Attention OVNI en vue !
Metamuta est un one-shot atypique. Pour bien en comprendre la genèse, il est utile d’en expliquer l’origine.
Run participe activement aux choix de l’éditeur Ankama en plus du travail qu’il fournit sur la série Mutafukaz et du label 619 sans parler de sa participation au projet Dofus.
Il tombe sur la première œuvre de Jérémie Labsolu, Wild West Teeth dont il tombe amoureux et lui propose de participer à un spin off de sa célèbre série portant sur l’un des deux personnages principaux, Angelino.
Laissé en état de grâce à la fin du tome 2, décision est prise donc d’accentuer l’histoire de Métamuta vers la conscience en apesanteur de Angelino… Où l’on en apprendra davantage sur ses parents et ses « talents » ainsi qu’une histoire d’amour complètement barrée digne du film « Sailor & Lula » avec… Luna !
Le problème c’est qu’en agissant de la sorte, on sort du cadre instauré par Mutafukaz par une vision bien plus noire… Présenté comme un manga avec lecture occidentale et noir & blanc, on perd en humour et en couleurs ce qu’on gagne en noirceur et poésie. Car c'est bien en tant qu'atmosphère morbide à la David Lynch qu’il faut appréhender cette œuvre. Tout cela ne poserait pas problème si le parti pris d’un graphisme hautement dérangeant et brouillon ne venait une fois encore bouleverser la donne. Un coup d’œil sur la galerie ici présente vous en donnera un aperçu et je défie quiconque feuilletant le bouquin en librairie ne pas en faire la grimace !
Selon Run, c’est voulu et travaillé mais selon l’humeur on trouvera cela moche ou culotté voire les deux. La volonté de créer une œuvre malsaine et dérangeante est tout à fait louable et respectable mais encore faut-il pouvoir déchiffrer certains découpages, certaines tâches d’encre et un style patchwork des plus « inhabituels ».
En résulte une œuvre qui se laisse lire sans plaisir ni déplaisir et que l’on pourrait comparer aux dessins névrosés de From Hell mais n’est pas Moore qui veut et le scénario s’étend sur de nombreuses pages lues rapidement pour un résultat assez anodin. Impossible donc de conseiller son acquisition à des personnes étrangères au monde Mutafukaz et en étant tout à fait honnète, c’est tout à fait dispensable même pour la saga principale des aventures de Vinz et Angelino puisqu’il s’agit d’un cauchemar propre à Angelino.
Et pourtant, les dernières pages (à la verticale d’un immeuble pour ne pas spoiler) sont tout à fait superbes dans leur présentation et leur conclusion et comme c’est bien souvent la dernière impression qui subsiste et afin d’encourager ce genre de productions indépendantes, je souligne l’audace de Labsolu comme celle de Run et lui octroie un 2/5 sans en conseiller l’achat car il s’agit d’un hors série de luxe destiné davantage aux curieux qu’aux fans de Mutafukaz.
En conclusion, que tous ceux qui ne jurent une bd que par son aspect graphique passent leur chemin, voici une oeuvre uniquement destinée aux autres amateurs d'oeuvres un peu moins conventionnelles mais familiers de Mutafukaz, c'est dire à quel point ce one-shot sera lu en comité restreint !
Dommage qu’on n’ait pas intégré le Wild West Teeth en bonus afin de rendre cet ovni un peu moins dispensable ! Je doute également que la relecture de Métamuta soit réellement envisageable comme telle tant le seul plaisir octroyé tient de la découverte bref une oeuvre qui va peiner à trouver son public mais bravo à Run pour cette initiative suicidaire car elle tient du coup de coeur et non pas d'une influence commerciale et ça je tenais à le souligner.
Entre son format atypique et son cadre (le mont saint Michel au moyen âge) cette BD aurait pu être sympa. L'architecture du lieu est d'ailleurs très bien mise en image.
