La collection Long Courrier ne m’aura pas valu que des satisfactions, et Saskia des Vagues fait partie de mes déceptions. Non que le récit soit profondément mauvais mais il ne présente qu’un intérêt relatif du fait d’un manque de dynamisme dans cette histoire de pirates.
L’aspect psychologique prend en effet le dessus sur l’action. Cela aurait pu être intéressant si le personnage avait présenté un grand intérêt, mais la pauvre Saskia, devenue pirate pour venger la mort de son bien-aimé, me laisse indifférent. Le deuxième chapitre de ce livre voit notre héroïne rencontrer le Hollandais volant, figure emblématique du monde de la mer. Mais la magie n’opère toujours pas et je suis sorti de cet album avec lassitude.
Au niveau du dessin, le trait de Rollin est élégant et d’une grande lisibilité. Malheureusement, les décors sont fréquemment mis de côté et l’artiste se facilite trop souvent la tâche à mon goût en évitant une réelle reconstitution historique et en privilégiant les arrière-plans de dunes ou de mer au détriment des bateaux ou des façades.
Le manque de dynamisme et le manque de détail historiques font que je suis sorti de cet album assez déçu et que je n’en recommanderais pas la lecture aux amateurs du genre.
Point fort de ce récit : son univers. Mêler le monde de la mine et celui des Romanichels était une idée à la fois originale et susceptible de fournir une intrigue riche et aventureuse.
Malheureusement, je me suis retrouvé face à une histoire classique de patron arriviste, de secret de famille et de revenants. Une déception donc, malgré la jolie mise en place des auteurs.
Les différents protagonistes ne manquent cependant pas de caractère et nourrissent ce récit d’un charme réel mais insuffisant à satisfaire le difficile client que je suis.
Le dessin ne m’a pas totalement convaincu, lui non plus. Il peut se révéler excellent sur certains décors puis fort brouillon pour des visages en gros plans, à force de multiplier des traits quelques peu inutiles.
Une déception, en somme …
Il manque à cette série plusieurs ingrédients pour totalement me convaincre.
Tout d’abord, elle manque cruellement de personnages charismatiques. C’est malheureux à dire, mais au final je me f… royalement de ce qui pourrait arriver aux principaux acteurs.
Ensuite, cette série aurait bien eu besoin d’un script limpide. L’histoire ne manque pas de rebondissements, mais j’ai tendance à me perdre entre les différents personnages et plus d’un comportement m’aura paru incongru, voire illogique. Certaines planches ressemblent à du remplissage (notamment les scènes de castagne et celles de sexe (deux planches fades et inutiles)) et m’auront plus distrait de ma lecture qu’autre chose.
Enfin, un dessin accrocheur aurait pu gommer certaines imperfections, mais …
Le style de Rocco n’est pas mauvais en soi, mais je n’y suis pas sensible. Je le trouve froid et manquant de finesse dans la retranscription des émotions. Ses personnages se confondent et augmentent encore mon sentiment de confusion lors de cette lecture. De plus, la terne colorisation n’aura pas amélioré mon appréciation d’ensemble.
Pour clôturer le tableau, bien des questions demeurent en suspend à la fin de ce premier cycle, tandis que certaines réponses ne me satisfont que très partiellement. Je ne poursuivrai donc pas l’aventure et abandonne cet A.D.N. à la fin du troisième tome.
Dispensable.
Alors, Davodeau, c’est le mec qui se met à la place des petites gens…
J’ai quand même du mal à voir son histoire autrement que comme une fiction. C’est peut-être lié au fait que je suis Parisien mais je visualise mal ces gens aussi aimables entre eux ou qui sont prêts à être francs les uns envers les autres particulièrement sur des sujets tabous comme le racisme. Ces rapports humains sur lesquels il base ses intrigues me paraissent trop faciles et donc faux.
