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Daphnée & Iris

Note: 1.67/5
(1.67/5 pour 3 avis)

Tranche de vie avec comme héroïnes … Daphnée et Iris (qui l’eut cru ?)


Femmes d'aujourd'hui La BD au féminin La Comédie Urbaine

Daphnée et Iris sont deux inséparables copines. Elles se confient leurs petits soucis et grands tracas. Avec, comme sujet principal, la recherche du grand amour.

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mars 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Daphnée & Iris
Les notes (3)
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27/03/2009 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'ai rien à reprocher à la bd dans sa forme. C'est plutôt très agréable à lire et cela a un côté très amusant par quelques trouvailles bien réfléchies. Le graphisme est tout à fait convenable. Pourtant, je ne mettrai pas plus qu'une seule étoile à cette oeuvre. Daphnée et Iris représentent deux filles plutôt riches et méprisables qui ne donnent à leur vie aucun sens que celui de faire du shopping ou de chasser l'homme idéal. Je suis totalement sidéré par leurs attitudes que les auteurs semblent cautionner en les rendant plutôt sympathiques. Iris traite de manière peu avenante celle qui lui sert le café dans l'entreprise le matin. Je lui aurais renversé dessus à cette chipie qui n'a aucune considération pour les autres. C'est elle d'abord et les autres ensuite si elle daigne leur accorder une existence. Et tiens que je te mette un croissant pur beurre acheté par erreur dans la bouche d'un pauvre adolescent croisé dans un bus. Elle trouve au matin un homme dans son lit et elle le jette comme sa dernière paire de chaussure de luxe. Elle fréquente les expositions de galeries d'art où le champagne coule toujours à flot. L'autre, à savoir Daphnée, n'est pas mieux dans son genre car elle préfère son chat même quand elle fait l'amour à une vedette rock. Son chat est avec !!! Le boulot ne leur plaît pas : on change tout simplement en disant merde à son chef. Pourtant, c'est un boulot de rêve (du genre interviewer Karl Lagerfeld ou autres célébrités du même accabit). Quand elle a découvert au plus jeune âge en entrant à l'ecole qu'elle n'était pas la seule enfant du monde, ce fut la crise monumentale ! Je vous laisse imaginer le genre. Blonde de surcroît ! ... On assiste à un concert de caprices de nanas qui ne mangent que bio et qui font leur course dans un marché bio. Cette lecture a été pour moi l'horreur à l'état pur. Pour tout l'or du monde et même si on me payait cash, je ne voudrais passer une seule journée avec Daphnée et Iris. Acheter ce livre ? N'y comptez même pas et même dans vos rêves !!! Quel calvaire ! Il y a tant de misère dans le monde, tant de gens qui vont mal, tant de maladies... A côté de cela, il y en a qui ont une vie totalement insouciante et purement égoïste. Bien sûr, chacun vit comme il lui plait et si on est riche, pourquoi se priver d'une vie légère et de luxure ? Il ne faut pas être jaloux. Certes. On me demande de dire si j'ai aimé une lecture qui semble faire l'apologie de ce monde si futile et si factuel. C'est tout simplement non ! Je tiens à préciser que je ne fais ni partie de la ligue communiste révolutionnaire et que je ne suis pas alter-mondialiste. Il y a quand même des limites à la décence. La question qu'on pourrait alors se poser : fallait-il lire cela au second degré ? Je ne le pense pas car les auteurs ne laissent aucun indice en ce sens. Pire encore : à la fin, on apprend qu'elles ont joué leur propre rôle !!! Oui, elles assument totalement ce qu'elles sont sans se rendre compte de toute cette superficialité. C'est véritablement à vomir. Où sont les toilettes ?! Je voudrais véritablement me tromper dans mon analyse et penser que ce n'était qu'une vaste blague. Le problème, c'est que je n'en suis absolument pas convaincu. Je tiens à m'excuser par avance si je choque des lecteurs par cet avis tout à fait personnel.

