Les derniers avis (5270 avis)

Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Marc Lebut et son voisin
Marc Lebut et son voisin

Quand j'étais jeune, j'avais une aversion pour cette série. D'une part je ne la trouvais pas drôle, mais surtout le personnage de Marc Lebut m'était franchement détestable. Juste en lire quelques pages suffisait à m'énerver et à me donner envie de refermer l'album. Je viens d'en relire récemment pour me refaire une idée avec des yeux plus adultes. Objectivement, le dessin n'est pas mauvais. C'est le style franco-belge d'humour typique de l'école de Marcinelle, celle du Journal de Spirou. Rien à redire sur le plan graphique donc, il y a le potentiel d'une bonne série humoristique. Mais cet humour n'est pas au niveau. Ce sont des gags lourds, téléphonés, convenus et trop souvent artificiels. On les sent laborieusement amenés et ça ne me fait pas rire du tout. Et il y a donc toujours ce personnage de Marc Lebut, volontairement rendu odieux par les auteurs. Il m'insupporte toujours, même si c'est moins viscéral que dans ma jeunesse. Avec mes yeux d'adultes, je suis juste devant une perplexité face aux scénarios de ces aventures et gags : comment les autres protagonistes peuvent-ils simplement supporter ce personnage, et ne pas l'envoyer balader, éviter véritablement et pour de bon de croiser sa route à jamais, voire même appeler la police pour ce qui est de certains gags où ce fameux Marc attente à la vie et aux biens de son voisin ou d'autres comme si c'était normal. Le fait que ces derniers acceptent le personnage tel quel, se contentant de râler et de se lamenter, et que ce dernier puisse continuer sa vie égocentrique en méprisant ses semblables m’apparaît dès lors comme une trop grosse facilité du scénario qui m'exaspère trop rapidement. Pour passer outre ce sentiment subjectif et revenir à de l'objectif, disons simplement que cette série m'ennuie autant qu'elle ne me fait pas rire.

05/04/2019 (modifier)
Par Salèn
Note: 1/5
Couverture de la série Celle que je suis
Celle que je suis

