Petite déception, non seulement ça se lit vite mais en plus toutes ces courtes histoires ne sont pas vraiment exceptionnelles. Je pense que cela vient de la narration quasi inexistante et d'une écriture sans verve, qui contraste avec ces petits scénarios assez méchants, mais qui ne sont pas soutenus par quelques paroles bien senties. C'est bien dommage car il y a tout de même de bonnes idées, pas assez ou plutôt mal exploitées.
Le dessin, malgré une apparente légèreté est très bon. Très agité, avec un beau mouvement et de bonnes expressions faciales, je suis tout de suite entrée dans le style d'Oswal. Il est vrai que certaines cases sont un peu indéchiffrables, mais cela ne gâche en rien la lecture, car elles ne sont vraiment pas nombreuses.
A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle série. A la fois agréable à lire et parfois un peu ennuyeuse.
Les personnages et notamment le héros principal ne m’ont pas intéressé plus que cela. Il faut dire qu’à la fin de ce premier tome, on en sait finalement très peu sur Akron, il est donc assez difficile de s’attacher à lui. Concernant l’enfant sorcière, j’avoue être plus que circonspect sur ses pouvoirs et la façon dont-ils s’expriment…
Certains passages s’avèrent surprenant, notamment concernant la mort de certains gentils dont on pensait pourtant qu’ils traverseraient le récit avec seulement quelques égratignures.
Par contre, d’autres passages me semblent un peu trop convenu, voir caricaturaux. Je trouve également que les dialogues manquent parfois un peu de clarté.
Le dessin est très agréable, tout en rondeur et couleur chatoyante. Dans un premier temps il colle parfaitement à l’ambiance bonne enfant des premières pages, mais par la suite je le trouve un peu trop décalé par rapport au déroulement de l’histoire.
J’attendrais donc la lecture du deuxième tome pour conseiller éventuellement l’achat, suivant l’orientation de l’intrigue et en espérant que les caractères des protagonistes, Akron en tête, soient plus développés.
Note : 2,5.
Je n'ai pas été attiré par la poésie philosophique qu'on retrouve dans ce one-shot. Le propos de Gébé n'est pas complètement inintéressant, mais je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Il ne se passe rien de vraiment captivant et je n'ai pas tout à fait compris où Gébé voulait en venir. J'ai ma petite idée sur ça, mais je ne suis pas sur que c'était ce que Gébé voulait dire.
Quant au dessin, il est chouette. Je trouve qu'il y a une certaine poésie dans ce style de dessin. Ça va très bien avec l'œuvre de Gébé.
Je croyais trouver en cet album une oeuvre semblable aux 110 Pilules du même auteur qui m'avait plu, mais je suis déçu. Femmes envoûtées n'est qu'un petit recueil de légendes chinoises assez fades et pas très bien racontées.
S'il s'agit d'histoires sensées avoir lieu en Chine, et les noms des personnages, lieux et ethnies ne laissent aucun doute là-dessus, Magnus a fait le choix de représenter l'ensemble sous des traits européens rappelant l'époque Florentine ou le 15e siècle des Lansquenets. C'est assez original même si je n'en vois guère l'intérêt vis-à-vis de l'histoire.
Cela permet cependant à l'auteur de nous offrir de beaux décors et de beaux costumes à moitié d'époque à moitié imaginaires. En cela, j'ai été heureux de retrouver la beauté du graphisme de Magnus.
Je regrette cependant qu'il manque ici un peu de clarté. Nombre de planches sont assez obscures, difficilement compréhensibles. Je leur préfère le trait épuré et contrasté des 110 Pilules.
Quant aux légendes en elles-mêmes, elles ne sont pas captivantes. Beaucoup s'étalent en longueur, changeant de donne ou de décor au fur et à mesure en perdant un peu le lecteur, manquant de rythme et n'arrivant pas à faire ressortir une trame unique, une morale précise. Il se passe plein de péripéties mais cela ressort plus ennuyeux qu'autre chose. Le soupçon d'érotisme disséminé par-ci par-là n'ajoute rien à l'affaire.
Deux ou trois contes m'ont un peu intéressé mais ils ne m'ont vraiment pas marqué ni par leur originalité ni par leur force évocatrice.
Rares sont les bd muettes que j'apprécie vraiment. Celle-ci n'en fera pas partie. Il faut véritablement que cela me surprenne dans le bon sens du terme. Or le graphisme de celle-ci est beaucoup trop enfantin.
