Les derniers avis (20756 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Molly Manderling
Molly Manderling

Il y a quelque chose de pourri au Grand-Duché du Mecklembourg… Lorsque Milani et Micheluzzi mettent leur nez dedans, ils ressortent plein de trucs bizarres. Conspiration fraternelle, savant corrompu, prince disparu, nous avons une belle galerie de personnages un peu à l’eau de rose autour de la jolie Molly, qui ne demandait qu’à faire tranquillement son stage en médecine… Ca donne des scènes un peu cocasses, comme ces trois demandes en mariage en très peu de temps. En ce qui me concerne je me suis pas mal ennuyé à cette lecture. Les rebondissements sont un peu trop téléphonés à mon goût, il y a un peu trop de coïncidences (on a un peu l’impression qu’il n’y a que 10 habitants au Mecklembourg) et la fin est trop « happy end » à mon avis. Le dessin de Micheluzzi est typique du réalisme italien des années 1980, mais ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux à mon sens.

11/05/2009 (modifier)
Par Ralphero
Note: 2/5
Couverture de la série Le Complexe du chimpanzé
Le Complexe du chimpanzé

Après la lecture de cette série (et non la relecture, notez), je me pose une question : Est-ce à l'auteur ou au lecteur d'imaginer le scénario ? Parce que là, ayant fini la série, je n'ai en tête qu'un DEBUT d'histoire acceptable, avec une suite potentiellement intéressante mais malheureusement inexistante... Seul demeure un sentiment de frustration que le dessin aurait pu amoindrir, mais ces planches pseudo-réalistes réalisée à base de photos me laissent de marbre (le dessin m'avait pas mal plu au départ, mais je l'ai rapidement trouvé pénible, surtout au niveau des visages). Pour en revenir au scénario : ou le travail est bâclé (ce dont je doute fort), ou les desseins de l'auteur sont insondables, et nous autres, pauvres mortels, sommes incapables d'en appréhender l'immense valeur (ou suis-je stupide et fais-je preuve d'un indicible mauvais goût ?). Trêve de plaisanteries, je pense avoir compris la fin, mais ce sentiment d'indécision me reste en travers de la gorge. Bon, je ne m'attarde pas et je résume : Dessins froids voire désagréables, scénario intéressant lors de la première lecture, mais une fin trop douteuse ; humour totalement inexistant, sentiments et psychologie assez indigestes. Trop de défauts pour conseiller l'achat de cette BD.

10/05/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Bleach
Bleach

Il est également question de rencontre entre un jeune lycéen de 15 ans et d'un Dieu de la mort. Cela me rappelle quelque chose... A croire que c'est cela la recette miracle au Japon pour lancer un bon manga sur les rails. Et une fois propulsé, cela ne s'arrête plus ! L'univers de Bleach peut apparaître comme fécond car divisé en 3 unités de lieux : la banlieue, la société des âmes et le monde creux. Il est également question de super pouvoir que le jeune héros aux cheveux roux devra maîtriser pour combattre les mauvais esprits. Je n'ai pas été happé par l'histoire comme je l'espérais car cela part d'une idée récurrente: un jeune homme un peu différent des autres car il voit des fantômes. Que de l'action et du combat: cela en devient répétitif. Même dans les combats, il n'y a pas de fluidité du mouvement. Quant au héros, il est doté d'une mauvaise humeur constante: il faut aimer. Il y a des mangas que j'aime instinctivement. Ici, ce n'est pas le cas. Je n'arrive pas à voir l'intérêt que cela peut apporter à un public plus mâture. Les thèmes abordés sont peut-être trop classiques. On va dire que Bleach n'est pas dans mes goûts...

