« Litteul Kévin » est une bande dessinée qui nous raconte les aventures cocasses de Kévin le fils de parents motard, sa mère jusqu’au bout des ongles, son père jusqu’au bout des Santiag’.
Le dessin, à défaut de véritablement me plaire, a au moins un mérite : son dynamisme ! Le trait est extrêmement vivant et agréable à regarder. Pour le genre comique, c’est même un dessin complexe et travaillé. De plus, j’apprécie que Coyote ait su s’en tenir au noir et blanc au lieu de faire de la couleur facile (souvent le cas des bandes dessinées humoristiques).
Le problème est que malgré une idée de base intéressante, « Litteul Kévin » ne me fait pas rire. L’humour ne me parle pas et j’ai refermé chaque album en me disant que j’étais déçu. Je n’arrive pas à accrocher… C’est regrettable surtout quand on voit le soin apporté au dessin.
Je ne recommande donc pas l’achat de cette série. En humour, il y a beaucoup mieux. « Litteul Kévin » ne vaut pas franchement le détour.
Jusqu'au tome 6 j'ai trouvé cette série vraiment pas bonne : scènes d'actions redondantes, couleurs catastrophiques, traitement des personnages convenus voire ennuyeux, scénario tout droit sortie d'un film de série B.
Et puis LE rebondissement de la BD se passe et on bascule dans une histoire pas plus originale, ni mieux scénarisée mais où les personnages prennent de l'épaisseur et donc j'ai pu commencer à m'attacher à quelques personnages.
A partir du douzième tome l'histoire prend un tournant, l'auteur a une bonne idée de scénario pour dérouler l'histoire jusqu'à la fin : rajouter une bonne dose d'allégorique, une pincée de métaphysique et un soupçon de spirituel. Mais je n'ai pas accroché à la manière dont il l'a exploitée.
Il y a une chose qui me restera de cette BD c'est le personnage, secondaire dans l'histoire, de l'homme-oiseau. Le faux aveugle dans une dictature : un vrai délice.
C'est difficile de suivre une aventure quand les deux héroïnes, Katchoo et Francine, vous sont proprement insupportables. Elles partagent le même appartement et presque le même lit. On ne s'attachera pas à leurs délires et leurs déboires amoureux.
Cette série oscille entre la comédie romantique et le thriller policier. Pour autant, c'est une mauvaise comédie de moeurs. J'ai rarement souri à ces blagues pro-féministes à mort. Et dans le genre polar, on a vu mieux. Si seulement, il y avait un peu d'exotisme. Mais non, rien de tel !
Pour une fois qu'on pouvait lire un comic loin des super-héros qui jalonnent le genre, c'est raté ! C'est plat et sans relief.
J'ai été un peu larguée, j'ai confondu certains personnages et c'est en lisant les avis de Ro et d'Arzak que je comprends enfin pourquoi toute cette confusion. J'ai lu une petite moitié du récit deux fois ; à la première lecture je n'ai pas été captivée et j'ai laissé tomber, à la deuxième je suis allée au bout mais à tâtons, sans vraiment m'intéresser aux personnages ni à ce qui leur arrivait, d'où certainement mon manque de compréhension. De plus les histoires de famille de l'un des personnages sont vraiment trop banales et parfois la vulgarité des propos ou des scènes, que je peux apprécier dans d'autres récits, ici m'ont franchement déplu.
Le dessin n'est pas trop mal, mais pas forcément dans mes goûts, et n'étant absolument pas entrée dans l'histoire il m'a laissée indifférente. Bref, pas pour moi ce polar, d'autres apprécieront.
J'ai lu la première histoire de cette série (tomes 1 et 2) et… bof, je dois dire que je ne suis pas convaincue du tout…
Pas convaincue par l'histoire pour commencer qui alterne les passages soporifiques et bavards (notamment au début, j'ai cru que j'allais abandonner au premier 1/3 de l'album) avec de l'action et de la baston qui réveillent un peu mais sans plus. Le vaudou comme cause à tous ces morts (je ne mets même pas de spoiler tellement c'est évident dès les premières pages) ne m'a pas dérangée plus que ça, au contraire, c'est peut-être ce qui m'a permis de lire l'histoire jusqu'au bout.
