Les derniers avis (20760 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Max Faccioni
Max Faccioni

Je n'ai lu que les deux albums parus chez Lombard (quoique je me souviens vaguement d'avoir lu un album appelé 'Le théorème d'Orion' et de m'être emmerdé dès la première page) et une chose est sûre : les aventures de ce détective ne passeront pas à la postérité. En effet, c'est typiquement le genre de récit policier que je n'aime pas. En gros, pendant une quarantaine de pages, le héros vit plusieurs péripéties pas toujours en rapport avec son enquête et à la fin il découvre la solution de l'énigme. Pas très intéressant. C'est vrai que le suspense de l'histoire fait en sorte que j'ai lu les albums jusqu'au bout avec un certain intérêt, mais après avoir découvert la solution, il n'y a plus rien de captivant lorsque je relis les aventures de Max Faccioni, contrairement à d'autres récits policiers comme les Sherlock Holmes que je relis souvent avec bonheur.

29/07/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Mesrine - L'Evasion impossible
Mesrine - L'Evasion impossible

J'ai été un peu surpris de voir cette bd catalogué dans le genre "thriller". C'est plutôt une bd historique qui retrace l'évasion de l'ennemi public n°1 en France dans les années 70. Elle est d'ailleurs raconté par un témoin direct des faits ayant bien connu l'homme traqué. Le portrait retracé de Mesrine est plutôt très flatteur. Il est présenté comme un héros un peu antisocial qui brave l'Autorité en les narguant. Ce qui me choque un peu, c'est la manière de présenter une évasion comme un exploit. Le danger est clair concernant l'incitation à en faire de même pour tout les grands criminels qui n'ont plus rien à perdre que de gagner leur liberté. Un peu facile, tout de même ! Cette bd prend un parti pris flagrant. On nous présente les forces de l'ordre comme des êtres malfaisants et sanguinaires. Je ne crois pas que cela soit la réalité. Bien entendu, la prison n'est pas un lieu agréable et il y a beaucoup à faire pour améliorer la condition des détenus. Au-delà de cet aspect, la bd contient des flash-back qui font un peu perdre le fil de l'histoire. Le dessin n'est franchement pas terrible. Par ailleurs, elle a profité d'un coup marketing à l'occasion de la sortie des films dédiés à ce héros "mort au champ d'honneur" comme dit son avocat dans la préface ! A quand la légion d'honneur ?

29/07/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Ed Gein
Ed Gein

Il n'y a rien de bien exceptionnel dans le personnage d'Ed Gein, c'est juste un malade mental, mais pas un tueur en série au sens où on l'entend habituellement. C'était avant tout un nécrophile, pas de quoi fouetter un chat. Que cela ait choqué les gens qui l'ont connu d'accord, mais ce n'est pas le monstre par excellence non plus, n'exagérons rien. Je ne trouve pas cet assassin digne d'intérêt, il ne fait pas tourner la police en bourrique et ne terrorise personne. Je trouve que c'est un peu du gâchis que d'avoir choisi cet individu alors qu'il y en a tant d'autres psychologiquement beaucoup plus intéressants. Ceci étant dit, l'histoire est plutôt bien traitée. Le début est assez prenant, mais le suspense est finalement vite dévoilé, et ça m'a laissé un goût de trop peu, de chute trop brutale. Cela relève plus du résumé que du vrai développement, mais bon vu l'individu, il n'y a pas non plus grand chose à dire. PS : je viens de lire le lien qu'a laissé Alix dans son avis, et à la lecture de celui-ci, la bd ne m'a absolument pas fait voir le monstre qui finalement se cache derrière Ed Gein. Elle ne parle pas non plus des autres éventuels crimes qu'il a certainement commis. Finalement ma note est presque trop généreuse.

29/07/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Jolies ténèbres
Jolies ténèbres

C'est un conte bien morbide que voilà... Il faut vraiment aimer. Le graphisme est enfantin alors que l'histoire est glauque. Ce mélange de style entre candeur et cruauté pourra rebuter plus d'un lecteur. Les enfants ne doivent pas lire ce conte sous peine de faire d'affreux cauchemars. Il devrait y avoir un avertissement... Après un début de lecture plutôt difficile, je me suis accroché à l'histoire de cette petite Aurore qui tente d'organiser la survie autour d'un cadavre humain qui lui ressemble. Il y a plein de questions qu'on se pose sur ce corps humain en décomposition qui va demeurer jusqu'à la fin un élément du décor. On n'aura pas de réponses sur le pourquoi. C'est bien dommage car l'idée en soi était plutôt originale. Lé détachement par rapport aux scènes cruelles m'a littéralement rebuté. Cette absence de justification peut interpeller à juste titre. Une oeuvre bien singulière mais à l'esprit un peu tordu.