10/05/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Artemis Fowl
Artemis Fowl

Sans être mes romans préférés, j'aime bien les aventures d'Artemis Fowl. Ils sont sympathiques et pleins d'humour. C'est donc avec une certaine crainte que j'ai emprunté ce comics à la bibliothèque. En effet, comment le scénariste allait-il retranscrire un roman de 300 pages dans un comics d'une centaine de pages ? Je n'ai pas tardé à le savoir. En effet, le scénariste ne fait qu'un simple résumé du premier roman. Il ne garde que ce qui est important. Le récit est donc sans charme et m'a paru 'froid'. Je ne vois pas non plus l'intérêt de faire une adaptation du roman si ce n'est que pour en faire un résumé. J'imagine que la série s'adresse aux jeunes lecteurs qui trouveraient que 300 pages c'est trop long à lire et qui voudraient donc une lecture plus légère des aventures d'Artemis Fowl. J'ajoute que le dessin n'est pas très beau. Cela vient en partie à cause des couleurs qui sont très moches. Au début, c'est amusant de mettre enfin un visage aux personnages du roman, mais cet intérêt et vite passé. La seule chose que j'ai aimée c'est la manière dont est dessinée Holly. Elle est vraiment très mignonne.

10/05/2009 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5
Couverture de la série Le Goût du chlore
Le Goût du chlore

Pas grand chose à dire de mieux que les autres qui n'ont pas aimé... Ca sent le truc conçu pour être un film en fait, un film bien typé "jeune cinéma français", le genre où Louis Garrel tombe mollement amoureux de Mélanie Laurent qui lui préférera sûrement Romain Duris, et dans lequel le mieux qu'on puisse espérer est un ou deux plans nichons et Fabrice Lucchini dans un second rôle de prof de lettres dépressif. Sauf qu'ici, il n'y a ni nichons ni Lucchini, mais en revanche, on se retrouve avec des passages qui seraient déjà tout juste tolérables au cinéma et se retrouvent encore plus laborieux sur le papier... Des planches entières sur la superbe vue du plafond de la piscaille ou la décomposition des gestes du dos crawlé, youpi, c'est chouette, ouah quel beau cadrage, mais c'est quand même un tout petit peu chiant. Bref voilà donc c'est une BD où il se passe si peu de chose qu'on peut bleuir 20 pages pour détailler le moindre mouvement de bras d'un nageur ou les mimiques d'une nageuse. Entre deux scènes de vide, Machin a un peu le béguin pour Machine parce qu'elle est jolie, qu'elle nage bien et qu'il s'ennuie, et c'est bien de faire de la BD intime-sensible-intelligente sur des personnages pas du tout superficiels comme ça. Machine a l'air de préférer Truc, du coup Machin est un peu dépité mais c'est quand même bon pour son dos. Après le mercredi, Machine vient plus alors qu'elle avait dit que. C'est à nouveau la déception. Puis c'est la fin de l'histoire. Le dos de Machin va un peu mieux si ça vous rassure. C'est pas que je m'attendais à de l'action débridée hein. Je sais bien que c'est pas ce qu'on doit mettre dans une BD quand on fait du Roman Graphique sérieux et important qui gagne des prix. Mais en l'absence d'action, c'est bien d'essayer de faire passer, je ne sais pas moi, un peu d'émotion ou de réflexion, plutôt que de pasticher le pire du cinéma français bourgeois chiant. Bon à la limite si vous êtes déjà tombé amoureux d'une fille dans une piscine du Quartier Latin juste en discutant de natation avec elle, et tout en vous demandant si par hasard sous ses airs vaguement sympa elle n'était pas en train de se taper Romain Duris dans votre dos, ça vous parlera peut-être, mais sinon, entre un graphisme très froid et des dialogues fades, c'est difficile d'entrer dans la petite amourette de ces gentils jeunes gens.

10/05/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série A.D Grand-Rivière
A.D Grand-Rivière

