J'ai lu le premier tome et je ne compte pas poursuivre cette terrible aventure au pays des Soviets ! C'est franchement abracadabrantesque comme scénario. Des monstres surgissent des souterrains du Kremlin pour cracher leur sang sur les dirigeants communistes qui se livrent des batailles de clans pour la conquête du pouvoir. On n'y croit pas une seule seconde. Incongru serait le mot exact pour qualifier l'intrigue.
J'aime généralement ce que fait Valérie Mangin. Cependant, en l'espèce, c'est vraiment décevant. On ne s'attache pas aux personnages, ni à l'intrigue. Il n'y a pas de véritable construction d'un scénario conférant progressivement une atmosphère terrifiante comme par exemple Christophe Bec sait si bien le faire. La surenchère dans l'horreur n'a jamais rapporté.
Bien sûr, on ne pourra pas reprocher à l'auteur un manque d'originalité. Elle a des idées qu'elle exploite très bien dans ses différentes séries. Néanmoins, en l'espèce, on frise le ridicule voir l'indigestion...
Voici une œuvre sans aucun doute sincère et profondément humaine, mais qui m’aura laissé dubitatif au final.
Dubitatif, pour deux raisons :
La première raison est la narration et la construction assez maladroites de Christophe de Ponfilly. L’auteur n’est pas un habitué de la bande dessinée, et cela se ressent. L’histoire est plutôt décousue, la narration est poussive. L’ensemble manque de « vie ». Pourtant, cette évocation de la guerre en Afghanistan, au travers du parcours d’un jeune soldat soviétique envoyé sur le front remplir son service militaire, est intéressante. …. Est bien documenté (et pour cause, puisque ce récit à l’air d’être véridique, et l’auteur était correspondant de guerre), il aborde des sujets sensibles et intéressants (rapports entre les peuples, émergence du radicalisme islamiste due trop souvent à l’ignorance (dans les deux camps), ou encore démotivation des soldats soviétiques face à un conflit dont ils n’ont que faire).
La seconde raison provient du dessin de Réné Follet. Il n’est pas mauvais en soi, mais ne correspond pas à mes goûts personnels. Je le trouve peu stable et très brouillon. Il manque de netteté, de précision. Et si cela s’avère secondaire dans certains cas, lorsqu’un album se veut documentaire, témoignage, et regroupe autant de personnages, ce manque de précision se révèle (à mes yeux toujours) très dommageable. De plus, la colorisation, plutôt terne et sombre, accentue encore ce sentiment de confusion.
Je m’en voudrais cependant de trop critiquer cet album, car, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé sincère et profondément humain. Les intensions de auteurs étaient on ne peut plus louables, leurs propos sont intéressants et le fait de s’attacher à l’être humain (quel que soit sa race ou sa couleur et dans une optique de tolérance) dans un conflit d’état est une démarche que je ne peux qu’apprécier.
D’un point de vue artistique, je ne peux que dire : « bof ». Mais que cela ne vous empêche pas de jeter un œil à cet album. Ses auteurs avaient vraiment quelque chose d’intéressant à raconter, mais ils étaient malheureusement trop peu pourvus en la maîtrise technique nécessaire à cet art délicat qu’est celui de la bande dessinée.
Ce manga n'est pas mauvais, mais je ne peux pas dire qu'il m'ait captivé. Il faut dire que les histoires durent 4 petites pages, alors l'auteur ne peut pas faire des scénarii complexes. Le principe est presque toujours le même : un facteur poétique se promène en vélo et il rencontre des gens qui sont parfois au centre de l'histoire.
Ce sont des tranches de vie sans grand intérêt. Certains pourraient trouver le côté poétique des histoires sympathique, mais moi ça m'a ennuyé et pourtant j'aime bien la poésie. Comme il n'y a que le tome 1 qui est disponible à la bibliothèque, peut-être que la série a évolué et qu'elle est devenue plus captivante, mais pour l'instant je ne peux pas mettre plus que 2/5.
Empruntée à cause de son dessin, qui me rappelait certains vieux cartoons (style « the Flintstones »), cette Nième série des éditions Bamboo dédiée à un drôle de métier avait pour seul objectif de me vider le cerveau. En clair, je n’en espérais vraiment pas monts et merveilles.
