Post-Mortem m'a également peu convaincu quant à son utilité. Qu'est ce que les auteurs ont voulu démontrer ? Une simple mission de routine pour des tueurs qui se transforme en cadeau post empoisonné pour le commanditaire ? La fin est franchement d'un pathétique...
Le dessin en noir et blanc est beaucoup trop géométrique, presque industriel dans son aspect... Or, le dessinateur a fait ses études dans ce domaine précis avant de s'essayer à la bande dessinée plus classique. Or, on ressent les influences et même les carences. C'est quelques fois difficile de passer d'un bord à l'autre. Il faut avoir prioritairement du talent.
Post-Mortem représente un vide absolu. Un dessin dénué et une carence du scénario. Décevant ! Mais, on aura vu pire.
Bizarre, vous avez dit bizarre ? Oui, c'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit pour décrire cette BD...
Une courte BD en cartonné souple, au graphisme original tout en carte à gratter encré noir et rouge... Déjà l'objet titille votre curiosité. Mais bon, il ne suffit pas d'être original...
Car passé cette curiosité titiller, la rapide lecture de cette courte BD m'a laissé perplexe. On nage un peu dans tous les domaines... Qui sont ces personnages ? Où sommes-nous ? Que cherche-t-on à nous dire ? Ça reste vraiment confus. Et la narration n'arrange pas vraiment ce sentiment. Du coup on en vient à apprécier que ce récit ne soit pas plus long, tant on décroche assez vite.
Au final l'originalité du graphisme proposé par Leila Marzocchi ne suffit pas a nous emporté et nous laisse une impression de confusion assez générale. Le fait que la suite de cette BD ne soit pas parue me laisse présager que je n'ai malheureusement pas été le seul à être déçu. Dommage !
A nouveau, cette série faisait montre de bien plus d’efficacité dans le cadre d’une publication périodique que dans celui d’un album complet. Korrigan faisait en effet partie de ces personnages dont je recherchais en priorité les aventures dans le journal de Tintin.
Pourquoi ?
Avant tout pour son méchant : Aubin-Marie de Vitriolle était une tête à claques très délectable. Son charisme est d’ailleurs bien supérieur à mes yeux à celui du héros (Korrigan) et de son comparse.
Ensuite, pour le style graphique de Franz. Et oui, alors qu’il officiait encore dans un style humoristique, son trait me ravissait. Son style était déjà très riche et certainement moins accessible que celui de ses principaux concurrents (dans ce genre franco-belge humoristico-aventuresque). Mais, quelle souplesse ! Quelle expressivité ! Quel dynamisme !
Enfin, pour ces aventures fantastiques et sautillantes, souvent proposées en histoires complètes dans le périodique. J’étais assez sensible à l’imaginaire de Vicq et ses dialogues me plaisaient fréquemment.
Malheureusement, l’album paru chez P&T m’a laissé sur ma faim. D’une part, j’ai l’impression que la série a très mal vieilli (à moins que ce ne soit moi), d’autre part, les histoires choisies sont, dans mes souvenirs, loin d’être les plus prenantes ou les plus originales.
C’était, je pense, une mauvaise idée d’éditer cet album. Korrigan méritait mieux.
A emprunter pour jeter un œil sur le style humoristique de Franz. A oublier si vous vous rappelez (et gardez de bons souvenirs) de ces personnages.
Mon intérêt pour cette série est allé décroissant de tome en tome et qu'il y ait une suite ou pas le 3e sera le dernier pour moi.
On voit une vraie évolution au cours des albums.
Le premier présente le style graphique reconnaissable de Sfar mais à une époque où il était encore plus ou moins soigné. Son trait est clair, ses couleurs assez classiques, sa mise en page aérée et tranquillement posée. Le récit ne manque pas d'une touche d'onirisme mais il est linéaire et simple à suivre. Il met en place un personnage assez attachant et un état d'esprit à la discussion philosophique où l'épicurisme, les femmes fortes et l'amour libre sont régulièrement mis en avant. Autant je n'étais pas totalement séduit, autant je trouvais la lecture plaisante.
Dès le second tome, le ton se modifie. Graphiquement, la mise en page se resserre brusquement, on passe de 6 cases par pages à une douzaine parfois avec un lettrage qui devient riquiqui, presque illisible à certains moments. L'histoire devient beaucoup moins linéaire et l'aspect onirique voire mythologique prend le dessus. Le récit se déstructure, le héros saute régulièrement d'un décor à d'autres qui n'ont rien à voir, des sous-intrigues s'entament et puis s'oublient, on dirait le tout improvisé au gré des envies de l'auteur. J'ai commencé à décrocher.