Ce qui m'a gênée vraiment côté scénario c'est que jamais ô grand jamais je ne me suis attachée à un personnage, ni aux quatre membres de la troupe d'élite (comme le dit pol, j'ai été marquée par l'indien, un peu moins par Morton, et les deux autres, je ne m'en rappelle déjà plus), ni à la fille de bonne famille et son pauvre frangin. Leurs mésaventures me sont passées dessus sans jamais susciter mon intérêt... En plus, l'histoire a un peu tendance à sauter du coq à l'âne "sans prévenir", on raccroche les wagons assez vite, mais bon…
Le dessin me laisse également perplexe, surtout les couleurs en fait, j'ai trouvé certaines planches plutôt jolies et d'autres franchement moches. Les ombres sont parfois un peu spéciales, comme si on avait voulu faire dans cette BD un recueil d'effets graphiques plus ou moins bizarres.
WEST n'est pas un western comme le laisse sous entendre le titre, il n'empêche qu'il s'en dégage une ambiance un trop peu similaire à mon goût : gros bras, grosses armes, avec un héros sensé être charismatique (un peu à là "Inspecteur Harry") mais qui m'a laissée de marbre.
Sans moi pour la suite. Vraiment bof. Limite 1/5.
C'est quand même une lecture un peu fade. Non pas qu'il ne se passe pas grand chose, mais surtout qu'on ne retient rien de vraiment intéressant.
Manara joue en l'espèce avec le fantasme de l'homme invisible. Que feriez-vous si vous aviez la possibilité d'être totalement invisible ? Braquer une banque ni vu ni connu ? Non, bien sûr. On préfère mâter une danseuse ringarde dans un grand hôtel : c'est plus passionnant !
J'ai lu l'intégrale. Le second tome n'a pratiquement plus rien à voir avec le premier. On ne reconnaît même pas les traits de ce professeur de physique ayant mis au point la pommade de l'invisibilité.
A mettre au crédit de l'auteur : on ne tombe jamais dans la vulgarité et la pornographie. Cela reste de l'art avec toujours un excellent crayonné surtout pour dessiner les femmes. Cependant, je dois bien avouer que c'est un bien piètre scénariste.
J'ai lu cette bd pour le dessin de ses personnages fantastiques et bien qu'ils ne soient pas d'une folle originalité ils ont un excellent rendu graphique. Bd informatisée donc, mais qui a quelques touches de couleur au pinceau.
Je ferai deux reproches : le premier concerne les visages humains, parfois très réussis et parfois moins, non qu'ils soient différents d'une case à l'autre, juste moins bons. Par exemple Carol Ann, 15 ans, ne fait pas toujours le même âge, parfois 15 et d'autre 30 voire plus rarement 40.
Deuxième reproche : les personnages fantastiques sont souvent nus mais sans sexe ou alors cette partie de leur anatomie est très, très grossièrement dessinée en une masse informe, si cela gênait tant les auteurs pourquoi ne pas les avoir habillés ? ; c'est dommage car ça enlève de la crédibilité au récit. Par ailleurs certaines femmes ont une espèce de vêtement que ne leur cache que les bras…, et sont toujours seins nus, pas très logique tout ça.
Bon c'est tout de même très agréable à regarder.
Concernant le scénario j'ai beaucoup aimé le monde "des enfers", tel qu'il est représenté ici et je mets entre guillemets car on ne sait pas encore précisément ce qu'il représente réellement. Les monstres sont intéressants et j'aimerais que le second et dernier volume se déroule presque exclusivement dans ce monde, qu'on puisse en savoir un peu plus. L'histoire est bien menée et assez prenante, sans temps morts. On n'a pas le temps de souffler car il se passe constamment quelque chose.
Mise à jour pour le tome 2
Je viens à peine d'investir dans le tome 1 que trois jours après j'apprends qu'une intégrale vient de sortir. Donc si je veux lire la suite de dois réinvestir dans cette intégrale ? C'est du foutage de gueule, d'autant que je l'ai vue cette intégrale et qu'elle est juste en noir et blanc et dans un format plus petit. Sans les couleurs cet univers perd beaucoup.
Mais surtout, surtout, c'est mon fric que je perds dans l'histoire, alors, deux étoiles et c'est déjà beaucoup, pour cette lecture à l'arrière goût d'arnaque.
Cédant à la grande mode qui consiste à décliner une série sous toutes les variations possibles, les Studios Vandersteen ont créé ces P’tits Bob et Bobette. Ces albums s’adressent avant tout (et, à mon avis, exclusivement) aux lecteurs les plus jeunes.
