La lecture de cette biographie en trois tomes m'a été assez pénible.
Je ne remets pas du tout en cause son contenu. L'auteur a fait un impressionnant travail d'archive et nous restitue avec force détails le parcours de Martin Luther King et du mouvement noir des années 50 à 1968. On sent qu'il s'est profondément renseigné, qu'il a su retrouver tous les discours, toutes les paroles officielles de King et ses proches et qu'il a su également redonner vie à tout un état d'esprit de l'époque. Techniquement, c'est donc très instructif.
Mais que c'est lourd à lire.
Pour commencer, le dessin est assez laid. Pour le premier tome, l'auteur manque de technique au point de plonger autant que possible ses personnages dans l'ombre et d'éviter de reproduire sous des angles différents un même visage, préférant l'itération iconique quand c'est vraiment nécessaire. L'utilisation de certaines photos incrustées lui sauvent également la mise par-ci par-là. Par la suite et surtout sur le dernier tome, il s'essaie à l'inverse à un amalgame de techniques graphiques et change son style pour mieux masquer ce qui, à mes yeux, reste ses faiblesses. Le trait devient anguleux, froid et encore plus moche à mon goût.
Mais là n'est pas le soucis. Le vrai problème pour moi, c'est la profusion indigeste de textes. Chaque planche est un amas de dialogues qui partent dans tous les sens, de discours, de discussions politiques, sociales, de comptes-rendus de la situation du moment. Aussi intéressant que cela puisse être si on prend le temps de les lire soigneusement, c'est très pénible à parcourir dans son ensemble. Ca m'a épuisé.
A cela s'ajoute des enchainements abrupts et une narration confuse. Tant et si bien que j'ai rapidement été tenté de sauter des pages et de feuilleter l'ensemble plutôt que de perdre mon temps à déchiffrer des dialogues trop embrouillés.
Dommage car j'ai appris avec cette série pas mal de choses sur la vie de Martin Luther King et son combat.
Je ne suis pas emballée par l'histoire, ni par le dessin, ce "Bravesland" m'a un peu déçue pour tout dire.
Dans la première partie du récit, j'ai eu du mal à distinguer les personnages les uns des autres. Finalement cela importait peu car l'essentiel était de comprendre en gros ce qu'il se passait, mais du coup la première impression était déjà un peu mitigée. Il est tout de même dommage de découvrir après coup et en relisant le résumé de la BD sur le site que ce massacre qu'on nous présente en introduction est à l'origine de la création des trois tribus indiennes de ce pays, sinon, ça me serait passé à des kilomètres au-dessus de la tête.
Par dessus le marché, moi personnellement les aventures d'un séducteur rebelle de la race beau-gosse, qui fricotte avec la fille du colonel et qui n'entend même pas sa chère et tendre lui dire qu'elle est enceinte parce qu'il ne pense qu'à sauver ses miches quand le paternel découvre le pot aux roses, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Sa rencontre avec l'indien est traitée bien superficiellement et, vu ce que l'on sait déjà de son état d'esprit, j'ai du mal à croire qu'il pourra tisser quoi que ce soit de sincère avec lui. Ou alors cela tiendra du miracle.
Le contexte, lui, était original et aurait pu me plaire, ou au moins m'intéresser, mais c'est vraiment le dessin et la personnalité du héros qui me dérangent. En plus, je crois que je m'attendais à une histoire d'indiens, comme celles de Derib que j'aime tant, alors que finalement leur rôle est plutôt limité pour l'instant.
La suite se fera certainement sans moi.
Dites, rassurez-moi, y'a un tome 2, c'est ça ? Même de seulement 10 pages, mais quelque chose, elle n'est pas terminée l'histoire là, si ? Ou alors je ne peux me satisfaire de la seule histoire du casse, parce que finalement, c'est cela qui nous est raconté, mais rien de plus.
Au final, la seule chose positive qu'il me reste, c'est que j'ai trouvé la lecture agréable grâce à une narration bien faite, et pour ma part je n'ai pas été gênée par la longueur des dialogues et je me suis bien mise dans le rythme sans me lasser. Il est vrai qu'il est parfois surprenant de lire des insultes et tournures de phrases que l'on croit propre à notre époque mais j'ai fini par prendre ça comme un truc un peu décalé et assumé et c'est parfois plutôt drôle.
En revanche, le dessin n'est pas spécialement à mon goût (trait un peu approximatif, couleurs peu nuancées) et le scénario m'a franchement laissée sur ma faim. C'est amusant de voir "l'histoire" revisitée de la sorte mais ce n'est pas vraiment prenant ; en tant que lectrice je ne me suis pas sentie impliquée dans le récit, ni spécialement concernée par le sort des personnages.