Et puis le troisième n'a quasiment plus rien à voir. Le graphisme y devient celui qu'a choisi Sfar pour Klezmer, un trait jeté, à peine esquissé, des couleurs complètement surréalistes, tout le poids étant mis dans le ressenti plutôt que dans le soin du détail. Je n'aime absolument pas ce graphisme. Quant à l'histoire, on retrouve le même héros mais pas du tout dans la lignée des histoires précédentes et très loin de ce qu'annonçait la fin du second tome. Onirisme encore mais surtout et toujours philosophie de vie assenée à grands coups de références à la littérature d'aventure et d'amour.
Ca m'a gonflé, j'ai commencé à feuilleter de plus en plus vite et puis j'ai laissé tomber à la fin de l'album.
Cette « Croisade s’amuse » de Jul avait du potentiel. Le réservoir d’inspiration et d’humour que l’on peut tirer de la guerre entre W. Bush et Ben Laden est presque inépuisable. Les Guignols de l’Info l’ont démontré et Jul aussi.
Les situations, les contextes, les clichés… Jul maîtrise son sujet. Il sait taper juste par des touches d’humour parfois facile, parfois plus subtile. Le problème vient selon moi du fait que l’auteur a voulu faire un album contenant une histoire. Je salue cette volonté bien trop souvent laissée de côté pour des planches divisées en bandes de trois cases ; c’est la mode en ce moment.
Ce n’est donc pas l’idée que je condamne, loin de là… ce que je condamne, c’est qu’en réalité, « La Croisade s’amuse » propose plus une suite de gags à peine liés entre eux qu’un véritable scénario construit. Proposer au lecteur une histoire quand on ne réalise finalement « que » des strips sur une page est décevant, d’où ma note.
Jul sait pourtant créer une véritable histoire avec un vrai scénario : « Silex and the city » en est un bon exemple.
Côté dessin, on se situe dans la moyenne de la bande dessinée d’humour et en plein dans le style graphique de Jul. Le trait est épais et rond. Il est agréable à regarder et sert le style de scénario et d’humour proposé.
« La Croisade s’amuse » n’est donc pas un mauvais album. Il n’a simplement pas pu satisfaire mes attentes.
Le premier tome m’a bien fait marrer. Il faut dire que j’étais déjà grand fan de ces histoires dans leur version « Kid Paddle ». J’avais cependant peur qu’un concept aussi étriqué n’engendre rapidement un phénomène de lassitude. Mais non, le premier tome passe brillamment le cap et j’en conseille la lecture, sinon l’achat.
Il n’en va pas de même de la suite de la série. En effet, dès le début du second opus, je me suis surpris à bailler. La lassitude est là ! Les possibilités de variation des chutes sont tellement réduites (car, de ce point de vue, Game Over porte admirablement son nom) que Midam et ses amis, malgré tout leur talent, ne parviennent plus à sortir de nouveaux gags originaux. La série sombre plus souvent qu'à son tour dans la banalité, ce qui est très regrettable au vu de la sympathie que m'inspire ce petit barbare.
Alors, je continue à feuilleter ces albums lorsque j’en ai l’occasion, mais il ne me viendrait jamais à l’idée de les acheter.
Bof, sans plus … même si le premier tome m’a bien fait marrer.
Déjà jeune, je n’appréciais pas trop Max l’explorateur, dont la seule qualité était à mes yeux qu’il ne nécessitait aucun effort de lecture. Mais ces gags étaient souvent d’une banalité affligeante.
De plus, le trait de Bara ne me séduit guère. Je n’aime pas ce style très épuré, ces jambes souvent raides, ces décors très pauvres, pas plus que les regards souvent cruels, sournois ou cyniques des méchants de ses histoires. A ce sujet, je trouve d’ailleurs que ces regards ne cadrent pas du tout avec l’esprit de la série, qui se veut avant tout gentille, poétique et naïve.
Je suis récemment retombé sur un album dans une brocante. Par nostalgie, je l’ai feuilleté, mais mon impression n’a pas changé : cette série n’est pas faite pour moi. Unique surprise : alors que, dans mes souvenirs, Max était édité en noir et blanc, je l’ai retrouvé en couleurs. Mais ces couleurs, franchement quelconques, ne sont pas de nature à changer en quoi que ce soit mon opinion. Un très gros bof d’ennui.