Mais hélas, en plus de n'être guère originale, l'histoire n'est pas franchement palpitante. Une chasse au trésor sur fond de malédiction, pourquoi pas. La mise en situation n'est pas inintéressante mais elle est surtout un peu trop longue. Entre l'arrivée du moine, la présentation des personnages, la construction de la chapelle, on ne découvre les vraies motivations de notre héros qu'a la moitié de l'album.
C'est là que l'histoire démarre, et cette chasse au trésor se tient. Le mystère est là. Mais c'est aussi là que l'auteur use de pas mal de facilités scénaristes malvenues (une main sortie de nulle part pour se sauver d'une chute de toit, un personnage qui n'a rien à faire dans les parages ouvre une trappe tandis que les autres allaient se noyer dans une oubliette...).
Bref trop d'éléments déjà vus et qui manquent un peu de crédibilité. De plus le petit coté rituel et incantation de l'esprit des dieux n'apporte pas grand chose à cette histoire.
Dommage, ça aurait pu emboiter le pas du "nom de la rose", mais finalement rien de marquant dans cette BD.
Topless est un road movie assez sombre qui entraine le lecteur sur la route avec Martin le pianiste et Jeanne la belle stripteaseuse. Tout ici est question d'ambiance sur fond de piano et de fumée de cigarettes. Night club, Motels crasseux, couleurs sombres, traits gras et épurés, répliques acerbes et cyniques du narrateur. Le ton est donné et colle impeccablement à cette ambiance nocturne. C'est indéniablement le point fort de ce one shot.
Coté action et suspens, c'est moins ça. Nos 2 fuyards filent sur les routes et l'issue de cette escapade ne fait aucun doute. Elle devient même de plus en plus évidente au fil des pages. D'ailleurs il parait évident que les auteurs n'ont pas tenté de réinventer la roue avec une histoire incroyable pleine de rebondissements. Cette aventure sert de toile de fond, presque de prétexte pour mettre en image cette atmosphère, qui elle est très bien rendue.
Hélas cette histoire si peu marquante, trop linéaire et superficielle vient un peu gâcher le plaisir. Dommage car sur la forme il y avait une très bonne base de départ.
Je suis 100% d'accord avec ThePatrick. Ce one-shot n'est pas mauvais, mais il ne se passe rien de vraiment mémorable. C'est sympathique au début de voir ce que font les aliens, mais au fil des pages j'ai commencé à m’ennuyer car rien ne captivait mon attention. De plus, je n'a rien contre le muet, mais j'aurais bien aimé savoir ce que disent parfois les aliens car il y a des choses que je n'ai pas tout à fait compris.
Au fait, j'ai lu...la version anglaise !
Dans ce one shot on retrouve le personnage du Pauvre Chevalier rencontré dans l'autre bd de F' murrr Le Pauvre Chevalier. Le tout début a un peu d'humour, les quatre aveugles sont assez sympathiques, mais tout de suite le récit prend une allure de légende arthurienne, avec une pointe du Roman de Renart et un passage en rapport avec Van Gogh, à tant vouloir faire d'anachronismes l'humour passe à mon goût à la trappe, où alors il faut être réceptif au genre. J'ai trouvé ce récit assez moyen mais pas aussi mauvais que Le Pauvre Chevalier.
Le dessin par contre est sympa et assez épuré. Les couleurs ne sont pas criardes, un peu sombres parfois et elles s'accordent bien avec le récit.
Pas très convaincant. Je n'aime pas trop ces histoires d'espionnages avec trahisons à répétitions où on ne sait jamais qui joue quel jeu et pour le compte de qui. Quand à cela s'ajoute des clones, des souvenirs trafiqués et des programmes mentaux, l'embrouille devient telle que le scénariste a les mains libres pour toutes les facilités qui l'arrangent. Et moi ça me dérange. Ou en tout cas, ça n'arrive pas à m'enthousiasmer.
Alors certes, comme toujours avec Hermann, le dessin est très maîtrisé. Il n'y a que les voitures qui ne me plaisent pas ! Quel intérêt d'imaginer des voitures anti-gravité ? Ce n'est pas crédible. Et leur design tout lisse est moche.
