C'est une série qui fait mon admiration par sa longévité. J'avais lu quelques albums dans ma jeunesse et j'ai emprunté des opus plus récents à ma BM pour me rafraîchir la mémoire. En effet quand j'ai recommencé à lire des BD avec mes premiers enfants cette série n'a pas fait partie de mes achats. Pourtant j'apprécie le talent de Tibet car je suis un fan de Ric Hochet.
Enfant j'aimais à déchiffrer les calembours proposés par l'auteur et le "Qui dort dîne" ma longtemps poursuivi comme un air entêtant. Aujourd'hui je trouve que Tibet n'a pas su faire évoluer un humour très répétitif qui tourne presqu'exclusivement sur la relation Kid-Dog dans un comique de répétition abusif. Chick devenu portrait craché de Ric est aussi lisse qu'une patinoire olympique et Tibet n'a pas trouvé mieux que "petit caniche" pour son jeune "indien loyal" ( je trouve la précision donnée par l'adjectif péjorative sans parler du nom "caniche").
Comme c'est une série jeunesse on peut accepter des scenarii assez simplistes même si on a l'impression que certains titres rappellent Les Tuniques Bleues (à moins que ce ne soit le contraire). Malheureusement j'ai trouvé la lecture très lourde et je n'ai pas eu l'envie de terminer chaque album en une fois, c'est dire.
Evidemment le graphisme ligne claire 70's est devenu plus précis au fil du temps mais malgré mon appétence pour ce style je l'ai trouvé assez vieillot.
J'ai donc confirmé mon impression de jeunesse ce n'est pas une série pour ma bibliothèque.
Une adaptation d'un grand classique par un Corbeyran vraiment paresseux.
J'ai lu il y a longtemps ce récit de Kafka, mais je n'y ai pas retrouvé ici la richesse originelle. La montée en tension, le malaise qui s'installe, on été escamotés, pour ne laisser qu'un récit un peu sec.
Pas emballant au niveau de la narration, cet album m'a aussi laissé de côté au niveau du dessin. Certes la colorisation sombre convient au récit. Mais il est inégal, brouillon et peu fouillé. Et pas mon truc.
Un album décevant, y compris pour les amateurs de Kafka. Surtout pour eux je pense, d'ailleurs.
Un gros bof.
Pourtant le graphisme est renversant de détails et de couleurs éclatantes, chaque planche serait à encadrer. Les scènes nocturnes, les contrastes... im-pec-ca-ble. Le marsupilami, loin de celui qui a bercé de nombreuses enfances, est étrangement très animal autant que surnaturel, apparaissant et disparaissant aussi vite.
Mais alors pourquoi ce gros bof ? Eh bien car avec ce super duo aux manettes, on s'attend à quelque chose de surprenant alors qu'on a droit à une histoire simpliste. Les visages cartoonesques dénotent avec les décors et le scénario hésite et opte pour le planplan. Oui c'est un album jeunesse mais qui ne trouve pas sa place. Ce type de récit collerait tout à fait avec un dessin plus aéré comme Yakari par exemple pour les grands enfants. Ou alors Trondheim aurait facilement pu donner des coups d'accélération et de maturité pour coller à un public plus grand ado. Un sentiment de gâchis lorsqu'on sait ce dont ils sont capables.
Et hop ! Encore une énième série qui nous envoie dans un monde de fantasy en mode RPG ! La particularité de celui-ci tient au choix que va faire notre personnage principal : choisir un score d'apparence de... -255 ; pour faire cours, il devient laidron en échange de capacité hors norme. il est limite devenu une divinité !
Bon, je ne vais pas m'étendre sur ce manga tant le scénario et le dessin m'auront laissé de marbre. Déjà, l'idée de base est un peu ridicule, mais le scénario qui se tisse autour est tout aussi maigre que notre protagoniste corpulent et les personnages secondaires restent des plus caricaturaux.
Quant au dessin, franchement c’est pas terrible. Les décors sont quasi inexistants, les personnages donnent dans la caricature et même notre héros n'est pas attachant.