Le contexte de ‘Loveless’ est relativement enthousiasmant. Le récit ne se déroule pas en pleine guerre de sécession, comme c’est le cas de nombreuses autres séries, mais deux ans après celle-ci. Wesley Cutter, ex combattant du Sud, ex prisonnier de guerre, rentre chez lui, à Blackwater, dans le Missouri. Il entend y retrouver sa propriété et son épouse. Mais, dès son retour, Wes ne peut que constater que l’Union fait payer un lourd tribut aux anciens confédérés. Wes a en effet été dépossédé de ses terres en son absence. L’homme n’étant pas du genre à s’incliner, la confrontation entre l’ancien sudiste et les tuniques bleues semble inévitable.
Le dessin est très dynamique et les cadrages sont relativement travaillés. Un style graphique plutôt inhabituel pour un western, mais qui colle parfaitement au récit.
La plupart du temps, l’ambiance est aux mystères et aux non-dits. Et, quand ça n’est pas le cas, les personnages prennent bien souvent le soin de ne s’exprimer qu’à demi-mot. Par ailleurs, à plusieurs reprises, le présent et les flashbacks se mêlent au sein d’une seule et même case. Ce qui n’est pas sans entraîner une certaine confusion. Il est toutefois trop tôt, me semble-t-il, pour pouvoir en conclure que le scénario dans son ensemble serait décousu. J’espère au contraire qu’Azzarello saura nous éclairer en temps utile. Aussi attendrai-je les prochains tomes de la série, pour juger définitivement de la qualité de ‘Loveless’ et pour revoir ma note, le cas échéant.
Quoi qu’il en soit, j’attends déjà la suite des aventures du mystérieux Wes Cutter avec impatience !
---------
M.A.J. - 4.III.2010
Je viens d'apprendre qu'apparemment l'éditeur ne poursuivra pas la série...
Ma cote passe dès lors de 4/5 à 2/5, et je ne peux que déconseiller l'achat du premier tome qui ne fait qu'introduire un récit qui ne sera jamais achevé...
Grosse déception donc !!! :(( Merci à Panini Comics !!! :!
Ce début de série (deux tomes lus) ne m'a vraiment pas enchanté. La suite se fera d'ailleurs sans moi...
En regardant le graphisme de cette nouvelle série, j'ai eu l'impression de me retrouver dans Monster ou encore "20th century boy". Non pas que ce soit désagréable, mais bon... D'ailleurs, l'inspecteur principal dans cette série ne ressemble-t-il pas furieusement à celui de Monster ? Heureusement, les décors futuristes sont bien dessinés !
Bref, rien de vraiment négatif dans ce graphisme.
Le schéma narratif, lui aussi, est le même que dans les deux autres séries : alternance de scènes dans le présent, de flash-backs, de révélations, de lenteur,... Et là, j'ai déjà un peu plus de mal. Non pas que je sois contre ce schéma, mais j'ai toujours l'impression que l'auteur en fait trop (je l'avais déjà cette impression avec ses autres séries). Bref, rien de bien vraiment positif mais rien de vraiment négatif non plus.
Par contre, ce qui justifie une note de 2 sont les points suivants :
- Dans le tome 1, le passage avec le robot North 2 qui s'étale sur 3 chapitres : c'est d'un inintéressant au possible. C'est bien simple : je pense qui si on saute ces chapitres, la compréhension de l'histoire n'en est pas du tout affectée...
- Et surtout : ces robots qui se marient, qui ont des gosses, des droits et qui veulent tout faire comme les humains (ils font semblant de manger, de boire du thé, ..). Je trouve ça d'un ridicule au possible et fait donc que je n'arrive absolument pas à me plonger dans l'ambiance de la série...
Bref, un série qui ne vaut pas tout le foin qu'on en fait...
Comme c'était dans les immanquables, je m'attendais à une petite série jeunesse sympa, mais ce ne fut pas du tout le cas. Le dessin est bon, mais le scénario laisse à désirer. Les personnages sont caricaturaux à souhait et notamment le méchant cochon. Ça part un peu dans tous les sens (surtout dans le deuxième tome) et j'avais un peu l'impression que les auteurs improvisaient au fil des pages. Les expressions imaginaires que disent les enfants m'ont énervés et je ne sais pas trop pourquoi.
Dans le même genre, je préfère Le Vent dans les Saules.