L'histoire pourrait se résumer à une vulgaire course-poursuite pour posséder une mallette. La fin est réellement décevante. Les gags tombent souvent à plat. Bref, cela ne me fait même pas sourire. Le schéma semble être toujours le même. Reste l'ambiance un peu country... L'ensemble peine à convaincre.
Cette série dérivée des Schtroumpfs n'est vraiment pas terrible. Elle est composée d'albums souples contenant chacun 7 histoires de 4 à 8 pages de long en moyenne.
Ca sent vraiment l'opération commerciale, même si le prix des albums était réduit au moment de leur parution. Ca ressemble en tout cas beaucoup à l'utilisation abusive d'une marque et de personnages célèbres pour produire des récits qui ont bien du mal à rappeler l'âme des meilleurs albums de la série mère, Les Schtroumpfs.
Le dessin et les couleurs sont réalisés par les mêmes studios que les albums récents de la collection originale, le lecteur n'est donc pas dépaysé. Je n'aime cependant pas les nez trop gros qui ornent parfois le visage de certains personnages, schtroumpfs et Gargamel inclus. C'est une dérive "gros nez franco-belge" que Peyo n'utilisait pas et qui me déplait dans les derniers albums des schtroumpfs et que je retrouve ici.
Les histoires n'ont franchement pas grand chose à voir avec l'univers des Schtroumpfs. Alors certes les héros en sont les schtroumpfs. Certes on trouve Gargamel à chaque coin de forêt, jouant la péripétie facile ou le méchant de carton. Mais les scénarios leur font vivre n'importe quoi, des anachronismes complets, des tentatives de moderniser la série à coups de snow-boards, vaisseaux spatiaux (en rêve heureusement), super pouvoirs, baguettes magiques, fantômes ou indiens d'Amérique qui débarquent dans la forêt des schtroumpfs. N'importe quoi. On dirait des scénarios refusés pour la série de dessins animés télévisés qui ont été mis sur le papier pour voir si un certain public accrochait.
Le public visé est très enfantin, avec des péripéties sans saveur, des rebondissements clichés, des conclusions ultra faciles. Ca se laisse lire mais ça n'a rien de palpitant.
C'est du gros divertissement qui tâche pour gamins, et même eux (les miens en tout cas), ça ne leur plait pas plus que ça et ils préfèrent passer à autre chose.
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire un peu étrange d'homme sans visage qui livre un combat sans merci avec les Autorités d'un Paris à l'aube du XXème siècle. C'est également un duel qu'il livre avec un rat de bibliothèque pour les beaux yeux de Monelle. Bref, une double confrontation.
Les rapports entre les personnages me semblent totalement improbables. Le capitaine écarlate n'est point charismatique. Seul le commissaire de police a des réflexions qui laissent à réfléchir. Il faudra s'accrocher sur le bateau de l'histoire... Des pirates dans Paris: on aura tout vu ! Cela dépayse forcément.
Les auteurs puisent dans la littérature du XIXème siècle (je pense à Jules Verne) leur source d'inspiration. Cela donne un côté presque poétique.
Oeuvre intelligente et d'une rare richesse pour les uns, elle m'a laissé totalement insensible.
Carol Ann est une ado différente et un peu perturbée. Elle ne connaît pas son père, elle se dispute avec sa mère et n'a visiblement aucun ami au lycée. Elle consulte régulièrement une psy, notamment pour lui parler des nombreux cauchemars étranges qu'elle fait.
La mise en situation des personnages est maîtrisée et le début de l'histoire est intéressant.
Tout va basculer lorsque Carol Ann va franchir un palier et mettre le pied dans cet autre monde, celui qui la hante dans ses cauchemars. Ce monde fantaisiste est certes irréaliste, mais bien peu crédible et surtout peu attractif. C'est un endroit qui pourrait être l'enfer et dont le despote qui y règne est servi par une multitude de sujets dont on se demande encore pourquoi ils lui obéissent, et qui viole de bon cœur et en toute légitimité la totalité des jeunes femmes nues qui se trouve dans le coin.
La deuxième partie est un long historique de l'origine de ce monde. Ce passage tire bien trop en longueur et manque cruellement d'originalité : 2 frères, radicalement différents, qui essayent de renverser leur père pour devenir à leur tour maître du royaume.