J'ai par contre bien apprécié la Chine futuriste imaginée là, très moderne mais toujours manipulée par un omniprésent Parti communiste.
Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé l'ensemble trop confus, trop facile et pas assez crédible à bien des moments.
Parce que « Les Compagnons du crépuscule » figure parmi les immanquables du site et parce que j’avais hautement apprécié Les Passagers du vent du même auteur, je me suis procuré sans a priori cette série réalisée par François Bourgeon.
« Les compagnons du crépuscule » se déroule dans un moyen âge fantastique après la guerre de 100 ans et en France (enfin, on devine…). Le lecteur fera la connaissance de Mariotte, une jeune paysanne assez dévergondée. Suite à une battue à mort menée par une bande armée contre ses proches et les habitants de son village, Mariotte se retrouve seule en compagnie d’un chevalier dont le visage est constamment caché par son casque et d'un jeune homme… Ce trio va ensuite parcourir la contrée apparemment sans but précis sinon de survivre…
Je préfère l’avouer tout de suite : je n’ai pas aimé « Les compagnons du crépuscule » pour plusieurs raisons :
- A mon avis, cette série ne présente pas à proprement parler de scénario. Nos trois principaux protagonistes ont l’air de se balader sans but précis et se retrouvent confrontés à des faits inattendus vite réglés ou se traînant en longueur sans que ça m’apporte quelque chose d’intéressant sur le moyen âge ou sur les personnages. Les trois tomes s’enchaînent sans lien apparent comme s’ils étaient indépendants les uns des autres : ce qui n’est pas fait pour me déplaire mais un minimum de cohérences dans l’enchaînement des péripéties de nos trois héros auraient été bienvenues.
- Les dialogues me sont apparus très bavards et pénibles à suivre. D’une part, l’auteur a utilisé un vocabulaire qui est sensé nous faire découvrir la façon dont les gens parlaient notre langue à cette époque : c’est une intention louable de la part de François Bourgeon mais à la longue, ça m’a saoulé ! D’autre part, j’aurais préféré des séquences imagées à la place de longs textes explicatifs qu’emploient les personnages même s’il aurait fallu rallonger la série mais au moins, je pense que ça aurait été plus convivial de suivre les aventures de ce trio de cette façon !
Au niveau du graphisme, c’est du très bon boulot de la part de François Bourgeon mais les dialogues prennent tellement le pas sur le dessin que je n’ai pas pu l’apprécier pleinement…
Finalement, je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter « Les Compagnons du crépuscule ». Je reproche à l’auteur d’avoir employé des dialogues bavards et un patois de l’époque qui me fut indigeste à la longue. Je lui reproche également un scénario qui part un peu dans tous les sens et l’absence de fil conducteur aux péripéties de nos trois principaux personnages.
Bref, je préfère de loin la série Les Passagers du vent du même auteur aux « Compagnons du crépuscule » !
J'aurais pu faire un copier-coller de l'avis d'Elveen, elle dit exactement ce que je pense. Cette bd n'a ni queue ni tête. La question est : où est l'humour ? Quand je lis au dos de la bd, et pas sur une étiquette que l'on peut arracher, non, imprimé dans le dos même : "Meilleur album d'humour Angoulême 1991" ça me laisse sans voix, je me demande si F' murrr n'aurait pas payé le jury. Si faire de l'humour c'est introduire des anachronismes, c'est particulier… Autour de la table ronde on trouve des cendriers et les chevaliers fument des cigarettes ; les chemins sont goudronnés avec la ligne blanche au milieu, Robin des Bois est là aussi… mort de rire, j'en fais pipi dans ma culotte ! Les dialogues ne sont pas drôles non plus, ni les situations. C'est plutôt une histoire triste.
Quelques noms connus dans ce recueil, mais au final une grosse déception.
Pour une génération de trentenaires tels que moi, les années 1980 furent celles de beaucoup de choses : certains dessins animés, des chansons, l'éveil à la sexualité, de nouveaux codes vestimentaires, etc.
