Avis aux amateurs de chats, gaga de leur(s) félin(s) cro-mignon, cro-rigolo, cro-beau, ce manhwa est fait pour vous. En effet, l'auteur semble nous y présenter son petit animal de compagnie et nous raconter comment il passe sa vie dans son petit appartement.
Il présente les choses ainsi : "souvent les chats font ça", "généralement un chat fera ça", "c'est rigolo un chat parce que ça fait ça", etc... Mais au final, il le dit lui-même, la vie d'un chat, ça se résume bien souvent à bouffer, chier et roupiller. Du coup, cette bande dessinée est passionnante...
Techniquement, maintenant, le dessin est plutôt bon, même si les décors sont assez froids. Les chats, éléments essentiels, sont réussis mais un peu figés.
La narration, par contre, n'est pas très maîtrisée, certaines scènes manquant un peu de clarté.
Quant à l'humour, il ne passe pas du tout pour moi.
Ce manhwa me rappelle un peu Niumao dont il partage la thématique, mais malgré un dessin plus fin et maîtrisé, il n'a pas la même fraicheur et la même bonne humeur que le chat chinois.
En clair, je me suis ennuyé... Il faut vraiment être gaga des chats pour y trouver son bonheur, et éventuellement sourire de trouver chez le chat de Kang des comportements de votre propre chat.
Que je suis déçu !
Je m’attendais vraiment à mieux !
J’ai lu le roman il y a quelques temps maintenant mais j’en ai toujours gardé un souvenir fort. C’est un bouquin qui, de par son histoire et son ambiance, m’avait profondément marqué. Souvent, je m’en remémorais des passages. D’ailleurs, j’avais tellement adoré que dans la foulée, j’ai lu l’ensemble des œuvres de Dennis Lehane présents chez Rivages Noirs. Petite parenthèse : c’est du tout bon !
Quand j’ai appris qu’une adaptation en BD avait été réalisée, j’étais très excité à l’idée de la parcourir. J’ai eu l’occasion d’en voir quelques planches et là, d’entrée, ça m’a refroidi. Je connaissais assez peu Christian De Metter et son œuvre. Quand j’ai vu ses dessins pour Shutter Island, ça ne m’a pas franchement donné envie. Je n’aime pas son style. Il m’irrite plutôt qu’autre chose. Du coup, j’ai attendu un peu de recueillir des avis (notamment sur Bdthèque) pour décider d’acheter ou non Shutter Island.
J’ai lu ici même des critiques globalement très positives. J’ai cherché en parallèle à parcourir une BD de De Metter, histoire d’affiner mon jugement sur son dessin. J’ai jeté mon dévolu sur Le Sang des Valentines, présents à la Médiathèque « du coin ». J’ai très vite arrêté, rebuté par le dessin, ce qui m’arrive très rarement, pour ne pas dire jamais.
De ce fait, et en dépit d’excellentes critiques, j’ai encore attendu avant de me lancer et d’acheter Shutter Island. J’ai franchi le pas il y a peu près de deux semaines maintenant.
Et je le regrette ! Quel fossé avec le bouquin ! L’adaptation est fidèle si l’on se place du point de vue de l’intrigue mais paradoxalement, on ne retrouve rien de ce qui fait le charme et la puissance du roman. La tempête, véritable fil conducteur de l’ouvrage de Lehane est dans la BD relativement mal restituée. Et d’ailleurs d’une manière générale, c’est l’ambiance que j’ai trouvée très mal retranscrite. Quant au suspense, que dalle ! On s’ennuie ferme. Le récit ne décolle pas ! On est à des kilomètres de la maîtrise affichée par Lehane.
Alors certes, si vous n’avez pas lu le roman, vous pourrez apprécier cette adaptation mais dans le cas contraire, je pense sincèrement que vous serez déçu.
Dans le genre adaptation en BD de romans, Tardi avec les Nestor Burma de Léo Malet reste pour l’heure ma référence !