Cela est mis en image par un dessin très agréable, mais qui hélas perd de sa superbe dans la seconde moitié où on a l'impression que l'on a oublié de gommer les crayonnés de construction...
Je suis assez déçue, j'avais lu de bonnes critiques sur ce diptyque et finalement il se révèle on ne peut plus classique. Du western à son niveau le plus basique, ça pétarade et ça tue sans cesse, je ne pense pas que les gens de l'époque avaient la gâchette aussi facile ; avec Chanoinat on tire d'abord et on discute après.
L'histoire essaye tant bien que mal de se faire une petite place entre deux coups de feu, et là encore on reste dans le basique : vengeance et trahison. T'as essayé de me tuer, je te tue ; t'as tué mon pote, ma femme, mon fils, mon chien, mon poisson rouge, hop je te tue ; tu veux me voler, bang, bang, t'es mort aussi.
Petit SPOILER ? C'est au tout début de la bd donc pas vraiment une grosse révélation, enfin voici : "on me paye pour tuer un mec, ah je le connais c'est un mec bien, pan ! pan ! J'le tue quand même et après j'élève sa fille, parce que moi aussi je suis un mec bien". MDR et fin SPOILER ?
Bon, apparemment ça a plu à certains, probablement fans de western. De mon côté j'aime quand il y a une histoire un peu plus consistance et surtout plus développée, car il y a tant de personnages qu'ils ne sont psychologiquement pas travaillés, pourtant il y avait matière, mais tout est resté trop superficiel.
Le point fort reste le graphisme de Cassini, vraiment très beau et qui s'accorde parfaitement au genre. Les cow-boys, leurs dégaines, leurs vêtements, sont vraiment réussis et les décors des villes aussi sont excellents. Dommage que le scénario ne vienne pas soutenir le dessin.
Malgré tout ça se laisse lire, il y a quand même un petit charme, d'où ma note de 2 étoiles.
Dire que je n'ai pas apprécié cette série serait faux. J'ai bien aimé mais seulement quand je m'ennuyais l'instant d'avant... J'en ai donc conclu que mon intérêt pour ce manga serait à son paroxysme lorsque je m'ennuie. Pas très flatteur comme constat. Toujours est-il que même en dehors de ça, certaines idées évoquées m'ont intéressé. Mais elles manquent cependant de profondeur et ne sont malheureusement qu'effleurées, ce qui ne me permet pas de remonter la note.
Déjà le premier tome ne m'a pas mis à l'aise. Trop superficiel, une impression de déjà vu: un jeune héros orphelin qui n'a pas d'amis, éduqué par son grand-père (bon y'a aussi sa grand-mère) et qui n'est pas spécialement à l'aise avec les femmes, ça ne vous rappelle rien? Les dialogues manquent de saveur, les gags de subtilité, même si ceux de Bokutou no Ryû m'ont bien fait rire. L'histoire ne m'a pas plus attirée que ça (même si en théorie et en pratique on peut partir de rien et proposer une narration qui vaut le détour): trop de combats (ok manga mais c'est pas une raison pour faire comme Naruto tout de même) et j'ai décroché durant le Shaman Fight. Je me suis arrêté très précisément au tome 22. Apparemment la fin est, comme beaucoup de mangas publiés épisodiquement, bâclée. Donc aucun regret.
Je lui reconnais cependant un point positif: les bases sortent de l'ordinaire. Mais malheureusement cela ne suffit pas.
Les personnages manquent cruellement de profondeur et le mangaka nous ressert des archétypes des héros de shonens : le héros gentil et naïf, le méchant soi disant sans coeur mais qui va finalement s'allier tacitement avec son rival gentil (qu'il ne peut pas saquer et qui est plus fort que lui d'un chouia). Des bons compagnons dévoués. Seul Bokutou no Ryû échappe de peu à cette règle, mais n'en devient pas pour autant un personnage à la psychologie ultra développée.
Le dessin quant à lui ne m'a vraiment pas plu. Je le trouve trop fouillis, pas assez élaboré (ok c'est un manga mais ce n'est pas une excuse à part entière) ; les cadrages sont hideux.
Bref vous l'aurez compris, pour moi Shaman King est loin d'être une référence du shonen. Il se contente de reprendre les codes sans rien apporter de nouveau et va même à "plagier" Dragon Ball.