A part ça, ça se laisse lire. Le dessin n’a rien de génial mais colle bien à ce type d’histoire intimiste. L’intrigue ne casse pas 3 pattes à un canard sauvage mais ce sont les réactions des personnages qui peuvent nous surprendre même si elles me paraissent toujours aussi fausses.
Qu'est-ce que j'ai été déçu par cet album...
Je ne suis pas lecteur du blog de Fabrice Tarrin, mais ça ne m'incite pas à aller le voir. Il semblerait, comme souvent, que le but soit humoristique, mais là pour le coup, je n'ai jamais ri, ni même esquissé un sourire. Il y a deux ressorts dans ces pages : la relation de Tarrin avec la fille de Renaud, et les réactions très répétitives que ça entraîne chez ses amis, ainsi que son copain schizophrène, représenté sous forme de canard. Comme je l'ai dit le premier est très répétitif, j'ai trouvé ça creux, totalement plat. Le second... Je ne sais pas, ça m'apporte du malaise de lire ça. Son copain est schizophrène, et visiblement il ne se soigne pas ; et au lieu de l'aider réellement, Tarrin se contente de noter les répliques les plus marquantes de celui-ci. Pénible.
Bref, pour moi c'est impubliable, et si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ses personnages sont quand même assez expressifs.
Bon sang, mais qu'est-ce que c'est lourd !
Une bande dessinée à couper le souffle par la grossièreté et la vulgarité de ses dialogues, par l'horreur que suscite en moi la laideur de ses personnages, par son humour basique, grotesque, son esprit niais et violent... D'une primitivité à en pleurer... snif...
J'accorderai malgré tout deux étoiles pour le petit rire nerveux qui m'a pris une ou deux fois lors de la lecture (allez, soyons bon prince).
Prenez un mariage, 30 des convives, leurs rancœurs, leur défauts, leurs rancunes, leur folie, touillez le tout pour un one shot de 60 pages qui devient un bain de sang, vous en pensez quoi ?
Si la promesse de deux signatures était alléchante, le résultat est vraiment dramatique. Le scénario se complique tout seul dans un one shot ou avec 60 planches on essaie de faire vivre 30 personnages. Si le début est banal, très vite le scénario est prenant. On ne comprend pas tout on devine petit à petit les rancœurs, tout cela monte très vite en intensité, et on se retrouve dans de la violence féroce avant même d’avoir eu le temps de comprendre comment on en était arrivé là. En revanche ensuite même si la tension monte progressivement de façon maitrisée, pour ma part j’ai décroché, trop d’incohérence, personnages tous névrotiques sans tabou et sans censure que l’on ne peut même pas apprivoiser car trop rapidement survolés, trop de décalage entre les causes et les conséquences.
Le dessin est agréable au début, les couleurs sont habilement choisis et les plans très vivants, mais après un certain temps, l’histoire se compliquant et les personnages nombreux, j’ai eu l’impression d’un flou artistique général peu engageant.
Au final le début promet, on arrive au milieu sans avoir eu le temps de dire ouf et puis la seconde partie n’est qu’une escalade ridicule de violence à laquelle nous sommes extérieurs. Le bain de sang final laisse plus de questions qu’il n’apporte de réponse.
Bof donc, dommage j’attendais mieux d’une telle collaboration. La lecture peut être justifiée pour ce joli exercice de style à partir d’une crevette pas fraiche, des dessins maitrisés et surtout un scénario très habilement construit, mais trop de manques font que l’achat ne me parait vraiment pas indispensable.
Par delà la déception de ma lecture, je n’ai pas réussi à me lover dans ce récit.
Cette phrase résume mon impression globale et copie aussi le phrasé employé par Laëtitia Villemin. Certes, un tel vocabulaire fait chic mais j’avoue m’y perdre. J’ai vraiment eu du mal à m’accrocher à la grosse première moitié de l’album. La redondance de certains mots ("par delà le vert de ses yeux", "se lover") saoule vraiment. Bref, la narration en devient rapidement absconse.
