Après la lecture des 3 tomes.
Je n'ai pas grand chose à dire sur cette série qui m'a paru insipide. Il n'y a rien d'original dans le scénario si ce n'est les influences de la religion juive, pour le reste c'est du classique sans réel intérêt.
Je suis venu à bout des 3 tomes sans difficultés mais surtout sans passion. Le dessin est décevant, le trait est hésitant, il se repose trop sur la colorisation informatisée.
L'histoire manque de constance, j'ai parfois eu l'impression de passer des passages mais il n'en était rien.
Sans être déçu, je reste sur ma faim. C'est lisible mais l'achat est sincèrement déconseillé.
Je n'ai pas été charmé par ce one-shot. J'ai trouvé que les personnages n'étaient pas attachants hormis l'ancien libraire qui a une tête sympathique. La morale se voit venir à des kilomètres et l'histoire d'amour entre Sacha et son petit ami est peu développée et semble superficielle. Le seul bon point du récit c'est que le thème (écouter les histoires des autres) est bien développé.
En fait, c'est le genre de truc que je ne trouve pas mauvais, mais qui en revanche ne me laisse aucun souvenir une fois ma lecture terminée. Ça ne me fait ni chaud ni froid.
J'avais déjà entendu parler de cette idée de résumer des livres ou des films culte en quelques mots sur Twitter ou comme ici en BD. Ca m'intéressait un peu car il y a pas mal de grands classiques de la littérature que je n'ai jamais eu ni le courage ni le temps de lire. En avoir un résumé de la substantifique moelle pour me faire une meilleure idée et peut-être me donner envie de les lire, pourquoi pas ? D'autant plus si je peux rire un peu au passage et m'amuser en lisant le résumé des oeuvres que je connais déjà.
Mais bof...
Cette bande dessinée résume chaque ouvrage en 2 pages comprenant :
- sur la première page le titre, sa date de parution, le nom de l'auteur, sa date de naissance et éventuellement celle de sa mort s'il est décédé
- sur la seconde page, quatre case, la première dédiée de nouveau au titre, et les trois suivantes au résumé de l'histoire avec introduction, développement et conclusion.
Chaque résumé se lit donc en quinze secondes maximum. Et en si peu de temps, croyez-moi que l'auteur n'arrive pas à proposer quelque chose de concret à se mettre sous la dent.
A le lire, on a l'impression que tous les ouvrages du monde sont médiocres et moroses. Il essaie de les tourner en ridicule, de les résumer un peu de travers ou de manière expéditive pour rendre son texte plus drôle, mais ça tombe complètement à plat. On n'apprend quasiment rien sur les ouvrages en question car, quand on ne les connait pas, on ne sait jamais s'il s'est attaché à en décrire un thème complètement annexe ou s'il les a résumés en occultant le plus gros du récit.
Sur l'ensemble du bouquin, il y avait environ un quart des ouvrages abordés dont je ne connaissais rien. Sur ceux-là, lire le résumé proposé m'a paru trop abscons pour en découvrir quoi que ce soit. Inversement, sur ceux que je connaissais, le résumé m'a paru souvent à côté de la plaque et surtout pas drôle. Car c'est bien l'humour que l'auteur recherche dans ses strips et je n'ai pas ri du tout. Il n'y a guère que le résumé de la Bible qui m'a arraché un demi sourire.
Tant et si bien qu'après avoir goûté la première moitié de cet album, je me suis mis à feuilleter plus ou moins vite la suite, simplement curieux de voir quels ouvrages l'auteur allait considérer comme culte et aborder dans sa liste de 90. Et au final, je ne ressors qu'avec une unique satisfaction, que l'auteur m'ait rappelé le titre d'un ouvrage que je souhaitais retrouver depuis quelques temps, à savoir Watership Down...
Oulala.
Vraiment pas géniale cette BD (et je pèse mes mots car on n'a pas affaire à n'importe qui).