J'ai eu beaucoup de mal à donner mon avis sur cette série policière où le concept nouveau est de faire intervenir un commissaire black aux allures de jeune des cités (look rappeur, bonnet rasta et imper à la Colombo pour sonner vrai). Comme si c'était un exploit en France alors que parallèlement les américains n'ont pas hésité à voter massivement pour un président black. On se rend compte du chemin qu'il reste à parcourir dans notre pays alors qu'on n'arrête pas de critiquer notre voisin. Le milieu dénoncé est celui de l'extrême-droite avec un parti TNT ressemblant étrangement au FN. Bon, l'un des leaders est Bruno Tergem (voir ce que cela donne en verlan). J'ai pas trop aimé l'hypocrisie des auteurs qui annonce fièrement "les noms, les personnages et les évènements sont le fruit de l'imagination des auteurs : toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels serait pure coïncidence". Or cette histoire regorge de beaucoup de coïncidences que notre société a vécues à travers les drames liés au meurtre raciste. La dénonciation ne suffit pas à elle seule à rendre l'oeuvre sympa. Pour le reste, c'est plutôt décousu surtout au niveau du scénario qui manque de rythme et de cohérence. Nous avons des voleurs de voitures qui n'hésitent pas à citer Descarte tout en commettant leur méfait, puis un autre groupe de mécréants qui philosophent sur Shakespeare en tabassant un clochard. Bien sûr; notre héros leur règle leur compte... C'est réellement poussif et quelquefois réellement pathétique pour peu qu'on soit un peu regardant. Pourtant, j'arrive à comprendre la motivation des auteurs ainsi que là où ils veulent nous mener (combattre le fléau). C'est dans les moyens de construire une bonne bd plus subtile que cela pêche singulièrement... Dommage car l'idée de départ était bonne.

09/05/2009 (modifier)
Couverture de la série Les Mauvaises Gens
Les Mauvaises Gens

Avec "Les Mauvaises Gens", Étienne Davodeau illustrait un sujet qui lui tenait fort à cœur. Malheureusement, ce ne fut pas mon cas. L'émergence d'une conscience ouvrière dans une région bien circonscrite de la France n'est pas à mes yeux un thème passionnant. Il me faudra donc bien des tentatives pour finalement réussir à rentrer dans ce bouquin. Cependant, une fois le bon état d'esprit trouvé, j'ai bien aimé cette évocation d'une page d'histoire au travers du parcours de gens simples et sincères dans leurs convictions. Étienne Davodeau est toujours aussi doué lorsqu'il s'agit de retrouver l'humain derrière des actes et dans l'évocation d'anecdotes drôles et/ou émouvantes. Le cheminement est bien détaillé, trop même, au risque de parfois me lasser. Le côté positif est que je comprends mieux l'état d'esprit des habitants de cette région. Le côté négatif est que ce livre demeure du domaine de l'anecdote. En effet, il est géographiquement trop localisé pour réellement intéresser le lecteur que je suis. Je n'ai ressenti aucun écho dans mon vécu personnel, n'ai donc pas réussi à me sentir concerné par le sort des personnages principaux, et ceci explique sans doute mon détachement. De plus j'ai toujours trouvé qu'il y avait une énorme différence entre un homme politique à l'échelle locale, plus enclin à agir de manière concrète et un politicien national, bien souvent plus concerné par le fait d'acquérir et de conserver un pouvoir sur les gens que du sort de ceux-ci. Par conséquent, la conclusion de ce livre, si enthousiasmante pour ses personnages principaux, m'aura laissé complètement de marbre. Au niveau du dessin (en noir et blanc), l'artiste officie dans son style traditionnel, qui (comme il le dit lui-même dans cette bd) sert principalement de support à l'histoire. Étienne Davodeau ne cherche pas à reproduire avec précision un personnage ou un paysage mais parvient souvent à nous en faire ressentir l'âme, et c'est là tout le talent de l'artiste. Une cote assez sévère donc, du fait de mon peu d'intérêt pour le sujet de ce livre. Je suis cependant convaincu que toute personne concernée par ce thème central trouvera "Les Mauvaises Gens" tout simplement passionnant.

09/05/2009 (modifier)
Par Steril
Note: 2/5
Couverture de la série Jolies ténèbres
Jolies ténèbres

Attiré par les bon avis sur cette bédé et sa longue présence dans le "top nouveautés" de bdthèque, ainsi que par la superbe illustration de la jaquette de l'album, je dois bien avouer que j'ai été très déçu par la lecture de Jolies ténèbres. L'idée de départ : des personnages enfantins quittant le cadavre d'une fillette, sans doute issus de son imaginaire, ou symbolisant son moi intérieur (son "âme"?), est pourtant intéressante et prometteuse. Mais passé l'originalité du postulat initial de la bédé, il n'y a plus grand chose à se mettre sous la dent. On assiste à une série de petites scènes souvent cruelles ou horribles, sans être vraiment touchantes ni intéressantes. Bref, passé les dix premières pages, cette lecture n'a plus éveillé chez moi que de l'ennui, et ce jusqu'à la fin.