Les histoires se présentent sous la forme de gags en une planche. Ceux-ci ne me sont apparus que rarement (pour ne pas dire exceptionnellement) drôles mais souvent (pour ne pas dire toujours) très prévisibles. Il est vrai qu’ils ne me sont pas destinés. Pour avoir pu vérifier l’effet produit sur un lectorat plus jeune, je ne peux malheureusement que confirmer cette impression : même un gamin de 7 ans trouve ces gags bien fades (mais sympathiques).
Au niveau graphique, la série ne surprendra personne. La cure de rajeunissement des deux héros est réussie, et les personnages (qui sont d’ailleurs déjà fort jeunes dans la série mère) sont facilement reconnaissables par tous lecteurs. Le trait de Jeff Broeckx est soigné à défaut d’innover dans ce style très reconnaissable qui est celui des studios Vandersteen.
Peut-être un jeune lecteur trouvera la série finalement pas mal, mais personnellement, je ne peux rien dire d’autre que …
Bof …
(A noter que les premiers tomes de la collection sont signés Urbanus, un humoriste de légende en Flandres qui bénéficie de sa propre série de bande dessinée (mais, heureusement pour vous, uniquement disponible dans la langue de Vondel). Alors que certains de ses films sont encore relativement sympathiques et que plusieurs de ses sketchs sont tout simplement réussis, cet essai en tant que scénariste d’une série dédiée à la jeunesse s’avère être un échec à mes yeux.)
On peut toujours se poser des questions quant à l’opportunité d’effectuer telle ou telle adaptation d’œuvres célèbres. Entre opportunisme mercantile visant à exploiter le talent d’autrui à son propre profit et hommage réel visant à révéler à un public le plus large possible l’œuvre géniale de son auteur, mon cœur balancera toujours (j’adore les Nestor Burma de Tardi, par exemple).
Dans le cas de cette série, je ne peux que souligner que le commissaire Maigret a déjà été l’objet de bien des adaptations, tant cinématographiques que télévisées. Par conséquent, pourquoi ne pas l’adapter en bandes dessinées ? La découverte de l’univers de Georges Simenon en sera facilitée par la concision d’un album de bande dessinée, et la lecture de ces albums incitera sans doute le lecteur à découvrir l’œuvre originale …
… sauf que …
Lorsque l’adaptation gâche l’œuvre originale par une trop grande concision, par une narration maladroite, mais surtout lorsque sa retranscription graphique fait injure au talent de son créateur, plus rien ne justifie le procédé.
Georges Simenon, s’il était doué pour mettre sur pied une intrigue efficace, excellait avant tout dans la création d’ambiances. La description d’un lieu, l’analyse psychologique d’un personnage ou l’art de rendre palpable un univers sont les principales forces de ses romans.
Malheureusement, ces qualités sont trop souvent absentes de ces adaptations (seule la troisième échappe à mes yeux à ce naufrage). Restent les intrigues, mais la narration trop linéaire d’Odile Reynaud me fait piquer du nez.
D’un point de vue graphique, j’ai bien plus apprécié les albums illustrés par Brichau (tomes 3 et 5) que ceux de Wurms. Mais aucun des deux n’est exceptionnel de qualité.
Une initiative inutile, en somme. Et des albums tout à fait dispensables.
Une belle déception. Le dessin n'est pas beau, je dirai même plus, il est franchement laid. Il ne tient pas la comparaison avec La Perspective Nevski ou Rayban Dog, il est à des années lumières de ces deux productions. Il est loin d'être aussi travaillé, un noir et blanc juste hachuré à la va-vite, ajouté à cela le manque des belles couleurs de Redolfi, c'est totalement décevant.
Quant au scénario, je l'ai trouvé excessivement enfantin. Les récits pour petits je n'ai rien contre à partir du moment où je suis prévenue, je n'aime pas avoir ce genre de mauvaises surprises. Cette histoire se lit en dix minutes et elle ne m'a absolument pas touchée. Peut-être un peu la grand-mère et l'étoile, mais c'est vraiment peu, pour ne pas dire presque rien. Viktor n'est pas attachant. Viktor se montre borné et égoïste. Viktor j'avais juste envie de lui mettre une paire de claque pour le ramener à la réalité. Quant à la fin elle m'a franchement fait rire, je l'ai trouvée ridicule.
PS : La nouvelle version colorisée est bien plus jolie !
