Amato

Note: 2.57/5
(2.57/5 pour 7 avis)

1924. Hélène se rend dans une residenza au nord de l'Italie pour se reposer et écrire. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises...


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Denis Lapière Italie La BD au féminin

En 1924, Hélène, qui souffre d’une maladie chronique, est envoyée par son père à Aosta pour se faire soigner. Elle reste plus d’un mois en soins et doit alors partir en convalescence dans un sanatorium. Mais, la jeune femme refuse et choisit une résidence tenue par une femme et ses deux fils. Noble mais désargentée, la famille loue des chambres de sa vaste demeure. L’un des fils, Mauro, bien qu’un peu simplet, est visiblement troublé par la présence de la jeune femme. Il s’occupe d’elle avec dévouement. Quant à Hélène, elle semble peu à peu envoûtée par l’étrange atmosphère des lieux, en particulier par le portrait d’un inconnu qui orne sa chambre qu’elle surnomme « Monsieur Charmant ». Les hôtes d’Hélène forment une bien curieuse famille. La mère, autoritaire et fuyante, Mauro, le fils un peu attardé et si attentionné, Amato, le beau jeune homme, mystérieux et fantomatique, sosie parfait de son lointain ancêtre, tous semblent lui cacher un terrible secret.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Mai 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Amato
Les notes (7)
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13/05/2009 | Spooky
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Par L'Ymagier
Note: 2/5

Bon !.. (si on peut dire..). J’ai eu affaire à quoi ?… à une jeune damoiselle au fort caractère qui passe sa convalescence dans une sorte de palais bâti en altitude laissé à l’abandon. Ce lieu étrange est quand même habité : une femme et ses fils ; l’un est taré, l’autre est plutôt un descendant de Machiavel. Et la jeune fille, Hélène, va ressentir une très forte attirance pour le second fils, Amato, après avoir découvert certains de ses écrits. De par certaines situations, cette histoire m’a vaguement rappelé le Dracula de Bram Stoker, une épaisse brique lue pour l’école vers mes 15/16 ans. J’avais trouvé tout cela « lourd »… comme cette BD. Oui, le récit est fluide et a des côtés sensuels. Comme une pièce de théâtre à l’ambiance mystérieuse j’ai lu une sorte de huis-clos intimiste. Et je n’en ai retiré aucune satisfaction. De plus, le dessin ne m’a vraiment pas attiré. Les personnages flous qui se meuvent dans des décors et/ou arrière-plans réduits à quelques traits, des couleurs « brutes » qui ne donnent que peu de relief ; désolé, je n’aime pas. Dans ce style graphique, j’ai cru retrouver celui des chromos qui entouraient les barres de chocolat « Victoria » dans les années 60… que je n’aimais pas non plus. Alors voilà : j’ai fait un effort, mais n’en ai pas été récompensé…

28/11/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet Amato propose une histoire qui, à l’image de certains films d’épouvante, associe un climat étrange et angoissant et un certain érotisme, ou, du moins, une réelle sensualité. Je n’ai pas trop apprécié le style graphique d’Aude Samama, mais ce trait convient bien à ce genre d’histoire. Le fait qu’il s’agit de peintures d’influence fauviste (couleurs brutes, décors esquissés dans la masse, personnages flous) apporte beaucoup à l’ambiance de l’album, mais ne le rend pas facile d’accès. La narration de Lapière est (une fois de plus) excellente, et, même si l’histoire est très prévisible, contribue elle aussi à l’instauration de cette ambiance étrange et oppressante. C’est cette narration qui m’a maintenu dans le récit. Elle rend le personnage central intéressant et cette structure, sous forme de journal à la première personne, favorise mon empathie. Un bon petit album, donc, qui se lit assez vite et qui devrait intéresser les amateurs de récits d’ambiance, … que le trait d’Aude Samama n’aura pas fait fuir.

22/02/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai assez bien aimé cette histoire d'une jeune femme qui part se reposer d'une maladie pulmonaire dans les Alpes italiennes. Elle sera en pension chez une étrange famille noble mais désargentée. Des meurtres horribles sont commis dans la région. Le coupable se cache dans cette pension. Voilà pour le cadre. L'histoire est à priori toute simple même dans son dénouement. Le thème est la balade au fil du rasoir au milieu de la folie qu'on ne suspecte point chez les autres. Cela fait peur ? Pas nécessairement. Le prince n'est jamais aussi charmant même s'il est beau et intelligent. L'envoutement des sens ajoute à la sensualité et au mystère qui règne dans ce château. Nous avons là surtout une bd d'atmosphère. Cette ambiance très pesante est soulignée à la fois par les peintures exquises d'Aude Samama et par la qualité d'écriture de Denis Lapière. Un bel album des Editions Futuropolis.