Je n’ai donc pas été déçu, ni surpris.
Recueil de gags en une page, ce « Toutou & Co » s’est révélé très moyen. Les histoires varient du franchement bof au plutôt pas mal. Avec une majorité de « bof » quand même, me direz-vous. Ce à quoi je vous répondrai : « Si vous le savez déjà, pourquoi lisez-vous cet avis ? (Non mais, des fois !) ». Mais vous avez parfaitement raison, la moyenne est en dessous de … la moyenne.
Mais si les chutes sont trop fréquemment quelconques pour me satisfaire, je dois avouer que je les ai trouvées bien amenées. Les gags sont souvent bien construits, les auteurs faisant preuve d’un certains savoir-faire en la matière. De plus, à plus d’une reprise, ils s’essayent au gag d’arrière-plan (avec maladresse, certes).
On n’échappe bien sûr pas à certains stéréotypes, et comme le présent recueil nous parle d’un magasin d’animaux, vous aurez droit à une ménagerie très étendue, du toutou à sa mémère au boa en passant par la girafe ou le hamster. Avec ce type de bestiole, pensez à un gag sans trop vous creusez la tête, et trois fois sur quatre, vous le retrouverez illustré dans cet album.
Le dessin ? Et bien, comme je l’ai déjà dit (pour ceux qui étaient attentifs), il me rappelle celui des vieux cartoons américains "à la Flintstones" (la famille Pierrafeu, en français, si je ne me trompe). C’est assez simpliste, mais plutôt adéquat pour ce genre de série. La colorisation, comme de bien entendu, ne s’encombre pas de nuances et vous rappellera bien plus votre pochette de marqueurs fluo que votre boîte de crayons pastel.
Et voilà, tout ça pour dire … bof.
Généreusement je mets deux étoiles, surtout pour le dessin, mais niveau scénario c'est une grosse blague.
En premier lieu, c'est totalement déséquilibré, on alterne des scènes de bavardage intensif vraiment pas intéressant, avec des scènes de pétarade et de course poursuite, qui se lisent d'un simple coup d'œil. Le beau graphisme de Cassini me fait juste penser au gâchis de temps passé à dessiner une bd qui manque de scénario.
Ensuite il n'y a aucune originalité, une tripotée de personnages, d'objets et de situations récurrentes et mille fois vues : le grimoire, la malédiction, l'indien, l'aigle, la magie qui arrive à point nommé, le sacrifice de l'ami, le beau cow-boy, la mort du méchant, les bangs, bangs à tout va, etc. Si le début pouvait promettre une bonne intrigue au fur et à mesure que l'on avance on s'enlise dans un bourbier de poncifs répétitifs et rébarbatifs.
Cela dit, ça plaira sûrement aux fans de western pas très exigeants niveau histoire.
De nos jours, il est rare que je lise des bds du genre médiéval fantastique. Tout cela parce que j’ai été très déçu par ce type de réalisations surtout celles éditées par les éditions Soleil… Comme ça faisait un bon moment que je n’en avais pas lu, je me suis demandé ce que valaient les nouvelles bds « médiévaleux fantasticos » de cet éditeur et c’est ainsi que je me suis mis à feuilleter le premier tome des « Seigneurs de Cornwall » dont la couverture m’attirait. (J’aime bien voir des dragons qui crachent du feu, j’apprécie aussi ceux qui ne crachent rien mais ça fait moins viril pour ce genre de créatures… vous voyez ce que je veux dire ?).
