Etrange, j'ai lu cette BD avec plaisir mais aussi avec des regrets.
Pourquoi faire une BD à partir d'un film s'appuyant lui même sur un roman ?
Beaucoup auraient fait une série avec ce scénario. Les auteurs nous ont concocté un one shot de 46 planches au petit format.
L'histoire y tient mais l'on ressent clairement des raccourcis comme sur la dernière page où l'on a un condensé de condensé...
Le dessin est classique pour ne pas dire standard dans cette collection Vécu.
Les couleurs sont correctes.
L'histoire initiale devait être de très bonne facture mais l'adaptation BD sent trop le mercantile au détriment du rythme du récit.
C'est dommage... Note affinée : 2.5/5
Sans être particulièrement original, le point de départ de l'histoire reste intéressant, d'autant que son traitement dans ce manga reste un moment assez flou : on ne sait pas trop si ça va se diriger vers une quête de pureté et de liberté à la Into the Wild ou un pétage de plombs et règlement de compte contre la société entière façon Chute libre, et c'est pas plus mal finalement. Enfin du moins au début, parce qu'au fil des chapitres on continue à ne pas trop savoir où ça veut en venir vraiment, et là ça devient plus gênant. Disons que ça défend mollement le point de vue "la nature c'est chouette, la société c'est pourri", mais sans grande conviction.
Cela dit, ce n'est pas le plus gros problème de cette BD. J'ai été au départ séduit par le fait que c'était un tome unique et pas une énième série en 30 volumes, sauf que finalement, un seul tome pour cette histoire, c'est trop peu. Faute d'avoir la place de réellement développer ses personnages, l'auteur ne parvient pas à leur insuffler une vraie vie, on n'y croit pas, leurs réactions ne semblent destiné qu'à servir l'intrigue. Les raccourcis et les facilités s'accumulent, au bout de quelques pages notre ex-comptable sexagénaire est installé comme un prince dans la forêt avec cabane au sommet d'un arbre, élevage de sangliers, plantations, vêtements faits mains... Faut croire qu'avant d'être comptable il a eu un passé de Rambo/Robinson que l'auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, ou alors que soigner une plaie ouverte avec une vieille bouteille d'alcool trouvée dans une décharge avant de se recoudre avec un vieux clou est à la portée du premier venu.
Bref. Ca se lit vite, ça n'est pas ennuyeux, mais c'est vraiment trop peu plausible et trop basé sur de grosses ficelles pour être vraiment convaincant.
Je n'ai pas aimé cette série d'humour. Outre le fait que je ne la trouve pas drôle, je lui trouve une sale ambiance. Une ambiance qui reflète peut-être la mauvaise ambiance du foot pro. Car de pros, il en est question ici, des entraineurs qui gueulent, des directeurs qui virent, des joueurs qui s'engueulent et se marchent sur les pieds, des supporteurs souvent brutaux... Ca donne pas envie.
Concernant le dessin, vous connaissez peut-être le style de Gürsel car il a dessiné quelques images humoristiques qui circulent sur le net (dont la plupart sont regroupées dans la BD Sea sex and sun). C'est un trait franco-belge assez typique, pas mauvais même si je n'accroche pas.
Le problème essentiel, c'est que je trouve les gags vraiment mauvais. En moyenne, j'ai dû rire une fois par album, et encore guère plus qu'un sourire. Les autres fois, les chutes tombent complètement à plat, prévisibles ou simplement lourdingues. Quand en outre je n'aime pas l'ambiance, comme dit plus haut, je ne prends pas de plaisir à la lecture de cette bande dessinée.
Si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ça reste lisible, les gags, malgré quelques répétitions, sont relativement variés, et bon... mon rejet de cette BD vient peut-être aussi de mon rejet du foot en lui-même.
Curieux au départ, j'ai été dépité par l'aspect abscons de cette bande dessinée muette. A vrai dire, en préjugeant totalement, j'ai l'impression de voir ici le travail d'un étudiant sortant des Beaux-Arts décidé à produire une oeuvre concept au message sibyllin où seuls comptent l'atmosphère et l'univers graphique.