13/11/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

J'aime beaucoup les productions Futuropolis mais elles ne me conviennent pas toutes. "Amato" m'a déçu sur toute la longueur. Il se veut artistique mais ne m'émeut pas. En lieu et place du dessin on a le droit à de la peinture. Le rendu manque de finesse et de charme. Le trait n'est plus gras, il en devient même grossier. Les couleurs sont sans saveur. Le scénario est peu étoffé, on pourrait le résumer en deux lignes. Si l'on part du principe que tout tient dans les personnages, alors il ne reste pas grand chose à se mette sous la dent. Je regrette principalement le traitement graphique, l'histoire, aussi simple soit-elle, m'a parue cohérente et finalisée correctement. L'originalité est à double tranchant. Celle de cet album plaira à des lecteurs mais me laisse de marbre.

16/08/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

C’est le dessin d’Aude Samama qui m’a motivé la lecture d’ « Amato ». En fait, ce jour, je voulais juste contempler de la peinture et je suis tombé presque par hasard sur ce one-shot… « Amato » est un récit librement inspiré du roman « Ollala » de Robert-Louis Stevenson. L’histoire se déroule au début du XXème siècle, Hélène est envoyée par son père en Italie pour se faire soigner de sa maladie pulmonaire. En fait, cet éloignement arrange le père de la jeune fille car cette dernière à une réputation d’être caractérielle… Hélène est alors hébergée dans une grande villa sur les hauteurs de la chaîne des Alpes, elle y est reçue par une vieille femme et son fils Mauro. Bizarrement, le deuxième fils de cette maitresse des lieux est inexistant… Ce qui m’a marqué dans cette bd, c’est son ambiance étrange dès que l’héroïne est entrée dans cette maison et les relents sensuels qui y règnent. Ce qui m’a déçu, c’est justement le fait que cette histoire laisse planer des mystères même une fois la lecture finie. D’habitude, j’aime les dénouements ouverts mais là, je trouve dommage qu’on n’en sache pas davantage sur la relation entre les principaux protagonistes et sur le drame en fin d’album. Je trouve qu’il y a trop d’éléments qui ont été mis de côté : est-ce que les auteurs ont été pris de court par la pagination limitée imposée par l’éditeur (et encore, est ce que Futuropolis leur a imposé cette contrainte ?) ? J’aurais aimé aussi en apprendre un peu plus sur Hélène. Normalement, elle est présentée par ses proches comme une femme pas facile à vivre alors que paradoxalement elle m’a plutôt attiré de la sympathie dans cette adaptation… bizarre ! J’ai apprécié le graphisme d’Aude Samara. Je le trouve adapté à ce récit car son trait épais permet aux lecteurs de s’interroger sur les traits réels des personnages (notamment, on ne saura jamais quel est le vrai regard d’un des principaux protagonistes de la bd, c’est ça qui m’a rendu ce personnage intrigant). A noter que le dessin d’Aude Samama ressemble plus à de la peinture à un vrai dessin de bande dessinée. « Amato » m’est apparu comme une bd assez plaisante à feuilleter, j’y ai apprécié l’atmosphère étrange et sensuelle, sa situation au début XXème siècle et le dessin original d’Aude Samama. Cependant, je trouve dommage que la psychologie des différents protagonistes n’ait pas été plus développée car tous les ingrédients d’un bon roman graphique à l’ambiance inquiétante y étaient pratiquement réunis. Une bonne lecture mais sans plus…

21/06/2009 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5

Amato mêle mystère et érotisme dans une verve romanesque très classique. Comme le dit Spooky, la bd n’est peut-être pas le meilleur médium pour traiter ce genre d’histoire. 64 pages, c’est résolument trop court, les personnages sont trop esquissés, le scénariste reste dans les grandes lignes sans explorer de manière profonde les sentiments des personnages, alors même que ce type d’intrigue l’exige… Le dessin, entre expressionisme et légèrement influencé par Edward Hopper est assez sympathique. Il tient à mon avis, la bonne distance entre émotion et froideur, ce qui convient bien à cette histoire.

10/06/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Denis Lapière est donc le dernier « grand » scénariste en date à publier chez Futuropolis, l’une des maisons les plus intéressantes du moment. Il nous livre un roman graphique sur les traces d’une jeune femme un rien trop moderne pour son temps, qui, partie pour s’isoler et écrire, se retrouve aspirée par une étrange famille, isolée au propre comme au figuré. Lapière utilise à l’envi le jeu des symboles dans son one shot. Ça commence par un petit voyage en charrette, comparable à celui de plusieurs autres œuvres romantiques. La symbolique du passage du monde de la raison de la folie est assez transparente, il ne manque à l’auteur qu’à l’écrire en grosses lettres rouges. S’inspirant d’un roman de Robert Louis Stevenson, Olalla des Montagnes, Lapière appuie ainsi à gros traits sur l’aliénation qui habite, qui suinte presque de cette residenza à la silhouette inquiétante. Enfin, on nous dit qu’elle est inquiétante, mais personnellement je n’ai ressenti aucun sentiment de crainte, d’angoisse ou d’oppression à cette lecture. Le dessin, ou plutôt la peinture d’Aude Samama est très beau, plus fin que ce que je pensais après un premier feuilletage, mais je ne le trouve hélas pas adapté à cette histoire. Problème de casting, histoire sans nuances (et disons-le, trop courte pour être correctement développée), bref cet Amato ne m’a pas touché, hélas.

13/05/2009 (modifier)