Love hina ou comment tirer sur une corde quand les shojo marchent bien.
Le dessin est sympathique, dynamique et agréable. Le scénario est basique, une histoire de je t'aime moi non plus mais sur quatorze tomes le rythme s'essouffle et on se lasse inexorablement...
L'auteur aurait dû s'arrêter au tome 10 minimum mais au lieu de cela, il a voulu faire de l'argent, dommage.
Je n’ai pas été convaincu pour le coup.
Ni séduit par les dessins, ni par le récit, ma lecture m’a laissé de marbre. Le dessin n’est pas mauvais en soi bien qu’il soit perfectible notamment dans la posture des personnages. C’est surtout sa mise en couleur que je trouve inappropriée. Côté scénario, malgré des dialogues travaillés, certaines incohérences du début m’ont empêché de rentrer dans l’histoire (j’ai rarement vu un orphelin toucher un héritage au point de devenir rentier pour en citer un exemple). Le récit d’enquête de terrain vire bien vite au fantastique. Mais, jusqu’à présent, je n’ai rien lu de bien captivant.
Bien sûr, ce n’est qu’un premier tome et la suite pourrait se révéler autrement plus intéressante. A voir mais sans moi . . .
Premiers pas dans la collection Poisson pilote.
Je suis pas trop branché dessin minimaliste donc faut vraiment que le scénario m’accroche pour que ça me fasse de l’effet.
C’était le cas pendant le premier et une partie du deuxième tome, mais au final, je suis déçu. L’idée de départ et le caractère cynique du commissaire auraient pu donner quelque chose de divertissant et de surprenant. Malheureusement, le divertissement est là au début mais les surprises ; bof.
C’est l’histoire d’un vétéran de la guerre contre Franco qui a besoin de fric et d’une nouvelle jeunesse.
Le premier tome est sympa et pourrait être un one-shot. C’est amusant de voir ce vieux un peu fou qui n’a rien organisé, se dépatouiller comme il peut pour tirer un maximum de profit de son larcin. La relation entre ce personnage et le jeune qu’il enlève, ces situations où leurs expériences se complètent donnent le sourire. La fin est marquante et l’histoire aurait mieux fait de s’arrêter là.
Ensuite, comme pour John Doe de la même collection, on rajoute une histoire beaucoup moins intéressante en 2 tomes. Le vieux fou devient limite secondaire et des personnages anecdotiques du premier volume prennent soudainement une importance qui ne semble pas coller avec leurs rôles initiaux. C’est dommage...
J’ai pas accroché concernant le dessin même si on sent une nette évolution entre le 1er et le 2nd tome. A partir de ce dernier, Moynot prend en main la colorisation ; il gagne donc un peu en identité. Mais vu qu’à ce stade, le scénario est déjà devenu banal…
Une entrée fracassante dans les années 80, les costumes et les coiffures de l'époque au détail près, c'est peut-être la seule chose qui m'ait vraiment plu. Les personnages se ressemblent un peu trop, mais c'est récurrent chez Crisse, sinon les couleurs sont gaies et la grande quantité de détails est agréable et offre un bon visuel.
Concernant le scénario c'est vu et revu, sans aucune surprise. Je me suis ennuyée au point d'avoir envie que ça se termine vite. Il y a bien un peu d'humour mais distillé au compte-goutte et la narration n'a rien de particulier. Ça se laisse lire et c'est surtout vite oublié.
Jim analyse nos désirs dans son style maintenant bien connu. Humour pataud et potache au menu de ce petit album sexy.
Petit album car, en laissant une grande marge supérieure et inférieure à ses pages, Jim parvient à faire un maximum de volume avec un minimum de matière. Le procédé est discutable et le lecteur est en droit d’attendre en compensation une qualité indéniable.
La qualité n’est malheureusement qu’épisodiquement au rendez-vous. Les gags sont loin d’être les plus réussis de l’auteur et la redondance est rapidement de mise. Pourtant le thème aurait dû permettre une grande variation dans son approche. Restent quelques dialogues amusants et quelques situations bien observées et caricaturées.