05/10/2009 (modifier)

100 pages pour ça… Le format n’était pas dans le style commercial la couverture laissait espérer… Dommage, il ne fallait pas. Côté dessin, en un mot c’est simple c’est laid. Ça se veut minimaliste, proche du lecteur (de la lectrice d’ailleurs plutôt ?), je trouve pour ma part que c’est se moquer du monde. On dirait des ébauches, en fait on pourrait penser que c’est un de ces livres de « making of » qui montre les planches dans un état intermédiaire. Côté scénario, c’est ridicule. Nous avons ici deux filles, la blonde et la brune qui vont passer leur temps à se poser des questions aussi excitantes que l’amour, le shopping, l’envie de plaquer son patron et l’apparence. Whaou. Le tout est présenté en chapitres qui permettent de présenter les deux histoires de façon séparée qui de temps à autres se rejoignent plus concrètement que par le téléphone (oui elles se téléphonent tout le temps). Elles sont immatures, inconsistantes, égoïstes, menteuses superficielles, bref tout ce qui est à la mode ne ce moment… Qu’est ce que cette BD apporte, je me le demande encore ? Hypertrophiées de l’égo mais atrophiées du cerveau, ces deux minettes vont jouer leur vie sur des sensations passagères, des modes ! C’est pathétique, j’en suis désolé pour elles. Complètement inconscientes, elles vont ridiculiser ceux qui croient en quelque chose (au couple, en leur boulot, en la famille, …) parce qu’elles ne croient à rien. Lorsque ça ne va pas, elles se vengeront sur tout le menu peuple qui les entoure, qu’elles emploient (au hasard les serveurs, les conducteurs de taxi…) montrant par là leur grande humanité. Nous avons même le magnifique cliché de la haute bourgeoisie snob et chiante ; celui du mariage donc de l’engagement qui rend les couples inintéressants face à l’histoire d’amour avec le marchand de tomate du marché ; le tout en regardant Dallas. Si c’était une parodie ça pourrait peut-être être drôle quoique décidément très lourd, mais en fait non même pas… Voilà le message de la BD : surtout ne vous engagez nulle part car l’engagement tue la passion. Super ! Merci ! Rendez vous dans 10 ans pour que çà devienne un drame psychologique sur le désenchantement désillusionné face à la dégénérescence de celle qui refuse de plier face à ce monde pourri hostile ! Bref le fond et la forme sont à oublier… Seul note d’humour les pubs fictives entre les chapitres, c’est peut sur plus de 100 pages… Heureusement que c’est vite lu !

08/04/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Une petite chronique de la vie quotidienne. Deux héroïnes typiques de l’époque dont les préoccupations principales sont : la recherche du grand amour, les petits tracas du boulot, l’apparence et le shopping. Particularité : chaque héroïne semble avoir sa propre scénariste. Amusant mais franchement superficiel. J’ai eu l’impression de lire un magasine féminin pour les 16-22 ans. Au niveau du dessin : pour rester « mode », celui-ci s’inspire de série comme Monsieur Jean ou Ainsi danse, mais dans une version plus proche du semi-réalisme. C’est pas mal mais sans réelle personnalité. La structure du récit est divisée en différents chapitres mettant en scène tantôt Daphnée tantôt Iris, et entrecoupés par des pages de pub délirantes, des recettes de Cocktail (amusantes, car on part du plus corsé pour finir par l’Alka-Seltzer) et des interludes. Une bande dessinée « tendance » qui, je le crains, risque vite d’être démodée. Et heureusement qu’elle possède plus de 100 pages, car malgré cela, elle se lit vraiment très vite, mais sans être désagréable pour autant. Comme le format est pratique, je préconise sa lecture dans les transports en commun. Un petit 3/5, sans plus. Et trop éphémère pour que j'en conseille l'achat.

27/03/2009 (modifier)