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Post-Mortem
Post-Mortem m'a également peu convaincu quant à son utilité. Qu'est ce que les auteurs ont voulu démontrer ? Une simple mission de routine pour des tueurs qui se transforme en cadeau post empoisonné pour le commanditaire ? La fin est franchement d'un pathétique... Le dessin en noir et blanc est beaucoup trop géométrique, presque industriel dans son aspect... Or, le dessinateur a fait ses études dans ce domaine précis avant de s'essayer à la bande dessinée plus classique. Or, on ressent les influences et même les carences. C'est quelques fois difficile de passer d'un bord à l'autre. Il faut avoir prioritairement du talent. Post-Mortem représente un vide absolu. Un dessin dénué et une carence du scénario. Décevant ! Mais, on aura vu pire.
Niger
Bizarre, vous avez dit bizarre ? Oui, c'est à peu près tout ce qui me vient à l'esprit pour décrire cette BD... Une courte BD en cartonné souple, au graphisme original tout en carte à gratter encré noir et rouge... Déjà l'objet titille votre curiosité. Mais bon, il ne suffit pas d'être original... Car passé cette curiosité titiller, la rapide lecture de cette courte BD m'a laissé perplexe. On nage un peu dans tous les domaines... Qui sont ces personnages ? Où sommes-nous ? Que cherche-t-on à nous dire ? Ça reste vraiment confus. Et la narration n'arrange pas vraiment ce sentiment. Du coup on en vient à apprécier que ce récit ne soit pas plus long, tant on décroche assez vite. Au final l'originalité du graphisme proposé par Leila Marzocchi ne suffit pas a nous emporté et nous laisse une impression de confusion assez générale. Le fait que la suite de cette BD ne soit pas parue me laisse présager que je n'ai malheureusement pas été le seul à être déçu. Dommage !
Korrigan
A nouveau, cette série faisait montre de bien plus d’efficacité dans le cadre d’une publication périodique que dans celui d’un album complet. Korrigan faisait en effet partie de ces personnages dont je recherchais en priorité les aventures dans le journal de Tintin. Pourquoi ? Avant tout pour son méchant : Aubin-Marie de Vitriolle était une tête à claques très délectable. Son charisme est d’ailleurs bien supérieur à mes yeux à celui du héros (Korrigan) et de son comparse. Ensuite, pour le style graphique de Franz. Et oui, alors qu’il officiait encore dans un style humoristique, son trait me ravissait. Son style était déjà très riche et certainement moins accessible que celui de ses principaux concurrents (dans ce genre franco-belge humoristico-aventuresque). Mais, quelle souplesse ! Quelle expressivité ! Quel dynamisme ! Enfin, pour ces aventures fantastiques et sautillantes, souvent proposées en histoires complètes dans le périodique. J’étais assez sensible à l’imaginaire de Vicq et ses dialogues me plaisaient fréquemment. Malheureusement, l’album paru chez P&T m’a laissé sur ma faim. D’une part, j’ai l’impression que la série a très mal vieilli (à moins que ce ne soit moi), d’autre part, les histoires choisies sont, dans mes souvenirs, loin d’être les plus prenantes ou les plus originales. C’était, je pense, une mauvaise idée d’éditer cet album. Korrigan méritait mieux. A emprunter pour jeter un œil sur le style humoristique de Franz. A oublier si vous vous rappelez (et gardez de bons souvenirs) de ces personnages.
Le Minuscule Mousquetaire
Mon intérêt pour cette série est allé décroissant de tome en tome et qu'il y ait une suite ou pas le 3e sera le dernier pour moi. On voit une vraie évolution au cours des albums. Le premier présente le style graphique reconnaissable de Sfar mais à une époque où il était encore plus ou moins soigné. Son trait est clair, ses couleurs assez classiques, sa mise en page aérée et tranquillement posée. Le récit ne manque pas d'une touche d'onirisme mais il est linéaire et simple à suivre. Il met en place un personnage assez attachant et un état d'esprit à la discussion philosophique où l'épicurisme, les femmes fortes et l'amour libre sont régulièrement mis en avant. Autant je n'étais pas totalement séduit, autant je trouvais la lecture plaisante. Dès le second tome, le ton se modifie. Graphiquement, la mise en page se resserre brusquement, on passe de 6 cases par pages à une douzaine parfois avec un lettrage qui devient riquiqui, presque illisible à certains moments. L'histoire devient beaucoup moins linéaire et l'aspect onirique voire mythologique prend le dessus. Le récit se déstructure, le héros saute régulièrement d'un décor à d'autres qui n'ont rien à voir, des sous-intrigues s'entament et puis s'oublient, on dirait le tout improvisé au gré des envies de l'auteur. J'ai commencé à décrocher. Et puis le troisième n'a quasiment plus rien à voir. Le graphisme y devient celui qu'a choisi Sfar pour Klezmer, un trait jeté, à peine esquissé, des couleurs complètement surréalistes, tout le poids étant mis dans le ressenti plutôt que dans le soin du détail. Je n'aime absolument pas ce graphisme. Quant à l'histoire, on retrouve le même héros mais pas du tout dans la lignée des histoires précédentes et très loin de ce qu'annonçait la fin du second tome. Onirisme encore mais surtout et toujours philosophie de vie assenée à grands coups de références à la littérature d'aventure et d'amour. Ca m'a gonflé, j'ai commencé à feuilleter de plus en plus vite et puis j'ai laissé tomber à la fin de l'album.
