"Bluette-Sur-Mer" est le type de BD que je trouve facile et limite plaisant à lire mais qui ne retient pas réellement mon attention. Cette petite BD au grand nombre de pages se lit assez vite. C'est une histoire assez banale d'amour entre 2 personnes maladroites. Le scénario se focalise sur un WE où ils vont partir avec 3 amis s'oxygéner sur la côte.
La BD propose des développements de relations entre les personnages, mais le résultat est parfois plus proche de l'humour que du roman.
Le dessin n'est pas des plus assurés. Je l'ai trouvé très amateur avec un côté faussement nouvelle vague mais le charme en moins. Les couleurs ne sont pas au rendez vous, elles sont parfois kitchs et trop prononcées à mon goût.
Au final, on a une BD dispensable qui semble être passée inaperçue, vu que je suis le premier à l'avis alors qu'elle est de 2003.
Je suis déçu par cette BD.
Les auteurs ont essayé mais le résultat n'est pas réellement probant.
Le dessin est sympa et maitrisé mais à la limite simpliste pour les visages. La colorisation est originale : seuls les personnages, objets ou bâtiments au premier plan sont coloriés. Pour le second plan, on passe en nuances de gris (merci Photoshop pour ce filtre).
Le scénario joue avec le lecteur sur un point : il est difficile de savoir qui sont les bons et les méchants. Avec une certaine dose d'humour, il part malheureusement un peu dans tous les sens pour retomber péniblement sur ses pattes.
Cette BD avait tout pour offrir une lecture légère et plaisante mais un manque de maîtrise du scénario a gâché l'ensemble.
Je vais encore me faire des ennemis, je le sens ! Cette série est louangée de toute part. Elle m'a laissé de glace avec à chaque fois un scénario qui confine à l'ennui ainsi qu'une multitude de clichés. Si j'avais bien entendu parler d'oeuvres majeures comme Tintin, Thorgal ou encore Corto Maltese, je n'avais jamais entendu parler de la série Jérémiah. Pourtant, je ne suis pas inculte en matière de bd.
Le postulat de départ est d'une incrédulité à faire peur. Jugez-en par vous même : l'action se déroule aux Etats-Unis dans un futur indéterminé où une guerre généralisée entre les Blancs et les Noirs a détruit une grande partie de la civilisation. Quel manque de clairvoyance quand on sait qu'aujourd'hui Obama est un président noir voté par une majorité de blanc. Bien sûr, chacun de nous peut accepter ce postulat de départ en admettant qu'il s'agit simplement de science-fiction. Oui, mais personnellement j'aime quand un auteur visionnaire me fait entrevoir une partie d'un futur plausible.
On objectera que c'était un futur possible au vu du contexte de l'époque... c'est à dire 3 ans avant que le métis Mickael Jackson ne produise "Thriller" l'album le plus vendu de tous les temps. Vous aurez compris qu'on est plus proche de la décennie 80 que de celle des Black Panters. Jules Verne avait prévu le voyage sur la Lune 100 ans avant que cela ne puisse s'accomplir. C'était un visionnaire! On peut pas dire que cet auteur ait senti le mouvement de libéralisation outre-atlantique. C'est juste un constat.
Après, on reprend la même trame qu'un Mad Max qui est d'ailleurs sorti le 12 avril 1979. Rien de nouveau sous l'équateur ! Le héros Jeremiah est un fils de fermier au départ assez naïf qui a su conserver de bonnes valeurs morales. Il refuse ainsi l'injustice et va réparer les torts car il est toujours au service de l'opprimé et de la veuve et l'orphelin. Chaque album suit une trame indépendante qui aborde à chaque fois un thème de société : dictature, esclavagisme, drogue, secte, racisme... bref, tout y passe. Bienvenue dans le monde de Jeremiah !
L'univers créé est très personnel mais j'ai peur d'être passé à côté. Le dessin et la mise en page malgré leur minimalisme sont très originaux et restent très lisibles. Par contre, au niveau des dialogues ou simplement de l'histoire racontée, ça manque de consistance, d'explications. Jason nous laisse remplir les vides scénaristiques par notre imagination.
Il faut quand même lire cette BD ne serait ce que pour découvrir l'univers de Jason.
