutôt pénible, trop caricatural, rendu trop artificiellement stupide. Ensuite, les gags, même s'ils sont plutôt variés, ne sont que de deux types à mes yeux. Soit ils s'apparentent à quelques blagues clichés sur la police transposés ici aux USA, soit ils rappellent trop fortement des gags déjà utilisés dans la série du même auteur Inspecteur Dirty (Dirty Henry). On notera par exemple le coup répétitif du cadavre tracé à la craie. Les Poulets du Kentucky se démarque un peu de séries classiques comme L'Agent 212 par une légère insistance sur le côté gore, les héros étant souvent en visite à la morgue, histoire de rendre le tout plus "actuel" et proche de certaines séries télé. Mais tous les gags ou presque tombent à plat à mes yeux. La majorité sont désespérément prévisibles. Et rares sont ceux qui ont su m'arracher un sourire (je retiendrais malgré tout celui où Pepper fait évacuer d'urgence un bus d'écoliers). C'est bien dommage car j'avais envie de l'apprécier cette série, grâce à son graphisme et à son contexte assez original, mais hélas, je ne l'ai vraiment pas trouvée drôle.
Le Promeneur
Je ne connais pas les œuvres précédentes de ces auteurs. Me basant uniquement sur cet album, je ne peux qu'avouer ne pas avoir perçu l'intérêt d'un tel ouvrage. Ou alors si. Mais alors je doute…Je doute de l'intérêt de cet intérêt. L'intérêt ? Un sujet inhabituel et un traitement compendieux. Le héro se promène de ci de là, dans des endroits sans intérêt et découvre des choses d'une banalité incroyable. Sans déballage verbal inondant, dans un style graphique simple, mais réellement efficace, peu de mots pour exprimer pas grand-chose… J'ai trouvé ses promenades assommantes, lassantes, répétitives. La réflexion, à mi chemin entre la nostalgie et la poésie ne va pas assez loin à mon sens. Juste un regard honnête sur le temps qui passe et sur les modifications qu'il engendre forcément. Trop de banalité, et pas assez de rêve. Cette BD ressemble trop à ce que je vis quotidiennement, sans m'amener plus loin que ce que je fais chaque jour. De plus, manque de chance pour cette BD, la qualité d'impression est déplorable et le dessin en pâtit grandement. En fait, le système d'imprimerie ressemble à celui des journaux en mode 'point' ou pixélisé pour avoir un parler plus moderne. Je ne sais pas comment vous le faire comprendre, mais le premier coup d'œil sur une page de l'album et vous comprendrez. Sûrement cette mauvaise qualité de reproduction a-t-elle contribué à ma grande déception sur cette œuvre. Hop, je passe à autre chose.
Mon voisin le Père Noël
J'ai aimé l'idée de départ et surtout le final, mais entre les deux... pff le scénario est mal exploité à mon goût. L'idée de la rédemption est trop poussée et tourne en rond à force d'être répétée. En effet, j'ai eu l'impression d'une histoire un peu trop décousue où les tourments de l'un (la trahison), ou de l'autre (le viol) finit par alourdir la lecture de cette bande dessinée. Dommage. Reste le dessin méticuleux de Béatrice Tellier, avec de superbes doubles pages, le tout dominé par la couleur rouge. Un conte original mais auquel il manque un peu de punch pour en faire une bonne histoire.
Claire
Des gags en une planche qui ont bien du mal à m’arracher un sourire. Il est vrai que je ne suis pas le public ciblé. Claire s’adresse en effet à un lectorat féminin dont l’âge doit varier entre 16 et 26 ans grand maximum. Je l’avais découverte dans un magazine féminin qui était justement adressé à cette tranche d’âge (Flair). Claire y est toujours présente actuellement. Cette série se veut un reflet de la vie d’une jeune femme actuelle. Les gags tournent donc autour de l’héroïne, son petit ami et ses deux meilleures copines. Les thèmes sont : le travail, le machisme masculin, les régimes, la drague, la mode, les nouvelles technologies (GSM, Internet, Facebook, …). En fait, tout ce que l’on trouve par ailleurs dans le magasine précité. C’est … très moyen (et encore, je suis indulgent) et trop gentillet. Et ne croyez pas éviter les gros clichés du genre « Ouh, j’ai crevé ! Vite, trouvons un bel automobiliste pour nous aider ! » Au niveau du dessin : nous avons droit à une ligne claire très basique et sans grand intérêt. Le trait est raide et anguleux, l’ensemble manque de rondeur mais est extrêmement lisible. La colorisation est très vive et sans nuances. A mon goût, c’est plutôt … moche. Comme, dès le départ, je ne trouvais pas la série très originale, je vous laisse deviner mon sentiment après autant d’albums. Finalement, la série tourne dans le même univers que Daphnée & Iris, mais sans le snobisme de cette dernière, … et sans son grain de folie, non plus. Mais cela doit plaire au public cible (sinon, pourquoi autant d’albums ?). Un très petit 2/5, car je préfère quand même cette lecture dans la salle d’attente de mon dentiste aux 20 minutes qui la suivent.
L'Enfant des moucherons
Soyons clair, c’est le graphisme très alléchant resté au stade de crayonnés poussés qui m’a incité à mettre la main à mon portefeuille. Déçu de mon achat ? Oui et non. Oui, car . . . malgré un début assez accrocheur, le scénario n’est clairement pas à la hauteur de ce que j’espérais. Le déroulement du récit a tendance à s’enliser. On voit vite quels sont les intérêts de chacun avec un final qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Bref, l’originalité du début laisse place à du convenu très conventionnel et, forcément, décevant. De plus, je trouve la taille de la police trop petite, sans parler de la police elle-même et des fautes d’orthographes. Ca fait tache. Non, car . . . le dessin est d’une grande qualité. Décidément, c’est italien(ne)s sont fort(e)s ! Quel régal pour les yeux ! Mais bon, en toute objectivité, comme la bd n’est pas une œuvre d’art destinée à être seulement contemplée, je ne peux en conseiller l’achat. Jusqu’à présent, je n’ai jamais rien trouvé d’intéressant dans le catalogue des éditions clair de lune. Ca aurait dû me mettre la puce à l’oreille . . .
Barbeük & Biaphynn
Cette bd peut plaire aux ados fans de fantasy matinée d’humour. Ces histoires courtes ne sont pas sans rappeler celles des Goblin's (du même éditeur d’ailleurs et, ô surprise, même collection). Les stéréotypes moyenâgeux (du type la jouvencelle attendant son prince charmant) sont revisités parfois avec bonheur. Si les premières planches mettent directement dans l’ambiance, la suite n’est pas à la hauteur. Les gags s’essoufflent bien vite avec un côté prévisible qui gâche la chute. A force de faire dans le stéréotype, le petit drag à sa mémère en devient lui aussi complètement stéréotypé dans son comportement. Bref, le running gag fonctionne nettement moins bien ici. A noter quelques clins d’oeil à d’autres héros de chez Soleil (Lanfeust et Hébus pour ne pas les citer). Côté dessins, c’est plutôt une bonne surprise. Dans le style, le trait est plaisant, alliant souplesse et rigueur. Enfin, le choix des couleurs est bien en phase avec le reste (histoires et dessins). Un divertissement pour jeunes ados. Pas exceptionnel en soi.