M'enfin, disons le franchement, le premier tome est insipide : le chien s'écoute parler pendant tout l'album et ne nous dit malheureusement pas grand chose. En gros, c'est pas le chat du Rabbin mais plutôt le chien d'Hercule. D'ailleurs si c'était le chien de mon voisin ça marchait aussi (ou plutôt ça ne marchait pas non plus)
Heureusement, les postures d'Héraclès (ie le dessin de Blain) répondent au discours avec une belle ironie et rattrapent un peu les choses. Mais, en fermant l'album, on se sent un poil trahi ...
Puis vient le tome 2 qui fait encore un peu plus semblant de s'intéresser aux grands mythes fondateurs. On nous parle alors d'Ulysse.
Et là, ça dégénère complètement. Ce n'est plus ni drôle ni réfléchi. Et surtout ca ne se justifie pas (pourquoi nous parler d'Hercule ? d'Ulysse ??? )
Et même le dessin s'épuise. On dirait presque qu'il n'arrive plus à suivre tellement les choses n'ont plus de sens. Le tome 2 est donc franchement mauvais et met en lumière l'échec de la démarche ...
Je n'irais pas au T3 qui parle d'Oedipe, n'osant imaginer le massacre.
Je suis en principe bon client de la philosophie de comptoir mais là on est carrément dans la dissertation ...
Cette BD frôle le 1/5, elle ne m'est pas destinée et pâtit d'énormes défauts à mes yeux. Pourtant elle trouvera son public, essentiellement ado, avec son contenu et son style manga.
L'histoire est très classique sur son déroulement, le milieu est original mais tombe dans la caricature. Le milieu du skate a certainement ses règles mais pourquoi faire l'amalgame avec les cités et tous ses clichés ?
Le dessin est très typé manga. Il est dynamique mais simplifié à l'extrême comme on peut le voir dans la galerie. Les décors sont peu fréquents.
Pour en finir, j'ai trouvé le final bâclé. On a l'impression que les auteurs s'en sont débarrassé, j'ai rarement vu aussi expédié !!!
Je vais relativiser en admettant que je ne suis pas la cible de ce one shot, mais il faut admettre qu'il y a tellement mieux sur le marché.
Une histoire sur le chevalier d'Eon, cela pouvait s'avérer intéressant d'avoir un manga sur ce thème, un peu comme La Rose de Versailles sur la révolution française. Malheureusement on se rend compte assez vite que le parti pris est résolument fantastique avec des poètes qui ont besoin du sang de vierges pour trouver l'inspiration avant de muter petit à petit en une sorte de gargouille. Le chevalier d'Eon est un mélange de justicier et de chasseuse de ces poètes, une Buffy du 18ème siècle au look très travaillé. Le dessin est en effet assez soigné, et il y a de la fantaisie dans le design.
Bref une série qui à titre personnel déçoit, d'ailleurs je me suis arrêté au premier tome, mais qui pourrait peut-être plaire à un adolescent.
Clairement si je n'avais pas profité d'une offre avec les 2 tomes pour le prix d'un, et encore j'ai hésité, cette série ne m'aurait pas attiré. Dessin banal, couleurs sans vie photoshopées et un scénario de départ qui ne donne pas très envie. Narvalo est un mercenaire beau gosse qui doit protéger le "souverain" d'un micro-état, le Zeeland, librement inspiré j'imagine de Sealand, cette barge au large de l'Angleterre qui se trouve dans les eaux internationales.
Cela se laisse lire, mais on n'est pas submergé par le charisme inexistant du héros. De plus dans le tome 2 il y a un pseudo mélange de réalité et de jeu vidéo qui n'est pas du meilleur effet. Bref, Yann n'est pas Van Hamme sur ce coup là et cette série est très dispensable.
Encore un bel exemple des errements initiaux de Casterman en matière d'adaptation de mangas...