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Litteul Kévin
« Litteul Kévin » est une bande dessinée qui nous raconte les aventures cocasses de Kévin le fils de parents motard, sa mère jusqu’au bout des ongles, son père jusqu’au bout des Santiag’. Le dessin, à défaut de véritablement me plaire, a au moins un mérite : son dynamisme ! Le trait est extrêmement vivant et agréable à regarder. Pour le genre comique, c’est même un dessin complexe et travaillé. De plus, j’apprécie que Coyote ait su s’en tenir au noir et blanc au lieu de faire de la couleur facile (souvent le cas des bandes dessinées humoristiques). Le problème est que malgré une idée de base intéressante, « Litteul Kévin » ne me fait pas rire. L’humour ne me parle pas et j’ai refermé chaque album en me disant que j’étais déçu. Je n’arrive pas à accrocher… C’est regrettable surtout quand on voit le soin apporté au dessin. Je ne recommande donc pas l’achat de cette série. En humour, il y a beaucoup mieux. « Litteul Kévin » ne vaut pas franchement le détour.
Akira
Jusqu'au tome 6 j'ai trouvé cette série vraiment pas bonne : scènes d'actions redondantes, couleurs catastrophiques, traitement des personnages convenus voire ennuyeux, scénario tout droit sortie d'un film de série B. Et puis LE rebondissement de la BD se passe et on bascule dans une histoire pas plus originale, ni mieux scénarisée mais où les personnages prennent de l'épaisseur et donc j'ai pu commencer à m'attacher à quelques personnages. A partir du douzième tome l'histoire prend un tournant, l'auteur a une bonne idée de scénario pour dérouler l'histoire jusqu'à la fin : rajouter une bonne dose d'allégorique, une pincée de métaphysique et un soupçon de spirituel. Mais je n'ai pas accroché à la manière dont il l'a exploitée. Il y a une chose qui me restera de cette BD c'est le personnage, secondaire dans l'histoire, de l'homme-oiseau. Le faux aveugle dans une dictature : un vrai délice.
Strangers in Paradise
C'est difficile de suivre une aventure quand les deux héroïnes, Katchoo et Francine, vous sont proprement insupportables. Elles partagent le même appartement et presque le même lit. On ne s'attachera pas à leurs délires et leurs déboires amoureux. Cette série oscille entre la comédie romantique et le thriller policier. Pour autant, c'est une mauvaise comédie de moeurs. J'ai rarement souri à ces blagues pro-féministes à mort. Et dans le genre polar, on a vu mieux. Si seulement, il y avait un peu d'exotisme. Mais non, rien de tel ! Pour une fois qu'on pouvait lire un comic loin des super-héros qui jalonnent le genre, c'est raté ! C'est plat et sans relief.
Angle mort
J'ai été un peu larguée, j'ai confondu certains personnages et c'est en lisant les avis de Ro et d'Arzak que je comprends enfin pourquoi toute cette confusion. J'ai lu une petite moitié du récit deux fois ; à la première lecture je n'ai pas été captivée et j'ai laissé tomber, à la deuxième je suis allée au bout mais à tâtons, sans vraiment m'intéresser aux personnages ni à ce qui leur arrivait, d'où certainement mon manque de compréhension. De plus les histoires de famille de l'un des personnages sont vraiment trop banales et parfois la vulgarité des propos ou des scènes, que je peux apprécier dans d'autres récits, ici m'ont franchement déplu. Le dessin n'est pas trop mal, mais pas forcément dans mes goûts, et n'étant absolument pas entrée dans l'histoire il m'a laissée indifférente. Bref, pas pour moi ce polar, d'autres apprécieront.