C'est bien dessiné et cela se lit sans effort. Et c'est même assez court comme histoire. Mais au fond, le sujet mis en scène est archi classique, vu et revu maintes fois. Le pauvre petit que l'on éloigne à la campagne chez un couple de vieux, le temps que les parents divorcent en paix. Ah oui, évidemment, le petit garçon vit une belle histoire d'affection avec le couple de vieux avant d'être récupéré par sa mère. Voilà, on a fait le tour du récit.
Franchement, je ne vois pas l'intérêt de cette nième variation sur le thème de l'enfant de divorcé et son rapport aux vieux.
Des histoires de soldats de l’Empire teintées de fantastique. Ces histoires ont pour habitude de mal se terminer pour ses principaux acteurs.
Dans le genre cela se laisse lire mais n’aura à aucun moment provoquer mon enthousiasme personnel, n’étant en règle générale, pas grand fan de fantastique.
De plus, j’ai trouvé ces histoires classiques et prévisibles.
Le dessin de Eric est classique de la production « réaliste » du magasine de Tintin durant les années ’80. Pour les comparaisons, il faut regarder du côté d’Auclair ou de Hermann, mais Eric reste malheureusement un cran en dessous des précités, et demeure dans son style personnel (Wen, Tetfol)
La colorisation est également d’époque et ne brille ni par sa pertinence ni par sa netteté.
Tout cela nous donne au final un album dispensable sans être réellement mauvais.
« Le Fond du bocal »… sans toucher le fond de l’humour, cette série ne m’a de loin pas enchanté… Le postulat de départ, certes très restreint, était pourtant assez innovant : la vie des poissons rouges dans un tout petit bocal ! Au final, comme les poissons, on tourne très vite en rond. Certains strips sont drôles mais la majorité me laisse, ma foi, de glace. Je dois même parfois relire pour essayer de trouver où est caché l’humour. Peut être sous une algue ? Ah… ben non en fait.
C’est acceptable dans un journal avec un strip par jour mais de là à en faire une série d’album… non.
Je laisse la deuxième étoile pour le dessin assez réussi et agréable à regarder ainsi que pour certains gags m’ayant fait sourire mais je ne recommanderai en tout cas pas l’achat.
Denis Lapière est donc le dernier « grand » scénariste en date à publier chez Futuropolis, l’une des maisons les plus intéressantes du moment. Il nous livre un roman graphique sur les traces d’une jeune femme un rien trop moderne pour son temps, qui, partie pour s’isoler et écrire, se retrouve aspirée par une étrange famille, isolée au propre comme au figuré. Lapière utilise à l’envi le jeu des symboles dans son one shot. Ça commence par un petit voyage en charrette, comparable à celui de plusieurs autres œuvres romantiques. La symbolique du passage du monde de la raison de la folie est assez transparente, il ne manque à l’auteur qu’à l’écrire en grosses lettres rouges. S’inspirant d’un roman de Robert Louis Stevenson, Olalla des Montagnes, Lapière appuie ainsi à gros traits sur l’aliénation qui habite, qui suinte presque de cette residenza à la silhouette inquiétante. Enfin, on nous dit qu’elle est inquiétante, mais personnellement je n’ai ressenti aucun sentiment de crainte, d’angoisse ou d’oppression à cette lecture. Le dessin, ou plutôt la peinture d’Aude Samama est très beau, plus fin que ce que je pensais après un premier feuilletage, mais je ne le trouve hélas pas adapté à cette histoire.
Problème de casting, histoire sans nuances (et disons-le, trop courte pour être correctement développée), bref cet Amato ne m’a pas touché, hélas.
On est bien loin des productions plus récentes de Frederik Peeters.
Certes cette BD a plus de 10 ans. Le dessin est relativement grossier, il n'y a pas l'espèce de magie de ses BD plus connues.
Le seul rapprochement que j'ai pu faire, concerne la narration. C'est propre, bien amené et efficace. L'histoire ne m'a pas vraiment intéressé. Je ne sais pas comment il faut la prendre. C'est négatif et sans réel but. Du coup, les personnages sont fades, un seul a retenu mon attention, le magicien. Mais mis à part un joli tour de carte, on n'apprend rien sur lui sauf qu'il part avec la mère...
Le récit est très court, 23 planches. C'est pour cette raison qu'il y a une impression de manques, que ce soit sur les tenants et les aboutissants.
C'est ma première déception avec une BD de Frederik Peeters.
Non Steril, je te rassure, tu n'es pas le seul de ton espèce !
