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Le Promeneur (Sanpo mono)

Note: 2.44/5
(2.44/5 pour 9 avis)

Les balades d’un quadragénaire dans une grande ville…


Seinen Taniguchi

À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d’art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L’Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Septembre 2008
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Le Promeneur
Les notes (9)
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20/11/2008 | iannick
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Par sloane
Note: 3/5
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S'il se passe beaucoup de choses pour notre promeneur, on ne peut pas dire que se soit la même chose pour le lecteur. Comme il est dit à un moment, ces promenades ont quelque chose de solitaire, aussi il est difficile de se mettre à la place de celui qui est en situation de balade. Certes, je peux comprendre les différents sentiments qui animent ce promeneur mais je n'ai pas été atteint par le sentiment de plénitude qui semble l'envahir à chaque pas. L'on reconnait bien le trait réaliste et caractéristique de Taniguchi qui dessine ici des choses très ordinaires. C'est joli, calme, reposant, nostalgique certainement mais la poésie de la chose m'a échappé.

02/03/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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Un album qui peut se résumer en une phrase: la promenade, c'est chouette. On est vraiment dans le roman graphique pur qui raconte la vie quotidienne d'un homme et je ne me suis pas passionné. Peut-être que j'aurais été touché par les sentiments des personnages si c'était une longue histoire au lieu de récits beaucoup trop courts. Et pourtant il faut dire que j'aime la promenade et il m'arrive de m'arrêter pour contempler des choses comme le fait le héros, mais tout est trop banal. J'ai eu la sensation de lire du vide. L'auteur est bien meilleur quand il raconte une vraie histoire qui lui permet de montrer les sentiments de ses personnages.

12/10/2011 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Sur un principe très similaire à son précédent ouvrage L'Homme qui marche, Taniguchi réalise le promeneur toujours avec son impeccable dessin aux visages caractéristiques. A travers huit histoires, l'auteur fait une sorte d'éloge de la promenade. Se laisser porter par ses jambes à travers les rues pour découvrir par pur hasard de petites choses innocentes qui vous font sourire ou sont évocatrices de tel ou tel événement de votre passé. Car ces histoires suintent d'une certaine nostalgie que ressent le promeneur, un travailleur japonais ordinaire avec petite famille. Profiter de la vie et savourer les petits instants semblent être le credo de l'auteur. Vous êtes prévenus qu'il ne se passe pas grand chose dans cet album où l'on apprend pour le moins quelques petites choses sur la culture japonaise. Donc avis aux amateurs de récits contemplatifs.

01/06/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
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Je ne voulais pas lire "Le promeneur", car je m'étais fermement ennuyée en lisant L'Homme qui marche et j'étais intimement persuadée que ce serait du même tonneau mais il faut que je me rendre à l'évidence, Taniguchi a le don de ne pas être conforme à ce que j'attends de lui. Si ça se trouve j'étais tout simplement dans un état plus réceptif que pour mes précédentes lectures "contemplatives" du même auteur, mais une chose est sure : cette BD est une véritable invitation au voyage, je me suis promenée avec son promeneur et une grande quiétude s'est emparée de moi. J'ai visité Tokyo et ça m'a donné envie d'y aller pour de vrai pour avoir les bruits et les odeurs en plus des paysages. Quand son promeneur arrive sans préméditation sur une petite portion de la voie Tokaido, et qu'il réalise soudain que des années plus tôt, "des japonais à chignons avec des sandales tressées empruntaient déjà cette route pour se rendre à Kyoto", j'ai fait le même voyage dans le temps que lui et j'ai repensé aux histoires scénarisées et/ou dessinées par Koike Kazuo, Hirata Hiroshi ou Mori Hideki entre autres. Je suis un tout petit peu déçue en revanche par le grand format (le petit format fait partie de ce que j'aime dans le manga), le sens de lecture à l'occidentale (alors qu'aujourd'hui les occidentaux que nous sommes savent lire des mangas dans le bon sens) et l'usage de la trame informatique "à grosse maille" pour le remplissage (notamment des cheveux...), cela manque un peu d'authenticité et rend le dessin parfois un peu fade. A essayer.