Au niveau graphique, c’est du Jim tout craché. Le style inspiré du franco-belge d’époque est très vivement colorisé. Les visages sont bien expressifs et l’ensemble agréablement dynamique. De la bonne qualité sans réelle originalité.
Au final, cela donne un album moyen, pas désagréable à lire mais qui n’invite pas vraiment à une relecture.
Le premier recueil regroupe plusieurs courtes histoires au climat étrange et, par moment, réellement envoutant. Le second reste dans le domaine du fantastique, mais ne propose plus qu’une histoire complète et finalement assez conventionnelle dans ce style. Sur celui-ci, Cossu est assisté d’un scénariste (Louis Savary), ceci explique t-il cela ?
Les modifications physiques d’Alceister Crowley entre ces deux tomes sont également assez significatives (sa coupe de cheveu, principalement). C’est regrettable car le personnage perd par la même occasion une part de son charme démodé.
Le trait de Cossu, inabouti mais doté d’une réelle personnalité dans le premier tome, perd en originalité ce qu’il gagne en maîtrise dans le second.
Une série inégale donc, dont je recommande l’emprunt du premier volume, qui plaira aux amateurs de courtes histoires étranges … et l’oubli du second, trop anodin pour convaincre.
Pour tout scénario faire un remake de la première guerre mondiale sauce Star Wars avec une pincée de Sillage c'était mal parti pour me plaire.
Mais quand c'est dessiné et colorisé comme les dessins animés de mon enfance (j'ai eu l'image fugitive de Candy l'espace d'un instant... brrrr) je jette le premier tome.
L'histoire se muscle un peu dans le second tome, du coup j'ai eu envie de tenter le troisième.
Mis à part l'accentuation des salves anti-militaristes et d'éducation du citoyen sous-jacente que j'adore, le scénario est resté au niveau 0 de l'originalité dans le troisième tome.
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Cats
Avis aux amateurs de chats, gaga de leur(s) félin(s) cro-mignon, cro-rigolo, cro-beau, ce manhwa est fait pour vous. En effet, l'auteur semble nous y présenter son petit animal de compagnie et nous raconter comment il passe sa vie dans son petit appartement. Il présente les choses ainsi : "souvent les chats font ça", "généralement un chat fera ça", "c'est rigolo un chat parce que ça fait ça", etc... Mais au final, il le dit lui-même, la vie d'un chat, ça se résume bien souvent à bouffer, chier et roupiller. Du coup, cette bande dessinée est passionnante... Techniquement, maintenant, le dessin est plutôt bon, même si les décors sont assez froids. Les chats, éléments essentiels, sont réussis mais un peu figés. La narration, par contre, n'est pas très maîtrisée, certaines scènes manquant un peu de clarté. Quant à l'humour, il ne passe pas du tout pour moi. Ce manhwa me rappelle un peu Niumao dont il partage la thématique, mais malgré un dessin plus fin et maîtrisé, il n'a pas la même fraicheur et la même bonne humeur que le chat chinois. En clair, je me suis ennuyé... Il faut vraiment être gaga des chats pour y trouver son bonheur, et éventuellement sourire de trouver chez le chat de Kang des comportements de votre propre chat.