Bref, vous trouverez bien mieux dans le genre au vu de la production actuelle. La suite se fera sans moi.
Un manga de Junji Ito qui est bien différent de ce qu'il fait habituellement.
En effet, c'est une adaptation d'un roman japonais qui semble être un classique et l'horreur est plus psychologique que dans les autres œuvres d'Ito. On retrouve par moment des personnages avec des têtes très laides et terrifiants comme il le fait souvent, mais la plupart du temps le ton rappel plus les histoires du style gekiga des années 60-70 que j'ai lu où on mettait en avant la médiocrité des personnages et le coté sombre de l'humanité. Je me demande d'ailleurs si ce manga n'a pas été une inspiration pour les pionniers du genre parce qu'il est paru en 1948, une bonne décennie avant le début de ce mouvement artistique. On dirait vraiment un manga sortit des années 60-70 avec ce héros qui est un être médiocre et qui semble poursuivit par la tragédie.
Au début, je trouvais que cela se laissait lire, mais très vite je me suis ennuyé...comme ça souvent était le cas avec les mangas de type gekiga. À force de lire les pensées du personnage principal qui ne comprends pas le monde dans lequel qui vit et qui a une piètre opinion de lui-même, cela finit par tourner en rond. Aucune péripétie ne m'a pas captivé et le fait que cela se passe dans le japon du 20ème siècle d'avant l'occidentalisation de la société japonais n'aide pas à rendre le scénario intéressant. La période historique pourrait être un plus positif pour un lecteur japonais qui ne connait pas cette période de l'histoire du japon, mais je l'ai déjà vu dans plusieurs autres mangas qui étaient plus intéressant que celui-ci.
Un manga qui est tout de même différent de ce que l'on voit habituellement dans la production mainstream. Disons que c'est à emprunter par curiosité, mais surtout pas à acheter.
Après avoir lu cette mini-série, il m'a fallu lire l'avis de Présence ci-dessous pour réaliser à quel point il faut être un complet érudit de l'univers Marvel pour en comprendre toutes les références. J'ai des années de lecture de Marvel derrière moi mais hormis certains super-méchants utilisés comme épouvantails secondaires au récit, et quelques super-héros mineurs, je ne connaissais quasiment aucun des membres et groupes de cette histoire, et n'ai même pas eu conscience des non-dits et clins d'oeil de nombreux passages et dialogues.
Sans avoir les connaissances et la possibilité de savourer ces références là, le lecteur se retrouve face à un gloubi-boulga informe. Et cette anecdote indiquée par Présence ci-dessous semble le confirmer : il n'y avait à la base pas d'histoire, juste le désir d'un scénariste d'utiliser 6 illustrations existantes comme couvertures de sa série et il a brodé autour une intrigue qui de facto ne tient pas la route puisque tout y semble factice et sans substance.
Le concept de base est une tentative d'introduire de la jeunesse dans le monde des super-héros Marvel. Simultanément deux nouveaux groupes sont spontanément apparus : un groupe de jeune super-héros et un autre de super-vilains, tous deux décidés à remplacer l'ancienne génération qu'elle trouve has-been et à côté de la plaque dans le monde moderne.
Premier agacement de voir ces ados aux pouvoirs sortis de nulle part se la jouer arrogants et de voir le scénariste leur offrir les moyens d'égaler voire parfois ridiculiser des super-héros et méchants plus expérimentés. C'est le propre de l'adolescence de contrarier les adultes et les auteurs jouent là-dessus, mais encore faudrait-il qu'il y ait un fond au delà de cette simple exaspération.