28/07/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Procès
Le Procès

De Kafka, je crois n'avoir lu que la Métamorphose finalement. C'est donc par le biais de cette BD que j'ai découvert le Procès. Mais ça ne m'a pas donné envie de lire le livre. D'emblée, on est plongé dans l'ambiance absurde qui fait la renommée de l'oeuvre Kafkaïenne. Une arrestation ubuesque au saut du lit, un procès sans fondement, des personnages aux comportements irrationnels. L'interprétant personnellement, je vois dans ce récit une mise en scène de la façon dont les hommes peuvent s'auto-culpabiliser, se miner l'esprit et la vie, chercher à se défendre contre des situations qui sont davantage des créations de leur esprit ou de la société qu'ils se créent plutôt que la réalité. J'ai cependant trouvé ce récit trop décousu pour être happé par son ambiance. Le dessin non plus ne m'a pas enthousiasmé. Il est trop épuré, trop simplifié pour que son esthétique se suffise à elle-même à mon goût. Je n'ai pas été transporté et je suis resté à la porte de ce récit absurde dont je n'ai même pas eu l'envie de tenter de décrypter la fin probablement symbolique. Je suis amateur de récits absurdes et dans le domaine, j'en ai lu bien davantage de meilleurs, de plus originaux et de mieux mis en scène. Comme d'autres, cette BD m'a d'ailleurs fait penser à Julius Corentin Acquefacques qui, s'il rend évidemment hommage à Kafka lui aussi, m'a incomparablement plus convaincu.

28/07/2009 (modifier)
Couverture de la série Rendez-vous fatal
Rendez-vous fatal

Bon ! Et bien, là, on est loin des meilleures productions érotiques de Manara. Le problème ne vient pas du trait, toujours élégant, de l’artiste italien, même si, au fil des albums, on a quand même le sentiment de se retrouver toujours face à la même héroïne (enfin, face … ici, on a plutôt droit au côté pile …) Pas de problème non plus, côté scénario. Celui-ci n’est pas terrible du tout et ne sert que de prétexte pour un assemblage de séquences érotiques, à l’instar de bien d’autres productions de l’artiste. Rien de changé, donc. Par contre, contrairement à ses habitudes, Manara ne nous propose qu’un seul type de fantasme, répété lors de toutes les séquences. De plus (pas de bol pour moi), l’idée de la fille qui se fait violer (et sodomiser, de surcroit) sans en retirer aucun plaisir est loin de faire partie de celles qui me plaisent ou m'excitent. Au contraire ... Résultat : j’ai tourné les pages de cet album avec ennui …

27/07/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Dol
Dol

Qu'il est pénible de lire un aussi gros tract politique. Car la grosse majorité de cet album n'est vraiment rien d'autre que ce qu'on distribue à l'entrée des entreprises ou lors de manifestations, avec des prises de position, des argumentations avec des chiffres à l'appui, des interviews et citations de personnes choisies, le tout construit pour assener avec force un message politique sans alternative possible. Et comme tout tract politique, il ne souffre aucune contestation alors même qu'il occulte volontairement tout avis contraire et qu'il utilise les chiffres comme ça l'arrange. J'ai été déçu dès les premières pages par les gros sabots utilisés par l'auteur pour appuyer son argumentation, mettant immédiatement en balance la situation politique actuelle et le fait que pendant ce temps là des enfants meurent dans le monde. Moi qui sortais du visionnage fort dénonciateur du film "99 francs", j'ai eu l'impression, en comparaison, d'être au niveau zéro de la finesse de mise en scène. Quand le message est juste et puissant, nul besoin de mise en scène me direz-vous ? Sauf que là j'ai été tout sauf convaincu par la majorité des déclarations de l'auteur. Des chiffres sont assenés comme preuves irréfutables, des pourcentages à n'en plus finir, mais les chiffres, on les tourne comme on veut (surtout quand on ne sait pas d'où ils sortent), les experts à interviewer on les choisit comme on veut (rien de tel qu'un expert vice-président d'Attac pour avoir un discours parfaitement objectif) et certaines affirmations péremptoires me font franchement douter (comme quoi le travail est moins taxé en France qu'en Angleterre par exemple). A cela s'ajoute une narration qui se répète trop souvent, comme pour bien marteler son propos. Du coup, outre le fait que j'ai décroché de nombreuses fois face à l'ennui de ces pourcentages à foison et de ces phrases répétées, j'ai également été agacé par la vision à sens unique d'une grande partie des propos. Patronat = salauds, Politiciens = vendus, Etat = Police, le peuple (entendez ici les vrais pauvres de France, travailleurs à la Fnac, McDo et artistes Rmistes, pas l'égoïste classe moyenne qui a voté Chirac ou Sarkozy) aura votre peau ! Et puis quel intérêt de mettre un tel argumentaire en BD de cette manière ? Les images utilisées ici n'y apportent rien. On voit soit simplement les visages des personnes interrogées qui font leur discours, soit des images analogiques pas très convaincantes, de gentille Alliance Rebelle contre l'Empire de Star Wars, ou encore de pauvres enfants dans la rue. Dans cette pénible lecture, il y a quand même certains chapitres qui m'ont un peu intéressé. Celui où est expliqué comment depuis 1979 le capitalisme industriel s'est transformé en capitalisme financier. Avec la crise actuelle, c'est d'autant plus parlant. Et comme l'auteur et les experts qu'il interviewe, je voue une haine assez farouche envers les financiers qui jouent sur les transferts d'argent et le profit immédiat au détriment de la population mondiale et de la santé même des entreprises qu'ils sont sensés gérer. Mais je vois vraiment mal en quoi augmenter les taxes salariales aiderait à les contrer. La solution pour moi viendrait plutôt soit d'une prise en main totale des entreprises (nationalisation ou règlementation autoritaire), soit carrément d'un retour à des droits de douane très élevés pour les transferts financiers ou matériels. Les taxes locales, elles, ne feront qu'accélérer le départ de l'argent et du travail vers l'étranger. Car le monde n'est pas prêt d'être tout rose, tout le monde main dans la main pour que la France retrouve sa douceur de vivre d'antan. Le chapitre sur la façon dont Sarkozy a accaparé les médias depuis son arrivée au ministère de l'intérieur est aussi intéressant, même s'il s'agit plus d'un constat que d'une explication de comment il a fait. Les paroles du journaliste de France Info sont cependant assez parlantes sur la façon dont les médias se focalisent, comme un mouvement de foule, sans pouvoir s'en empêcher sur certains sujets au détriment d'autres. Et puis j'ai trouvé assez ironique le premier chapitre qui hurle au loup concernant les actions de Jean-Pierre Raffarin quand on sait que c'est Sarkozy qui a été élu quelques années après. C'est comme si l'auteur était effaré par l'horreur des actions du premier et du coup j'imagine comment il a dû être estomaqué quand est arrivé le second. D'ailleurs, la réédition de cet album ajoute un prologue qui parle de l'élection de Sarkozy. Prologue que j'ai trouvé moins virulent que le début de l'ouvrage, étonnamment... Quoiqu'il en soit, j'ai appris bien peu de choses à la lecture de ce gros pavé et à l'inverse, j'ai trouvé la lecture pénible, avec une abondance de chiffres auxquels je n'arrive pas à faire confiance tant on peut leur faire dire ce que l'on veut, d'interviews de personnes trop choisies pour que j'y voie une vision totalement globale du sujet, et le tout raconté de manière ennuyeuse et peu convaincante.