Shutter Island
Que je suis déçu ! Je m’attendais vraiment à mieux ! J’ai lu le roman il y a quelques temps maintenant mais j’en ai toujours gardé un souvenir fort. C’est un bouquin qui, de par son histoire et son ambiance, m’avait profondément marqué. Souvent, je m’en remémorais des passages. D’ailleurs, j’avais tellement adoré que dans la foulée, j’ai lu l’ensemble des œuvres de Dennis Lehane présents chez Rivages Noirs. Petite parenthèse : c’est du tout bon ! Quand j’ai appris qu’une adaptation en BD avait été réalisée, j’étais très excité à l’idée de la parcourir. J’ai eu l’occasion d’en voir quelques planches et là, d’entrée, ça m’a refroidi. Je connaissais assez peu Christian De Metter et son œuvre. Quand j’ai vu ses dessins pour Shutter Island, ça ne m’a pas franchement donné envie. Je n’aime pas son style. Il m’irrite plutôt qu’autre chose. Du coup, j’ai attendu un peu de recueillir des avis (notamment sur Bdthèque) pour décider d’acheter ou non Shutter Island. J’ai lu ici même des critiques globalement très positives. J’ai cherché en parallèle à parcourir une BD de De Metter, histoire d’affiner mon jugement sur son dessin. J’ai jeté mon dévolu sur Le Sang des Valentines, présents à la Médiathèque « du coin ». J’ai très vite arrêté, rebuté par le dessin, ce qui m’arrive très rarement, pour ne pas dire jamais. De ce fait, et en dépit d’excellentes critiques, j’ai encore attendu avant de me lancer et d’acheter Shutter Island. J’ai franchi le pas il y a peu près de deux semaines maintenant. Et je le regrette ! Quel fossé avec le bouquin ! L’adaptation est fidèle si l’on se place du point de vue de l’intrigue mais paradoxalement, on ne retrouve rien de ce qui fait le charme et la puissance du roman. La tempête, véritable fil conducteur de l’ouvrage de Lehane est dans la BD relativement mal restituée. Et d’ailleurs d’une manière générale, c’est l’ambiance que j’ai trouvée très mal retranscrite. Quant au suspense, que dalle ! On s’ennuie ferme. Le récit ne décolle pas ! On est à des kilomètres de la maîtrise affichée par Lehane. Alors certes, si vous n’avez pas lu le roman, vous pourrez apprécier cette adaptation mais dans le cas contraire, je pense sincèrement que vous serez déçu. Dans le genre adaptation en BD de romans, Tardi avec les Nestor Burma de Léo Malet reste pour l’heure ma référence !
Love Hina
Love hina ou comment tirer sur une corde quand les shojo marchent bien. Le dessin est sympathique, dynamique et agréable. Le scénario est basique, une histoire de je t'aime moi non plus mais sur quatorze tomes le rythme s'essouffle et on se lasse inexorablement... L'auteur aurait dû s'arrêter au tome 10 minimum mais au lieu de cela, il a voulu faire de l'argent, dommage.
Souvenirs d'un Elficologue
Je n’ai pas été convaincu pour le coup. Ni séduit par les dessins, ni par le récit, ma lecture m’a laissé de marbre. Le dessin n’est pas mauvais en soi bien qu’il soit perfectible notamment dans la posture des personnages. C’est surtout sa mise en couleur que je trouve inappropriée. Côté scénario, malgré des dialogues travaillés, certaines incohérences du début m’ont empêché de rentrer dans l’histoire (j’ai rarement vu un orphelin toucher un héritage au point de devenir rentier pour en citer un exemple). Le récit d’enquête de terrain vire bien vite au fantastique. Mais, jusqu’à présent, je n’ai rien lu de bien captivant. Bien sûr, ce n’est qu’un premier tome et la suite pourrait se révéler autrement plus intéressante. A voir mais sans moi . . .
Biotope
Premiers pas dans la collection Poisson pilote. Je suis pas trop branché dessin minimaliste donc faut vraiment que le scénario m’accroche pour que ça me fasse de l’effet. C’était le cas pendant le premier et une partie du deuxième tome, mais au final, je suis déçu. L’idée de départ et le caractère cynique du commissaire auraient pu donner quelque chose de divertissant et de surprenant. Malheureusement, le divertissement est là au début mais les surprises ; bof.
Vieux fou !