Je ne sais pas trop l'âge de la plupart des auteurs, mais on n'a pas forcément vécu les mêmes choses, ce qui est normal. Ce qui me gêne, plus que la disparité des références, c'est le manque de "peps" de ces évocations. Certains, comme Serge Clerc, déversent une sorte de logorrhée de références musicales parfois inconnues, d'autres inventent une intrigue sans aucun ressort. Bon, il y a quand même des récits sympathiques, comme celui de Bouzard ou la page introductive d'Emile Bravo avec l'Oncle Paul, mais tout le reste sonne désespérément creux. Une indigence probablement due à des délais courts pour la réalisation des planches et au manque d'inspiration des auteurs.
Un coup dans l'eau...
Cette bd se veut humoristique mais c'est raté, l'humour est à base de jeux de mots très vieillots qui ne font plus rire aujourd'hui. Par exemple, lorsque la grenouille gardienne du marais s'écrit : "Ciel mon marais", mouais. Ou alors : "Les chevaliers buboniques ? - La peste les étouffe !", mouais. Ou encore l'épée qui se nomme "Danlo", bof.
Les aventures de Kostar sont dignes d'un troupeau de femelles atteint d'hystérie, c'est trop exagéré, ça crie et ça cogne en permanence et c'est rarement drôle. L'aventure est assez longue mais n'a rien de novateur, un preux chevalier qui part sauver une donzelle, tous les événements que l'on trouve ici on déjà été exploités. La chute n'a rien d'original non plus, mais je ne m'y attendais pas, un bon point donc.
On peut peut-être pardonner à cause le l'âge de la bd, mais aujourd'hui ce genre de scénario et d'humour sont périmés.
Le dessin lui est plutôt sympathique et s'accorde bien avec ce genre de bd, à mi-chemin d'un Astérix et d'un Percevan. Les couleurs sont vives mais pas criardes et les personnages expressifs. Malheureusement le récit n'est pas prenant. Kostar le Magnifique, n'a rien de somptueux.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Mutafukaz - Métamuta
Attention OVNI en vue ! Metamuta est un one-shot atypique. Pour bien en comprendre la genèse, il est utile d’en expliquer l’origine. Run participe activement aux choix de l’éditeur Ankama en plus du travail qu’il fournit sur la série Mutafukaz et du label 619 sans parler de sa participation au projet Dofus. Il tombe sur la première œuvre de Jérémie Labsolu, Wild West Teeth dont il tombe amoureux et lui propose de participer à un spin off de sa célèbre série portant sur l’un des deux personnages principaux, Angelino. Laissé en état de grâce à la fin du tome 2, décision est prise donc d’accentuer l’histoire de Métamuta vers la conscience en apesanteur de Angelino… Où l’on en apprendra davantage sur ses parents et ses « talents » ainsi qu’une histoire d’amour complètement barrée digne du film « Sailor & Lula » avec… Luna ! Le problème c’est qu’en agissant de la sorte, on sort du cadre instauré par Mutafukaz par une vision bien plus noire… Présenté comme un manga avec lecture occidentale et noir & blanc, on perd en humour et en couleurs ce qu’on gagne en noirceur et poésie. Car c'est bien en tant qu'atmosphère morbide à la David Lynch qu’il faut appréhender cette œuvre. Tout cela ne poserait pas problème si le parti pris d’un graphisme hautement dérangeant et brouillon ne venait une fois encore bouleverser la donne. Un coup d’œil sur la galerie ici présente vous en donnera un aperçu et je défie quiconque feuilletant le bouquin en librairie ne pas en faire la grimace ! Selon Run, c’est voulu et travaillé mais selon l’humeur on trouvera cela moche ou culotté voire les deux. La volonté de créer une œuvre malsaine et dérangeante est tout à fait louable et respectable mais encore faut-il pouvoir déchiffrer certains découpages, certaines tâches d’encre et un style patchwork des plus « inhabituels ». En résulte une œuvre qui se laisse lire sans plaisir ni déplaisir et que l’on pourrait comparer aux dessins névrosés de From Hell mais n’est pas Moore qui veut et