Heureusement, la suite devient plus docile avec l’apparition de bulles. On se dit qu’on commence à comprendre quelque chose... enfin ! Mais le final est bien maigre et ne suffit pas à me rassasier. Il me faudrait reprendre l’album depuis le début pour mieux saisir les subtilités du récit. Mais je n’en ai pas le courage et j’ai d’autres bds qui attendent sagement d’être lues.
Côté dessins, Sorel assure. Le noir et blanc lui va aussi bien.
Décevant.
Je ne suis pas fan de Hulk, mais je me disais que cela venait sans doute du fait que je connais mal ce personnage. Alors pour aller de l'avant, j'ai cru qu'en lisant les histoires recueillies dans cet album "incontournable" qui, à première vue, a plu à Arzak, j'avais peut-être la possibilité de me réconcilier avec le géant vert. Mais bof...
Pourtant, j'aime bien le dessin. John Romita Jr a un style que j'apprécie même si son encrage me parait trop épais dans les 4 premiers chapitres de cet album. Quant au graphisme de Jae Lee pour le dernier chapitre, il est nettement plus moderne et un peu froid, mais je le trouve assez joli également.
Quant aux histoires, elles ne sont pas aussi bourrins qu'on pourrait le craindre de la part de Hulk, mais je ne les ai guère trouvées captivantes.
La première se résume en quelques mots. Bruce Banner est (très facilement) manipulé par son ex beau-père qui envoie ainsi un Hulk furibond attaquer l'Abomination, assassin de son ex femme. Ca castagne, l'Abomination est assomé et emprisonné. Et voilà, c'est fini.
La seconde met en scène Banner prisonnier de son subconscient, dans un rêve utopique où sa vie serait parfaite et Hulk n'existerait pas. Mais voilà, c'est pas la réalité et il faut revenir à la réalité. Et voilà, c'est fini.
La dernière est à peine plus originale, Hulk rencontre une sorcière qui s'est faite tuer et cherche (et déniche facilement) le coupable avec l'aide de son simili-fantôme. Et voilà, c'est fini.
L'ensemble est étiré en longueur par les atermoiements et les pensées de Banner, qui crie sa douleur, sa peine, sa difficulté à côtoyer dans le même corps une voire plusieurs versions de Hulk. Personnellement, et notamment car je n'ai pas compris grand chose à ces histoires de personnalités, ça me gonfle un peu. Qui est le Hulk Prof ? Pourquoi sont-ils différents ? Pourquoi y a-t-il autant de monde dans la tête de Bruce Banner ? Il me manque des données pour éventuellement apprécier ce type de récit vaguement psychologique.
Même si je lui reconnais une narration plutôt efficace, je ressors donc morose de cette lecture qui ne m'a pas enthousiasmé.
La série semble abandonnée, si c’est le cas, ça n’a rien d’étonnant ; étant donné le style, le public n’a pas du être simple à trouver.
C’est original, complètement immoral mais pas très prenant. Il y a de bonnes idées : dans un futur à la sauce Blade Runner, deux flics sans pitié servent la dictature homosexuelle en place. Frank Mandella et Giuseppe Wong, un black sorti des années 70 qui cultive son mojo et un asiatique tout en muscle complètement barré. Leur caisse volante à la Starsky & Hutch, leurs gros flingues et leurs dégaines font que l’on aurait pu s’attacher à ces personnages. Malheureusement les qualités de l’histoire s’arrêtent là, les scènes d’action sans intérêt s’enchaînent et l’intrigue n’a rien dans le froc. La qualité est vraiment dégressive tout au long de l’album. Quand on le ferme, on se demande vraiment ce qui nous a plu au début.
Le dessin, en revanche, n’est pas mauvais, juste un peu bâclé pour les plans larges. A noté de bonnes idées question prises de vues.