W.E.S.T
J'ai lu la première histoire de cette série (tomes 1 et 2) et… bof, je dois dire que je ne suis pas convaincue du tout… Pas convaincue par l'histoire pour commencer qui alterne les passages soporifiques et bavards (notamment au début, j'ai cru que j'allais abandonner au premier 1/3 de l'album) avec de l'action et de la baston qui réveillent un peu mais sans plus. Le vaudou comme cause à tous ces morts (je ne mets même pas de spoiler tellement c'est évident dès les premières pages) ne m'a pas dérangée plus que ça, au contraire, c'est peut-être ce qui m'a permis de lire l'histoire jusqu'au bout. Ce qui m'a gênée vraiment côté scénario c'est que jamais ô grand jamais je ne me suis attachée à un personnage, ni aux quatre membres de la troupe d'élite (comme le dit pol, j'ai été marquée par l'indien, un peu moins par Morton, et les deux autres, je ne m'en rappelle déjà plus), ni à la fille de bonne famille et son pauvre frangin. Leurs mésaventures me sont passées dessus sans jamais susciter mon intérêt... En plus, l'histoire a un peu tendance à sauter du coq à l'âne "sans prévenir", on raccroche les wagons assez vite, mais bon… Le dessin me laisse également perplexe, surtout les couleurs en fait, j'ai trouvé certaines planches plutôt jolies et d'autres franchement moches. Les ombres sont parfois un peu spéciales, comme si on avait voulu faire dans cette BD un recueil d'effets graphiques plus ou moins bizarres. WEST n'est pas un western comme le laisse sous entendre le titre, il n'empêche qu'il s'en dégage une ambiance un trop peu similaire à mon goût : gros bras, grosses armes, avec un héros sensé être charismatique (un peu à là "Inspecteur Harry") mais qui m'a laissée de marbre. Sans moi pour la suite. Vraiment bof. Limite 1/5.
Le Parfum de l'Invisible
C'est quand même une lecture un peu fade. Non pas qu'il ne se passe pas grand chose, mais surtout qu'on ne retient rien de vraiment intéressant. Manara joue en l'espèce avec le fantasme de l'homme invisible. Que feriez-vous si vous aviez la possibilité d'être totalement invisible ? Braquer une banque ni vu ni connu ? Non, bien sûr. On préfère mâter une danseuse ringarde dans un grand hôtel : c'est plus passionnant ! J'ai lu l'intégrale. Le second tome n'a pratiquement plus rien à voir avec le premier. On ne reconnaît même pas les traits de ce professeur de physique ayant mis au point la pommade de l'invisibilité. A mettre au crédit de l'auteur : on ne tombe jamais dans la vulgarité et la pornographie. Cela reste de l'art avec toujours un excellent crayonné surtout pour dessiner les femmes. Cependant, je dois bien avouer que c'est un bien piètre scénariste.
Hellheim
J'ai lu cette bd pour le dessin de ses personnages fantastiques et bien qu'ils ne soient pas d'une folle originalité ils ont un excellent rendu graphique. Bd informatisée donc, mais qui a quelques touches de couleur au pinceau. Je ferai deux reproches : le premier concerne les visages humains, parfois très réussis et parfois moins, non qu'ils soient différents d'une case à l'autre, juste moins bons. Par exemple Carol Ann, 15 ans, ne fait pas toujours le même âge, parfois 15 et d'autre 30 voire plus rarement 40. Deuxième reproche : les personnages fantastiques sont souvent nus mais sans sexe ou alors cette partie de leur anatomie est très, très grossièrement dessinée en une masse informe, si cela gênait tant les auteurs pourquoi ne pas les avoir habillés ? ; c'est dommage car ça enlève de la crédibilité au récit. Par ailleurs certaines femmes ont une espèce de vêtement que ne leur cache que les bras…, et sont toujours seins nus, pas très logique tout ça. Bon c'est tout de même très agréable à regarder. Concernant le scénario j'ai beaucoup aimé le monde "des enfers", tel qu'il est représenté ici et je mets entre guillemets car on ne sait pas encore précisément ce qu'il représente réellement. Les monstres sont intéressants et j'aimerais que le second et dernier volume se déroule presque exclusivement dans ce monde, qu'on puisse en savoir un peu plus. L'histoire est bien menée et assez prenante, sans temps morts. On n'a pas le temps de souffler car il se passe constamment quelque chose. Mise à jour pour le tome 2 Je viens à peine d'investir dans le tome 1 que trois jours après j'apprends qu'une intégrale vient de sortir. Donc si je veux lire la suite de dois réinvestir dans cette intégrale ? C'est du foutage de gueule, d'autant que je l'ai vue cette intégrale et qu'elle est juste en noir et blanc et dans un format plus petit. Sans les couleurs cet univers perd beaucoup. Mais surtout, surtout, c'est mon fric que je perds dans l'histoire, alors, deux étoiles et c'est déjà beaucoup, pour cette lecture à l'arrière goût d'arnaque.
