Cette petite bd aborde un sujet interpelant même s’il n’est pas novateur : la réincarnation. Mais son traitement est des plus basiques et l’histoire se révèle finalement des plus convenues. Tout comme Spooky, je n’ai pas réussi à m’y intéresser. Pourtant, le dessin est chouette et le travail fourni sur la couleur assez conséquent.
A lire éventuellement …
J’ai adoré le dessin vif et coloré très cartoonesque même s’il manque, il est vrai, parfois de lisibilité. Par contre, je trouve le scénario très moyen pour ne pas dire faiblard.
Que mettre sur sa frite ? Sauce tomate ou mayo ? Ce petit chat carré apporte la réponse avec une chute des plus convenues.
Bref, il y a clairement mieux dans la collection.
Pas mal de petites choses m'ont vraiment plu dans cette série. Malheureusement ces bonnes choses sont parasitées par un petit nombre de défauts.
Ce qui m’a le plus gêné finalement c’est le dessin. Bien que très beau, la profusion de personnages légèrement similaires m'a dérangé. J’ai régulièrement vérifié pour voir à quel personnage j’avais affaire.....
On passe d’un groupe de personnages à un autre sans transition, tout en écoutant parler en voix off un troisième attroupement de protagonistes… Parfois je ne savais plus qui parlait et à quel moment. Je ne sais pas pourquoi j’ai été perturbé de la sorte mais c’est terriblement déconcertant.
Dommage car l’idée du pouvoir du sang est drôlement bien mise en scène et fichtrement bien exploitée. Savoir contrôler des individus grâce au sang est une vraie trouvaille. La scène de la petite fille contrôlant une dizaine de personnes pour créer une troupe d’élite sans conscience individuelle m’a vraiment bluffé !
Comme je le disais plus haut, la lecture a été trop gâchée par bon nombre de détails qui m’ont forcé à stopper ma lecture pour revenir en arrière.
Trop déconnecté du récit, je n’ai pu en profiter pleinement, et cela malgré le fait d’avoir repris la lecture à zéro…
(9/20)
J’ai commencé cette BD non pas pour la couverture ô combien laide mais bien pour le scénariste que j’affectionne tout particulièrement.
Je me permets de dire que la couverture n’est pas belle car elle n’est pas fidèle à l’intérieur de la BD qui est plutôt bien dessinée, exceptée pour la représentation des personnages qui m’a parfois gêné…
Pour en revenir au scénario, je trouve que nous sommes à mille lieux des créations que j’affectionne tant de notre scénariste à savoir Chinaman et La Quête de l'Oiseau du Temps.
Pourtant « quête » il en est bien question également ici : un fils écarté du trône à sa naissance est bien décidé à retrouver sa juste place. Il y a d’autres ingrédients intéressants qui sont distillés çà et là. Comme par exemple le frère jumeau qui veut sa part du gâteau, et la création d’une petite troupe qui accompagne notre bodybuildé tel que le petit comique de base. Mais là où le personnage rigolo accompagnait bien l’histoire dans La Quête de l'Oiseau du Temps, ici il a plutôt tendance à alourdir le récit.
Vous l'aurez compris, pour moi la sauce ne prend pas, le héros n’est pas très charismatique, la quête ne m’intéresse tout bonnement pas…
Il y avait un je ne sais quoi, comme un zest de tragédie grecque, qui aurait pourtant pu me passionner. La mythologie grecque reste ce qu’il y a de plus intéressant mais n’est pas des mieux représentée pour moi…
(7/20)
Bof....Les aventures du dessinateur Phil Koton ne m'ont pas fait rire ne serait-ce qu'une seule fois. C'est typiquement le genre d'histoire à chute qui ne me fait pas rire. Les parallèles entre la bd que dessine Phil Koton et sa vraie vie sont sans aucun doute les moments les moins intéressants de ce premier et sans aucun doute unique tome de la série. J'ajoute aussi que les personnages sont stéréotypés et pas du tout attachants.