Déception avec cette série, dont je n'ai lu que les deux premiers tomes.
Déception, car même s'il s'agit d'une "libre" adaptation du conte tellement connu, il y avait à mon avis matière à faire quelque chose de plus original, de plus dense, de plus généreux avec les chemins de traverse pris par les deux co-scénaristes. Hélas, ça sonne bien creux, et la lecture devient vite relativement laborieuse, d'autant plus que le dessin d'Arnaud Boutle est vraiment à la limite du publiable, dans le premier tome du moins. Dans le second tome l'évolution est notable, un peu hasardeuse toutefois au début, pour devenir plus harmonieuse par la suite.
Mais ça ne suffit pas à réhausser le niveau d'une histoire d'une platitude coupable, malheureusement.
Je ne suis pas très amateur de poésie romantique et c'est ce que je vois dans cette bande dessinée. Une poésie triste, mélancolique, d'un petit garçon qui rêve d'étoiles sans les trouver, et de son errance dans la nuit. Comme beaucoup des poèmes illustrés de ce genre, l'auteur fait le choix d'une représentation un peu naïve avec une grande dose de métaphores et de symboliques un peu faciles. L'opposition de la dureté de la société humaine contre l'esprit enfantin et rêveur du poète romantique.
Mais je n'ai pas été touché du tout.
Le dessin me fait un peu penser à certaines illustrations de récits de Tim Burton mais il ne me plait pas. Il est trop hachuré, trop sombre, pas très esthétique.
Le ton du récit est un peu trop naïf ou faussement naïf. L'apparence de fable à morale dont il fait preuve n'est pas à mon goût. Les deux premiers chapitres m'ont un peu ennuyé même si j'ai ressenti de la peine pour cette pauvre grand-mère abandonnée par cet enfant que j'ai trouvé égoïste et peu attachant. Le troisième et dernier chapitre a un peu ranimé mon intérêt pour le récit car le rythme s'y accélère et qu'il s'y passe enfin quelque chose de concret. Mais la toute fin m'a paru trop convenue.
Ce n'est pas ma tasse de thé...
Une série des années 90 qui ressemble drôlement à une vieille bd des années 50. À l'origine, cela devait être une reprise de Tiger Joe, mais ça ne s'est pas fait à cause de problèmes de droits. Évidemment, les auteurs ont tenté de moderniser les histoires, mais ça reste très classique. Ce qui me déçoit le plus c'est de voir ce qu'il est arrivé aux deux principales forces de Greg : les personnages charismatiques et les dialogues.
Ici, les personnages sont sans intérêt et les dialogues n'ont rien d'exceptionnel. On sent que les meilleurs années du scénariste sont derrière lui. Si le premier tome se laisse lire, le deuxième est franchement du gros n'importe quoi. On dirait un mauvais James Bond.
Aucun doute : j’aurais lu cette série il a quelques années, elle m’aurait d'avantage marqué. Mais voila, elle passe malheureusement après beaucoup d’autres séries tournant autour du même thème, la seconde guerre mondiale telle Le Sursis, Airborne 44, Le Vol du Corbeau ou encore Amours fragiles. Toutes ses séries dans le même esprit sont beaucoup plus marquantes.
Elle souffre de la comparaison mais demeure néanmoins agréable à lire. Tout d’abord les dessins sont franchement beaux, et superbement coloriés.
Le scénario est -dans un premier temps- vraiment prenant : une jeune fille cherche ses ailes d’ange perdues vraisemblablement pendant un bombardement.
Ce point de départ, assez génial, n’est pas assez approfondi, creusé à mon goût, il devrait y avoir :
- ou une partie clairement conte mystique avec de vrais mystères autour de cette fille,
- ou bien, une certaine folie à mettre en évidence dans le récit.
Il n’en est rien. On n’entre pas dans le sujet est c’est bien dommage, vu que c’etait le plus intéressant...
Reste la partie seconde guerre mondiale et résistance qui ne suffit pas car elle ne n'est pas assez travaillée, trop survolée avec une intrigue basique.
Le tout n’est malheureusement pas sauvé par des personnages travaillés aux petits oignons… Non, ils sont agréables mais encore une fois ils souffrent de la comparaison par rapport aux séries citées plus haut.
Cela se laisse lire…
(10/20)
J'ai lu ces trois albums parce que je n'avais entendu que du bien des séries du défunt magazine Capsule Cosmique. Malheureusement, je pense que je suis tombé sur la série la moins bonne de ce magazine.