09/05/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série L'Héritage du Colonel
L'Héritage du Colonel

Je ne sais pas où Trillo est allé chercher ce scénario, mais il est inintéressant au possible. Un homme amoureux d'une poupée qu'il ne peut acheter, il va alors économiser et se priver de tout pour l'obtenir. Tout cela sur fond de maltraitance psychologique de l'époque où il était enfant grâce à une mère castratrice, et les difficultés qui s'ensuivent pour assumer sa vie d'adulte. Ah oui j'ai son bourreau de père, encore un dingue, c'est dire si cette bd m'a marquée. L'histoire d'un pauvre type, traitée sans humour ni dialogues mordants, comme on est habitué avec Trillo. C'est surtout mignon au niveau du graphisme. Avec Trillo j'ai remarqué que ses séries sont fonction de ses dessinateurs. Par exemple j'ai trouvé presque toutes celles dessinées par Mandrafina, Bernet ou Risso excellentes, alors que celles de Breccia, Altuna ou Varela ne m'ont pas plu. Le dessinateur doit donc mettre son grain de sable - voire même un bon tas de sable - et c'est ce qui fait toute la différence entre une bonne série de ce scénariste et d'autres nettement en dessous. D'ailleurs ça se sent tout de suite au niveau des dialogues qui sont très différents en fonction des dits dessinateurs.

09/05/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Akira
Akira

J’ai découvert « Akira » il y a plus de 15 ans !... C’était la version colorisée repérée chez un ami qui m’attira le regard, cette édition venait juste de sortir et c’était le début de la déferlante de dessins animés japonais (souvenez-vous de « Cobra » par exemple). A l’époque, je ne connaissais rien des mangas (d’ailleurs, ça n’a pas évolué vraiment depuis…) et la lecture de cette série dans le sens occidental ne m’avait pas du tout surpris (eh oui, je ne savais pas que les mangas se lisaient de droite à gauche !), de même la maquette avec cette couverture dure me semblait normale. Enfin bref, le dessin me plaisait beaucoup et la mise en couleurs que je trouvais à première vue très belle m’invitaient franchement à feuilleter « Akira ». Que dire du scénario en lui-même ? Pour ma part, pas grand’chose puisque j’ai abandonné la lecture d’Akira au bout du troisième tome... Pourquoi ? Parce que je n’aime guère les récits d’êtres humains aux pouvoirs de superhéros, de supra-normaux, de mégasupermachinchouettes… bref, les histoires où un gamin peut créer des explosions atomiques, peut se transformer en monstre affreux d’une taille supérieure à la « Burj Dubaï », le gratte-ciel le plus haut du monde, peut tout faire péter comme dirait notre Rambo international ! Alors, avec ce postulat de départ, il est clair que je ne pouvais pas du tout m’accrocher à cette lecture ! De plus, certaines séquences m’ont semblées trop longues, il me semble que l’ensemble aurait bien pu tenir sur moins de tomes (14 albums tout de même, faites vos comptes !) ! En dehors de ça, j’ai vraiment aimé le traitement graphique de ce manga. La situation de cette histoire dans un monde apocalyptique et urbain nous offre des planches où mille détails foisonnent. Les personnages ne me sont pas apparus trop « japanisés » (très grands yeux et expressions très exagérées) et c’est tant mieux comme ça ! N’étant pas du tout un adepte de genre de récits où ça pête à tout va, où des hommes se transforment en êtres superpuissants et laids, il est clair qu’ « Akira » ne pouvait pas me plaire. Par contre, si vous adorez ce genre de sujets, je pense que vous passerez en bonne lecture d’autant plus que le graphisme m’est apparu excellent.

08/05/2009 (modifier)