Après la fin du manga Eclats d'âme en décembre 2018, les éditions Akata sortent un nouveau titre avec une thématique LGBT . Ici le sujet est très intéressant car on parle de transsexualité, thème qui n'a quasiment jamais été abordé de manière sérieuse dans les mangas (les seuls contre-exemples qui me viennent à l'esprit sont certains passages de Family Compo ou bien le tome 29 de Young GTO) et même dans la BD en général. Les séries soient disant «engagées » évitent même très souvent le sujet des personnes trans en se focalisant uniquement sur les personnes homosexuelles, par défaut d'information ou d'intérêt. J'ai acheté ce premier tome d'un diptyque car je me demandais si le sujet allait être bien traité ou pas (le titre français très cliché « Celle que je suis » était en tout cas inquiétant – le titre japonais se traduit plus comme « il n'y a pas d'espoir pour cet amour »). Alors, que vaut cette série ? Eh bien, c'est un bilan positif. Cela me fait beaucoup penser à Eclats d'âme, dans le sens où au niveau du dessin, la transcription des émotions flirte parfois avec l'onirisme. On pourrait croire qu'il s'agit des mêmes auteurs d'ailleurs mais non. Mais là ou Eclats d'âme pouvait être parfois irritant à la lecture avec certains de ses personnages en déni, Celle que je Suis joue la carte de la révélation et de l'acceptation de soi de manière moins déprimante. Bien sûr, parler du parcours personnel d'une personne trans en tout début de transition n'est pas très original car la plupart des médias ne parlent que de cette période, comme si les personnes en question cessaient d'exister une fois leur changement de sexe effectué. Mais ici il y a un autre élément qui ajoute de l'intérêt, car outre la découverte progressive de Manase, le personnage principal, il est également question du fait que Manase aime son meilleur ami en secret. D'ailleurs j'ai trouvé la scène de la cigarette dans la fiole de verre très jolie, symbolisant cet amour à sens unique. Pourra t-il en être autrement ? Je l'espère, mais nous le verrons dans le prochain tome. Si cette relation pouvait se concrétiser, ce serait bien l'une des premières fois qu'une relation entre une femme trans et un homme hétérosexuel serait dépeinte dans une bande dessinée, du moins à ma connaissance. En tout cas, les scènes durant lesquelles Masane décrit les sentiments ressentis à la vue de son « crush » ou du simple fait d'être en contact avec lui sont très réalistes, quiconque ayant déjà ressenti ce genre de sentiments pourra donc s'y identifier. On découvre également la famille de Manase, ses amis, ils font des sorties, suivent leurs cours, participent à un club d'écriture de leur école (je ne sais pas si ils sont au lycée ou à la fac d'ailleurs, ce n'est pas très clair), tout cela est vivant et montre que Manase est un personnage à part entière et pas juste une femme trans unidimensionnelle qui n'est définie que par cet état de fait. Les relations entre deux des personnages se compliquent vers la fin, alors que Manase se fait un ami qui parvient à la comprendre. À la fin de ce tome, elle comprend qu'elle n'est pas seule à vivre ce besoin de changement. Le second tome de la série, qui sort en mars, sera décisif pour savoir exactement si Celle que je suis vaut le coup. J'espère que l'on aura droit à de jolies scènes entre les personnages, et surtout un happy-end. Assez d'histoires sordides ou se finissant dans la souffrance pour ce type de personnages. Que la bande dessinée puisse être un moyen de comprendre que sortir de la norme n'est pas une fatalité... (Avis de la semaine Bdtheque du 14 janvier 2019) Mise à jour après lecture du tome 2: Je baisse ma note de deux points pour la série. il s'est passé exactement ce que je craignais. Après un volume 1 prometteur, le tome 2 est bâclé. Pourtant le début commençait bien, avec des parallèles entre les différents personnages et leurs situations, et de jolies références à la littérature française, mais la suite se vautre dans le pathétique. Je ne peux pas trop en dire sans trop spoiler, donc attention SPOILER: mais l'histoire se termine en queue de poisson pour notre héroïne. J'ai trouvé la scène dans le bar d'une violence inouïe, surtout pour une série se voulant "militante"! Jouer la carte du tragique et de la souffrance, de l'absence d'espoir, de la frustration d'un rêve inatteignable, ce n'est pas original lorsque l'on traite un tel sujet, et c'est même probablement insultant, ce qui est original serait d'avoir au moins une seule oeuvre avec un personnage trans qui se termine bien. Le personnage de la tenancière de bar en est un exemple parlant: son discours teinté d'auto-détestation est dangereux, car il n'y a aucune opinion contraire dans le récit pour le contrebalancer. Elle prononce des phrases que j'ai même trouvées choquantes pour un titre se disant "militant". Peut-être que c'est le marketing français qui a donné une fausse impression (le titre japonais n'est pas "celle que je suis" mais "il n'y a pas d'espoir pour cet amour", ce qui laisse supposer plus une série sur l'amour à sens unique par le biais des rêves que l'on cherche à atteindre, et une réflexion sur la féminité, ce qu'est en fait cette série) mais en définitive je ressors de cette lecture avec une intense déception. Le livre m'est presque tombé des mains à la fin: c'est tout? Mais les auteurs se moquent du monde! Et concernant les sentiments du personnage principal pour son meilleur ami c'est la même chose, aucun espoir n'est permis. Il se délecte même du fait que l'héroïne l'aime encore un an après alors qu'il lui a dit qu'il ne voudrait jamais sortir avec, à ce niveau on atteint la psychopathie. Enfin bref, lisez Family Compo, de Tsukasa Hojo. C'est parfois une beaufferie, mais qui nous offre souvent des moments de grâce. Celle que je suis n'est de son côté qu'une énième fiction ratée sur le sujet. Note finale : 1,5/5

10/01/2019 (MAJ le 18/03/2019) (modifier)
Par gruizzli
Note: 1/5
Couverture de la série Mimbrenos
Mimbrenos

Première BD western que je poste sur le site, et on ne peut pas dire que ce soit une franche réussite. En fait, j'ai l'impression d'avoir lu une histoire déjà vue plein de fois et qui ne parvient pas à m'intéresser. Le hic vient clairement du scénario, qui rabâche plusieurs thèmes déjà vus (entre bandits, indiens, pénitencier et confédérés), mais qui n'a pas véritablement d'accroche. On navigue entre les différents protagonistes jusqu'à la bataille finale, et le tout est assez vide de saveur. La plupart des personnages sont monolithiques, les discussions déjà vues et le retournement de fin est assez prévisible. En fait, je n'ai pas été intéressé par l'histoire d'un bout à l'autre. Le dessin est très curieux : je n'arrive pas exactement à mettre le doigt sur la raison, mais il y a quelque chose qui parvient à me plonger dans l'ambiance alors même que je ne le trouve pas extrêmement bien adapté pour ce genre d'histoire. Notamment le bandit avec les dents toujours sorties, qui donne vaguement l'impression d'avoir un problème de mâchoire. C'est curieux, d'autant que les décors et les ambiances sont plutôt pas mal. Bref, une BD que je ne considère largement pas comme nécessaire, donc à moins d'être féru de western on peut passer à côté.