C'est vrai que le dessin est intéressant. Réalisées au crayon très gras pour un résultat s'apparentant à du fusain mouillé, chaque case doit se laisser déchiffrer en une demi-seconde, ce qui n'arrange pas trop la fluidité de la lecture. Mais une fois ce rapide travail mental effectué, on réalise qu'en quelques ombres, quelques taches, l'auteur arrive à représenter des paysages, des personnages et des visages finalement assez soignés. Je ne suis pas fan, l'aspect d'ensemble est trop brouillon et "sale" pour me plaire, mais il y a là de la technique et une certaine réussite.
Quant au scénario... il est abstrait. C'est l'histoire d'un village perdu dans les montagnes, de son église, de ses habitants et d'une fanfare étrange qui semble mener peu à peu chaque villageois au bord d'une falaise d'où ils se jettent et vont finir par nourrir les vautours.
Et ?
Et ça se termine assez abruptement sans apporter la moindre explication. Il doit y avoir un message qui m'a échappé ou alors il suffit de se laisser porter. Mais je n'ai tout simplement pas réussi à apprécier, ni l'ambiance ni l'éventuelle idée.
Je me suis ennuyé, à la recherche de quelque chose que cette oeuvre ne cherchait probablement pas à m'offrir.
Pas ma came...
Cette BD est moins pire que No limits du même auteur.
On frôle constamment la caricature mais en resituant le contexte à sa sortie on se doit d'être plus clément.
Je regrette quand même les clichés et l'esprit manichéen du scénario. Il m'a quand même plu sur sa seconde partie lorsque l'on accompagne Jo dans sa maladie.
Le dessin n'est pas ma tasse de thé mais il reste lisible.
On est bien loin de Pilules bleues de Peeters qui traite du problème du sida avec virtuose.
"Jo" est une BD qui souffre du poids des années et qui n'a plu d'utilité pédagogique de nos jours.
Elle est donc devenue dispensable.
Woooh ! Comme ce premier tome des « Nains de Martelfer » m’a donné l’envie de dormir après l’avoir lu ! Pourtant, en ce moment, je suis plutôt sur une période où je suis motivé à feuilleter des récits fantasy et médiévaux fantastiques. Après avoir découvert les dernières nouveautés de chez l’éditeur « Soleil », je me suis procuré une série des éditions « Clair de Lune » en espérant y passer un bon moment de lecture…
Au début de l’aventure, « Le bouclier d’Izulfer » (le premier tome de la série) met en scène trois nains perdus en plein milieu d’une grande forêt. L’un d’entre eux est un apprenti qui a pour ambition de devenir un pisteur. Après des péripéties, nos trois héros vont découvrir un elfe noir qui possède un talisman. Sans le savoir, cet objet va changer leurs destins et celui de leur peuple…
Que ce scénario est hyper classique ! Certes, en lisant ce genre de série, je ne m’attendais pas à y découvrir beaucoup d’originalités mais tout de même ! En fait, cette histoire respecte à fond les stéréotypes sur les nains : ce sont des combattants hors pairs, gros buveurs de bière, radins, grands adorateurs d’or, râleurs… et j’en passe ! Alors bien sûr, lorsqu’un moment de l’histoire, les auteurs y glissent une allusion sur un trésor à découvrir, les amateurs comprendront tout de suite que ce récit sera une quête à la richesse et aux combats contre des créatures fantastiques…
Par rapport aux bds du même genre que celles publiées par les éditions « Soleil », « Les nains de Martelfer » se distingue en ne proposant pas de belles nénettes aux beaux seins siliconés nus se promenant ainsi même quand il y a de la neige, elle se différencie aussi en adoptant un humour bon enfant et jamais grossier.
Le graphisme d’Eric Le Berre m’est apparu bon mais sans plus : son trait est très lisible, les personnages sont facilement identifiables au premier coup d’œil et expressifs et ses perspectives sont correctes.
La mise en couleurs de Simon Champelovier m’a semblé très correcte aussi : les tons adoptent des couleurs agréables à contempler et sont en adéquation avec l’intensité dramatique de chaque scène.