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Sombres Destins
Petite déception, non seulement ça se lit vite mais en plus toutes ces courtes histoires ne sont pas vraiment exceptionnelles. Je pense que cela vient de la narration quasi inexistante et d'une écriture sans verve, qui contraste avec ces petits scénarios assez méchants, mais qui ne sont pas soutenus par quelques paroles bien senties. C'est bien dommage car il y a tout de même de bonnes idées, pas assez ou plutôt mal exploitées. Le dessin, malgré une apparente légèreté est très bon. Très agité, avec un beau mouvement et de bonnes expressions faciales, je suis tout de suite entrée dans le style d'Oswal. Il est vrai que certaines cases sont un peu indéchiffrables, mais cela ne gâche en rien la lecture, car elles ne sont vraiment pas nombreuses.
Akron le Guerrier
A vrai dire, je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle série. A la fois agréable à lire et parfois un peu ennuyeuse. Les personnages et notamment le héros principal ne m’ont pas intéressé plus que cela. Il faut dire qu’à la fin de ce premier tome, on en sait finalement très peu sur Akron, il est donc assez difficile de s’attacher à lui. Concernant l’enfant sorcière, j’avoue être plus que circonspect sur ses pouvoirs et la façon dont-ils s’expriment… Certains passages s’avèrent surprenant, notamment concernant la mort de certains gentils dont on pensait pourtant qu’ils traverseraient le récit avec seulement quelques égratignures. Par contre, d’autres passages me semblent un peu trop convenu, voir caricaturaux. Je trouve également que les dialogues manquent parfois un peu de clarté. Le dessin est très agréable, tout en rondeur et couleur chatoyante. Dans un premier temps il colle parfaitement à l’ambiance bonne enfant des premières pages, mais par la suite je le trouve un peu trop décalé par rapport au déroulement de l’histoire. J’attendrais donc la lecture du deuxième tome pour conseiller éventuellement l’achat, suivant l’orientation de l’intrigue et en espérant que les caractères des protagonistes, Akron en tête, soient plus développés. Note : 2,5.
Lettre aux Survivants
Je n'ai pas été attiré par la poésie philosophique qu'on retrouve dans ce one-shot. Le propos de Gébé n'est pas complètement inintéressant, mais je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Il ne se passe rien de vraiment captivant et je n'ai pas tout à fait compris où Gébé voulait en venir. J'ai ma petite idée sur ça, mais je ne suis pas sur que c'était ce que Gébé voulait dire. Quant au dessin, il est chouette. Je trouve qu'il y a une certaine poésie dans ce style de dessin. Ça va très bien avec l'œuvre de Gébé.
Femmes envoûtées
Je croyais trouver en cet album une oeuvre semblable aux 110 Pilules du même auteur qui m'avait plu, mais je suis déçu. Femmes envoûtées n'est qu'un petit recueil de légendes chinoises assez fades et pas très bien racontées. S'il s'agit d'histoires sensées avoir lieu en Chine, et les noms des personnages, lieux et ethnies ne laissent aucun doute là-dessus, Magnus a fait le choix de représenter l'ensemble sous des traits européens rappelant l'époque Florentine ou le 15e siècle des Lansquenets. C'est assez original même si je n'en vois guère l'intérêt vis-à-vis de l'histoire. Cela permet cependant à l'auteur de nous offrir de beaux décors et de beaux costumes à moitié d'époque à moitié imaginaires. En cela, j'ai été heureux de retrouver la beauté du graphisme de Magnus. Je regrette cependant qu'il manque ici un peu de clarté. Nombre de planches sont assez obscures, difficilement compréhensibles. Je leur préfère le trait épuré et contrasté des 110 Pilules. Quant aux légendes en elles-mêmes, elles ne sont pas captivantes. Beaucoup s'étalent en longueur, changeant de donne ou de décor au fur et à mesure en perdant un peu le lecteur, manquant de rythme et n'arrivant pas à faire ressortir une trame unique, une morale précise. Il se passe plein de péripéties mais cela ressort plus ennuyeux qu'autre chose. Le soupçon d'érotisme disséminé par-ci par-là n'ajoute rien à l'affaire. Deux ou trois contes m'ont un peu intéressé mais ils ne m'ont vraiment pas marqué ni par leur originalité ni par leur force évocatrice.