13/02/2019 (modifier)
Par McClure
Note: 1/5
Couverture de la série Tatiana K.
Tatiana K.

Je ne vais pas revenir en long en large et en travers sur tout ce qui a été dit. Une série bien inutile. Je ne suis jamais opposé à une case ou deux un brin sexy, coquine mais là ça frôle l'indigestion. Tatiana en bleu, Tatiana sous la douche, Tatiana en actrice x, et surtout Tatiana qui doit toujours être en string pour bien se battre. Et ce toujours dans des postures dignes de Playboy et avec une justification digne de....ben de rien. Les personnages sont tous creux, leurs justifications tirées par les cheveux (l'agent inutile mais c'est le seul disponible, tome après tome parfaitement inutile). L'agence de protection de l'environnement grandement risible. Bref du bon ridicule. Le scénario et la narration sont aussi mauvais que le reste. Corteggiani veut à tout prix nous montrer qu'il s'est documenté sur toutes les agences et les services, du coup on a droit à chaque tome à une explication parlée car impossible à intégrer tout ça... C'est inutilement bavard, une double planche du dernier tome est même déséquilibrée à l'extrême. L'histoire enfin, est sans queue ni tête, fourre tout et pas maîtrisée. Indigestion.

04/02/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Holiday Junction
Holiday Junction

Du même auteur, j'avais déjà détesté son Tokyo Alien Bros.. Je ne suis pas plus entré dans ces sept récits courts qui raconte des tranches de vies de gens ordinaires. On aura droit à deux amis de longue date jouant une partie de tennis, un chat et son maître, une jeune fille et un retraité à la pêche ou encore un couple surpris par le passage de Godzilla. Oui, il y en aura pour tous les goûts sauf le mien car je n'ai rien ressenti. Pas la moindre émotion. C'est quand même grave d'en arriver là.

03/02/2019 (modifier)
Par McClure
Note: 1/5
Couverture de la série Al'Togo
Al'Togo

Aïe Aïe Aïe. Il est des séries que l'on aimerait mieux noter. Mais là, ça n'est vraiment pas possible. Pourquoi ? D'abord parce que la crédibilité de cette EuroPolice et surtout des protagonistes n'est pas au rendez-vous. Déjà parce que les "characters" sont outranciers (la nympho, le gay, l'ex mafieux), leurs actions sont par trop "amatrices". Ils ont des outils dingues mais semblent à chaque mission être des bras cassés. Enfin le principal personnage, Al'Togo ou plutôt son frère jumeau............... La crédibilité absolue d'un novice qui arriverait à remplacer son frère au GIGN ou au RAID???? Bref du grand n'importe quoi. Ensuite, dans le et les scénario(s). Les 4 premiers tomes sont des one shots façon feuilleton où nous voyons qu'il y a un fond sur le personnage d'Al'Togo qu'on devrait progressivement découvrir. Ce mystère est la seule tension réelle dans le script. Chaque petite histoire est irréaliste. Le premier tome a pour fond un ministre de la culture suédois, ancien ambassadeur en Espagne fraîchement divorcé, qui va pêter un cable, assassiner sa femme et enlever ses filles. Comme de par hasard il va croiser la route d'Al'Togo qui doit intégrer l'EuroPolice qui va le filer avec sa Twingo. Ce tome dont l'enquête est inutile, sert juste à créer le lien entre le héros et le groupe. Deuxième tome, un forcené transporte une mallette remplie de gaz VX dans le Thales et menace de la faire se répandre dans la gare de Bruxelles. S'ensuit une course poursuite risible entre les super policiers qui semblent plus être de bons amateurs que des spécialistes et des malfaiteurs étrangement professionnels eux et qui finalement verra que le VX est de la vulgaire cocaïne, le tout devant une équipe de TV US (c'est bien connu que tous les services d'élite ouvrent leurs portes aux journalistes à visage découvert). C'est sans queue ni tête. 3e opus, on va aller en Pologne, à la poursuite de braqueurs de convois sévissant partout en Europe. Et on va tomber dans un conflit entre mafia locale et soldats nostalgiques de l'époque disciplinée de la dominance soviétique. Là encore, l'équipe de l'EuroPolice est une bande de gamins (et de pantins) dans ce jeu trop grand pour eux. 4e tome, cette fois un gourou philosophe grec manipule (et est manipulé) les masses pour lutter contre les médias aux mains des gouvernements. Là encore, les pseudos superflics sont contrés par un groupuscule de 2nde zone. Et accessoirement, on va avoir droit à un cliffhanger étrange car il arrive trop tôt..... Le dernier tome semble être créé car la série allait être sabordée. On a le droit à l'explication post mortem de ce mystère du héros sous forme de compte rendu de l'enquête de la journaliste US. Outre le procédé grossier et mal narré qui arrive comme un cheveu sur la soupe (voir cliffhanger ci dessus), cela ressemble vraiment à un tome pour "boucler" le scénario originel, sur fond de scandale d'état. Le dessin n'est pas mauvais mais il est trop typé nouvelle bd jeunes (foot2rue) pour moi, et pas assez qualitatif pour ressortir un peu la série. Bref, une série ambitieuse mais où tous les éléments tombent à l'eau.