Même défaut que dans Le Trou bleu, par exemple : des cases inversées (ou pas, puisque ça se lit dans le sens occidental), des dialogues qui se lisent de gauche à droite, et inversement sur la case suivante... Cela n'aide pas au confort de lecture, c'est vrai, mais les histoires en elles-mêmes ne sont pas non plus exceptionnelles. Il y a des personnages récurrents dans plusieurs des nouvelles que comporte ce recueil, mais l'arc narratif que j'ai préféré est celui qui met en scène Miss China, cette restauratrice chinoise de Bristol victime de l'inconscience des deux scientifiques (avec un QI de homard) qui occupent l'étage de son établissement. C'est marrant, sans être hilarant.
Le dessin est très agréable, clair, j'aurai du plaisir à le retrouver sur d'autres histoires. Pour le reste, c'est très passable.
Suite à un tragique accident intervenu sur la mission Apollo XI (21 juillet 1969) quelques minutes avant son alunissage, la NASA est « K-O ». Les Russes restent les seuls dans la course et c’est fort logiquement une jolie cosmonaute russe qui marche la première sur la Lune le 19 septembre 1969.
Nixon, fou de rage, décide d’implanter une base lunaire permanente…
Voilà une excellente idée au départ me suis-je dis en achetant cet album ! Hélas, le scénario tourne vite au grand n’importe quoi. Car tandis que russes et américains se livrent une guerre (froide) sans merci sur terre, les gentils cosmonautes et astronautes se prêtent à quelques trafics dont la Lune se serait certainement bien passée…
Il faut tout de même se rappeler qu’à l’époque les « explorateurs de l’espace » étaient recrutés en majorité chez les militaires, pilotes d’essais, etc. Je vois mal ces gens cultiver du pavot ou fabriquer de l’alcool de contrebande pour tuer le temps entre deux sorties lunaires.
Que dire aussi de Vladimir Poutine représenté en chef de clan mafieux…
Bref, le scénario présente trop d’invraisemblances grossières. Bien sûr, nous sommes dans une œuvre de fiction et les auteurs peuvent bien imaginer et nous mener là où ils veulent… A condition toutefois d’être un minimum crédibles et d’avoir une certaine cohésion dans leur récit ! Ce qui n’est pas à mon humble avis le cas. Mais, ce n’est pas ce qui m’a dérangé le plus.
Là où je n’ai vraiment pas accroché, c’est dans le dessin des personnages. Les personnages « historiques » surtout (Poutine, Eltsine, etc.). Leurs visages, leurs expressions me semblent totalement figés. Mais, je reconnais que l’exercice est difficile.
Alors que dire de plus. J’attendais beaucoup de ce premier album. Trop certainement. Et j’ai été déçu.
Peut être que traiter un sujet aussi vaste est trop pour un simple one-shot. Un diptyque serait peut être le bon format. Cela éviterait quelques raccourcis !
Mais ce n’est que le premier volume, car comme le dit roedlingen dans son avis précédent chaque album est réalisé par une équipe de scénariste/dessinateur différente. On ne peut donc préjuger de la qualité des albums à venir.
Les thèmes me semblent prometteurs : Paris, secteur soviétique ; les allemands qui remportent la 1ere guerre mondiale en 1917 ; l’assassinat de JFK…
A suivre donc, d’un oeil !
Une belle déception, après le Wakfu Heroes qui m'avait bien plu, cet autre dérivé de la série d'animation Wakfu m'a laissée totalement indifférente, je m'en doutais un peu car Morvan n'est plus au scénario, mais j'espérais tout de même accrocher.
Ce premier opus débute pourtant de manière assez plaisante et surtout avec un ton suffisamment adulte, puis passé cette première scène on bascule dans le genre manga naïf, gamin et kitsch, tout ce que je déteste. A ce moment-là les personnages sont tous des gosses qui se comportent comme des gosses… C'est donc une bd qui s'adresse… aux gosses ! Logique hein ? De plus il n'y a pas d'humour comme dans Wakfu Heroes ce qui est décevant, même le dessin est nettement moins bon, même s'il reste largement correct.
Bref, je fais l'impasse sur cette série parallèle.