Alors, que nous raconte ce premier tome ? Eh bien, ça se passe chez les bretons (plus précisément en Grande-Bretagne), deux peuples sont en train de se bagarrer pour je ne sais quelle raison à part peut-être parce que l’un des deux déteste les « z’inglais ». Ce qu’il faut savoir, c’est que c’est un récit plein de trucs magiques et de combats sanglants. Pendant ce temps-là, au beau milieu de ces deux armées, vivent de belles-fées-supers-canons-qui-se-baladent-à-poils-dans-une-forêt-tellement-elles-sont-en-chaleur-parce-que-l’angleterre-tout-le-monde-le-sait-est-une-île-parasadisiaque-aux-températures-tellement-élevées-qu’il-vaut-mieux-y-vivre-tout-nu-pour-ne-pas-souffrir-de-la-canicule. L’une d’entre d’elles parce qu’elle est brune et surement parce qu’elle est très jalouse de ses sœurs blondes les tue toutes pour se rallier aux méchants envahisseurs (elle ne doit pas aimer non plus les z’inglais)…
Sérieusement, je suis pratiquement sûr que la gent féminine sera très déçue par cette lecture. En effet, on n’y voit aucun zizi dans cette bd, même pas un qui est caché par une forte pilosité ! C’est tellement injuste pour elles parce que les lecteurs masculins contempleront des créatures de rêves qui viennent certainement de sortir de chez un(e) esthéticien(ne) au vu de l’absence de poils dans leurs parties intimes…
Bon, sincèrement, « Les seigneurs de Cornwall » nous présente un récit guère original. Je dirais même que tout est écrit à l’avance : les gentils vaincront les méchants, ça, c’est sûr !
Cependant, la lecture m’est apparue tout de même assez plaisante parce que c’est bien raconté. Mais tout est tellement convenu que j’en rigole encore de voir tous les clichés d’un récit du genre médiéval fantastique réuni dans ce premier tome !
Graphiquement, le dessinateur sait dessiner des belles fées toutes nues (si vous allez le voir en dédicaces, demandez-lui sans hésitation de vous crayonner une femme…) et des dragons sachant cracher du feu mais pour le reste, il ne faut pas être trop regardant sur les détails. Alessio Lapo a de la chance d’avoir trouvé un bon coloriste car nombre de ses défauts (trait hésitant voir grossier, morphologie des personnages imparfaite et décors peu détaillés) sont cachés sous une mise en couleurs informatique assez réussie (le coloriste fait pratiquement tout le boulot du dessinateur en « remplissant » les décors…).
Décidément, plus de 5 ans après avoir lu ma dernière bd du genre médiéval fantastique des éditions Soleil, rien n’a changé chez eux ! J’y ai retrouvé des belles nénettes hyper roulées se baladant à poils, un scénario hyper classique, un dénouement que je devine déjà et une mise en couleurs informatique qui titille nos yeux.
Bref, même si la lecture n’est pas à proprement dit déplaisante et devrait plaire aux amateurs du genre, ce premier tome m’est apparu tellement quelconque que je ne suis pas du tout impatient de lire le prochain…
Bon, premièrement je suis un fan d'Olivier Ledroit, c'est dans ce contexte que j'ai acquis cet album.
Que dire : le dessin est généralement le point fort de Ledroit que se soit dans Requiem, Chevalier Vampire ,Sha, Xoco et meme "les chroniques de la lune noire" sauf ici......
Bon il y a du travail, sur le dessin pas comme dans Les Arcanes de la Lune Noire (cf. Ghorghor Bey) mais il semble imprécis, les couleurs rendent l'album fade et ennuyeux...
Le scénario, j'ai toujours du mal avec les premiers tomes d'une série généralement, je les trouve plutôt long, pour pas dire parfois ennuyeux... donc je suis peut-être pas le meilleur juge, mais il promettait une suite sympa, d'autant que l'album s'achève sur un cliffhanger (c'est à dire une fin à suspens).
Un album uniquement réservé au fan.
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire d'amour impossible sur une banquise d'un pays imaginaire qui ressemblerait étrangement à la Russie septentrionale. Déjà les personnages ont des noms pas très communs qui font tâche d'huile : Cartache, Nicomède et surtout le héros Salpatrès, un jeune savant qui a dû fuir son pays et qui va s'amouracher de la mélancolique Léda.
On se dit qu'il va se passer enfin quelque chose et l'ennui guette très vite. Je ne vois pas où l'auteur a voulu en venir. C'est obscur. Dans l'enchevêtrement des glaces, il y aurait un centre ? Mazette !