Heureusement, la narration est fluide donc lire les 44 pages n'a pas été une vraie torture.
Je croyais me régaler avec cet album, et il n’en a rien été.
Sur base d’un bon point de départ, et malgré quelques rares séquences où l’émotion apparaît et un final intéressant, cet album se traine dans l’ennui. Bien sûr, quelque part, c’est le concept puisqu’il s’agit d’une idée foireuse de fête, une fête à laquelle, finalement, pas grand monde ne s’amuse (pas même le lecteur serais-je tenté d’écrire). Mais les réflexions qui en découlent sur le sens de l’amitié sont tout sauf passionnantes.
C’est d’autant plus regrettable que j’ai vraiment bien aimé l’aspect esthétique de l’album. Un petit format mais des cases très aérées, un papier agréable au toucher, un trait simple et efficace à l’aspect crayonné, une colorisation soignée dans de douces teintes pastels.
Oui, mais voilà, quand on n’a rien à dire …
Malgré le dessin de Stalner et un contexte historique susceptible de m’intéresser (les mouvements anarchistes et fascistes de l’entre-deux guerre), cette série ne m’a pas convaincu.
En cause, une intrigue très décousue, sans fil conducteur sinon quelques personnages, et une narration par moment vraiment pénible. Rien n’est fluide, rien ne coule de source. Les situations nous sont jetées à la figure, comme autant d’instantanés. A nous de deviner les tenants et aboutissants, à nous d’étoffer l’intrigue, à nous de comprendre le contexte. Le premier tome est, à ce sujet, le plus pénible des trois. Et le troisième et dernier est peut-être bien le plus intéressant.
Le dessin des Stalner n’est pas des meilleurs, lui non plus, mais il ne m’aurait pas dérangé si le scénario avait été à la hauteur. Le trait est encore un peu imprécis, certains personnages se confondent facilement mais les décors sont riches et le style est élégant, soigné.
Dispensable …
Difficile vieillissement qui transforme les êtres au gré des aléas terrestres de notre quotidien. Voilà ce que nous racontera cet album faisant la part belle à un groupe d’amis. Jour de retrouvailles, jour que l’on prépare. Des flash back successifs nous mèneront vers la conclusion du récit. La narration s’articule de façon construite jusqu’à la révélation que sera le récit de cette fameuse soirée où tout bascule.
Si la construction se révèle plutôt fine, je n’ai jamais accroché au moindre personnage. Tous aussi immatures les uns que les autres, ils m’ont plutôt fait l’effet d’une bande de jeunes inconscients avec leur vécu et leurs repères. L’auteur nous donne des personnages aux caractères marqués, pour certains assez stéréotypés. Cela se suit comme un feuilleton, la narration intelligente par flash back nous évite l’ennui sans pour autant nous captiver. Même dans mes années étudiantes, je n’ai jamais agi ou pensé comme ces héros de papier ni connu des gens qui pourraient ressembler aux personnages. Les successions d’événements m’ont toujours paru prévisibles et très téléguidées avec une once de pseudo morale sous jacente que je n’apprécie guère. Cependant les découpages fluides permettent de suivre le récit jusqu’à un terme certes touchant mais fabriqué de toutes pièces, j’avais vraiment l’impression d’être dans un sitcom genre Hélène et les garçons.
Le dessin dynamique et les cadrages font fructifier les atouts du scénario pour former un tout cohérent. La colorisation et les effets narratifs graphiques pertinents permettent au récit de trouver une fluidité dans la discontinuité temporelle. Certes, tout cela fait aussi un peu superficiel et se rapproche du sitcom mais cela se laisse lire car le travail est de qualité.
Au final bof, certes il y a un bon rythme, un bon travail graphique mais les propos ne m’ont pas du tout touché tout comme les personnages. Tout cela me parait trop artificiel et entendu. Un peu comme de la tranche de vie tant à la mode « plus belle la vie » avec tout de même ici plus de construction et d’intelligence dans les situations.