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Le 36ème Juste
Après la lecture des 3 tomes. Je n'ai pas grand chose à dire sur cette série qui m'a paru insipide. Il n'y a rien d'original dans le scénario si ce n'est les influences de la religion juive, pour le reste c'est du classique sans réel intérêt. Je suis venu à bout des 3 tomes sans difficultés mais surtout sans passion. Le dessin est décevant, le trait est hésitant, il se repose trop sur la colorisation informatisée. L'histoire manque de constance, j'ai parfois eu l'impression de passer des passages mais il n'en était rien. Sans être déçu, je reste sur ma faim. C'est lisible mais l'achat est sincèrement déconseillé.
La Rue des autres
Je n'ai pas été charmé par ce one-shot. J'ai trouvé que les personnages n'étaient pas attachants hormis l'ancien libraire qui a une tête sympathique. La morale se voit venir à des kilomètres et l'histoire d'amour entre Sacha et son petit ami est peu développée et semble superficielle. Le seul bon point du récit c'est que le thème (écouter les histoires des autres) est bien développé. En fait, c'est le genre de truc que je ne trouve pas mauvais, mais qui en revanche ne me laisse aucun souvenir une fois ma lecture terminée. Ça ne me fait ni chaud ni froid.
90 Livres Cultes à l'usage des personnes pressées
J'avais déjà entendu parler de cette idée de résumer des livres ou des films culte en quelques mots sur Twitter ou comme ici en BD. Ca m'intéressait un peu car il y a pas mal de grands classiques de la littérature que je n'ai jamais eu ni le courage ni le temps de lire. En avoir un résumé de la substantifique moelle pour me faire une meilleure idée et peut-être me donner envie de les lire, pourquoi pas ? D'autant plus si je peux rire un peu au passage et m'amuser en lisant le résumé des oeuvres que je connais déjà. Mais bof... Cette bande dessinée résume chaque ouvrage en 2 pages comprenant : - sur la première page le titre, sa date de parution, le nom de l'auteur, sa date de naissance et éventuellement celle de sa mort s'il est décédé - sur la seconde page, quatre case, la première dédiée de nouveau au titre, et les trois suivantes au résumé de l'histoire avec introduction, développement et conclusion. Chaque résumé se lit donc en quinze secondes maximum. Et en si peu de temps, croyez-moi que l'auteur n'arrive pas à proposer quelque chose de concret à se mettre sous la dent. A le lire, on a l'impression que tous les ouvrages du monde sont médiocres et moroses. Il essaie de les tourner en ridicule, de les résumer un peu de travers ou de manière expéditive pour rendre son texte plus drôle, mais ça tombe complètement à plat. On n'apprend quasiment rien sur les ouvrages en question car, quand on ne les connait pas, on ne sait jamais s'il s'est attaché à en décrire un thème complètement annexe ou s'il les a résumés en occultant le plus gros du récit. Sur l'ensemble du bouquin, il y avait environ un quart des ouvrages abordés dont je ne connaissais rien. Sur ceux-là, lire le résumé proposé m'a paru trop abscons pour en découvrir quoi que ce soit. Inversement, sur ceux que je connaissais, le résumé m'a paru souvent à côté de la plaque et surtout pas drôle. Car c'est bien l'humour que l'auteur recherche dans ses strips et je n'ai pas ri du tout. Il n'y a guère que le résumé de la Bible qui m'a arraché un demi sourire. Tant et si bien qu'après avoir goûté la première moitié de cet album, je me suis mis à feuilleter plus ou moins vite la suite, simplement curieux de voir quels ouvrages l'auteur allait considérer comme culte et aborder dans sa liste de 90. Et au final, je ne ressors qu'avec une unique satisfaction, que l'auteur m'ait rappelé le titre d'un ouvrage que je souhaitais retrouver depuis quelques temps, à savoir Watership Down...