27/07/2009 (modifier)
Par Chalybs
Note: 2/5

Je ne connais pas les œuvres précédentes de ces auteurs. Me basant uniquement sur cet album, je ne peux qu'avouer ne pas avoir perçu l'intérêt d'un tel ouvrage. Ou alors si. Mais alors je doute…Je doute de l'intérêt de cet intérêt. L'intérêt ? Un sujet inhabituel et un traitement compendieux. Le héro se promène de ci de là, dans des endroits sans intérêt et découvre des choses d'une banalité incroyable. Sans déballage verbal inondant, dans un style graphique simple, mais réellement efficace, peu de mots pour exprimer pas grand-chose… J'ai trouvé ses promenades assommantes, lassantes, répétitives. La réflexion, à mi chemin entre la nostalgie et la poésie ne va pas assez loin à mon sens. Juste un regard honnête sur le temps qui passe et sur les modifications qu'il engendre forcément. Trop de banalité, et pas assez de rêve. Cette BD ressemble trop à ce que je vis quotidiennement, sans m'amener plus loin que ce que je fais chaque jour. De plus, manque de chance pour cette BD, la qualité d'impression est déplorable et le dessin en pâtit grandement. En fait, le système d'imprimerie ressemble à celui des journaux en mode 'point' ou pixélisé pour avoir un parler plus moderne. Je ne sais pas comment vous le faire comprendre, mais le premier coup d'œil sur une page de l'album et vous comprendrez. Sûrement cette mauvaise qualité de reproduction a-t-elle contribué à ma grande déception sur cette œuvre. Hop, je passe à autre chose.

09/04/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
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Je n'ai pas lu L'Homme qui marche mais j'avais bien apprécié Le Gourmet solitaire qui possédait déjà une structure narrative similaire à celle du Promeneur. On y voyait également un homme errer au hasard des rues de la ville, redécouvrir de vieilles sensations et nous faire découvrir le Japon par sa cuisine et sa nourriture. J'avais été très touché par certains de ces courts chapitres. Mais avec le Promeneur, je n'ai tout simplement rien ressenti. Pourtant, la plupart des éléments qui auraient pu me plaire étaient là. La flânerie solitaire, la découverte d'endroits un peu oubliés, de choses typiquement japonaises, modernes ou traditionnelles. Le dessin est le même, celui soigné et assez occidental de Taniguchi. Mais ce récit ne m'a vraiment pas parlé, pas touché. Les récits sont courts, tombent à plat. Les morceaux de Japon mis en scène ici sont sans intérêt, n'arrivent pas à éveiller l'intérêt ou l'émotion chez moi. Rien... Je me suis ennuyé et n'ai su ressentir ni poésie, ni nostalgie, ni curiosité. Rien...

28/03/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je ne peux pas passer décemment à côté d'une des oeuvres de l'un de mes auteurs préférés à savoir Jirô Taniguchi. Ce promeneur est la parfaite synthèse entre L'Homme qui marche et Le Gourmet solitaire comme Un ciel radieux était le mélange du Quartier lointain avec Le Journal de mon père. Et oui, on a réellement l'impression que Jirô n'arrive plus à se renouveler après nous avoir donné tout ces beaux chefs d'oeuvre. Du coup, je mesure et comprends parfaitement la déception de son lectorat. Bon, le grand maître a une bonne excuse : il n'est pas aux commandes du scénario. Il n'empêche... Pourtant, le promeneur sans avoir le niveau de ces précédentes productions n'en demeure pas moins très intéressant à la lecture. Comparé aux productions actuelles, c'est plutôt réussi. Bien sûr, le crédo est celui de la contemplation, de la poésie et de la nostalgie avec le temps qui s'écoule. Il n'y a pas de méchant, d'intrigue ou d'action. Seulement des ballades pour déstresser un peu dans ce monde de brutes. On suivra toutes ces huit promenades avec plaisir en goûtant ici ou là de délicieux mets. Un mot sur le graphisme toujours aussi fin et précis pour notre plus grand bonheur. Vous allez sans doute rire... J'ai terminé hier soir la lecture du promeneur qui distillait une philosophie de découverte de quartier en se prenant le temps. Or, qui a encore le temps de se balader de nos jours quand on est plongé dans une vie active avec toutes les responsabilités familiales et professionnelles ? Je me suis donné les moyens de faire une très longue ballade aujourd'hui (non pas pour les soldes !) sans doute influencé par cette lecture onirique. Jiro Taniguchi a le don de transformer toutes ces petites choses banales en véritable art de vivre. Je ne peux que succomber. L'idéal n'est 'il pas de se perdre avec nonchalance ?