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Saskia des vagues
La collection Long Courrier ne m’aura pas valu que des satisfactions, et Saskia des Vagues fait partie de mes déceptions. Non que le récit soit profondément mauvais mais il ne présente qu’un intérêt relatif du fait d’un manque de dynamisme dans cette histoire de pirates. L’aspect psychologique prend en effet le dessus sur l’action. Cela aurait pu être intéressant si le personnage avait présenté un grand intérêt, mais la pauvre Saskia, devenue pirate pour venger la mort de son bien-aimé, me laisse indifférent. Le deuxième chapitre de ce livre voit notre héroïne rencontrer le Hollandais volant, figure emblématique du monde de la mer. Mais la magie n’opère toujours pas et je suis sorti de cet album avec lassitude. Au niveau du dessin, le trait de Rollin est élégant et d’une grande lisibilité. Malheureusement, les décors sont fréquemment mis de côté et l’artiste se facilite trop souvent la tâche à mon goût en évitant une réelle reconstitution historique et en privilégiant les arrière-plans de dunes ou de mer au détriment des bateaux ou des façades. Le manque de dynamisme et le manque de détail historiques font que je suis sorti de cet album assez déçu et que je n’en recommanderais pas la lecture aux amateurs du genre.
Quand souffle le vent
Point fort de ce récit : son univers. Mêler le monde de la mine et celui des Romanichels était une idée à la fois originale et susceptible de fournir une intrigue riche et aventureuse. Malheureusement, je me suis retrouvé face à une histoire classique de patron arriviste, de secret de famille et de revenants. Une déception donc, malgré la jolie mise en place des auteurs. Les différents protagonistes ne manquent cependant pas de caractère et nourrissent ce récit d’un charme réel mais insuffisant à satisfaire le difficile client que je suis. Le dessin ne m’a pas totalement convaincu, lui non plus. Il peut se révéler excellent sur certains décors puis fort brouillon pour des visages en gros plans, à force de multiplier des traits quelques peu inutiles. Une déception, en somme …
A.D.N
Il manque à cette série plusieurs ingrédients pour totalement me convaincre. Tout d’abord, elle manque cruellement de personnages charismatiques. C’est malheureux à dire, mais au final je me f… royalement de ce qui pourrait arriver aux principaux acteurs. Ensuite, cette série aurait bien eu besoin d’un script limpide. L’histoire ne manque pas de rebondissements, mais j’ai tendance à me perdre entre les différents personnages et plus d’un comportement m’aura paru incongru, voire illogique. Certaines planches ressemblent à du remplissage (notamment les scènes de castagne et celles de sexe (deux planches fades et inutiles)) et m’auront plus distrait de ma lecture qu’autre chose. Enfin, un dessin accrocheur aurait pu gommer certaines imperfections, mais … Le style de Rocco n’est pas mauvais en soi, mais je n’y suis pas sensible. Je le trouve froid et manquant de finesse dans la retranscription des émotions. Ses personnages se confondent et augmentent encore mon sentiment de confusion lors de cette lecture. De plus, la terne colorisation n’aura pas amélioré mon appréciation d’ensemble. Pour clôturer le tableau, bien des questions demeurent en suspend à la fin de ce premier cycle, tandis que certaines réponses ne me satisfont que très partiellement. Je ne poursuivrai donc pas l’aventure et abandonne cet A.D.N. à la fin du troisième tome. Dispensable.
Le Réflexe de survie
Alors, Davodeau, c’est le mec qui se met à la place des petites gens… J’ai quand même du mal à voir son histoire autrement que comme une fiction. C’est peut-être lié au fait que je suis Parisien mais je visualise mal ces gens aussi aimables entre eux ou qui sont prêts à être francs les uns envers les autres particulièrement sur des sujets tabous comme le racisme. Ces rapports humains sur lesquels il base ses intrigues me paraissent trop faciles et donc faux. A part ça, ça se laisse lire. Le dessin n’a rien de génial mais colle bien à ce type d’histoire intimiste. L’intrigue ne casse pas 3 pattes à un canard sauvage mais ce sont les réactions des personnages qui peuvent nous surprendre même si elles me paraissent toujours aussi fausses.