C’est l’histoire d’un vétéran de la guerre contre Franco qui a besoin de fric et d’une nouvelle jeunesse. Le premier tome est sympa et pourrait être un one-shot. C’est amusant de voir ce vieux un peu fou qui n’a rien organisé, se dépatouiller comme il peut pour tirer un maximum de profit de son larcin. La relation entre ce personnage et le jeune qu’il enlève, ces situations où leurs expériences se complètent donnent le sourire. La fin est marquante et l’histoire aurait mieux fait de s’arrêter là. Ensuite, comme pour John Doe de la même collection, on rajoute une histoire beaucoup moins intéressante en 2 tomes. Le vieux fou devient limite secondaire et des personnages anecdotiques du premier volume prennent soudainement une importance qui ne semble pas coller avec leurs rôles initiaux. C’est dommage... J’ai pas accroché concernant le dessin même si on sent une nette évolution entre le 1er et le 2nd tome. A partir de ce dernier, Moynot prend en main la colorisation ; il gagne donc un peu en identité. Mais vu qu’à ce stade, le scénario est déjà devenu banal…
Perdita Queen
Une entrée fracassante dans les années 80, les costumes et les coiffures de l'époque au détail près, c'est peut-être la seule chose qui m'ait vraiment plu. Les personnages se ressemblent un peu trop, mais c'est récurrent chez Crisse, sinon les couleurs sont gaies et la grande quantité de détails est agréable et offre un bon visuel. Concernant le scénario c'est vu et revu, sans aucune surprise. Je me suis ennuyée au point d'avoir envie que ça se termine vite. Il y a bien un peu d'humour mais distillé au compte-goutte et la narration n'a rien de particulier. Ça se laisse lire et c'est surtout vite oublié.
Le Désir
Jim analyse nos désirs dans son style maintenant bien connu. Humour pataud et potache au menu de ce petit album sexy. Petit album car, en laissant une grande marge supérieure et inférieure à ses pages, Jim parvient à faire un maximum de volume avec un minimum de matière. Le procédé est discutable et le lecteur est en droit d’attendre en compensation une qualité indéniable. La qualité n’est malheureusement qu’épisodiquement au rendez-vous. Les gags sont loin d’être les plus réussis de l’auteur et la redondance est rapidement de mise. Pourtant le thème aurait dû permettre une grande variation dans son approche. Restent quelques dialogues amusants et quelques situations bien observées et caricaturées. Au niveau graphique, c’est du Jim tout craché. Le style inspiré du franco-belge d’époque est très vivement colorisé. Les visages sont bien expressifs et l’ensemble agréablement dynamique. De la bonne qualité sans réelle originalité. Au final, cela donne un album moyen, pas désagréable à lire mais qui n’invite pas vraiment à une relecture.
Alceister Crowley
Le premier recueil regroupe plusieurs courtes histoires au climat étrange et, par moment, réellement envoutant. Le second reste dans le domaine du fantastique, mais ne propose plus qu’une histoire complète et finalement assez conventionnelle dans ce style. Sur celui-ci, Cossu est assisté d’un scénariste (Louis Savary), ceci explique t-il cela ? Les modifications physiques d’Alceister Crowley entre ces deux tomes sont également assez significatives (sa coupe de cheveu, principalement). C’est regrettable car le personnage perd par la même occasion une part de son charme démodé. Le trait de Cossu, inabouti mais doté d’une réelle personnalité dans le premier tome, perd en originalité ce qu’il gagne en maîtrise dans le second. Une série inégale donc, dont je recommande l’emprunt du premier volume, qui plaira aux amateurs de courtes histoires étranges … et l’oubli du second, trop anodin pour convaincre.
La Mandiguerre
Pour tout scénario faire un remake de la première guerre mondiale sauce Star Wars avec une pincée de Sillage c'était mal parti pour me plaire. Mais quand c'est dessiné et colorisé comme les dessins animés de mon enfance (j'ai eu l'image fugitive de Candy l'espace d'un instant... brrrr) je jette le premier tome. L'histoire se muscle un peu dans le second tome, du coup j'ai eu envie de tenter le troisième. Mis à part l'accentuation des salves anti-militaristes et d'éducation du citoyen sous-jacente que j'adore, le scénario est resté au niveau 0 de l'originalité dans le troisième tome.