Socrate le demi-chien
Oulala. Vraiment pas géniale cette BD (et je pèse mes mots car on n'a pas affaire à n'importe qui). M'enfin, disons le franchement, le premier tome est insipide : le chien s'écoute parler pendant tout l'album et ne nous dit malheureusement pas grand chose. En gros, c'est pas le chat du Rabbin mais plutôt le chien d'Hercule. D'ailleurs si c'était le chien de mon voisin ça marchait aussi (ou plutôt ça ne marchait pas non plus) Heureusement, les postures d'Héraclès (ie le dessin de Blain) répondent au discours avec une belle ironie et rattrapent un peu les choses. Mais, en fermant l'album, on se sent un poil trahi ... Puis vient le tome 2 qui fait encore un peu plus semblant de s'intéresser aux grands mythes fondateurs. On nous parle alors d'Ulysse. Et là, ça dégénère complètement. Ce n'est plus ni drôle ni réfléchi. Et surtout ca ne se justifie pas (pourquoi nous parler d'Hercule ? d'Ulysse ??? ) Et même le dessin s'épuise. On dirait presque qu'il n'arrive plus à suivre tellement les choses n'ont plus de sens. Le tome 2 est donc franchement mauvais et met en lumière l'échec de la démarche ... Je n'irais pas au T3 qui parle d'Oedipe, n'osant imaginer le massacre. Je suis en principe bon client de la philosophie de comptoir mais là on est carrément dans la dissertation ...
Unic Team
Cette BD frôle le 1/5, elle ne m'est pas destinée et pâtit d'énormes défauts à mes yeux. Pourtant elle trouvera son public, essentiellement ado, avec son contenu et son style manga. L'histoire est très classique sur son déroulement, le milieu est original mais tombe dans la caricature. Le milieu du skate a certainement ses règles mais pourquoi faire l'amalgame avec les cités et tous ses clichés ? Le dessin est très typé manga. Il est dynamique mais simplifié à l'extrême comme on peut le voir dans la galerie. Les décors sont peu fréquents. Pour en finir, j'ai trouvé le final bâclé. On a l'impression que les auteurs s'en sont débarrassé, j'ai rarement vu aussi expédié !!! Je vais relativiser en admettant que je ne suis pas la cible de ce one shot, mais il faut admettre qu'il y a tellement mieux sur le marché.
Le Chevalier d'Eon
Une histoire sur le chevalier d'Eon, cela pouvait s'avérer intéressant d'avoir un manga sur ce thème, un peu comme La Rose de Versailles sur la révolution française. Malheureusement on se rend compte assez vite que le parti pris est résolument fantastique avec des poètes qui ont besoin du sang de vierges pour trouver l'inspiration avant de muter petit à petit en une sorte de gargouille. Le chevalier d'Eon est un mélange de justicier et de chasseuse de ces poètes, une Buffy du 18ème siècle au look très travaillé. Le dessin est en effet assez soigné, et il y a de la fantaisie dans le design. Bref une série qui à titre personnel déçoit, d'ailleurs je me suis arrêté au premier tome, mais qui pourrait peut-être plaire à un adolescent.
Narvalo
Clairement si je n'avais pas profité d'une offre avec les 2 tomes pour le prix d'un, et encore j'ai hésité, cette série ne m'aurait pas attiré. Dessin banal, couleurs sans vie photoshopées et un scénario de départ qui ne donne pas très envie. Narvalo est un mercenaire beau gosse qui doit protéger le "souverain" d'un micro-état, le Zeeland, librement inspiré j'imagine de Sealand, cette barge au large de l'Angleterre qui se trouve dans les eaux internationales. Cela se laisse lire, mais on n'est pas submergé par le charisme inexistant du héros. De plus dans le tome 2 il y a un pseudo mélange de réalité et de jeu vidéo qui n'est pas du meilleur effet. Bref, Yann n'est pas Van Hamme sur ce coup là et cette série est très dispensable.