Moi aussi, les Watchmen ventripotents sur le retour n'ont pas réussi à me tenir en haleine (comment ça ils puent de la gueule ?)... Pourtant je suis également loin d'être allergique aux Comics que je lisais avec entrain dans ma jeunesse. Mais là...
Ça doit bien faire 10 ans que les 6 tomes de la cette saga me font de l'œil à chaque fois que je les fais passer de mes rayonnages à la réserve et vice-versa... Mais non, rien à faire, malgré l'aura cultissime qui l'auréole, je n'arrivais pas à franchir le pas. Mais à la sortie du film et à son retour dans mes rayonnages, je me décidais enfin... et c'est le drame...
Bon, pour faire court sur la forme, je trouve que le dessin et le découpage de Dave Gibbons n'ont rien d'exceptionnels. Ils sont plutôt figés et grippés, un peu à l'image de nos pauvres super-héros... Je ne m'étendrais pas sur la colorisation que je n'aime pas du tout. Question de goût peut-être, mais rien d'attrayant là dedans pour moi qui valorise son travail.
Heureusement, le scénario d'Alan Moore est solide, et ses personnages sont remarquables. Remarquables de par leur complexité et leur originalité... Mais voilà, c'est tout ce qui a retenu mon attention sur cette série. Il m'aura fallu attendre le 3e tome, "Rorschach", pour que ma curiosité soit titillée, et que mon intérêt commence à pointer, jusqu'à une fin un peu attendue sur le responsable de la machination mondiale en cours... Bon ok les explications du pourquoi me restaient nébuleuses, mais c'était un peu couru d'avance sur le "super-méchant".
Au final, j'en garde le souvenir d'une lecture fastidieuse, longue -rhaaaa ce mode narratif- , entrecoupée de pavés de textes indigestes (Je n'ai rien lu de pire je pense pour casser le rythme d'une BD !). Je me demande si ce très bon scénario de Moore (malgré son traitement) n'aurait pas fait un meilleur roman plutôt que ce pavé graphique assez indigeste qui a assez mal vieilli... Mais bon c'est aussi le thème central de cette histoire au final... Une BD concept "Has been" alors ? Dans ce cas, c'est une belle réussite...
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Bluette-sur-Mer
"Bluette-Sur-Mer" est le type de BD que je trouve facile et limite plaisant à lire mais qui ne retient pas réellement mon attention. Cette petite BD au grand nombre de pages se lit assez vite. C'est une histoire assez banale d'amour entre 2 personnes maladroites. Le scénario se focalise sur un WE où ils vont partir avec 3 amis s'oxygéner sur la côte. La BD propose des développements de relations entre les personnages, mais le résultat est parfois plus proche de l'humour que du roman. Le dessin n'est pas des plus assurés. Je l'ai trouvé très amateur avec un côté faussement nouvelle vague mais le charme en moins. Les couleurs ne sont pas au rendez vous, elles sont parfois kitchs et trop prononcées à mon goût. Au final, on a une BD dispensable qui semble être passée inaperçue, vu que je suis le premier à l'avis alors qu'elle est de 2003.
Ecce Homo
Je suis déçu par cette BD. Les auteurs ont essayé mais le résultat n'est pas réellement probant. Le dessin est sympa et maitrisé mais à la limite simpliste pour les visages. La colorisation est originale : seuls les personnages, objets ou bâtiments au premier plan sont coloriés. Pour le second plan, on passe en nuances de gris (merci Photoshop pour ce filtre). Le scénario joue avec le lecteur sur un point : il est difficile de savoir qui sont les bons et les méchants. Avec une certaine dose d'humour, il part malheureusement un peu dans tous les sens pour retomber péniblement sur ses pattes. Cette BD avait tout pour offrir une lecture légère et plaisante mais un manque de maîtrise du scénario a gâché l'ensemble.