Les gags absurdes ne m'ont pas du tout fait rire. C'est vraiment le genre d'histoires 'absurdes' où j'ai l'impression que l'auteur fait n'importe quoi en espérant être marrant. Les personnages ne sont pas attachants. C'est une famille typique avec une vache qui parle comme animal de compagnie, la seule chose un peu originale, mais l'humour de cette vache est plus lourd que rigolo.
Personnellement le style de Joëlle Savey dans cette série me fait plus penser à celui de Philippe Luguy, l'auteur de Percevan. En un peu moins bon, même s'il se place dans une certaine tradition de l'époque.
Le problème majeur vient pour moi de l'histoire et des personnages. Ces derniers, hauts en couleurs, sont quand même assez fatigants très vite, en particulier l'astrologue. L'histoire est une récupération de deux légendes bretonnes -là encore Luguy n'est pas loin...- qui donne la possibilité de faire une histoire complète. mais celle-ci me semble manquer singulièrement d'épaisseur. J'ai suivi ces aventures sans grand intérêt, jusqu'à un final un peu grand-guignolesque...
Bref, bof.
C'est la première fois que cet auteur ayant une grande réputation sulfureuse au Japon est publié chez nous. L'oeuvre se veut subversive, crue et violente et même touchante.
La première, Super biking, propose action et rédemption motorisées sur un fond de réflexion sociale.
La seconde, Une paire plus kicker, est un petit thriller donnant tout leur sens aux mots “amitié” et “sacrifice”.
La troisième, Lamentations d’un nègre, est une introspection nostalgique.
La dernière, Le jour où David s’éveille, est une violente dénonciation politique. À la fois manifeste anti-dictatorial et critique de la politique extérieure parfois ambigüe du Japon.
Un long commentaire de Kazuhiko Miyaya permet de replacer chacune de ces nouvelles dans leur contexte de création et de cerner les motivations de l’auteur.
Les thèmes sont assez variés et on ne voit pas une réelle lisibilité entre ceux-ci car on se perd dans les méandres de chaque histoire. J'ai eu particulièrement du mal à suivre. J'admets que le dessin est plutôt réussi encore qu'il est affiché sur un papier de mauvaise qualité. Il est vrai que la mayonnaise n'a pas pris du côté de ces nouvelles qui n'ont pas provoqué chez moi l'effet voulu.
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King
La lecture de cette biographie en trois tomes m'a été assez pénible. Je ne remets pas du tout en cause son contenu. L'auteur a fait un impressionnant travail d'archive et nous restitue avec force détails le parcours de Martin Luther King et du mouvement noir des années 50 à 1968. On sent qu'il s'est profondément renseigné, qu'il a su retrouver tous les discours, toutes les paroles officielles de King et ses proches et qu'il a su également redonner vie à tout un état d'esprit de l'époque. Techniquement, c'est donc très instructif. Mais que c'est lourd à lire. Pour commencer, le dessin est assez laid. Pour le premier tome, l'auteur manque de technique au point de plonger autant que possible ses personnages dans l'ombre et d'éviter de reproduire sous des angles différents un même visage, préférant l'itération iconique quand c'est vraiment nécessaire. L'utilisation de certaines photos incrustées lui sauvent également la mise par-ci par-là. Par la suite et surtout sur le dernier tome, il s'essaie à l'inverse à un amalgame de techniques graphiques et change son style pour mieux masquer ce qui, à mes yeux, reste ses faiblesses. Le trait devient anguleux, froid et encore plus moche à mon goût. Mais là n'est pas le soucis. Le vrai problème pour moi, c'est la profusion indigeste de textes. Chaque planche est un amas de dialogues qui partent dans tous les sens, de discours, de discussions politiques, sociales, de comptes-rendus de la situation du moment. Aussi intéressant que cela puisse être si on prend le temps de les lire soigneusement, c'est très pénible à parcourir dans son ensemble. Ca m'a épuisé. A cela s'ajoute des enchainements abrupts et une narration confuse. Tant et si bien que j'ai rapidement été tenté de sauter des pages et de feuilleter l'ensemble plutôt que de perdre mon temps à déchiffrer des dialogues trop embrouillés. Dommage car j'ai appris avec cette série pas mal de choses sur la vie de Martin Luther King et son combat.