Franchement, j’attendais un peu plus au niveau du scénario en lisant « Les nains de Martelfer », j’aurais aimé assister à des retournements surprenants et fascinants. Au lieu de ça, l’histoire de ce premier tome m’est apparue guère originale : les codes du genre sont respectés à donf ! Je pense que les habitués de récits fantasy (notamment les rôlistes) s’ennuieront à mort en feuilletant cette bd.
Dommage car j’ai senti que les auteurs ont réalisé cet album avec sérieux (bon travail au niveau du dessin et de la colorisation notamment) et l’envie de proposer une bd pouvant plaire à la grosse majorité des amateurs d’héroïc fantasy.
Découvrant directement cette série en album et non pas dans le journal Spirou, j'ai mis un certain temps à en comprendre le concept, comprendre pourquoi cette famille royale côtoyait autant d'animaux. Donc leurs sujets sont des animaux, c'est bien ça ? Ce qui permet derrière d'aligner les uns après les autres tous les gags qui passent par la tête du scénariste concernant les animaux, leur donnant autant que possible des comportements humanisés, et leurs rapports avec les humains.
Le dessin est dans une veine humoristique à gros-nez très classique, presque déjà vue. Il n'est cependant pas désagréable à lire.
Cependant, les gags sont vraiment poussifs. Il n'y en a pas un que je n'ai pas senti très lourdement amené et artificiel. Je ne peux pas affirmer qu'ils soient vraiment prévisibles, mais ils sont ficelés avec une telle lourdeur qu'ils en sont un peu pénibles, et en tout cas vraiment pas drôles. Et les personnages ne sont guère attachants non plus.
Bien dommage pour une série d'humour.
Je reste sur ma fin avec cette BD.
Boris Vian est certainement un personnage hors norme de l'après guerre mais cette BD ne lui rend pas forcément hommage comme elle devrait. Elle se veut être une biographie mais elle ne traite que de divers moments de vie. C'est décousu et même incohérent du fait d'absence d'informations.
J'ai trouvé Boris Vian presque antipathique dans cette histoire, il apparaît comme quelqu'un de surdoué mais aussi d'hautain.
Le grand format cartonné montre ses limites dans cet exercice. L'espace de création est réduit.
Il aurait été préférable un format moyen broché mais avec une pagination conséquente en rapport avec la dense vie de Boris Vian.
Le dessin ne m'a d'ailleurs pas plu, j'ai trouvé le trait trop brouillon et sans réelle beauté. Les cases sont peu détaillées et les couleurs parfois kitchs.
Une déception au final...
Fan de Saint seiya devant l'éternel, la qualité du scénario est mise à mal par un graphisme fouillis qui est bien trop chargé. Il faut s'arracher les yeux pour comprendre le sens des dessins. Le dessinateur, de talent, doit faire ses planches sur des aquarelles de 2m... Réduit au format manga, cela rend le tout illisible.
Je ne peux que déconseiller cette série. A essayer avant d'acheter, car même pour les fans, parfois, ça ne passe pas.
Ce deuxième tome vient confirmer mes premières impressions, New Harlem est vraiment la série qualitativement la plus faible des trois séries parallèles « Uchronies ». A titre d’information, pour l’heure j’ai lu les deux premiers tomes de New Byzance et le premier de New York.
Tout d’abord le dessin est vraiment peu inspiré, les corps des personnages sont parfois complètement disproportionnés et les visages ne se ressemblent pas toujours d’une planche à l’autre. Tout cela m’apparaît assez fade et ne me donne pas envie de m’arrêter longuement sur les planches, mais au contraire de me concentrer essentiellement sur les textes. Plutôt dommage pour une bande dessinée…
Concernant l’histoire, cette dernière reste tout de même intéressante, car elle est un des maillons permettant de mieux comprendre le pourquoi du comment de ces trois mondes parallèles.
Toutefois, le récit est expédié à vitesse grand V. Les personnages changent d’opinion en un claquement de doigt, les événements s’enchaînent en deux temps trois mouvements sans explication rationnel.