Spirit of Wonder
Encore un bel exemple des errements initiaux de Casterman en matière d'adaptation de mangas... Même défaut que dans Le Trou bleu, par exemple : des cases inversées (ou pas, puisque ça se lit dans le sens occidental), des dialogues qui se lisent de gauche à droite, et inversement sur la case suivante... Cela n'aide pas au confort de lecture, c'est vrai, mais les histoires en elles-mêmes ne sont pas non plus exceptionnelles. Il y a des personnages récurrents dans plusieurs des nouvelles que comporte ce recueil, mais l'arc narratif que j'ai préféré est celui qui met en scène Miss China, cette restauratrice chinoise de Bristol victime de l'inconscience des deux scientifiques (avec un QI de homard) qui occupent l'étage de son établissement. C'est marrant, sans être hilarant. Le dessin est très agréable, clair, j'aurai du plaisir à le retrouver sur d'autres histoires. Pour le reste, c'est très passable.
Jour J
Suite à un tragique accident intervenu sur la mission Apollo XI (21 juillet 1969) quelques minutes avant son alunissage, la NASA est « K-O ». Les Russes restent les seuls dans la course et c’est fort logiquement une jolie cosmonaute russe qui marche la première sur la Lune le 19 septembre 1969. Nixon, fou de rage, décide d’implanter une base lunaire permanente… Voilà une excellente idée au départ me suis-je dis en achetant cet album ! Hélas, le scénario tourne vite au grand n’importe quoi. Car tandis que russes et américains se livrent une guerre (froide) sans merci sur terre, les gentils cosmonautes et astronautes se prêtent à quelques trafics dont la Lune se serait certainement bien passée… Il faut tout de même se rappeler qu’à l’époque les « explorateurs de l’espace » étaient recrutés en majorité chez les militaires, pilotes d’essais, etc. Je vois mal ces gens cultiver du pavot ou fabriquer de l’alcool de contrebande pour tuer le temps entre deux sorties lunaires. Que dire aussi de Vladimir Poutine représenté en chef de clan mafieux… Bref, le scénario présente trop d’invraisemblances grossières. Bien sûr, nous sommes dans une œuvre de fiction et les auteurs peuvent bien imaginer et nous mener là où ils veulent… A condition toutefois d’être un minimum crédibles et d’avoir une certaine cohésion dans leur récit ! Ce qui n’est pas à mon humble avis le cas. Mais, ce n’est pas ce qui m’a dérangé le plus. Là où je n’ai vraiment pas accroché, c’est dans le dessin des personnages. Les personnages « historiques » surtout (Poutine, Eltsine, etc.). Leurs visages, leurs expressions me semblent totalement figés. Mais, je reconnais que l’exercice est difficile. Alors que dire de plus. J’attendais beaucoup de ce premier album. Trop certainement. Et j’ai été déçu. Peut être que traiter un sujet aussi vaste est trop pour un simple one-shot. Un diptyque serait peut être le bon format. Cela éviterait quelques raccourcis ! Mais ce n’est que le premier volume, car comme le dit roedlingen dans son avis précédent chaque album est réalisé par une équipe de scénariste/dessinateur différente. On ne peut donc préjuger de la qualité des albums à venir. Les thèmes me semblent prometteurs : Paris, secteur soviétique ; les allemands qui remportent la 1ere guerre mondiale en 1917 ; l’assassinat de JFK… A suivre donc, d’un oeil !
Wakfu - Les Larmes de Sang
Une belle déception, après le Wakfu Heroes qui m'avait bien plu, cet autre dérivé de la série d'animation Wakfu m'a laissée totalement indifférente, je m'en doutais un peu car Morvan n'est plus au scénario, mais j'espérais tout de même accrocher. Ce premier opus débute pourtant de manière assez plaisante et surtout avec un ton suffisamment adulte, puis passé cette première scène on bascule dans le genre manga naïf, gamin et kitsch, tout ce que je déteste. A ce moment-là les personnages sont tous des gosses qui se comportent comme des gosses… C'est donc une bd qui s'adresse… aux gosses ! Logique hein ? De plus il n'y a pas d'humour comme dans Wakfu Heroes ce qui est décevant, même le dessin est nettement moins bon, même s'il reste largement correct. Bref, je fais l'impasse sur cette série parallèle.