le scénario s’étend sur de nombreuses pages lues rapidement pour un résultat assez anodin. Impossible donc de conseiller son acquisition à des personnes étrangères au monde Mutafukaz et en étant tout à fait honnète, c’est tout à fait dispensable même pour la saga principale des aventures de Vinz et Angelino puisqu’il s’agit d’un cauchemar propre à Angelino. Et pourtant, les dernières pages (à la verticale d’un immeuble pour ne pas spoiler) sont tout à fait superbes dans leur présentation et leur conclusion et comme c’est bien souvent la dernière impression qui subsiste et afin d’encourager ce genre de productions indépendantes, je souligne l’audace de Labsolu comme celle de Run et lui octroie un 2/5 sans en conseiller l’achat car il s’agit d’un hors série de luxe destiné davantage aux curieux qu’aux fans de Mutafukaz. En conclusion, que tous ceux qui ne jurent une bd que par son aspect graphique passent leur chemin, voici une oeuvre uniquement destinée aux autres amateurs d'oeuvres un peu moins conventionnelles mais familiers de Mutafukaz, c'est dire à quel point ce one-shot sera lu en comité restreint ! Dommage qu’on n’ait pas intégré le Wild West Teeth en bonus afin de rendre cet ovni un peu moins dispensable ! Je doute également que la relecture de Métamuta soit réellement envisageable comme telle tant le seul plaisir octroyé tient de la découverte bref une oeuvre qui va peiner à trouver son public mais bravo à Run pour cette initiative suicidaire car elle tient du coup de coeur et non pas d'une influence commerciale et ça je tenais à le souligner.
Les Flammes de l'Archange
Entre son format atypique et son cadre (le mont saint Michel au moyen âge) cette BD aurait pu être sympa. L'architecture du lieu est d'ailleurs très bien mise en image. Mais hélas, en plus de n'être guère originale, l'histoire n'est pas franchement palpitante. Une chasse au trésor sur fond de malédiction, pourquoi pas. La mise en situation n'est pas inintéressante mais elle est surtout un peu trop longue. Entre l'arrivée du moine, la présentation des personnages, la construction de la chapelle, on ne découvre les vraies motivations de notre héros qu'a la moitié de l'album. C'est là que l'histoire démarre, et cette chasse au trésor se tient. Le mystère est là. Mais c'est aussi là que l'auteur use de pas mal de facilités scénaristes malvenues (une main sortie de nulle part pour se sauver d'une chute de toit, un personnage qui n'a rien à faire dans les parages ouvre une trappe tandis que les autres allaient se noyer dans une oubliette...). Bref trop d'éléments déjà vus et qui manquent un peu de crédibilité. De plus le petit coté rituel et incantation de l'esprit des dieux n'apporte pas grand chose à cette histoire. Dommage, ça aurait pu emboiter le pas du "nom de la rose", mais finalement rien de marquant dans cette BD.
Topless
Topless est un road movie assez sombre qui entraine le lecteur sur la route avec Martin le pianiste et Jeanne la belle stripteaseuse. Tout ici est question d'ambiance sur fond de piano et de fumée de cigarettes. Night club, Motels crasseux, couleurs sombres, traits gras et épurés, répliques acerbes et cyniques du narrateur. Le ton est donné et colle impeccablement à cette ambiance nocturne. C'est indéniablement le point fort de ce one shot. Coté action et suspens, c'est moins ça. Nos 2 fuyards filent sur les routes et l'issue de cette escapade ne fait aucun doute. Elle devient même de plus en plus évidente au fil des pages. D'ailleurs il parait évident que les auteurs n'ont pas tenté de réinventer la roue avec une histoire incroyable pleine de rebondissements. Cette aventure sert de toile de fond, presque de prétexte pour mettre en image cette atmosphère, qui elle est très bien rendue. Hélas cette histoire si peu marquante, trop linéaire et superficielle vient un peu gâcher le plaisir. Dommage car sur la forme il y avait une très bonne base de départ.