Tout cela va beaucoup trop vite, il aurait été préférable de prendre le temps de développer le récit, afin de faire accepter au lecteur le déroulement de l’histoire, contrairement aux facilités scénaristiques qui nous sont proposées ici…
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Le Bossu
Etrange, j'ai lu cette BD avec plaisir mais aussi avec des regrets. Pourquoi faire une BD à partir d'un film s'appuyant lui même sur un roman ? Beaucoup auraient fait une série avec ce scénario. Les auteurs nous ont concocté un one shot de 46 planches au petit format. L'histoire y tient mais l'on ressent clairement des raccourcis comme sur la dernière page où l'on a un condensé de condensé... Le dessin est classique pour ne pas dire standard dans cette collection Vécu. Les couleurs sont correctes. L'histoire initiale devait être de très bonne facture mais l'adaptation BD sent trop le mercantile au détriment du rythme du récit. C'est dommage... Note affinée : 2.5/5
Je ne suis pas mort
Sans être particulièrement original, le point de départ de l'histoire reste intéressant, d'autant que son traitement dans ce manga reste un moment assez flou : on ne sait pas trop si ça va se diriger vers une quête de pureté et de liberté à la Into the Wild ou un pétage de plombs et règlement de compte contre la société entière façon Chute libre, et c'est pas plus mal finalement. Enfin du moins au début, parce qu'au fil des chapitres on continue à ne pas trop savoir où ça veut en venir vraiment, et là ça devient plus gênant. Disons que ça défend mollement le point de vue "la nature c'est chouette, la société c'est pourri", mais sans grande conviction. Cela dit, ce n'est pas le plus gros problème de cette BD. J'ai été au départ séduit par le fait que c'était un tome unique et pas une énième série en 30 volumes, sauf que finalement, un seul tome pour cette histoire, c'est trop peu. Faute d'avoir la place de réellement développer ses personnages, l'auteur ne parvient pas à leur insuffler une vraie vie, on n'y croit pas, leurs réactions ne semblent destiné qu'à servir l'intrigue. Les raccourcis et les facilités s'accumulent, au bout de quelques pages notre ex-comptable sexagénaire est installé comme un prince dans la forêt avec cabane au sommet d'un arbre, élevage de sangliers, plantations, vêtements faits mains... Faut croire qu'avant d'être comptable il a eu un passé de Rambo/Robinson que l'auteur n'a pas eu le temps de nous raconter, ou alors que soigner une plaie ouverte avec une vieille bouteille d'alcool trouvée dans une décharge avant de se recoudre avec un vieux clou est à la portée du premier venu. Bref. Ca se lit vite, ça n'est pas ennuyeux, mais c'est vraiment trop peu plausible et trop basé sur de grosses ficelles pour être vraiment convaincant.
Les Foot Furieux
Je n'ai pas aimé cette série d'humour. Outre le fait que je ne la trouve pas drôle, je lui trouve une sale ambiance. Une ambiance qui reflète peut-être la mauvaise ambiance du foot pro. Car de pros, il en est question ici, des entraineurs qui gueulent, des directeurs qui virent, des joueurs qui s'engueulent et se marchent sur les pieds, des supporteurs souvent brutaux... Ca donne pas envie. Concernant le dessin, vous connaissez peut-être le style de Gürsel car il a dessiné quelques images humoristiques qui circulent sur le net (dont la plupart sont regroupées dans la BD Sea sex and sun). C'est un trait franco-belge assez typique, pas mauvais même si je n'accroche pas. Le problème essentiel, c'est que je trouve les gags vraiment mauvais. En moyenne, j'ai dû rire une fois par album, et encore guère plus qu'un sourire. Les autres fois, les chutes tombent complètement à plat, prévisibles ou simplement lourdingues. Quand en outre je n'aime pas l'ambiance, comme dit plus haut, je ne prends pas de plaisir à la lecture de cette bande dessinée. Si je ne mets pas la note minimale c'est parce que ça reste lisible, les gags, malgré quelques répétitions, sont relativement variés, et bon... mon rejet de cette BD vient peut-être aussi de mon rejet du foot en lui-même.