Jeremiah
Je vais encore me faire des ennemis, je le sens ! Cette série est louangée de toute part. Elle m'a laissé de glace avec à chaque fois un scénario qui confine à l'ennui ainsi qu'une multitude de clichés. Si j'avais bien entendu parler d'oeuvres majeures comme Tintin, Thorgal ou encore Corto Maltese, je n'avais jamais entendu parler de la série Jérémiah. Pourtant, je ne suis pas inculte en matière de bd. Le postulat de départ est d'une incrédulité à faire peur. Jugez-en par vous même : l'action se déroule aux Etats-Unis dans un futur indéterminé où une guerre généralisée entre les Blancs et les Noirs a détruit une grande partie de la civilisation. Quel manque de clairvoyance quand on sait qu'aujourd'hui Obama est un président noir voté par une majorité de blanc. Bien sûr, chacun de nous peut accepter ce postulat de départ en admettant qu'il s'agit simplement de science-fiction. Oui, mais personnellement j'aime quand un auteur visionnaire me fait entrevoir une partie d'un futur plausible. On objectera que c'était un futur possible au vu du contexte de l'époque... c'est à dire 3 ans avant que le métis Mickael Jackson ne produise "Thriller" l'album le plus vendu de tous les temps. Vous aurez compris qu'on est plus proche de la décennie 80 que de celle des Black Panters. Jules Verne avait prévu le voyage sur la Lune 100 ans avant que cela ne puisse s'accomplir. C'était un visionnaire! On peut pas dire que cet auteur ait senti le mouvement de libéralisation outre-atlantique. C'est juste un constat. Après, on reprend la même trame qu'un Mad Max qui est d'ailleurs sorti le 12 avril 1979. Rien de nouveau sous l'équateur ! Le héros Jeremiah est un fils de fermier au départ assez naïf qui a su conserver de bonnes valeurs morales. Il refuse ainsi l'injustice et va réparer les torts car il est toujours au service de l'opprimé et de la veuve et l'orphelin. Chaque album suit une trame indépendante qui aborde à chaque fois un thème de société : dictature, esclavagisme, drogue, secte, racisme... bref, tout y passe. Bienvenue dans le monde de Jeremiah !
Low Moon & autres histoires
L'univers créé est très personnel mais j'ai peur d'être passé à côté. Le dessin et la mise en page malgré leur minimalisme sont très originaux et restent très lisibles. Par contre, au niveau des dialogues ou simplement de l'histoire racontée, ça manque de consistance, d'explications. Jason nous laisse remplir les vides scénaristiques par notre imagination. Il faut quand même lire cette BD ne serait ce que pour découvrir l'univers de Jason.
Quelques Jours d'été
C'est bien dessiné et cela se lit sans effort. Et c'est même assez court comme histoire. Mais au fond, le sujet mis en scène est archi classique, vu et revu maintes fois. Le pauvre petit que l'on éloigne à la campagne chez un couple de vieux, le temps que les parents divorcent en paix. Ah oui, évidemment, le petit garçon vit une belle histoire d'affection avec le couple de vieux avant d'être récupéré par sa mère. Voilà, on a fait le tour du récit. Franchement, je ne vois pas l'intérêt de cette nième variation sur le thème de l'enfant de divorcé et son rapport aux vieux.
Les Perdus de l'Empire
Des histoires de soldats de l’Empire teintées de fantastique. Ces histoires ont pour habitude de mal se terminer pour ses principaux acteurs. Dans le genre cela se laisse lire mais n’aura à aucun moment provoquer mon enthousiasme personnel, n’étant en règle générale, pas grand fan de fantastique. De plus, j’ai trouvé ces histoires classiques et prévisibles. Le dessin de Eric est classique de la production « réaliste » du magasine de Tintin durant les années ’80. Pour les comparaisons, il faut regarder du côté d’Auclair ou de Hermann, mais Eric reste malheureusement un cran en dessous des précités, et demeure dans son style personnel (Wen, Tetfol) La colorisation est également d’époque et ne brille ni par sa pertinence ni par sa netteté. Tout cela nous donne au final un album dispensable sans être réellement mauvais.
Le Fond du bocal
« Le Fond du bocal »… sans toucher le fond de l’humour, cette série ne m’a de loin pas enchanté… Le postulat de départ, certes très restreint, était pourtant assez innovant : la vie des poissons rouges dans un tout petit bocal ! Au final, comme les poissons, on tourne très vite en rond. Certains strips sont drôles mais la majorité me laisse, ma foi, de glace. Je dois même parfois relire pour essayer de trouver où est caché l’humour. Peut être sous une algue ? Ah… ben non en fait. C’est acceptable dans un journal avec un strip par jour mais de là à en faire une série d’album… non. Je laisse la deuxième étoile pour le dessin assez réussi et agréable à regarder ainsi que pour certains gags m’ayant fait sourire mais je ne recommanderai en tout cas pas l’achat.