ALIEEN
Je suis 100% d'accord avec ThePatrick. Ce one-shot n'est pas mauvais, mais il ne se passe rien de vraiment mémorable. C'est sympathique au début de voir ce que font les aliens, mais au fil des pages j'ai commencé à m’ennuyer car rien ne captivait mon attention. De plus, je n'a rien contre le muet, mais j'aurais bien aimé savoir ce que disent parfois les aliens car il y a des choses que je n'ai pas tout à fait compris. Au fait, j'ai lu...la version anglaise !
Les Aveugles
Dans ce one shot on retrouve le personnage du Pauvre Chevalier rencontré dans l'autre bd de F' murrr Le Pauvre Chevalier. Le tout début a un peu d'humour, les quatre aveugles sont assez sympathiques, mais tout de suite le récit prend une allure de légende arthurienne, avec une pointe du Roman de Renart et un passage en rapport avec Van Gogh, à tant vouloir faire d'anachronismes l'humour passe à mon goût à la trappe, où alors il faut être réceptif au genre. J'ai trouvé ce récit assez moyen mais pas aussi mauvais que Le Pauvre Chevalier. Le dessin par contre est sympa et assez épuré. Les couleurs ne sont pas criardes, un peu sombres parfois et elles s'accordent bien avec le récit.
Zhong Guo
Pas très convaincant. Je n'aime pas trop ces histoires d'espionnages avec trahisons à répétitions où on ne sait jamais qui joue quel jeu et pour le compte de qui. Quand à cela s'ajoute des clones, des souvenirs trafiqués et des programmes mentaux, l'embrouille devient telle que le scénariste a les mains libres pour toutes les facilités qui l'arrangent. Et moi ça me dérange. Ou en tout cas, ça n'arrive pas à m'enthousiasmer. Alors certes, comme toujours avec Hermann, le dessin est très maîtrisé. Il n'y a que les voitures qui ne me plaisent pas ! Quel intérêt d'imaginer des voitures anti-gravité ? Ce n'est pas crédible. Et leur design tout lisse est moche. J'ai par contre bien apprécié la Chine futuriste imaginée là, très moderne mais toujours manipulée par un omniprésent Parti communiste. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé l'ensemble trop confus, trop facile et pas assez crédible à bien des moments.
Les Compagnons du Crépuscule
Parce que « Les Compagnons du crépuscule » figure parmi les immanquables du site et parce que j’avais hautement apprécié Les Passagers du vent du même auteur, je me suis procuré sans a priori cette série réalisée par François Bourgeon. « Les compagnons du crépuscule » se déroule dans un moyen âge fantastique après la guerre de 100 ans et en France (enfin, on devine…). Le lecteur fera la connaissance de Mariotte, une jeune paysanne assez dévergondée. Suite à une battue à mort menée par une bande armée contre ses proches et les habitants de son village, Mariotte se retrouve seule en compagnie d’un chevalier dont le visage est constamment caché par son casque et d'un jeune homme… Ce trio va ensuite parcourir la contrée apparemment sans but précis sinon de survivre… Je préfère l’avouer tout de suite : je n’ai pas aimé « Les compagnons du crépuscule » pour plusieurs raisons : - A mon avis, cette série ne présente pas à proprement parler de scénario. Nos trois principaux protagonistes ont l’air de se balader sans but précis et se retrouvent confrontés à des faits inattendus vite réglés ou se traînant en longueur sans que ça m’apporte quelque chose d’intéressant sur le moyen âge ou sur les personnages. Les trois tomes s’enchaînent sans lien apparent comme s’ils étaient indépendants les uns des autres : ce qui n’est pas fait pour me déplaire mais un minimum de cohérences dans l’enchaînement des péripéties de nos trois héros auraient été bienvenues. - Les dialogues me sont apparus très bavards et pénibles à suivre. D’une part, l’auteur a utilisé un vocabulaire qui est sensé nous faire découvrir la façon dont les gens parlaient notre langue à cette époque : c’est une intention louable de la part de François Bourgeon mais à la longue, ça m’a saoulé ! D’autre part, j’aurais préféré des séquences imagées à la place de longs textes explicatifs qu’emploient les personnages même s’il aurait fallu rallonger la série mais au moins, je pense que ça aurait été plus convivial de suivre les aventures de ce trio de cette façon ! Au niveau du graphisme, c’est du très bon boulot de la part de François Bourgeon mais les dialogues prennent tellement le pas sur le dessin que je n’ai pas pu l’apprécier pleinement… Finalement, je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter « Les Compagnons du crépuscule ». Je reproche à l’auteur d’avoir employé des dialogues bavards et un patois de l’époque qui me fut indigeste à la longue. Je lui reproche également un scénario qui part un peu dans tous les sens et l’absence de fil conducteur aux péripéties de nos trois principaux personnages. Bref, je préfère de loin la série Les Passagers du vent du même auteur aux « Compagnons du crépuscule » !