10/01/2009 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
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J'aurais dû me méfier du titre en l'empruntant à la bibliothèque... Le promeneur, ça n'évoque pas quelque chose ?? .... ah si ! L'Homme qui marche bien sûr. Et la je crois qu'on a affaire à un remake. Voici le guide de comment mettre de magnifiques dessins au service du néant scénaristique. En gros on suit les déambulations d'un citadin japonais dans les petites rues d'une grande ville. Et comment celui-ci va s'émerveiller devant des choses banales, genre un magasin de chaussures, une droguerie ou un restaurant de sushis. Voilà le résumé en deux phrases de plus de 70 pages de BD. L'histoire est inexistante, j'ai trouvé ça vide et malheureusement sans intérêt. Waow 4 pages pour nous montrer comment le personnage lance la baballe au gentil chien-chien et que celui-ci la rapporte. Autant j'aime des œuvres comme Quartier lointain, autant là je m'ennuie au bout de quelques pages. Tout n'est pas à jeter bien sûr. Le dessin de Taniguchi est comme toujours superbe. Par contre un album à réserver à un public mélancolico-poéto-nostalgique...

19/12/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Il est très fort le Taniguchi ! Avec son compère Masayuki Kusumi, il nous présente une bd sur la… promenade ! C’est vachement original, non ? Il est clair que les fans d’action seront très déçus par cette lecture, ce n’est pas du tout un album pour eux ! Les auteurs nous proposent un récit basé sur le plaisir de la découverte. A travers des anecdotes racontées par leur personnage principe, Jiro Taniguchi et Masayuki poussent les lecteurs à développer leur capacité d’observation. Ils mettent l’accent aussi sur les petits plaisirs de la vie, ainsi le lecteur peut voir le protagoniste se souvenir des choses qu’il adorait lorsqu’il était déjà venu dans ces lieux. Alors, oui, il y a beaucoup de nostalgie et de poésie dans ces courts récits mais ces instants ne me sont jamais apparus envahissants, au contraire, je les ai appréciés car ils sont assez sympas. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire cette bd car je me suis senti très proche de ce personnage (et donc des auteurs). Comme cet homme, lorsque je ne sais pas quoi faire ou que je suis dans une ville dans laquelle je viens de m’installer, je n’hésite pas à déambuler dans des rues au hasard. En feuilletant « Le promeneur », j’ai eu l’impression de découvrir des endroits en même temps que le personnage principal. Ce qui m’a surpris dans cette bd, c’est que certains de ces souvenirs ou anecdotes m’ont semblé très authentiques car j’ai eu le sentiment moi aussi de les avoir vécus (je parle bien évidemment des faits) ! « Le promeneur » se lit dans le sens occidental, cette « adaptation » a des avantages pour nous les Européens mais présente aussi un inconvénient de taille : les bulles sont souvent disposées illogiquement. Pour le reste, j’ai apprécié le dessin noir et blanc de Jiro Taniguchi déjà aperçu dans ses autres réalisations (Quartier lointain, Le Journal de mon père, etc…). Le grand format de la bd permet de mieux apprécier son trait. « Le promeneur » n’est pas l’album que j’ai le plus apprécié de Jiro Taniguchi mais j’ai éprouvé tout de même un grand plaisir à le lire. J’y ai apprécié les anecdotes relatées par le personnage principal et aussi la sensation de partager avec lui les secrets de la découverte en déambulant par hasard dans une ville. Si vous êtes sensible à la nostalgie et la poésie, je pense que vous aimerez cet album… pour les autres, fans d’action ou autres, passez votre chemin (ceci n’est pas un jeu de mots…) !

20/11/2008 (modifier)