Journal intime d'un lémurien
Qu'est-ce que j'ai été déçu par cet album... Je ne suis pas lecteur du blog de Fabrice Tarrin, mais ça ne m'incite pas à aller le voir. Il semblerait, comme souvent, que le but soit humoristique, mais là pour le coup, je n'ai jamais ri, ni même esquissé un sourire. Il y a deux ressorts dans ces pages : la relation de Tarrin avec la fille de Renaud, et les réactions très répétitives que ça entraîne chez ses amis, ainsi que son copain schizophrène, représenté sous forme de canard. Comme je l'ai dit le premier est très répétitif, j'ai trouvé ça creux, totalement plat. Le second... Je ne sais pas, ça m'apporte du malaise de lire ça. Son copain est schizophrène, et visiblement il ne se soigne pas ; et au lieu de l'aider réellement, Tarrin se contente de noter les répliques les plus marquantes de celui-ci. Pénible. Bref, pour moi c'est impubliable, et si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ses personnages sont quand même assez expressifs.
Le Donjon de Naheulbeuk
Bon sang, mais qu'est-ce que c'est lourd ! Une bande dessinée à couper le souffle par la grossièreté et la vulgarité de ses dialogues, par l'horreur que suscite en moi la laideur de ses personnages, par son humour basique, grotesque, son esprit niais et violent... D'une primitivité à en pleurer... snif... J'accorderai malgré tout deux étoiles pour le petit rire nerveux qui m'a pris une ou deux fois lors de la lecture (allez, soyons bon prince).
Lune de guerre
Prenez un mariage, 30 des convives, leurs rancœurs, leur défauts, leurs rancunes, leur folie, touillez le tout pour un one shot de 60 pages qui devient un bain de sang, vous en pensez quoi ? Si la promesse de deux signatures était alléchante, le résultat est vraiment dramatique. Le scénario se complique tout seul dans un one shot ou avec 60 planches on essaie de faire vivre 30 personnages. Si le début est banal, très vite le scénario est prenant. On ne comprend pas tout on devine petit à petit les rancœurs, tout cela monte très vite en intensité, et on se retrouve dans de la violence féroce avant même d’avoir eu le temps de comprendre comment on en était arrivé là. En revanche ensuite même si la tension monte progressivement de façon maitrisée, pour ma part j’ai décroché, trop d’incohérence, personnages tous névrotiques sans tabou et sans censure que l’on ne peut même pas apprivoiser car trop rapidement survolés, trop de décalage entre les causes et les conséquences. Le dessin est agréable au début, les couleurs sont habilement choisis et les plans très vivants, mais après un certain temps, l’histoire se compliquant et les personnages nombreux, j’ai eu l’impression d’un flou artistique général peu engageant. Au final le début promet, on arrive au milieu sans avoir eu le temps de dire ouf et puis la seconde partie n’est qu’une escalade ridicule de violence à laquelle nous sommes extérieurs. Le bain de sang final laisse plus de questions qu’il n’apporte de réponse. Bof donc, dommage j’attendais mieux d’une telle collaboration. La lecture peut être justifiée pour ce joli exercice de style à partir d’une crevette pas fraiche, des dessins maitrisés et surtout un scénario très habilement construit, mais trop de manques font que l’achat ne me parait vraiment pas indispensable.