27/07/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Eloge de la poussière
Eloge de la poussière

Ce récit autobiographique de Baudoin est très décousu. Cela se ressent à la lecture qui demande pas mal d'efforts. Comme dans un journal, on passe d'un fait divers à un autre. J'ai été gêné par ce manque de liaisons. Le dessin est très inégal et très orienté croquis. Le contenu est sincère et la narration naturelle, sans artifices. Revenir sur son passé n'est pas évident. Il y a de bons passages mais cette BD ne fait pas un tout...

26/07/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série La Vie de Victor Levallois
La Vie de Victor Levallois

Après la lecture des 2 premiers tomes. Cette BD mélange trop de styles à mon goût. Sous couvert de colonialisme, on découvre un destin hors norme du personnage principal Victor Levallois. Il ne faut pas se fier au dessin à la Tintin, le récit ne fait pas dans la BD jeunesse : meurtres, drogue, arnaques, guerre, etc... L'accroche fut bonne dans le tome 1 mais j'ai eu un ressenti de bordel dans le tome 2 où la relation amoureuse occulte trop le reste. A emprunter, l'achat est clairement dispensable.

26/07/2009 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

« Le voyage en Italie » promettait beaucoup : des avis dithyrambiques, une bonne réputation et une place dans les immanquables sur Bdtheque. Autant de signes qui d’habitude garantissent, en ce qui me concerne, un plaisir certain à la lecture. Malheureusement, là, ça n’est de loin pas été le cas... et même plutôt le contraire. Je me suis fortement ennuyé à la lecture d’une histoire qui ne m’a jamais touché ou parlé. Le dessin de Cosey n’est pas mon style en général mais l’ambiance qui s’en dégage est toujours spéciale produisant un certain sentiment de liberté. Les couleurs sont chaudes dans les déserts du Colorado, les jungles vietnamiennes et les villages italiens. Les personnages m’ont en revanche peu intéressé. Art, Ian, la belle Shirley ou encore la petite Keo m’ont laissé de marbre. Je ne me suis ni identifié, ni intéressé. Je trouve leurs attitudes et réactions très stéréotypées. Le scénario est un long fleuve tranquille fait de flash back. L’histoire ne décolle jamais vraiment et file sans sursaut ni surprise jusqu’à une fin qui n’en n’est vraiment une. Les drames sont trop dramatiques, les joies trop naïves et au final, je me suis retrouvé avec une suite de clichés plus qu’autre chose. La réputation de Cosey est grande et son talent aussi. Je ne pense malheureusement pas être fait pour les univers qu’il crée. Je ne recommande donc pas l’achat. L’intégrale parue chez Dupuis dans la collection Air Libre est un bel album néanmoins. Je laisse la deuxième étoile car l’ambiance est comme d’habitude au rendez-vous et le dépaysement garanti.

26/07/2009 (modifier)