Wanted
Rares sont les bd muettes que j'apprécie vraiment. Celle-ci n'en fera pas partie. Il faut véritablement que cela me surprenne dans le bon sens du terme. Or le graphisme de celle-ci est beaucoup trop enfantin. L'histoire pourrait se résumer à une vulgaire course-poursuite pour posséder une mallette. La fin est réellement décevante. Les gags tombent souvent à plat. Bref, cela ne me fait même pas sourire. Le schéma semble être toujours le même. Reste l'ambiance un peu country... L'ensemble peine à convaincre.
Les Schtroumpfs (Collection Pirate)
Cette série dérivée des Schtroumpfs n'est vraiment pas terrible. Elle est composée d'albums souples contenant chacun 7 histoires de 4 à 8 pages de long en moyenne. Ca sent vraiment l'opération commerciale, même si le prix des albums était réduit au moment de leur parution. Ca ressemble en tout cas beaucoup à l'utilisation abusive d'une marque et de personnages célèbres pour produire des récits qui ont bien du mal à rappeler l'âme des meilleurs albums de la série mère, Les Schtroumpfs. Le dessin et les couleurs sont réalisés par les mêmes studios que les albums récents de la collection originale, le lecteur n'est donc pas dépaysé. Je n'aime cependant pas les nez trop gros qui ornent parfois le visage de certains personnages, schtroumpfs et Gargamel inclus. C'est une dérive "gros nez franco-belge" que Peyo n'utilisait pas et qui me déplait dans les derniers albums des schtroumpfs et que je retrouve ici. Les histoires n'ont franchement pas grand chose à voir avec l'univers des Schtroumpfs. Alors certes les héros en sont les schtroumpfs. Certes on trouve Gargamel à chaque coin de forêt, jouant la péripétie facile ou le méchant de carton. Mais les scénarios leur font vivre n'importe quoi, des anachronismes complets, des tentatives de moderniser la série à coups de snow-boards, vaisseaux spatiaux (en rêve heureusement), super pouvoirs, baguettes magiques, fantômes ou indiens d'Amérique qui débarquent dans la forêt des schtroumpfs. N'importe quoi. On dirait des scénarios refusés pour la série de dessins animés télévisés qui ont été mis sur le papier pour voir si un certain public accrochait. Le public visé est très enfantin, avec des péripéties sans saveur, des rebondissements clichés, des conclusions ultra faciles. Ca se laisse lire mais ça n'a rien de palpitant. C'est du gros divertissement qui tâche pour gamins, et même eux (les miens en tout cas), ça ne leur plait pas plus que ça et ils préfèrent passer à autre chose.
Le Capitaine Ecarlate
Je n'ai pas vraiment aimé cette histoire un peu étrange d'homme sans visage qui livre un combat sans merci avec les Autorités d'un Paris à l'aube du XXème siècle. C'est également un duel qu'il livre avec un rat de bibliothèque pour les beaux yeux de Monelle. Bref, une double confrontation. Les rapports entre les personnages me semblent totalement improbables. Le capitaine écarlate n'est point charismatique. Seul le commissaire de police a des réflexions qui laissent à réfléchir. Il faudra s'accrocher sur le bateau de l'histoire... Des pirates dans Paris: on aura tout vu ! Cela dépayse forcément. Les auteurs puisent dans la littérature du XIXème siècle (je pense à Jules Verne) leur source d'inspiration. Cela donne un côté presque poétique. Oeuvre intelligente et d'une rare richesse pour les uns, elle m'a laissé totalement insensible.
Hellheim
Carol Ann est une ado différente et un peu perturbée. Elle ne connaît pas son père, elle se dispute avec sa mère et n'a visiblement aucun ami au lycée. Elle consulte régulièrement une psy, notamment pour lui parler des nombreux cauchemars étranges qu'elle fait. La mise en situation des personnages est maîtrisée et le début de l'histoire est intéressant. Tout va basculer lorsque Carol Ann va franchir un palier et mettre le pied dans cet autre monde, celui qui la hante dans ses cauchemars. Ce monde fantaisiste est certes irréaliste, mais bien peu crédible et surtout peu attractif. C'est un endroit qui pourrait être l'enfer et dont le despote qui y règne est servi par une multitude de sujets dont on se demande encore pourquoi ils lui obéissent, et qui viole de bon cœur et en toute légitimité la totalité des jeunes femmes nues qui se trouve dans le coin. La deuxième partie est un long historique de l'origine de ce monde. Ce passage tire bien trop en longueur et manque cruellement d'originalité : 2 frères, radicalement différents, qui essayent de renverser leur père pour devenir à leur tour maître du royaume. Cela est mis en image par un dessin très agréable, mais qui hélas perd de sa superbe dans la seconde moitié où on a l'impression que l'on a oublié de gommer les crayonnés de construction...