Mâle de mer
Par delà la déception de ma lecture, je n’ai pas réussi à me lover dans ce récit. Cette phrase résume mon impression globale et copie aussi le phrasé employé par Laëtitia Villemin. Certes, un tel vocabulaire fait chic mais j’avoue m’y perdre. J’ai vraiment eu du mal à m’accrocher à la grosse première moitié de l’album. La redondance de certains mots ("par delà le vert de ses yeux", "se lover") saoule vraiment. Bref, la narration en devient rapidement absconse. Heureusement, la suite devient plus docile avec l’apparition de bulles. On se dit qu’on commence à comprendre quelque chose... enfin ! Mais le final est bien maigre et ne suffit pas à me rassasier. Il me faudrait reprendre l’album depuis le début pour mieux saisir les subtilités du récit. Mais je n’en ai pas le courage et j’ai d’autres bds qui attendent sagement d’être lues. Côté dessins, Sorel assure. Le noir et blanc lui va aussi bien. Décevant.
Hulk (Marvel, les incontournables)
Je ne suis pas fan de Hulk, mais je me disais que cela venait sans doute du fait que je connais mal ce personnage. Alors pour aller de l'avant, j'ai cru qu'en lisant les histoires recueillies dans cet album "incontournable" qui, à première vue, a plu à Arzak, j'avais peut-être la possibilité de me réconcilier avec le géant vert. Mais bof... Pourtant, j'aime bien le dessin. John Romita Jr a un style que j'apprécie même si son encrage me parait trop épais dans les 4 premiers chapitres de cet album. Quant au graphisme de Jae Lee pour le dernier chapitre, il est nettement plus moderne et un peu froid, mais je le trouve assez joli également. Quant aux histoires, elles ne sont pas aussi bourrins qu'on pourrait le craindre de la part de Hulk, mais je ne les ai guère trouvées captivantes. La première se résume en quelques mots. Bruce Banner est (très facilement) manipulé par son ex beau-père qui envoie ainsi un Hulk furibond attaquer l'Abomination, assassin de son ex femme. Ca castagne, l'Abomination est assomé et emprisonné. Et voilà, c'est fini. La seconde met en scène Banner prisonnier de son subconscient, dans un rêve utopique où sa vie serait parfaite et Hulk n'existerait pas. Mais voilà, c'est pas la réalité et il faut revenir à la réalité. Et voilà, c'est fini. La dernière est à peine plus originale, Hulk rencontre une sorcière qui s'est faite tuer et cherche (et déniche facilement) le coupable avec l'aide de son simili-fantôme. Et voilà, c'est fini. L'ensemble est étiré en longueur par les atermoiements et les pensées de Banner, qui crie sa douleur, sa peine, sa difficulté à côtoyer dans le même corps une voire plusieurs versions de Hulk. Personnellement, et notamment car je n'ai pas compris grand chose à ces histoires de personnalités, ça me gonfle un peu. Qui est le Hulk Prof ? Pourquoi sont-ils différents ? Pourquoi y a-t-il autant de monde dans la tête de Bruce Banner ? Il me manque des données pour éventuellement apprécier ce type de récit vaguement psychologique. Même si je lui reconnais une narration plutôt efficace, je ressors donc morose de cette lecture qui ne m'a pas enthousiasmé.
Starlight
La série semble abandonnée, si c’est le cas, ça n’a rien d’étonnant ; étant donné le style, le public n’a pas du être simple à trouver. C’est original, complètement immoral mais pas très prenant. Il y a de bonnes idées : dans un futur à la sauce Blade Runner, deux flics sans pitié servent la dictature homosexuelle en place. Frank Mandella et Giuseppe Wong, un black sorti des années 70 qui cultive son mojo et un asiatique tout en muscle complètement barré. Leur caisse volante à la Starsky & Hutch, leurs gros flingues et leurs dégaines font que l’on aurait pu s’attacher à ces personnages. Malheureusement les qualités de l’histoire s’arrêtent là, les scènes d’action sans intérêt s’enchaînent et l’intrigue n’a rien dans le froc. La qualité est vraiment dégressive tout au long de l’album. Quand on le ferme, on se demande vraiment ce qui nous a plu au début. Le dessin, en revanche, n’est pas mauvais, juste un peu bâclé pour les plans larges. A noté de bonnes idées question prises de vues.