Deuxième agacement de ne quasiment rien comprendre à leurs motivations et à leurs actions. Le scénario joue la carte du complot, de l'informateur secret au courant de tout d'une part, et de la manipulation par une mystérieuse entité de l'ombre d'autre part. En racontant en parallèle les exactions génocidaires de Red Skull à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on pense un moment qu'il y a un lien avec tout ça, mais ce lien se révèle si ténu qu'on l'oublie à peine dévoilé. Ne reste que la menace d'une fin de l'univers issue du personnage d'In-Betweener qui déclame qu'il faut absolument sauvegarder tout de suite l'équilibre entre le Bien et le Mal et combattre une horde de créatures démoniaques à sa poursuite sans quoi l'univers sera détruit. Là encore, c'est une menace sortie de nulle part et un danger universel factice que forcément seuls les jeunes héros vont affronter. Et je ne parle pas des motivations des jeunes super-méchants qui alternent entre désir de montrer que les anciens sont dépassés et au final ne font rien d'autre que d'essayer de se faire mousser pour se faire un nom.
Une cascade de péripéties et de dialogues pompeux vont se succéder dans un ensemble inconsistant, avec des enchainements complètement gratuits histoire de faire apparaitre brièvement tel ou tel super-méchant illustrant la couverture puis de passer à autre chose et d'inventer de nouveaux dangers artificiels comme dans une caricature de récit de super-héros qui s'embourbe dans sa profusion de personnages et de sous-intrigues.
J'ai longuement pensé au contexte initial du comics Kingdom Come se déroulant dans un futur proche où les super-héros et super-vilains sont tellement nombreux qu'ils se marchent sur les pattes et détruisent tout sur le passage de leurs combats incessants, futiles et égoïstes : on est dans ce même entremêlement sans queue ni tête de personnages insignifiants et de bastons à grand spectacle où l'on ne s'attache à rien ni personne, avec comme tare supplémentaire cette tentative de faire croire à un intelligent complot ou quelque mystérieux planificateur derrière tout cela alors qu'il n'y a rien que du vide.
Un comics bourré d'action qui critique le monde des médias, de la publicité et des élites dans une ambiance cyberpunk futuriste.
Au niveau du scénario, nous sommes dans des terrains déjà très balisés. Pour le spectacle, on y retrouve énormément de Running Man ou de Hunger Games. Pour l'idée d'utiliser la vraie guerre comme une télé-réalité, on y retrouve beaucoup de Live war heroes. Pour les élites largement au dessus du petit peuple et pour le côté décérébré et adepte de médias, on y retrouve beaucoup de Avant l'Incal. Quant aux publicités qui s'insèrent partout dans la vie des protagonistes et des spectateurs, c'est un grand classique du cyberpunk.
Bref, énormément de déjà vu pour une intrigue qui ne marquera pas par son originalité.
Au niveau du graphisme, c'est du beau boulot en matière d'esthétisme. Personnages, costumes et décors ont la classe, le trait est très maîtrisé et les couleurs à la hauteur. Par contre, la narration graphique des scènes d'action n'est pas toujours très claire et on comprend ce qu'il se passe davantage en lisant les dialogues qu'en observant les planches.
En effet, c'est bien la narration qui est le véritable défaut de ce comics. Toute l'histoire est décousue, avec de nombreux passages dont on peine à comprendre s'ils ont lieu avant, après ou pendant le déroulement des évènements. Les motivations des antagonistes ne sont pas claires, ni leurs méthodes et surtout le résultat bancal de celles-ci. Quant à comprendre pourquoi le super soldat au top du classement est à la ramasse pendant les deux tiers de l'album... J'ai dû relire l'album une deuxième fois, et encore après revenir sur certains passages pour tenter de bien comprendre toute l'intrigue et ses détails, mais non : même si on capte l'idée globale de l'histoire (et celle-ci ne casse vraiment pas trois pattes à un canard), il y a énormément d'éléments qui sont confus, contradictoires et limite incompréhensibles.
C'est un beau dessin mis au service d'une histoire banale et mal racontée.
Encore une BD qui m'a laissé complètement sur la touche. Soyons clair, je n'ai pas bité grand chose à ce qu'il se passait ici. Et pourtant je sens bien les métaphores qui sont présentes, mais je ne les ai pas comprise clairement.