Cimes
Curieux au départ, j'ai été dépité par l'aspect abscons de cette bande dessinée muette. A vrai dire, en préjugeant totalement, j'ai l'impression de voir ici le travail d'un étudiant sortant des Beaux-Arts décidé à produire une oeuvre concept au message sibyllin où seuls comptent l'atmosphère et l'univers graphique. C'est vrai que le dessin est intéressant. Réalisées au crayon très gras pour un résultat s'apparentant à du fusain mouillé, chaque case doit se laisser déchiffrer en une demi-seconde, ce qui n'arrange pas trop la fluidité de la lecture. Mais une fois ce rapide travail mental effectué, on réalise qu'en quelques ombres, quelques taches, l'auteur arrive à représenter des paysages, des personnages et des visages finalement assez soignés. Je ne suis pas fan, l'aspect d'ensemble est trop brouillon et "sale" pour me plaire, mais il y a là de la technique et une certaine réussite. Quant au scénario... il est abstrait. C'est l'histoire d'un village perdu dans les montagnes, de son église, de ses habitants et d'une fanfare étrange qui semble mener peu à peu chaque villageois au bord d'une falaise d'où ils se jettent et vont finir par nourrir les vautours. Et ? Et ça se termine assez abruptement sans apporter la moindre explication. Il doit y avoir un message qui m'a échappé ou alors il suffit de se laisser porter. Mais je n'ai tout simplement pas réussi à apprécier, ni l'ambiance ni l'éventuelle idée. Je me suis ennuyé, à la recherche de quelque chose que cette oeuvre ne cherchait probablement pas à m'offrir. Pas ma came...
Jo
Cette BD est moins pire que No limits du même auteur. On frôle constamment la caricature mais en resituant le contexte à sa sortie on se doit d'être plus clément. Je regrette quand même les clichés et l'esprit manichéen du scénario. Il m'a quand même plu sur sa seconde partie lorsque l'on accompagne Jo dans sa maladie. Le dessin n'est pas ma tasse de thé mais il reste lisible. On est bien loin de Pilules bleues de Peeters qui traite du problème du sida avec virtuose. "Jo" est une BD qui souffre du poids des années et qui n'a plu d'utilité pédagogique de nos jours. Elle est donc devenue dispensable.
Les Nains de Martelfer
Woooh ! Comme ce premier tome des « Nains de Martelfer » m’a donné l’envie de dormir après l’avoir lu ! Pourtant, en ce moment, je suis plutôt sur une période où je suis motivé à feuilleter des récits fantasy et médiévaux fantastiques. Après avoir découvert les dernières nouveautés de chez l’éditeur « Soleil », je me suis procuré une série des éditions « Clair de Lune » en espérant y passer un bon moment de lecture… Au début de l’aventure, « Le bouclier d’Izulfer » (le premier tome de la série) met en scène trois nains perdus en plein milieu d’une grande forêt. L’un d’entre eux est un apprenti qui a pour ambition de devenir un pisteur. Après des péripéties, nos trois héros vont découvrir un elfe noir qui possède un talisman. Sans le savoir, cet objet va changer leurs destins et celui de leur peuple… Que ce scénario est hyper classique ! Certes, en lisant ce genre de série, je ne m’attendais pas à y découvrir beaucoup d’originalités mais tout de même ! En fait, cette histoire respecte à fond les stéréotypes sur les nains : ce sont des combattants hors pairs, gros buveurs de bière, radins, grands adorateurs d’or, râleurs… et j’en passe ! Alors bien sûr, lorsqu’un moment de l’histoire, les auteurs y glissent une allusion sur un trésor à découvrir, les amateurs comprendront tout de suite que ce récit sera une quête à la richesse et aux combats contre des créatures fantastiques… Par rapport aux bds du même genre que celles publiées par les éditions « Soleil », « Les nains de Martelfer » se distingue en ne proposant pas de belles nénettes aux beaux seins siliconés nus se promenant ainsi même quand il y a de la neige, elle se différencie aussi en adoptant un humour bon enfant et jamais grossier. Le graphisme d’Eric Le Berre m’est apparu bon mais sans plus : son trait est très lisible, les personnages sont facilement identifiables au premier coup d’œil et expressifs et ses perspectives sont correctes. La mise en couleurs de Simon Champelovier m’a semblé très correcte aussi : les tons adoptent des couleurs agréables à contempler et sont en adéquation avec l’intensité dramatique de chaque scène. Franchement, j’attendais un peu plus au niveau du scénario en lisant « Les nains de Martelfer », j’aurais aimé assister à des retournements surprenants et fascinants. Au lieu de ça, l’histoire de ce premier tome m’est apparue guère originale : les codes du genre sont respectés à donf ! Je pense que les habitués de récits fantasy (notamment les rôlistes) s’ennuieront à mort en feuilletant cette bd. Dommage car j’ai senti que les auteurs ont réalisé cet album avec sérieux (bon travail au niveau du dessin et de la colorisation notamment) et l’envie de proposer une bd pouvant plaire à la grosse majorité des amateurs d’héroïc fantasy.