29/01/2019 (modifier)
Par jul
Note: 1/5
Couverture de la série Toxic / La Ruche / Calavera
Toxic / La Ruche / Calavera

Je n'ai pas de problème particulier avec la cohérence, les climats oniriques et glauques sous opiacés, les ambiances "Lynchiennes" ... Au contraire j'adore ça ! De plus j'ai énormément aimé son œuvre culte Black Hole (j'ai lu les 3 premiers tomes). Donc j'étais sûr d'adorer. Et bien c'est manqué. Je me suis terriblement ennuyé à la lecture du 1er tome. Pourtant j'ai du lire cela il y a seulement 4 mois. L'ambiance "milieu rock indé estudiantin américain" est plus écrasante que le côté "Lynchien". Du coup, cela m'a agacé assez rapidement. Va pour les rêves bizarres (bien qu'on ne saisisse pas vraiment le sens profond) mais dès que le récit retombe sur la vie de cet étudiant plus ou moins défoncé, avec ses états d'âmes et ses concerts du samedi soir, je me suis ennuyé. J'ai déjà vu cela 100 fois et en plus passionnant (dans Black Hole, Le Roi des Mouches de Mezzo et Pirus et surtout dans le cinéma américain). Cela arrive un peu tard. Je serais incapable de vous raconter l'histoire et je n'ai même pas réussi à finir le 1er tome.

24/01/2019 (modifier)
Par jul
Note: 1/5
Couverture de la série Aller-retour
Aller-retour

Malgré tout mon amour pour le trait de Bezian (c'est pourquoi j'ai emprunté cet album) cette bd m'a énormément déçu et même énervé. Cet interminable monologue d'un individu se perdant dans un petit village est assommant au possible. C'est apparemment une enquête (???). Ou alors je n'ai rien compris. Je crois que je n'ai rien compris et c'est tant mieux car c'est tellement verbeux, " auteurisant", austère et ennuyeux... C'est bien dommage car cette série de vignettes sur des façades et des paysages maussades est toute bonnement magnifique graphiquement. Le travail sur le noir et blanc et les angles de vue, est du niveau de grands photographes. Mais la lecture de l'objet se révèle terriblement ennuyeuse et du coup même les dessins finissent par lasser. Un comble avec ce niveau graphique. Je pense aussi que je n'ai peut être pas la culture littéraire nécessaire pour apprécier cette œuvre à sa juste valeur. Je ne fais pas partie du public visé. Il n'empêche que c'est tout de même extrêmement morose et assommant. dessins: 4.5 scénario: 1

24/01/2019 (modifier)
Couverture de la série Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions
Alpha... directions / Beta... civilisations/Gamma... visions

Pas réussi à finir ce bouquin d'illustration. Tout au long de cette lecture, cela me frappait telle une évidence "mais ce n'est pas une BD!!!" En effet faut voir cela comme une somme de connaissances sur l'évolution à travers le regard de l'auteur. Personnellement, je me suis ennuyé sévère parce que c'est juste indigeste. On ne retient rien de cette succession d'images et de chiffres. J'imagine qu'un bouquin qui veut traiter ce thème se doit à un minimum de pédagogie? Parfois, certaines illustrations religieuses en association avec la vision scientifique m'ont paru intéressantes... Mais largement insuffisant pour éveiller mon intérêt.

23/01/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Cheeky Love
Cheeky Love

Les romances se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Voici un titre à rallonge qui ne fera pas dans la dentelle. Les trois premières pages commencent par la rencontre où le gars touche directement les seins de l'héroïne, une lycéenne de 17 ans. Je dois dire que je n'ai jamais été autant choqué par autant de vulgarité sous une pluie rose bonbon de naïveté. Et dire que c'est destiné à la jeunesse qui ne devrait pas prendre cet exemple. Le cadre est celui d'un lycée avec une équipe de basket. Je n'ai ni aimé le dessin, ni le découpage qui est une véritable prise de tête donnant des maux à la lecture. Une comédie romantique certes mais d'une absolue grossièreté.

20/01/2019 (modifier)