Voilà exactement un exemple prouvant si besoin était encore que la note seule ne veut pas dire grand chose, j'ai fait pire que ne pas aimer cet album, je le touve sans intérêt, et pourtant le 2 parait meilleur que si je ne l'avais pas aimé...
Inutile, hormis pour le travail graphique.
Voici une série qui m’a particulièrement..... ennuyé !
L’uchronie ne m’a pas plus emballé que cela, l’idée de départ est agréable, certes, mais n’évolue pas comme je l’aurais souhaité.
Que c’est lonnnnng ! Les péripéties s’enchaînent pourtant, mais pour moi, il ne se passe rien de concret, juste une enfilade d’idées qui se prennent systématiquement les pieds dans le tapis.
De plus la partie fantastique prend la place de l’uchronie, je m’explique : j’aurais préféré avoir un récit réaliste avec le postulat de départ annoncé c’est à dire : «1945. La Seconde Guerre mondiale est terminée depuis 4 ans. Elle a abouti à la victoire des Alliés et à la paix séparée avec l’Allemagne nazie ». Au lieu de cela on nous colle un débile profond comme héros, et des loups-garous en animaux de compagnie. Les personnages sont vraiment caricaturaux ou fades, au choix.
De plus je croyais bêtement l’histoire terminée puisque empaquetée dans un coffret. Et bien non… et il ne s’agit pas d’un cycle entier (ou alors j’ai rien compris, ce qui est fort possible, vu mon peu d'implication…). Après 3 tomes je me retrouve en carafe comme si j’avais lu les premières pages d’un tome. Je ne ferai absolument pas l’effort de lire ce quatrième tome quand il sortira.
Cette série n’est pas mauvaise (?). Je me suis juste complètement planté dans mon choix de lecture. Elle plaira à coup sur, elle a de nombreuses qualités, de l’action, des rebondissements, de l’aventure. Je n’ai malheureusement pas du tout accroché…
(6/20)
Je suis un peu déçu par cette bande dessinée dont j'attendais mieux.
J'ai bien aimé l'idée de base qui aurait pu entraîner un développement assez conséquent. Imaginez donc : Dieu qui débarque un jour sur Terre et qui se livre à la merci des hommes, de leurs questions et de leur jugement. Ça tombe bien, j'aurais eu plein de questions à lui poser moi aussi. Hélas, je n'ai pas trouvé dans cet album les réponses que je souhaitais.
Marc-Antoine Mathieu, d'ordinaire assez sobre et peu disert, nous présente en effet ici des planches que j'ai trouvées trop bavardes. Les théologiens, les avocats, les philosophes qui discutent entre eux, qui bavassent même devrais-je dire, qui lancent des théories, qui confrontent leurs idées érudites sur Dieu, sa nature, son oeuvre, son existence ou sa non-existence, j'ai trouvé ça un peu lourd. Pourtant il y a pas mal de bonnes idées dans ces dialogues, ces situations, ces réactions à la présence de Dieu sur Terre. Certaines réflexions, certaines réparties et citations ne manquent vraiment pas d'intelligence et ont titillé mon intellect. Mais le reste du temps, la lecture de planches emplies de tant de dialogues abstraits m'a été assez pénible.
Surtout qu'au final le récit se finit un peu en queue de poisson. J'imagine que tout cela est voulu. L'auteur voulait probablement montrer que, mis face à Dieu, les hommes préféreraient s'entendre parler plutôt que de l'écouter lui. Et il voulait aussi probablement de cette fin ouverte où le lecteur ne sait pas si c'est réellement Dieu qui est descendu sur Terre.
Mais bon, je n'ai pas été bien convaincu et je n'ai pris qu'un faible plaisir à lire cet album.
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Maman c'est toi ?