La BD est dans une ambiance vénitienne assumée, tandis que le récit parait vite onirique, jouant sur les symboliques et les métaphores. C'est ce que j'y ai compris (et peut-être que je me trompe) mais de fait, je ne vois pas trop l'idée centrale de l'histoire. Il y a bien une réflexion sur s'enfermer face à une catastrophe et la nécessité (ou l'envie) de s'ouvrir à nouveau. De même, je vois l'idée des enfants, renouveau d'un monde moribond, qui explorent et vivent ensemble, dans une communauté qui semble faire cruellement défaut aux autres humains.
Sauf que ces métaphores sont très mal liées, et que plein de choses super importantes au récit ne semble pas avoir d'intérêt pour le reste. Quel est l'intérêt des télépathes et comment servent-ils le récit ? Pourquoi Pierrot vient les voir au début, quel est leur but ? En fait, les zones d'ombres nombreuses me donnent l'impression que d'autres métaphores moins claires se cachent dans le récit. Et je ne vois pas lesquelles, ne comprenant pas leurs intrications ni le rendu global de l'histoire.
En fait, je crois que je n'arrive pas à comprendre l'enchainement que l'auteur a voulu créer. Il y a la personnalité de Pierrot, sujet à des accès de colère et bloqué sur le traumatisme d'avoir vécu la mort de sa mère de l'intérieur, Dora qui semble très intéressé par lui et est au centre des préoccupations des télépathes (pourquoi ?), la fuite de Celestia que je ne comprends pas bien (pourquoi Pierrot s'enfuit brusquement ?), la découverte de l'extérieur tout aussi cryptique et le retour, que je n'ai pas compris non plus. La fin est rapide et violente, semblant finir sur un point que je n'arrive pas à relier au reste.
C'est vraiment le défaut de la BD : j'ai complètement raté les métaphores et les clés de compréhension, me donnant l'impression d'un gloubi-boulga vaguement poétique et tentant de me dire un truc. Mais impossible de savoir quoi. C'est le genre de BD dont j'aimerai bien avoir une explication !
L'album est louable, plein de bonnes intentions. Il permet de faire découvrir trois auteurs africains (chacune de leurs histoires est précédée d'une page de bio et bibliographie).
Ces histoires mettent aussi au premier plan les violences subies par des femmes. Ces "Vies volées" sont celles de femmes violées (dans deux histoires), et/ou contaminées par le Sida.
Les droits bafoués des femmes, la prévention contre le Sida, les violences des militaires ou des milices contre les civils (souvent des femmes, mais pas que), tous ces sujets sont intéressants.
Mais voilà, l'aspect purement BD m'a déçu. Je n'ai pas accroché au dessin (souvent maladroit).
Surtout les histoires sont décevantes en elles-mêmes. La première s'arrête brutalement. Les autres manquent d'une narration captivante, et certains passages basculent presque dans le message publicitaire lourdingue (contre le Sida par exemple).
Une lecture qui m'a laissé sur ma faim.
Ah oui, non, là j'avoue que je suis resté sur la touche de cette BD un peu trop psychédélique. Malgré le nom de Jeff Lemire sur la jaquette attrayante et les promesses d'un scénario vendeur, je dois dire que je suis passé à côté du récit.
En fait, je crois que j'ai été bien trop bloqué par les creux de l'histoire et son exécution trop rapide. Le dessin est très joli et propose des rendus originaux, notamment dans ce vaisseaux étrange. L'utilisation des géométrie ajoute pas mal d'étrangeté, avec un jeu sur les couleurs qui renforce ces aspects.
Mais pour l'histoire, elle est finalement rapide et assez conventionnelle pour une Uchronie. Quelques pistes scénaristiques sont laissées à la compréhension du lecteur et une partie de l'uchronie n'est jamais développée non plus. C'est dommage, j'aurais bien aimé voir ces aspects développés, et si l'histoire principale est sympathique, je ne la trouve pas franchement transcendante. Il manque vraiment un truc pour m'accrocher, et les personnages sont assez vite brossés mais jamais vraiment creusés. C'est une lecture que je trouve assez passable.