La croisade s'amuse
Cette « Croisade s’amuse » de Jul avait du potentiel. Le réservoir d’inspiration et d’humour que l’on peut tirer de la guerre entre W. Bush et Ben Laden est presque inépuisable. Les Guignols de l’Info l’ont démontré et Jul aussi. Les situations, les contextes, les clichés… Jul maîtrise son sujet. Il sait taper juste par des touches d’humour parfois facile, parfois plus subtile. Le problème vient selon moi du fait que l’auteur a voulu faire un album contenant une histoire. Je salue cette volonté bien trop souvent laissée de côté pour des planches divisées en bandes de trois cases ; c’est la mode en ce moment. Ce n’est donc pas l’idée que je condamne, loin de là… ce que je condamne, c’est qu’en réalité, « La Croisade s’amuse » propose plus une suite de gags à peine liés entre eux qu’un véritable scénario construit. Proposer au lecteur une histoire quand on ne réalise finalement « que » des strips sur une page est décevant, d’où ma note. Jul sait pourtant créer une véritable histoire avec un vrai scénario : « Silex and the city » en est un bon exemple. Côté dessin, on se situe dans la moyenne de la bande dessinée d’humour et en plein dans le style graphique de Jul. Le trait est épais et rond. Il est agréable à regarder et sert le style de scénario et d’humour proposé. « La Croisade s’amuse » n’est donc pas un mauvais album. Il n’a simplement pas pu satisfaire mes attentes.
Game Over
Le premier tome m’a bien fait marrer. Il faut dire que j’étais déjà grand fan de ces histoires dans leur version « Kid Paddle ». J’avais cependant peur qu’un concept aussi étriqué n’engendre rapidement un phénomène de lassitude. Mais non, le premier tome passe brillamment le cap et j’en conseille la lecture, sinon l’achat. Il n’en va pas de même de la suite de la série. En effet, dès le début du second opus, je me suis surpris à bailler. La lassitude est là ! Les possibilités de variation des chutes sont tellement réduites (car, de ce point de vue, Game Over porte admirablement son nom) que Midam et ses amis, malgré tout leur talent, ne parviennent plus à sortir de nouveaux gags originaux. La série sombre plus souvent qu'à son tour dans la banalité, ce qui est très regrettable au vu de la sympathie que m'inspire ce petit barbare. Alors, je continue à feuilleter ces albums lorsque j’en ai l’occasion, mais il ne me viendrait jamais à l’idée de les acheter. Bof, sans plus … même si le premier tome m’a bien fait marrer.
Max l'explorateur
Déjà jeune, je n’appréciais pas trop Max l’explorateur, dont la seule qualité était à mes yeux qu’il ne nécessitait aucun effort de lecture. Mais ces gags étaient souvent d’une banalité affligeante. De plus, le trait de Bara ne me séduit guère. Je n’aime pas ce style très épuré, ces jambes souvent raides, ces décors très pauvres, pas plus que les regards souvent cruels, sournois ou cyniques des méchants de ses histoires. A ce sujet, je trouve d’ailleurs que ces regards ne cadrent pas du tout avec l’esprit de la série, qui se veut avant tout gentille, poétique et naïve. Je suis récemment retombé sur un album dans une brocante. Par nostalgie, je l’ai feuilleté, mais mon impression n’a pas changé : cette série n’est pas faite pour moi. Unique surprise : alors que, dans mes souvenirs, Max était édité en noir et blanc, je l’ai retrouvé en couleurs. Mais ces couleurs, franchement quelconques, ne sont pas de nature à changer en quoi que ce soit mon opinion. Un très gros bof d’ennui.