Cette petite bd aborde un sujet interpelant même s’il n’est pas novateur : la réincarnation. Mais son traitement est des plus basiques et l’histoire se révèle finalement des plus convenues. Tout comme Spooky, je n’ai pas réussi à m’y intéresser. Pourtant, le dessin est chouette et le travail fourni sur la couleur assez conséquent. A lire éventuellement …
Tomato mayo
J’ai adoré le dessin vif et coloré très cartoonesque même s’il manque, il est vrai, parfois de lisibilité. Par contre, je trouve le scénario très moyen pour ne pas dire faiblard. Que mettre sur sa frite ? Sauce tomate ou mayo ? Ce petit chat carré apporte la réponse avec une chute des plus convenues. Bref, il y a clairement mieux dans la collection.
Je suis légion
Pas mal de petites choses m'ont vraiment plu dans cette série. Malheureusement ces bonnes choses sont parasitées par un petit nombre de défauts. Ce qui m’a le plus gêné finalement c’est le dessin. Bien que très beau, la profusion de personnages légèrement similaires m'a dérangé. J’ai régulièrement vérifié pour voir à quel personnage j’avais affaire..... On passe d’un groupe de personnages à un autre sans transition, tout en écoutant parler en voix off un troisième attroupement de protagonistes… Parfois je ne savais plus qui parlait et à quel moment. Je ne sais pas pourquoi j’ai été perturbé de la sorte mais c’est terriblement déconcertant. Dommage car l’idée du pouvoir du sang est drôlement bien mise en scène et fichtrement bien exploitée. Savoir contrôler des individus grâce au sang est une vraie trouvaille. La scène de la petite fille contrôlant une dizaine de personnes pour créer une troupe d’élite sans conscience individuelle m’a vraiment bluffé ! Comme je le disais plus haut, la lecture a été trop gâchée par bon nombre de détails qui m’ont forcé à stopper ma lecture pour revenir en arrière. Trop déconnecté du récit, je n’ai pu en profiter pleinement, et cela malgré le fait d’avoir repris la lecture à zéro… (9/20)
La Gloire d'Héra
J’ai commencé cette BD non pas pour la couverture ô combien laide mais bien pour le scénariste que j’affectionne tout particulièrement. Je me permets de dire que la couverture n’est pas belle car elle n’est pas fidèle à l’intérieur de la BD qui est plutôt bien dessinée, exceptée pour la représentation des personnages qui m’a parfois gêné… Pour en revenir au scénario, je trouve que nous sommes à mille lieux des créations que j’affectionne tant de notre scénariste à savoir Chinaman et La Quête de l'Oiseau du Temps. Pourtant « quête » il en est bien question également ici : un fils écarté du trône à sa naissance est bien décidé à retrouver sa juste place. Il y a d’autres ingrédients intéressants qui sont distillés çà et là. Comme par exemple le frère jumeau qui veut sa part du gâteau, et la création d’une petite troupe qui accompagne notre bodybuildé tel que le petit comique de base. Mais là où le personnage rigolo accompagnait bien l’histoire dans La Quête de l'Oiseau du Temps, ici il a plutôt tendance à alourdir le récit. Vous l'aurez compris, pour moi la sauce ne prend pas, le héros n’est pas très charismatique, la quête ne m’intéresse tout bonnement pas… Il y avait un je ne sais quoi, comme un zest de tragédie grecque, qui aurait pourtant pu me passionner. La mythologie grecque reste ce qu’il y a de plus intéressant mais n’est pas des mieux représentée pour moi… (7/20)
Phil Koton
Bof....Les aventures du dessinateur Phil Koton ne m'ont pas fait rire ne serait-ce qu'une seule fois. C'est typiquement le genre d'histoire à chute qui ne me fait pas rire. Les parallèles entre la bd que dessine Phil Koton et sa vraie vie sont sans aucun doute les moments les moins intéressants de ce premier et sans aucun doute unique tome de la série. J'ajoute aussi que les personnages sont stéréotypés et pas du tout attachants. Heureusement, la narration est fluide donc lire les 44 pages n'a pas été une vraie torture.