Pourtant, la collection Futuropolis serait l'une de mes préférées à en croire les stats. Ce titre ne sera pas emblématique.
Le piou, c’est sympa à lire dans le Spirou mag. C’est souvent très con (le titre est révélateur à ce sujet) et même un peu trash (le gag avec les schtroumpfs par exemple). Mais, sous forme d’album, on frise l’overdose de running gag. Le côté muet limite en effet fortement les possibilités de "chute" et on tourne vite en rond. Bref, on est vite saturé (enfin, c’est mon cas) même si la lecture est rapide. Quelques bons gags à relever toutefois mais cela ne suffit pas à faire de cette bd un "top achat". Reste un dessin franchement pas mal dans le genre.
Au vu du nombre de gags parus dans le Spirou mag, nul doute que le tome 2 arrivera d’ici peu sur les étales de votre libraire préféré.
L'histoire de l'auto-stoppeuse fantôme embarquée au bord d'une route isolée, c'est une légende urbaine souvent rabâchée et pas très passionnante à mon goût. Les Chemins de Vadstena, dernière série de la collection Hanté désormais abandonnée, est une adaptation soigneuse de cette légende et, par conséquent, elle n'est pas des plus passionnantes non plus.
L'intrigue est bien racontée. Un décor un peu original de Suède, des personnages crédibles, un déroulement solide. Il n'y a pas de reproche à faire à la construction de cet album.
Le dessin lui aussi est de bon niveau. Le trait est maîtrisé, réalisé et fluide. La colorisation se démarque par une certaine personnalité. Elle mélange de drôles de couleurs, violets profonds, ocre, verts un peu fluos, et d'autres couleurs très informatiques. C'est surprenant et peut paraitre un peu rebutant au premier coup d'oeil. Mais j'y trouve une originalité qui ne manque pas d'un certain charme.
J'ai été diverti pendant le temps de ma lecture mais je n'en retire rien. C'est une histoire que je connaissais déjà, qui ne me passionne pas et dont je trouve l'adaptation en BD d'un intérêt très limité.
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J'ai lu le premier tome et je ne compte pas poursuivre cette terrible aventure au pays des Soviets ! C'est franchement abracadabrantesque comme scénario. Des monstres surgissent des souterrains du Kremlin pour cracher leur sang sur les dirigeants communistes qui se livrent des batailles de clans pour la conquête du pouvoir. On n'y croit pas une seule seconde. Incongru serait le mot exact pour qualifier l'intrigue. J'aime généralement ce que fait Valérie Mangin. Cependant, en l'espèce, c'est vraiment décevant. On ne s'attache pas aux personnages, ni à l'intrigue. Il n'y a pas de véritable construction d'un scénario conférant progressivement une atmosphère terrifiante comme par exemple Christophe Bec sait si bien le faire. La surenchère dans l'horreur n'a jamais rapporté. Bien sûr, on ne pourra pas reprocher à l'auteur un manque d'originalité. Elle a des idées qu'elle exploite très bien dans ses différentes séries. Néanmoins, en l'espèce, on frise le ridicule voir l'indigestion...