Bravesland
Je ne suis pas emballée par l'histoire, ni par le dessin, ce "Bravesland" m'a un peu déçue pour tout dire. Dans la première partie du récit, j'ai eu du mal à distinguer les personnages les uns des autres. Finalement cela importait peu car l'essentiel était de comprendre en gros ce qu'il se passait, mais du coup la première impression était déjà un peu mitigée. Il est tout de même dommage de découvrir après coup et en relisant le résumé de la BD sur le site que ce massacre qu'on nous présente en introduction est à l'origine de la création des trois tribus indiennes de ce pays, sinon, ça me serait passé à des kilomètres au-dessus de la tête. Par dessus le marché, moi personnellement les aventures d'un séducteur rebelle de la race beau-gosse, qui fricotte avec la fille du colonel et qui n'entend même pas sa chère et tendre lui dire qu'elle est enceinte parce qu'il ne pense qu'à sauver ses miches quand le paternel découvre le pot aux roses, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Sa rencontre avec l'indien est traitée bien superficiellement et, vu ce que l'on sait déjà de son état d'esprit, j'ai du mal à croire qu'il pourra tisser quoi que ce soit de sincère avec lui. Ou alors cela tiendra du miracle. Le contexte, lui, était original et aurait pu me plaire, ou au moins m'intéresser, mais c'est vraiment le dessin et la personnalité du héros qui me dérangent. En plus, je crois que je m'attendais à une histoire d'indiens, comme celles de Derib que j'aime tant, alors que finalement leur rôle est plutôt limité pour l'instant. La suite se fera certainement sans moi.
Le Casse - Le troisième jour
Dites, rassurez-moi, y'a un tome 2, c'est ça ? Même de seulement 10 pages, mais quelque chose, elle n'est pas terminée l'histoire là, si ? Ou alors je ne peux me satisfaire de la seule histoire du casse, parce que finalement, c'est cela qui nous est raconté, mais rien de plus. Au final, la seule chose positive qu'il me reste, c'est que j'ai trouvé la lecture agréable grâce à une narration bien faite, et pour ma part je n'ai pas été gênée par la longueur des dialogues et je me suis bien mise dans le rythme sans me lasser. Il est vrai qu'il est parfois surprenant de lire des insultes et tournures de phrases que l'on croit propre à notre époque mais j'ai fini par prendre ça comme un truc un peu décalé et assumé et c'est parfois plutôt drôle. En revanche, le dessin n'est pas spécialement à mon goût (trait un peu approximatif, couleurs peu nuancées) et le scénario m'a franchement laissée sur ma faim. C'est amusant de voir "l'histoire" revisitée de la sorte mais ce n'est pas vraiment prenant ; en tant que lectrice je ne me suis pas sentie impliquée dans le récit, ni spécialement concernée par le sort des personnages.
Pinocchio
Déception avec cette série, dont je n'ai lu que les deux premiers tomes. Déception, car même s'il s'agit d'une "libre" adaptation du conte tellement connu, il y avait à mon avis matière à faire quelque chose de plus original, de plus dense, de plus généreux avec les chemins de traverse pris par les deux co-scénaristes. Hélas, ça sonne bien creux, et la lecture devient vite relativement laborieuse, d'autant plus que le dessin d'Arnaud Boutle est vraiment à la limite du publiable, dans le premier tome du moins. Dans le second tome l'évolution est notable, un peu hasardeuse toutefois au début, pour devenir plus harmonieuse par la suite. Mais ça ne suffit pas à réhausser le niveau d'une histoire d'une platitude coupable, malheureusement.
Viktor
Je ne suis pas très amateur de poésie romantique et c'est ce que je vois dans cette bande dessinée. Une poésie triste, mélancolique, d'un petit garçon qui rêve d'étoiles sans les trouver, et de son errance dans la nuit. Comme beaucoup des poèmes illustrés de ce genre, l'auteur fait le choix d'une représentation un peu naïve avec une grande dose de métaphores et de symboliques un peu faciles. L'opposition de la dureté de la société humaine contre l'esprit enfantin et rêveur du poète romantique. Mais je n'ai pas été touché du tout. Le dessin me fait un peu penser à certaines illustrations de récits de Tim Burton mais il ne me plait pas. Il est trop hachuré, trop sombre, pas très esthétique. Le ton du récit est un peu trop naïf ou faussement naïf. L'apparence de fable à morale dont il fait preuve n'est pas à mon goût. Les deux premiers chapitres m'ont un peu ennuyé même si j'ai ressenti de la peine pour cette pauvre grand-mère abandonnée par cet enfant que j'ai trouvé égoïste et peu attachant. Le troisième et dernier chapitre a un peu ranimé mon intérêt pour le récit car le rythme s'y accélère et qu'il s'y passe enfin quelque chose de concret. Mais la toute fin m'a paru trop convenue. Ce n'est pas ma tasse de thé...