Amato
Denis Lapière est donc le dernier « grand » scénariste en date à publier chez Futuropolis, l’une des maisons les plus intéressantes du moment. Il nous livre un roman graphique sur les traces d’une jeune femme un rien trop moderne pour son temps, qui, partie pour s’isoler et écrire, se retrouve aspirée par une étrange famille, isolée au propre comme au figuré. Lapière utilise à l’envi le jeu des symboles dans son one shot. Ça commence par un petit voyage en charrette, comparable à celui de plusieurs autres œuvres romantiques. La symbolique du passage du monde de la raison de la folie est assez transparente, il ne manque à l’auteur qu’à l’écrire en grosses lettres rouges. S’inspirant d’un roman de Robert Louis Stevenson, Olalla des Montagnes, Lapière appuie ainsi à gros traits sur l’aliénation qui habite, qui suinte presque de cette residenza à la silhouette inquiétante. Enfin, on nous dit qu’elle est inquiétante, mais personnellement je n’ai ressenti aucun sentiment de crainte, d’angoisse ou d’oppression à cette lecture. Le dessin, ou plutôt la peinture d’Aude Samama est très beau, plus fin que ce que je pensais après un premier feuilletage, mais je ne le trouve hélas pas adapté à cette histoire. Problème de casting, histoire sans nuances (et disons-le, trop courte pour être correctement développée), bref cet Amato ne m’a pas touché, hélas.
Fromage confiture
On est bien loin des productions plus récentes de Frederik Peeters. Certes cette BD a plus de 10 ans. Le dessin est relativement grossier, il n'y a pas l'espèce de magie de ses BD plus connues. Le seul rapprochement que j'ai pu faire, concerne la narration. C'est propre, bien amené et efficace. L'histoire ne m'a pas vraiment intéressé. Je ne sais pas comment il faut la prendre. C'est négatif et sans réel but. Du coup, les personnages sont fades, un seul a retenu mon attention, le magicien. Mais mis à part un joli tour de carte, on n'apprend rien sur lui sauf qu'il part avec la mère... Le récit est très court, 23 planches. C'est pour cette raison qu'il y a une impression de manques, que ce soit sur les tenants et les aboutissants. C'est ma première déception avec une BD de Frederik Peeters.
Watchmen
Non Steril, je te rassure, tu n'es pas le seul de ton espèce ! Moi aussi, les Watchmen ventripotents sur le retour n'ont pas réussi à me tenir en haleine (comment ça ils puent de la gueule ?)... Pourtant je suis également loin d'être allergique aux Comics que je lisais avec entrain dans ma jeunesse. Mais là... Ça doit bien faire 10 ans que les 6 tomes de la cette saga me font de l'œil à chaque fois que je les fais passer de mes rayonnages à la réserve et vice-versa... Mais non, rien à faire, malgré l'aura cultissime qui l'auréole, je n'arrivais pas à franchir le pas. Mais à la sortie du film et à son retour dans mes rayonnages, je me décidais enfin... et c'est le drame... Bon, pour faire court sur la forme, je trouve que le dessin et le découpage de Dave Gibbons n'ont rien d'exceptionnels. Ils sont plutôt figés et grippés, un peu à l'image de nos pauvres super-héros... Je ne m'étendrais pas sur la colorisation que je n'aime pas du tout. Question de goût peut-être, mais rien d'attrayant là dedans pour moi qui valorise son travail. Heureusement, le scénario d'Alan Moore est solide, et ses personnages sont remarquables. Remarquables de par leur complexité et leur originalité... Mais voilà, c'est tout ce qui a retenu mon attention sur cette série. Il m'aura fallu attendre le 3e tome, "Rorschach", pour que ma curiosité soit titillée, et que mon intérêt commence à pointer, jusqu'à une fin un peu attendue sur le responsable de la machination mondiale en cours... Bon ok les explications du pourquoi me restaient nébuleuses, mais c'était un peu couru d'avance sur le "super-méchant". Au final, j'en garde le souvenir d'une lecture fastidieuse, longue -rhaaaa ce mode narratif- , entrecoupée de pavés de textes indigestes (Je n'ai rien lu de pire je pense pour casser le rythme d'une BD !). Je me demande si ce très bon scénario de Moore (malgré son traitement) n'aurait pas fait un meilleur roman plutôt que ce pavé graphique assez indigeste qui a assez mal vieilli... Mais bon c'est aussi le thème central de cette histoire au final... Une BD concept "Has been" alors ? Dans ce cas, c'est une belle réussite...