Puddingham Palace
Découvrant directement cette série en album et non pas dans le journal Spirou, j'ai mis un certain temps à en comprendre le concept, comprendre pourquoi cette famille royale côtoyait autant d'animaux. Donc leurs sujets sont des animaux, c'est bien ça ? Ce qui permet derrière d'aligner les uns après les autres tous les gags qui passent par la tête du scénariste concernant les animaux, leur donnant autant que possible des comportements humanisés, et leurs rapports avec les humains. Le dessin est dans une veine humoristique à gros-nez très classique, presque déjà vue. Il n'est cependant pas désagréable à lire. Cependant, les gags sont vraiment poussifs. Il n'y en a pas un que je n'ai pas senti très lourdement amené et artificiel. Je ne peux pas affirmer qu'ils soient vraiment prévisibles, mais ils sont ficelés avec une telle lourdeur qu'ils en sont un peu pénibles, et en tout cas vraiment pas drôles. Et les personnages ne sont guère attachants non plus. Bien dommage pour une série d'humour.
Piscine Molitor
Je reste sur ma fin avec cette BD. Boris Vian est certainement un personnage hors norme de l'après guerre mais cette BD ne lui rend pas forcément hommage comme elle devrait. Elle se veut être une biographie mais elle ne traite que de divers moments de vie. C'est décousu et même incohérent du fait d'absence d'informations. J'ai trouvé Boris Vian presque antipathique dans cette histoire, il apparaît comme quelqu'un de surdoué mais aussi d'hautain. Le grand format cartonné montre ses limites dans cet exercice. L'espace de création est réduit. Il aurait été préférable un format moyen broché mais avec une pagination conséquente en rapport avec la dense vie de Boris Vian. Le dessin ne m'a d'ailleurs pas plu, j'ai trouvé le trait trop brouillon et sans réelle beauté. Les cases sont peu détaillées et les couleurs parfois kitchs. Une déception au final...
Saint Seiya - Episode G
Fan de Saint seiya devant l'éternel, la qualité du scénario est mise à mal par un graphisme fouillis qui est bien trop chargé. Il faut s'arracher les yeux pour comprendre le sens des dessins. Le dessinateur, de talent, doit faire ses planches sur des aquarelles de 2m... Réduit au format manga, cela rend le tout illisible. Je ne peux que déconseiller cette série. A essayer avant d'acheter, car même pour les fans, parfois, ça ne passe pas.
Uchronie[s] - New Harlem
Ce deuxième tome vient confirmer mes premières impressions, New Harlem est vraiment la série qualitativement la plus faible des trois séries parallèles « Uchronies ». A titre d’information, pour l’heure j’ai lu les deux premiers tomes de New Byzance et le premier de New York. Tout d’abord le dessin est vraiment peu inspiré, les corps des personnages sont parfois complètement disproportionnés et les visages ne se ressemblent pas toujours d’une planche à l’autre. Tout cela m’apparaît assez fade et ne me donne pas envie de m’arrêter longuement sur les planches, mais au contraire de me concentrer essentiellement sur les textes. Plutôt dommage pour une bande dessinée… Concernant l’histoire, cette dernière reste tout de même intéressante, car elle est un des maillons permettant de mieux comprendre le pourquoi du comment de ces trois mondes parallèles. Toutefois, le récit est expédié à vitesse grand V. Les personnages changent d’opinion en un claquement de doigt, les événements s’enchaînent en deux temps trois mouvements sans explication rationnel. Tout cela va beaucoup trop vite, il aurait été préférable de prendre le temps de développer le récit, afin de faire accepter au lecteur le déroulement de l’histoire, contrairement aux facilités scénaristiques qui nous sont proposées ici…