P'tits Bob et Bobette
Cédant à la grande mode qui consiste à décliner une série sous toutes les variations possibles, les Studios Vandersteen ont créé ces P’tits Bob et Bobette. Ces albums s’adressent avant tout (et, à mon avis, exclusivement) aux lecteurs les plus jeunes. Les histoires se présentent sous la forme de gags en une planche. Ceux-ci ne me sont apparus que rarement (pour ne pas dire exceptionnellement) drôles mais souvent (pour ne pas dire toujours) très prévisibles. Il est vrai qu’ils ne me sont pas destinés. Pour avoir pu vérifier l’effet produit sur un lectorat plus jeune, je ne peux malheureusement que confirmer cette impression : même un gamin de 7 ans trouve ces gags bien fades (mais sympathiques). Au niveau graphique, la série ne surprendra personne. La cure de rajeunissement des deux héros est réussie, et les personnages (qui sont d’ailleurs déjà fort jeunes dans la série mère) sont facilement reconnaissables par tous lecteurs. Le trait de Jeff Broeckx est soigné à défaut d’innover dans ce style très reconnaissable qui est celui des studios Vandersteen. Peut-être un jeune lecteur trouvera la série finalement pas mal, mais personnellement, je ne peux rien dire d’autre que … Bof … (A noter que les premiers tomes de la collection sont signés Urbanus, un humoriste de légende en Flandres qui bénéficie de sa propre série de bande dessinée (mais, heureusement pour vous, uniquement disponible dans la langue de Vondel). Alors que certains de ses films sont encore relativement sympathiques et que plusieurs de ses sketchs sont tout simplement réussis, cet essai en tant que scénariste d’une série dédiée à la jeunesse s’avère être un échec à mes yeux.)
Maigret
On peut toujours se poser des questions quant à l’opportunité d’effectuer telle ou telle adaptation d’œuvres célèbres. Entre opportunisme mercantile visant à exploiter le talent d’autrui à son propre profit et hommage réel visant à révéler à un public le plus large possible l’œuvre géniale de son auteur, mon cœur balancera toujours (j’adore les Nestor Burma de Tardi, par exemple). Dans le cas de cette série, je ne peux que souligner que le commissaire Maigret a déjà été l’objet de bien des adaptations, tant cinématographiques que télévisées. Par conséquent, pourquoi ne pas l’adapter en bandes dessinées ? La découverte de l’univers de Georges Simenon en sera facilitée par la concision d’un album de bande dessinée, et la lecture de ces albums incitera sans doute le lecteur à découvrir l’œuvre originale … … sauf que … Lorsque l’adaptation gâche l’œuvre originale par une trop grande concision, par une narration maladroite, mais surtout lorsque sa retranscription graphique fait injure au talent de son créateur, plus rien ne justifie le procédé. Georges Simenon, s’il était doué pour mettre sur pied une intrigue efficace, excellait avant tout dans la création d’ambiances. La description d’un lieu, l’analyse psychologique d’un personnage ou l’art de rendre palpable un univers sont les principales forces de ses romans. Malheureusement, ces qualités sont trop souvent absentes de ces adaptations (seule la troisième échappe à mes yeux à ce naufrage). Restent les intrigues, mais la narration trop linéaire d’Odile Reynaud me fait piquer du nez. D’un point de vue graphique, j’ai bien plus apprécié les albums illustrés par Brichau (tomes 3 et 5) que ceux de Wurms. Mais aucun des deux n’est exceptionnel de qualité. Une initiative inutile, en somme. Et des albums tout à fait dispensables.
Viktor
Une belle déception. Le dessin n'est pas beau, je dirai même plus, il est franchement laid. Il ne tient pas la comparaison avec La Perspective Nevski ou Rayban Dog, il est à des années lumières de ces deux productions. Il est loin d'être aussi travaillé, un noir et blanc juste hachuré à la va-vite, ajouté à cela le manque des belles couleurs de Redolfi, c'est totalement décevant. Quant au scénario, je l'ai trouvé excessivement enfantin. Les récits pour petits je n'ai rien contre à partir du moment où je suis prévenue, je n'aime pas avoir ce genre de mauvaises surprises. Cette histoire se lit en dix minutes et elle ne m'a absolument pas touchée. Peut-être un peu la grand-mère et l'étoile, mais c'est vraiment peu, pour ne pas dire presque rien. Viktor n'est pas attachant. Viktor se montre borné et égoïste. Viktor j'avais juste envie de lui mettre une paire de claque pour le ramener à la réalité. Quant à la fin elle m'a franchement fait rire, je l'ai trouvée ridicule. PS : La nouvelle version colorisée est bien plus jolie !