Johnny Congo
Une série des années 90 qui ressemble drôlement à une vieille bd des années 50. À l'origine, cela devait être une reprise de Tiger Joe, mais ça ne s'est pas fait à cause de problèmes de droits. Évidemment, les auteurs ont tenté de moderniser les histoires, mais ça reste très classique. Ce qui me déçoit le plus c'est de voir ce qu'il est arrivé aux deux principales forces de Greg : les personnages charismatiques et les dialogues. Ici, les personnages sont sans intérêt et les dialogues n'ont rien d'exceptionnel. On sent que les meilleurs années du scénariste sont derrière lui. Si le premier tome se laisse lire, le deuxième est franchement du gros n'importe quoi. On dirait un mauvais James Bond.
Elle
Aucun doute : j’aurais lu cette série il a quelques années, elle m’aurait d'avantage marqué. Mais voila, elle passe malheureusement après beaucoup d’autres séries tournant autour du même thème, la seconde guerre mondiale telle Le Sursis, Airborne 44, Le Vol du Corbeau ou encore Amours fragiles. Toutes ses séries dans le même esprit sont beaucoup plus marquantes. Elle souffre de la comparaison mais demeure néanmoins agréable à lire. Tout d’abord les dessins sont franchement beaux, et superbement coloriés. Le scénario est -dans un premier temps- vraiment prenant : une jeune fille cherche ses ailes d’ange perdues vraisemblablement pendant un bombardement. Ce point de départ, assez génial, n’est pas assez approfondi, creusé à mon goût, il devrait y avoir : - ou une partie clairement conte mystique avec de vrais mystères autour de cette fille, - ou bien, une certaine folie à mettre en évidence dans le récit. Il n’en est rien. On n’entre pas dans le sujet est c’est bien dommage, vu que c’etait le plus intéressant... Reste la partie seconde guerre mondiale et résistance qui ne suffit pas car elle ne n'est pas assez travaillée, trop survolée avec une intrigue basique. Le tout n’est malheureusement pas sauvé par des personnages travaillés aux petits oignons… Non, ils sont agréables mais encore une fois ils souffrent de la comparaison par rapport aux séries citées plus haut. Cela se laisse lire… (10/20)
Mandarine & Cow (Chico Mandarine)
J'ai lu ces trois albums parce que je n'avais entendu que du bien des séries du défunt magazine Capsule Cosmique. Malheureusement, je pense que je suis tombé sur la série la moins bonne de ce magazine. Les gags absurdes ne m'ont pas du tout fait rire. C'est vraiment le genre d'histoires 'absurdes' où j'ai l'impression que l'auteur fait n'importe quoi en espérant être marrant. Les personnages ne sont pas attachants. C'est une famille typique avec une vache qui parle comme animal de compagnie, la seule chose un peu originale, mais l'humour de cette vache est plus lourd que rigolo.
Cuscute
Personnellement le style de Joëlle Savey dans cette série me fait plus penser à celui de Philippe Luguy, l'auteur de Percevan. En un peu moins bon, même s'il se place dans une certaine tradition de l'époque. Le problème majeur vient pour moi de l'histoire et des personnages. Ces derniers, hauts en couleurs, sont quand même assez fatigants très vite, en particulier l'astrologue. L'histoire est une récupération de deux légendes bretonnes -là encore Luguy n'est pas loin...- qui donne la possibilité de faire une histoire complète. mais celle-ci me semble manquer singulièrement d'épaisseur. J'ai suivi ces aventures sans grand intérêt, jusqu'à un final un peu grand-guignolesque... Bref, bof.
L'Éveil
C'est la première fois que cet auteur ayant une grande réputation sulfureuse au Japon est publié chez nous. L'oeuvre se veut subversive, crue et violente et même touchante. La première, Super biking, propose action et rédemption motorisées sur un fond de réflexion sociale. La seconde, Une paire plus kicker, est un petit thriller donnant tout leur sens aux mots “amitié” et “sacrifice”. La troisième, Lamentations d’un nègre, est une introspection nostalgique. La dernière, Le jour où David s’éveille, est une violente dénonciation politique. À la fois manifeste anti-dictatorial et critique de la politique extérieure parfois ambigüe du Japon. Un long commentaire de Kazuhiko Miyaya permet de replacer chacune de ces nouvelles dans leur contexte de création et de cerner les motivations de l’auteur. Les thèmes sont assez variés et on ne voit pas une réelle lisibilité entre ceux-ci car on se perd dans les méandres de chaque histoire. J'ai eu particulièrement du mal à suivre. J'admets que le dessin est plutôt réussi encore qu'il est affiché sur un papier de mauvaise qualité. Il est vrai que la mayonnaise n'a pas pris du côté de ces nouvelles qui n'ont pas provoqué chez moi l'effet voulu.