La Dernière Chevauchée
Je suis assez déçue, j'avais lu de bonnes critiques sur ce diptyque et finalement il se révèle on ne peut plus classique. Du western à son niveau le plus basique, ça pétarade et ça tue sans cesse, je ne pense pas que les gens de l'époque avaient la gâchette aussi facile ; avec Chanoinat on tire d'abord et on discute après. L'histoire essaye tant bien que mal de se faire une petite place entre deux coups de feu, et là encore on reste dans le basique : vengeance et trahison. T'as essayé de me tuer, je te tue ; t'as tué mon pote, ma femme, mon fils, mon chien, mon poisson rouge, hop je te tue ; tu veux me voler, bang, bang, t'es mort aussi. Petit SPOILER ? C'est au tout début de la bd donc pas vraiment une grosse révélation, enfin voici : "on me paye pour tuer un mec, ah je le connais c'est un mec bien, pan ! pan ! J'le tue quand même et après j'élève sa fille, parce que moi aussi je suis un mec bien". MDR et fin SPOILER ? Bon, apparemment ça a plu à certains, probablement fans de western. De mon côté j'aime quand il y a une histoire un peu plus consistance et surtout plus développée, car il y a tant de personnages qu'ils ne sont psychologiquement pas travaillés, pourtant il y avait matière, mais tout est resté trop superficiel. Le point fort reste le graphisme de Cassini, vraiment très beau et qui s'accorde parfaitement au genre. Les cow-boys, leurs dégaines, leurs vêtements, sont vraiment réussis et les décors des villes aussi sont excellents. Dommage que le scénario ne vienne pas soutenir le dessin. Malgré tout ça se laisse lire, il y a quand même un petit charme, d'où ma note de 2 étoiles.
Shaman King
Dire que je n'ai pas apprécié cette série serait faux. J'ai bien aimé mais seulement quand je m'ennuyais l'instant d'avant... J'en ai donc conclu que mon intérêt pour ce manga serait à son paroxysme lorsque je m'ennuie. Pas très flatteur comme constat. Toujours est-il que même en dehors de ça, certaines idées évoquées m'ont intéressé. Mais elles manquent cependant de profondeur et ne sont malheureusement qu'effleurées, ce qui ne me permet pas de remonter la note. Déjà le premier tome ne m'a pas mis à l'aise. Trop superficiel, une impression de déjà vu: un jeune héros orphelin qui n'a pas d'amis, éduqué par son grand-père (bon y'a aussi sa grand-mère) et qui n'est pas spécialement à l'aise avec les femmes, ça ne vous rappelle rien? Les dialogues manquent de saveur, les gags de subtilité, même si ceux de Bokutou no Ryû m'ont bien fait rire. L'histoire ne m'a pas plus attirée que ça (même si en théorie et en pratique on peut partir de rien et proposer une narration qui vaut le détour): trop de combats (ok manga mais c'est pas une raison pour faire comme Naruto tout de même) et j'ai décroché durant le Shaman Fight. Je me suis arrêté très précisément au tome 22. Apparemment la fin est, comme beaucoup de mangas publiés épisodiquement, bâclée. Donc aucun regret. Je lui reconnais cependant un point positif: les bases sortent de l'ordinaire. Mais malheureusement cela ne suffit pas. Les personnages manquent cruellement de profondeur et le mangaka nous ressert des archétypes des héros de shonens : le héros gentil et naïf, le méchant soi disant sans coeur mais qui va finalement s'allier tacitement avec son rival gentil (qu'il ne peut pas saquer et qui est plus fort que lui d'un chouia). Des bons compagnons dévoués. Seul Bokutou no Ryû échappe de peu à cette règle, mais n'en devient pas pour autant un personnage à la psychologie ultra développée. Le dessin quant à lui ne m'a vraiment pas plu. Je le trouve trop fouillis, pas assez élaboré (ok c'est un manga mais ce n'est pas une excuse à part entière) ; les cadrages sont hideux. Bref vous l'aurez compris, pour moi Shaman King est loin d'être une référence du shonen. Il se contente de reprendre les codes sans rien apporter de nouveau et va même à "plagier" Dragon Ball.