L'invitation
Je croyais me régaler avec cet album, et il n’en a rien été. Sur base d’un bon point de départ, et malgré quelques rares séquences où l’émotion apparaît et un final intéressant, cet album se traine dans l’ennui. Bien sûr, quelque part, c’est le concept puisqu’il s’agit d’une idée foireuse de fête, une fête à laquelle, finalement, pas grand monde ne s’amuse (pas même le lecteur serais-je tenté d’écrire). Mais les réflexions qui en découlent sur le sens de l’amitié sont tout sauf passionnantes. C’est d’autant plus regrettable que j’ai vraiment bien aimé l’aspect esthétique de l’album. Un petit format mais des cases très aérées, un papier agréable au toucher, un trait simple et efficace à l’aspect crayonné, une colorisation soignée dans de douces teintes pastels. Oui, mais voilà, quand on n’a rien à dire …
Les Poux
Malgré le dessin de Stalner et un contexte historique susceptible de m’intéresser (les mouvements anarchistes et fascistes de l’entre-deux guerre), cette série ne m’a pas convaincu. En cause, une intrigue très décousue, sans fil conducteur sinon quelques personnages, et une narration par moment vraiment pénible. Rien n’est fluide, rien ne coule de source. Les situations nous sont jetées à la figure, comme autant d’instantanés. A nous de deviner les tenants et aboutissants, à nous d’étoffer l’intrigue, à nous de comprendre le contexte. Le premier tome est, à ce sujet, le plus pénible des trois. Et le troisième et dernier est peut-être bien le plus intéressant. Le dessin des Stalner n’est pas des meilleurs, lui non plus, mais il ne m’aurait pas dérangé si le scénario avait été à la hauteur. Le trait est encore un peu imprécis, certains personnages se confondent facilement mais les décors sont riches et le style est élégant, soigné. Dispensable …
Ainsi va la vie
Difficile vieillissement qui transforme les êtres au gré des aléas terrestres de notre quotidien. Voilà ce que nous racontera cet album faisant la part belle à un groupe d’amis. Jour de retrouvailles, jour que l’on prépare. Des flash back successifs nous mèneront vers la conclusion du récit. La narration s’articule de façon construite jusqu’à la révélation que sera le récit de cette fameuse soirée où tout bascule. Si la construction se révèle plutôt fine, je n’ai jamais accroché au moindre personnage. Tous aussi immatures les uns que les autres, ils m’ont plutôt fait l’effet d’une bande de jeunes inconscients avec leur vécu et leurs repères. L’auteur nous donne des personnages aux caractères marqués, pour certains assez stéréotypés. Cela se suit comme un feuilleton, la narration intelligente par flash back nous évite l’ennui sans pour autant nous captiver. Même dans mes années étudiantes, je n’ai jamais agi ou pensé comme ces héros de papier ni connu des gens qui pourraient ressembler aux personnages. Les successions d’événements m’ont toujours paru prévisibles et très téléguidées avec une once de pseudo morale sous jacente que je n’apprécie guère. Cependant les découpages fluides permettent de suivre le récit jusqu’à un terme certes touchant mais fabriqué de toutes pièces, j’avais vraiment l’impression d’être dans un sitcom genre Hélène et les garçons. Le dessin dynamique et les cadrages font fructifier les atouts du scénario pour former un tout cohérent. La colorisation et les effets narratifs graphiques pertinents permettent au récit de trouver une fluidité dans la discontinuité temporelle. Certes, tout cela fait aussi un peu superficiel et se rapproche du sitcom mais cela se laisse lire car le travail est de qualité. Au final bof, certes il y a un bon rythme, un bon travail graphique mais les propos ne m’ont pas du tout touché tout comme les personnages. Tout cela me parait trop artificiel et entendu. Un peu comme de la tranche de vie tant à la mode « plus belle la vie » avec tout de même ici plus de construction et d’intelligence dans les situations. Voilà exactement un exemple prouvant si besoin était encore que la note seule ne veut pas dire grand chose, j'ai fait pire que ne pas aimer cet album, je le touve sans intérêt, et pourtant le 2 parait meilleur que si je ne l'avais pas aimé... Inutile, hormis pour le travail graphique.