L'Etoile du soldat
Voici une œuvre sans aucun doute sincère et profondément humaine, mais qui m’aura laissé dubitatif au final. Dubitatif, pour deux raisons : La première raison est la narration et la construction assez maladroites de Christophe de Ponfilly. L’auteur n’est pas un habitué de la bande dessinée, et cela se ressent. L’histoire est plutôt décousue, la narration est poussive. L’ensemble manque de « vie ». Pourtant, cette évocation de la guerre en Afghanistan, au travers du parcours d’un jeune soldat soviétique envoyé sur le front remplir son service militaire, est intéressante. …. Est bien documenté (et pour cause, puisque ce récit à l’air d’être véridique, et l’auteur était correspondant de guerre), il aborde des sujets sensibles et intéressants (rapports entre les peuples, émergence du radicalisme islamiste due trop souvent à l’ignorance (dans les deux camps), ou encore démotivation des soldats soviétiques face à un conflit dont ils n’ont que faire). La seconde raison provient du dessin de Réné Follet. Il n’est pas mauvais en soi, mais ne correspond pas à mes goûts personnels. Je le trouve peu stable et très brouillon. Il manque de netteté, de précision. Et si cela s’avère secondaire dans certains cas, lorsqu’un album se veut documentaire, témoignage, et regroupe autant de personnages, ce manque de précision se révèle (à mes yeux toujours) très dommageable. De plus, la colorisation, plutôt terne et sombre, accentue encore ce sentiment de confusion. Je m’en voudrais cependant de trop critiquer cet album, car, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé sincère et profondément humain. Les intensions de auteurs étaient on ne peut plus louables, leurs propos sont intéressants et le fait de s’attacher à l’être humain (quel que soit sa race ou sa couleur et dans une optique de tolérance) dans un conflit d’état est une démarche que je ne peux qu’apprécier. D’un point de vue artistique, je ne peux que dire : « bof ». Mais que cela ne vous empêche pas de jeter un œil à cet album. Ses auteurs avaient vraiment quelque chose d’intéressant à raconter, mais ils étaient malheureusement trop peu pourvus en la maîtrise technique nécessaire à cet art délicat qu’est celui de la bande dessinée.
La Bicyclette rouge
Ce manga n'est pas mauvais, mais je ne peux pas dire qu'il m'ait captivé. Il faut dire que les histoires durent 4 petites pages, alors l'auteur ne peut pas faire des scénarii complexes. Le principe est presque toujours le même : un facteur poétique se promène en vélo et il rencontre des gens qui sont parfois au centre de l'histoire. Ce sont des tranches de vie sans grand intérêt. Certains pourraient trouver le côté poétique des histoires sympathique, mais moi ça m'a ennuyé et pourtant j'aime bien la poésie. Comme il n'y a que le tome 1 qui est disponible à la bibliothèque, peut-être que la série a évolué et qu'elle est devenue plus captivante, mais pour l'instant je ne peux pas mettre plus que 2/5.
Toutou & Cie
Empruntée à cause de son dessin, qui me rappelait certains vieux cartoons (style « the Flintstones »), cette Nième série des éditions Bamboo dédiée à un drôle de métier avait pour seul objectif de me vider le cerveau. En clair, je n’en espérais vraiment pas monts et merveilles. Je n’ai donc pas été déçu, ni surpris. Recueil de gags en une page, ce « Toutou & Co » s’est révélé très moyen. Les histoires varient du franchement bof au plutôt pas mal. Avec une majorité de « bof » quand même, me direz-vous. Ce à quoi je vous répondrai : « Si vous le savez déjà, pourquoi lisez-vous cet avis ? (Non mais, des fois !) ». Mais vous avez parfaitement raison, la moyenne est en dessous de … la moyenne. Mais si les chutes sont trop fréquemment quelconques pour me satisfaire, je dois avouer que je les ai trouvées bien amenées. Les gags sont souvent bien construits, les auteurs faisant preuve d’un certains savoir-faire en la matière. De plus, à plus d’une reprise, ils s’essayent au gag d’arrière-plan (avec maladresse, certes). On n’échappe bien sûr pas à certains stéréotypes, et comme le présent recueil nous parle d’un magasin d’animaux, vous aurez droit à une ménagerie très étendue, du toutou à sa mémère au boa en passant par la girafe ou le hamster. Avec ce type de bestiole, pensez à un gag sans trop vous creusez la tête, et trois fois sur quatre, vous le retrouverez illustré dans cet album. Le dessin ? Et bien, comme je l’ai déjà dit (pour ceux qui étaient attentifs), il me rappelle celui des vieux cartoons américains "à la Flintstones" (la famille Pierrafeu, en français, si je ne me trompe). C’est assez simpliste, mais plutôt adéquat pour ce genre de série. La colorisation, comme de bien entendu, ne s’encombre pas de nuances et vous rappellera bien plus votre pochette de marqueurs fluo que votre boîte de crayons pastel. Et voilà, tout ça pour dire … bof.