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Chick Bill
C'est une série qui fait mon admiration par sa longévité. J'avais lu quelques albums dans ma jeunesse et j'ai emprunté des opus plus récents à ma BM pour me rafraîchir la mémoire. En effet quand j'ai recommencé à lire des BD avec mes premiers enfants cette série n'a pas fait partie de mes achats. Pourtant j'apprécie le talent de Tibet car je suis un fan de Ric Hochet. Enfant j'aimais à déchiffrer les calembours proposés par l'auteur et le "Qui dort dîne" ma longtemps poursuivi comme un air entêtant. Aujourd'hui je trouve que Tibet n'a pas su faire évoluer un humour très répétitif qui tourne presqu'exclusivement sur la relation Kid-Dog dans un comique de répétition abusif. Chick devenu portrait craché de Ric est aussi lisse qu'une patinoire olympique et Tibet n'a pas trouvé mieux que "petit caniche" pour son jeune "indien loyal" ( je trouve la précision donnée par l'adjectif péjorative sans parler du nom "caniche"). Comme c'est une série jeunesse on peut accepter des scenarii assez simplistes même si on a l'impression que certains titres rappellent Les Tuniques Bleues (à moins que ce ne soit le contraire). Malheureusement j'ai trouvé la lecture très lourde et je n'ai pas eu l'envie de terminer chaque album en une fois, c'est dire. Evidemment le graphisme ligne claire 70's est devenu plus précis au fil du temps mais malgré mon appétence pour ce style je l'ai trouvé assez vieillot. J'ai donc confirmé mon impression de jeunesse ce n'est pas une série pour ma bibliothèque.
La Métamorphose, de Franz Kafka
Une adaptation d'un grand classique par un Corbeyran vraiment paresseux. J'ai lu il y a longtemps ce récit de Kafka, mais je n'y ai pas retrouvé ici la richesse originelle. La montée en tension, le malaise qui s'installe, on été escamotés, pour ne laisser qu'un récit un peu sec. Pas emballant au niveau de la narration, cet album m'a aussi laissé de côté au niveau du dessin. Certes la colorisation sombre convient au récit. Mais il est inégal, brouillon et peu fouillé. Et pas mon truc. Un album décevant, y compris pour les amateurs de Kafka. Surtout pour eux je pense, d'ailleurs.
El Diablo
Un gros bof. Pourtant le graphisme est renversant de détails et de couleurs éclatantes, chaque planche serait à encadrer. Les scènes nocturnes, les contrastes... im-pec-ca-ble. Le marsupilami, loin de celui qui a bercé de nombreuses enfances, est étrangement très animal autant que surnaturel, apparaissant et disparaissant aussi vite. Mais alors pourquoi ce gros bof ? Eh bien car avec ce super duo aux manettes, on s'attend à quelque chose de surprenant alors qu'on a droit à une histoire simpliste. Les visages cartoonesques dénotent avec les décors et le scénario hésite et opte pour le planplan. Oui c'est un album jeunesse mais qui ne trouve pas sa place. Ce type de récit collerait tout à fait avec un dessin plus aéré comme Yakari par exemple pour les grands enfants. Ou alors Trondheim aurait facilement pu donner des coups d'accélération et de maturité pour coller à un public plus grand ado. Un sentiment de gâchis lorsqu'on sait ce dont ils sont capables.
L'Abominable Chevalier
Et hop ! Encore une énième série qui nous envoie dans un monde de fantasy en mode RPG ! La particularité de celui-ci tient au choix que va faire notre personnage principal : choisir un score d'apparence de... -255 ; pour faire cours, il devient laidron en échange de capacité hors norme. il est limite devenu une divinité ! Bon, je ne vais pas m'étendre sur ce manga tant le scénario et le dessin m'auront laissé de marbre. Déjà, l'idée de base est un peu ridicule, mais le scénario qui se tisse autour est tout aussi maigre que notre protagoniste corpulent et les personnages secondaires restent des plus caricaturaux. Quant au dessin, franchement c’est pas terrible. Les décors sont quasi inexistants, les personnages donnent dans la caricature et même notre héros n'est pas attachant. Bref, vous trouverez bien mieux dans le genre au vu de la production actuelle. La suite se fera sans moi.