Loveless - Retour au bercail
Le contexte de ‘Loveless’ est relativement enthousiasmant. Le récit ne se déroule pas en pleine guerre de sécession, comme c’est le cas de nombreuses autres séries, mais deux ans après celle-ci. Wesley Cutter, ex combattant du Sud, ex prisonnier de guerre, rentre chez lui, à Blackwater, dans le Missouri. Il entend y retrouver sa propriété et son épouse. Mais, dès son retour, Wes ne peut que constater que l’Union fait payer un lourd tribut aux anciens confédérés. Wes a en effet été dépossédé de ses terres en son absence. L’homme n’étant pas du genre à s’incliner, la confrontation entre l’ancien sudiste et les tuniques bleues semble inévitable. Le dessin est très dynamique et les cadrages sont relativement travaillés. Un style graphique plutôt inhabituel pour un western, mais qui colle parfaitement au récit. La plupart du temps, l’ambiance est aux mystères et aux non-dits. Et, quand ça n’est pas le cas, les personnages prennent bien souvent le soin de ne s’exprimer qu’à demi-mot. Par ailleurs, à plusieurs reprises, le présent et les flashbacks se mêlent au sein d’une seule et même case. Ce qui n’est pas sans entraîner une certaine confusion. Il est toutefois trop tôt, me semble-t-il, pour pouvoir en conclure que le scénario dans son ensemble serait décousu. J’espère au contraire qu’Azzarello saura nous éclairer en temps utile. Aussi attendrai-je les prochains tomes de la série, pour juger définitivement de la qualité de ‘Loveless’ et pour revoir ma note, le cas échéant. Quoi qu’il en soit, j’attends déjà la suite des aventures du mystérieux Wes Cutter avec impatience ! --------- M.A.J. - 4.III.2010 Je viens d'apprendre qu'apparemment l'éditeur ne poursuivra pas la série... Ma cote passe dès lors de 4/5 à 2/5, et je ne peux que déconseiller l'achat du premier tome qui ne fait qu'introduire un récit qui ne sera jamais achevé... Grosse déception donc !!! :(( Merci à Panini Comics !!! :!
Pluto
Ce début de série (deux tomes lus) ne m'a vraiment pas enchanté. La suite se fera d'ailleurs sans moi... En regardant le graphisme de cette nouvelle série, j'ai eu l'impression de me retrouver dans Monster ou encore "20th century boy". Non pas que ce soit désagréable, mais bon... D'ailleurs, l'inspecteur principal dans cette série ne ressemble-t-il pas furieusement à celui de Monster ? Heureusement, les décors futuristes sont bien dessinés ! Bref, rien de vraiment négatif dans ce graphisme. Le schéma narratif, lui aussi, est le même que dans les deux autres séries : alternance de scènes dans le présent, de flash-backs, de révélations, de lenteur,... Et là, j'ai déjà un peu plus de mal. Non pas que je sois contre ce schéma, mais j'ai toujours l'impression que l'auteur en fait trop (je l'avais déjà cette impression avec ses autres séries). Bref, rien de bien vraiment positif mais rien de vraiment négatif non plus. Par contre, ce qui justifie une note de 2 sont les points suivants : - Dans le tome 1, le passage avec le robot North 2 qui s'étale sur 3 chapitres : c'est d'un inintéressant au possible. C'est bien simple : je pense qui si on saute ces chapitres, la compréhension de l'histoire n'en est pas du tout affectée... - Et surtout : ces robots qui se marient, qui ont des gosses, des droits et qui veulent tout faire comme les humains (ils font semblant de manger, de boire du thé, ..). Je trouve ça d'un ridicule au possible et fait donc que je n'arrive absolument pas à me plonger dans l'ambiance de la série... Bref, un série qui ne vaut pas tout le foin qu'on en fait...
Pitchi Poï
Comme c'était dans les immanquables, je m'attendais à une petite série jeunesse sympa, mais ce ne fut pas du tout le cas. Le dessin est bon, mais le scénario laisse à désirer. Les personnages sont caricaturaux à souhait et notamment le méchant cochon. Ça part un peu dans tous les sens (surtout dans le deuxième tome) et j'avais un peu l'impression que les auteurs improvisaient au fil des pages. Les expressions imaginaires que disent les enfants m'ont énervés et je ne sais pas trop pourquoi. Dans le même genre, je préfère Le Vent dans les Saules.