Badlands
Généreusement je mets deux étoiles, surtout pour le dessin, mais niveau scénario c'est une grosse blague. En premier lieu, c'est totalement déséquilibré, on alterne des scènes de bavardage intensif vraiment pas intéressant, avec des scènes de pétarade et de course poursuite, qui se lisent d'un simple coup d'œil. Le beau graphisme de Cassini me fait juste penser au gâchis de temps passé à dessiner une bd qui manque de scénario. Ensuite il n'y a aucune originalité, une tripotée de personnages, d'objets et de situations récurrentes et mille fois vues : le grimoire, la malédiction, l'indien, l'aigle, la magie qui arrive à point nommé, le sacrifice de l'ami, le beau cow-boy, la mort du méchant, les bangs, bangs à tout va, etc. Si le début pouvait promettre une bonne intrigue au fur et à mesure que l'on avance on s'enlise dans un bourbier de poncifs répétitifs et rébarbatifs. Cela dit, ça plaira sûrement aux fans de western pas très exigeants niveau histoire.
Les Seigneurs de Cornwall
De nos jours, il est rare que je lise des bds du genre médiéval fantastique. Tout cela parce que j’ai été très déçu par ce type de réalisations surtout celles éditées par les éditions Soleil… Comme ça faisait un bon moment que je n’en avais pas lu, je me suis demandé ce que valaient les nouvelles bds « médiévaleux fantasticos » de cet éditeur et c’est ainsi que je me suis mis à feuilleter le premier tome des « Seigneurs de Cornwall » dont la couverture m’attirait. (J’aime bien voir des dragons qui crachent du feu, j’apprécie aussi ceux qui ne crachent rien mais ça fait moins viril pour ce genre de créatures… vous voyez ce que je veux dire ?). Alors, que nous raconte ce premier tome ? Eh bien, ça se passe chez les bretons (plus précisément en Grande-Bretagne), deux peuples sont en train de se bagarrer pour je ne sais quelle raison à part peut-être parce que l’un des deux déteste les « z’inglais ». Ce qu’il faut savoir, c’est que c’est un récit plein de trucs magiques et de combats sanglants. Pendant ce temps-là, au beau milieu de ces deux armées, vivent de belles-fées-supers-canons-qui-se-baladent-à-poils-dans-une-forêt-tellement-elles-sont-en-chaleur-parce-que-l’angleterre-tout-le-monde-le-sait-est-une-île-parasadisiaque-aux-températures-tellement-élevées-qu’il-vaut-mieux-y-vivre-tout-nu-pour-ne-pas-souffrir-de-la-canicule. L’une d’entre d’elles parce qu’elle est brune et surement parce qu’elle est très jalouse de ses sœurs blondes les tue toutes pour se rallier aux méchants envahisseurs (elle ne doit pas aimer non plus les z’inglais)… Sérieusement, je suis pratiquement sûr que la gent féminine sera très déçue par cette lecture. En effet, on n’y voit aucun zizi dans cette bd, même pas un qui est caché par une forte pilosité ! C’est tellement injuste pour elles parce que les lecteurs masculins contempleront des créatures de rêves qui viennent certainement de sortir de chez un(e) esthéticien(ne) au vu de l’absence de poils dans leurs parties intimes… Bon, sincèrement, « Les seigneurs de Cornwall » nous présente un récit guère original. Je dirais même que tout est écrit à l’avance : les gentils vaincront les méchants, ça, c’est sûr ! Cependant, la lecture m’est apparue tout de même assez plaisante parce que c’est bien raconté. Mais tout est tellement convenu que j’en rigole encore de voir tous les clichés d’un récit du genre médiéval fantastique réuni dans ce premier tome ! Graphiquement, le dessinateur sait dessiner des belles fées toutes nues (si vous allez le voir en dédicaces, demandez-lui sans hésitation de vous crayonner une femme…) et des dragons sachant cracher du feu mais pour le reste, il ne faut pas être trop regardant sur les détails. Alessio Lapo a de la chance d’avoir trouvé un bon coloriste car nombre de ses défauts (trait hésitant voir grossier, morphologie des personnages imparfaite et décors peu détaillés) sont cachés sous une mise en couleurs informatique assez réussie (le coloriste fait pratiquement tout le boulot du dessinateur en « remplissant » les décors…). Décidément, plus de 5 ans après avoir lu ma dernière bd du genre médiéval fantastique des éditions Soleil, rien n’a changé chez eux ! J’y ai retrouvé des belles nénettes hyper roulées se baladant à poils, un scénario hyper classique, un dénouement que je devine déjà et une mise en couleurs informatique qui titille nos yeux. Bref, même si la lecture n’est pas à proprement dit déplaisante et devrait plaire aux amateurs du genre, ce premier tome m’est apparu tellement quelconque que je ne suis pas du tout impatient de lire le prochain…