La Déchéance d'un homme
Un manga de Junji Ito qui est bien différent de ce qu'il fait habituellement. En effet, c'est une adaptation d'un roman japonais qui semble être un classique et l'horreur est plus psychologique que dans les autres œuvres d'Ito. On retrouve par moment des personnages avec des têtes très laides et terrifiants comme il le fait souvent, mais la plupart du temps le ton rappel plus les histoires du style gekiga des années 60-70 que j'ai lu où on mettait en avant la médiocrité des personnages et le coté sombre de l'humanité. Je me demande d'ailleurs si ce manga n'a pas été une inspiration pour les pionniers du genre parce qu'il est paru en 1948, une bonne décennie avant le début de ce mouvement artistique. On dirait vraiment un manga sortit des années 60-70 avec ce héros qui est un être médiocre et qui semble poursuivit par la tragédie. Au début, je trouvais que cela se laissait lire, mais très vite je me suis ennuyé...comme ça souvent était le cas avec les mangas de type gekiga. À force de lire les pensées du personnage principal qui ne comprends pas le monde dans lequel qui vit et qui a une piètre opinion de lui-même, cela finit par tourner en rond. Aucune péripétie ne m'a pas captivé et le fait que cela se passe dans le japon du 20ème siècle d'avant l'occidentalisation de la société japonais n'aide pas à rendre le scénario intéressant. La période historique pourrait être un plus positif pour un lecteur japonais qui ne connait pas cette période de l'histoire du japon, mais je l'ai déjà vu dans plusieurs autres mangas qui étaient plus intéressant que celui-ci. Un manga qui est tout de même différent de ce que l'on voit habituellement dans la production mainstream. Disons que c'est à emprunter par curiosité, mais surtout pas à acheter.
Vengeance - La Brigade des jeunes
Après avoir lu cette mini-série, il m'a fallu lire l'avis de Présence ci-dessous pour réaliser à quel point il faut être un complet érudit de l'univers Marvel pour en comprendre toutes les références. J'ai des années de lecture de Marvel derrière moi mais hormis certains super-méchants utilisés comme épouvantails secondaires au récit, et quelques super-héros mineurs, je ne connaissais quasiment aucun des membres et groupes de cette histoire, et n'ai même pas eu conscience des non-dits et clins d'oeil de nombreux passages et dialogues. Sans avoir les connaissances et la possibilité de savourer ces références là, le lecteur se retrouve face à un gloubi-boulga informe. Et cette anecdote indiquée par Présence ci-dessous semble le confirmer : il n'y avait à la base pas d'histoire, juste le désir d'un scénariste d'utiliser 6 illustrations existantes comme couvertures de sa série et il a brodé autour une intrigue qui de facto ne tient pas la route puisque tout y semble factice et sans substance. Le concept de base est une tentative d'introduire de la jeunesse dans le monde des super-héros Marvel. Simultanément deux nouveaux groupes sont spontanément apparus : un groupe de jeune super-héros et un autre de super-vilains, tous deux décidés à remplacer l'ancienne génération qu'elle trouve has-been et à côté de la plaque dans le monde moderne. Premier agacement de voir ces ados aux pouvoirs sortis de nulle part se la jouer arrogants et de voir le scénariste leur offrir les moyens d'égaler voire parfois ridiculiser des super-héros et méchants plus expérimentés. C'est le propre de l'adolescence de contrarier les adultes et les auteurs jouent là-dessus, mais encore faudrait-il qu'il y ait un fond au delà de cette simple exaspération. Deuxième agacement de ne quasiment rien comprendre à leurs motivations et à leurs actions. Le scénario joue la carte du complot, de l'informateur secret au courant de tout d'une part, et de la manipulation par une mystérieuse entité de l'ombre d'autre part. En racontant en parallèle les exactions génocidaires