Le Grand Jeu
Voici une série qui m’a particulièrement..... ennuyé ! L’uchronie ne m’a pas plus emballé que cela, l’idée de départ est agréable, certes, mais n’évolue pas comme je l’aurais souhaité. Que c’est lonnnnng ! Les péripéties s’enchaînent pourtant, mais pour moi, il ne se passe rien de concret, juste une enfilade d’idées qui se prennent systématiquement les pieds dans le tapis. De plus la partie fantastique prend la place de l’uchronie, je m’explique : j’aurais préféré avoir un récit réaliste avec le postulat de départ annoncé c’est à dire : «1945. La Seconde Guerre mondiale est terminée depuis 4 ans. Elle a abouti à la victoire des Alliés et à la paix séparée avec l’Allemagne nazie ». Au lieu de cela on nous colle un débile profond comme héros, et des loups-garous en animaux de compagnie. Les personnages sont vraiment caricaturaux ou fades, au choix. De plus je croyais bêtement l’histoire terminée puisque empaquetée dans un coffret. Et bien non… et il ne s’agit pas d’un cycle entier (ou alors j’ai rien compris, ce qui est fort possible, vu mon peu d'implication…). Après 3 tomes je me retrouve en carafe comme si j’avais lu les premières pages d’un tome. Je ne ferai absolument pas l’effort de lire ce quatrième tome quand il sortira. Cette série n’est pas mauvaise (?). Je me suis juste complètement planté dans mon choix de lecture. Elle plaira à coup sur, elle a de nombreuses qualités, de l’action, des rebondissements, de l’aventure. Je n’ai malheureusement pas du tout accroché… (6/20)
Dieu en personne
Je suis un peu déçu par cette bande dessinée dont j'attendais mieux. J'ai bien aimé l'idée de base qui aurait pu entraîner un développement assez conséquent. Imaginez donc : Dieu qui débarque un jour sur Terre et qui se livre à la merci des hommes, de leurs questions et de leur jugement. Ça tombe bien, j'aurais eu plein de questions à lui poser moi aussi. Hélas, je n'ai pas trouvé dans cet album les réponses que je souhaitais. Marc-Antoine Mathieu, d'ordinaire assez sobre et peu disert, nous présente en effet ici des planches que j'ai trouvées trop bavardes. Les théologiens, les avocats, les philosophes qui discutent entre eux, qui bavassent même devrais-je dire, qui lancent des théories, qui confrontent leurs idées érudites sur Dieu, sa nature, son oeuvre, son existence ou sa non-existence, j'ai trouvé ça un peu lourd. Pourtant il y a pas mal de bonnes idées dans ces dialogues, ces situations, ces réactions à la présence de Dieu sur Terre. Certaines réflexions, certaines réparties et citations ne manquent vraiment pas d'intelligence et ont titillé mon intellect. Mais le reste du temps, la lecture de planches emplies de tant de dialogues abstraits m'a été assez pénible. Surtout qu'au final le récit se finit un peu en queue de poisson. J'imagine que tout cela est voulu. L'auteur voulait probablement montrer que, mis face à Dieu, les hommes préféreraient s'entendre parler plutôt que de l'écouter lui. Et il voulait aussi probablement de cette fin ouverte où le lecteur ne sait pas si c'est réellement Dieu qui est descendu sur Terre. Mais bon, je n'ai pas été bien convaincu et je n'ai pris qu'un faible plaisir à lire cet album.