La Porte Ecarlate
Bon, premièrement je suis un fan d'Olivier Ledroit, c'est dans ce contexte que j'ai acquis cet album. Que dire : le dessin est généralement le point fort de Ledroit que se soit dans Requiem, Chevalier Vampire ,Sha, Xoco et meme "les chroniques de la lune noire" sauf ici...... Bon il y a du travail, sur le dessin pas comme dans Les Arcanes de la Lune Noire (cf. Ghorghor Bey) mais il semble imprécis, les couleurs rendent l'album fade et ennuyeux... Le scénario, j'ai toujours du mal avec les premiers tomes d'une série généralement, je les trouve plutôt long, pour pas dire parfois ennuyeux... donc je suis peut-être pas le meilleur juge, mais il promettait une suite sympa, d'autant que l'album s'achève sur un cliffhanger (c'est à dire une fin à suspens). Un album uniquement réservé au fan.
Le Pont
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire d'amour impossible sur une banquise d'un pays imaginaire qui ressemblerait étrangement à la Russie septentrionale. Déjà les personnages ont des noms pas très communs qui font tâche d'huile : Cartache, Nicomède et surtout le héros Salpatrès, un jeune savant qui a dû fuir son pays et qui va s'amouracher de la mélancolique Léda. On se dit qu'il va se passer enfin quelque chose et l'ennui guette très vite. Je ne vois pas où l'auteur a voulu en venir. C'est obscur. Dans l'enchevêtrement des glaces, il y aurait un centre ? Mazette ! Pourtant, la collection Futuropolis serait l'une de mes préférées à en croire les stats. Ce titre ne sera pas emblématique.
Le Piou
Le piou, c’est sympa à lire dans le Spirou mag. C’est souvent très con (le titre est révélateur à ce sujet) et même un peu trash (le gag avec les schtroumpfs par exemple). Mais, sous forme d’album, on frise l’overdose de running gag. Le côté muet limite en effet fortement les possibilités de "chute" et on tourne vite en rond. Bref, on est vite saturé (enfin, c’est mon cas) même si la lecture est rapide. Quelques bons gags à relever toutefois mais cela ne suffit pas à faire de cette bd un "top achat". Reste un dessin franchement pas mal dans le genre. Au vu du nombre de gags parus dans le Spirou mag, nul doute que le tome 2 arrivera d’ici peu sur les étales de votre libraire préféré.
Les Chemins de Vadstena
L'histoire de l'auto-stoppeuse fantôme embarquée au bord d'une route isolée, c'est une légende urbaine souvent rabâchée et pas très passionnante à mon goût. Les Chemins de Vadstena, dernière série de la collection Hanté désormais abandonnée, est une adaptation soigneuse de cette légende et, par conséquent, elle n'est pas des plus passionnantes non plus. L'intrigue est bien racontée. Un décor un peu original de Suède, des personnages crédibles, un déroulement solide. Il n'y a pas de reproche à faire à la construction de cet album. Le dessin lui aussi est de bon niveau. Le trait est maîtrisé, réalisé et fluide. La colorisation se démarque par une certaine personnalité. Elle mélange de drôles de couleurs, violets profonds, ocre, verts un peu fluos, et d'autres couleurs très informatiques. C'est surprenant et peut paraitre un peu rebutant au premier coup d'oeil. Mais j'y trouve une originalité qui ne manque pas d'un certain charme. J'ai été diverti pendant le temps de ma lecture mais je n'en retire rien. C'est une histoire que je connaissais déjà, qui ne me passionne pas et dont je trouve l'adaptation en BD d'un intérêt très limité.