de Red Skull à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on pense un moment qu'il y a un lien avec tout ça, mais ce lien se révèle si ténu qu'on l'oublie à peine dévoilé. Ne reste que la menace d'une fin de l'univers issue du personnage d'In-Betweener qui déclame qu'il faut absolument sauvegarder tout de suite l'équilibre entre le Bien et le Mal et combattre une horde de créatures démoniaques à sa poursuite sans quoi l'univers sera détruit. Là encore, c'est une menace sortie de nulle part et un danger universel factice que forcément seuls les jeunes héros vont affronter. Et je ne parle pas des motivations des jeunes super-méchants qui alternent entre désir de montrer que les anciens sont dépassés et au final ne font rien d'autre que d'essayer de se faire mousser pour se faire un nom. Une cascade de péripéties et de dialogues pompeux vont se succéder dans un ensemble inconsistant, avec des enchainements complètement gratuits histoire de faire apparaitre brièvement tel ou tel super-méchant illustrant la couverture puis de passer à autre chose et d'inventer de nouveaux dangers artificiels comme dans une caricature de récit de super-héros qui s'embourbe dans sa profusion de personnages et de sous-intrigues. J'ai longuement pensé au contexte initial du comics Kingdom Come se déroulant dans un futur proche où les super-héros et super-vilains sont tellement nombreux qu'ils se marchent sur les pattes et détruisent tout sur le passage de leurs combats incessants, futiles et égoïstes : on est dans ce même entremêlement sans queue ni tête de personnages insignifiants et de bastons à grand spectacle où l'on ne s'attache à rien ni personne, avec comme tare supplémentaire cette tentative de faire croire à un intelligent complot ou quelque mystérieux planificateur derrière tout cela alors qu'il n'y a rien que du vide.
VS - Ligne de front
Un comics bourré d'action qui critique le monde des médias, de la publicité et des élites dans une ambiance cyberpunk futuriste. Au niveau du scénario, nous sommes dans des terrains déjà très balisés. Pour le spectacle, on y retrouve énormément de Running Man ou de Hunger Games. Pour l'idée d'utiliser la vraie guerre comme une télé-réalité, on y retrouve beaucoup de Live war heroes. Pour les élites largement au dessus du petit peuple et pour le côté décérébré et adepte de médias, on y retrouve beaucoup de Avant l'Incal. Quant aux publicités qui s'insèrent partout dans la vie des protagonistes et des spectateurs, c'est un grand classique du cyberpunk. Bref, énormément de déjà vu pour une intrigue qui ne marquera pas par son originalité. Au niveau du graphisme, c'est du beau boulot en matière d'esthétisme. Personnages, costumes et décors ont la classe, le trait est très maîtrisé et les couleurs à la hauteur. Par contre, la narration graphique des scènes d'action n'est pas toujours très claire et on comprend ce qu'il se passe davantage en lisant les dialogues qu'en observant les planches. En effet, c'est bien la narration qui est le véritable défaut de ce comics. Toute l'histoire est décousue, avec de nombreux passages dont on peine à comprendre s'ils ont lieu avant, après ou pendant le déroulement des évènements. Les motivations des antagonistes ne sont pas claires, ni leurs méthodes et surtout le résultat bancal de celles-ci. Quant à comprendre pourquoi le super soldat au top du classement est à la ramasse pendant les deux tiers de l'album... J'ai dû relire l'album une deuxième fois, et encore après revenir sur certains passages pour tenter de bien comprendre toute l'intrigue et ses détails, mais non : même si on capte l'idée globale de l'histoire (et celle-ci ne casse vraiment pas trois pattes à un canard), il y a énormément d'éléments qui sont confus, contradictoires et limite incompréhensibles. C'est un beau dessin mis au service d'une histoire banale et mal racontée.