Le Pauvre Chevalier
J'aurais pu faire un copier-coller de l'avis d'Elveen, elle dit exactement ce que je pense. Cette bd n'a ni queue ni tête. La question est : où est l'humour ? Quand je lis au dos de la bd, et pas sur une étiquette que l'on peut arracher, non, imprimé dans le dos même : "Meilleur album d'humour Angoulême 1991" ça me laisse sans voix, je me demande si F' murrr n'aurait pas payé le jury. Si faire de l'humour c'est introduire des anachronismes, c'est particulier… Autour de la table ronde on trouve des cendriers et les chevaliers fument des cigarettes ; les chemins sont goudronnés avec la ligne blanche au milieu, Robin des Bois est là aussi… mort de rire, j'en fais pipi dans ma culotte ! Les dialogues ne sont pas drôles non plus, ni les situations. C'est plutôt une histoire triste.
Summer of the 80's
Quelques noms connus dans ce recueil, mais au final une grosse déception. Pour une génération de trentenaires tels que moi, les années 1980 furent celles de beaucoup de choses : certains dessins animés, des chansons, l'éveil à la sexualité, de nouveaux codes vestimentaires, etc. Je ne sais pas trop l'âge de la plupart des auteurs, mais on n'a pas forcément vécu les mêmes choses, ce qui est normal. Ce qui me gêne, plus que la disparité des références, c'est le manque de "peps" de ces évocations. Certains, comme Serge Clerc, déversent une sorte de logorrhée de références musicales parfois inconnues, d'autres inventent une intrigue sans aucun ressort. Bon, il y a quand même des récits sympathiques, comme celui de Bouzard ou la page introductive d'Emile Bravo avec l'Oncle Paul, mais tout le reste sonne désespérément creux. Une indigence probablement due à des délais courts pour la réalisation des planches et au manque d'inspiration des auteurs. Un coup dans l'eau...
Kostar le Magnifique
Cette bd se veut humoristique mais c'est raté, l'humour est à base de jeux de mots très vieillots qui ne font plus rire aujourd'hui. Par exemple, lorsque la grenouille gardienne du marais s'écrit : "Ciel mon marais", mouais. Ou alors : "Les chevaliers buboniques ? - La peste les étouffe !", mouais. Ou encore l'épée qui se nomme "Danlo", bof. Les aventures de Kostar sont dignes d'un troupeau de femelles atteint d'hystérie, c'est trop exagéré, ça crie et ça cogne en permanence et c'est rarement drôle. L'aventure est assez longue mais n'a rien de novateur, un preux chevalier qui part sauver une donzelle, tous les événements que l'on trouve ici on déjà été exploités. La chute n'a rien d'original non plus, mais je ne m'y attendais pas, un bon point donc. On peut peut-être pardonner à cause le l'âge de la bd, mais aujourd'hui ce genre de scénario et d'humour sont périmés. Le dessin lui est plutôt sympathique et s'accorde bien avec ce genre de bd, à mi-chemin d'un Astérix et d'un Percevan. Les couleurs sont vives mais pas criardes et les personnages expressifs. Malheureusement le récit n'est pas prenant. Kostar le Magnifique, n'a rien de somptueux.