Celestia
Encore une BD qui m'a laissé complètement sur la touche. Soyons clair, je n'ai pas bité grand chose à ce qu'il se passait ici. Et pourtant je sens bien les métaphores qui sont présentes, mais je ne les ai pas comprise clairement. La BD est dans une ambiance vénitienne assumée, tandis que le récit parait vite onirique, jouant sur les symboliques et les métaphores. C'est ce que j'y ai compris (et peut-être que je me trompe) mais de fait, je ne vois pas trop l'idée centrale de l'histoire. Il y a bien une réflexion sur s'enfermer face à une catastrophe et la nécessité (ou l'envie) de s'ouvrir à nouveau. De même, je vois l'idée des enfants, renouveau d'un monde moribond, qui explorent et vivent ensemble, dans une communauté qui semble faire cruellement défaut aux autres humains. Sauf que ces métaphores sont très mal liées, et que plein de choses super importantes au récit ne semble pas avoir d'intérêt pour le reste. Quel est l'intérêt des télépathes et comment servent-ils le récit ? Pourquoi Pierrot vient les voir au début, quel est leur but ? En fait, les zones d'ombres nombreuses me donnent l'impression que d'autres métaphores moins claires se cachent dans le récit. Et je ne vois pas lesquelles, ne comprenant pas leurs intrications ni le rendu global de l'histoire. En fait, je crois que je n'arrive pas à comprendre l'enchainement que l'auteur a voulu créer. Il y a la personnalité de Pierrot, sujet à des accès de colère et bloqué sur le traumatisme d'avoir vécu la mort de sa mère de l'intérieur, Dora qui semble très intéressé par lui et est au centre des préoccupations des télépathes (pourquoi ?), la fuite de Celestia que je ne comprends pas bien (pourquoi Pierrot s'enfuit brusquement ?), la découverte de l'extérieur tout aussi cryptique et le retour, que je n'ai pas compris non plus. La fin est rapide et violente, semblant finir sur un point que je n'arrive pas à relier au reste. C'est vraiment le défaut de la BD : j'ai complètement raté les métaphores et les clés de compréhension, me donnant l'impression d'un gloubi-boulga vaguement poétique et tentant de me dire un truc. Mais impossible de savoir quoi. C'est le genre de BD dont j'aimerai bien avoir une explication !
Vies volées
L'album est louable, plein de bonnes intentions. Il permet de faire découvrir trois auteurs africains (chacune de leurs histoires est précédée d'une page de bio et bibliographie). Ces histoires mettent aussi au premier plan les violences subies par des femmes. Ces "Vies volées" sont celles de femmes violées (dans deux histoires), et/ou contaminées par le Sida. Les droits bafoués des femmes, la prévention contre le Sida, les violences des militaires ou des milices contre les civils (souvent des femmes, mais pas que), tous ces sujets sont intéressants. Mais voilà, l'aspect purement BD m'a déçu. Je n'ai pas accroché au dessin (souvent maladroit). Surtout les histoires sont décevantes en elles-mêmes. La première s'arrête brutalement. Les autres manquent d'une narration captivante, et certains passages basculent presque dans le message publicitaire lourdingue (contre le Sida par exemple). Une lecture qui m'a laissé sur ma faim.
Primordial
Ah oui, non, là j'avoue que je suis resté sur la touche de cette BD un peu trop psychédélique. Malgré le nom de Jeff Lemire sur la jaquette attrayante et les promesses d'un scénario vendeur, je dois dire que je suis passé à côté du récit. En fait, je crois que j'ai été bien trop bloqué par les creux de l'histoire et son exécution trop rapide. Le dessin est très joli et propose des rendus originaux, notamment dans ce vaisseaux étrange. L'utilisation des géométrie ajoute pas mal d'étrangeté, avec un jeu sur les couleurs qui renforce ces aspects. Mais pour l'histoire, elle est finalement rapide et assez conventionnelle pour une Uchronie. Quelques pistes scénaristiques sont laissées à la compréhension du lecteur et une partie de l'uchronie n'est jamais développée non plus. C'est dommage, j'aurais bien aimé voir ces aspects développés, et si l'histoire principale est sympathique, je ne la trouve pas franchement transcendante. Il manque vraiment un truc pour m'accrocher, et les personnages sont assez vite brossés mais jamais vraiment creusés. C'est une lecture que je trouve assez passable.