Heureusement j'ai acheté les deux premiers tomes à une association qui fait de l'insertion professionnelle en recyclant des livres.
Mon argent n'est donc pas perdu. Je renvoie à l'excellent avis de Katz pour les énormités historiques que véhicule cette série.
Je vais compléter mais je note que j'avise un 10 novembre!
Monsieur Dufaux , l'Histoire est chose sérieuse et complexe. Des milliers de jeunes hommes Aussies, Kiwis, Français, Turcs ou autres sont morts sur les plages ottomanes. Il faut respecter leur mémoire et ne pas écrire n'importe quoi pour de l'argent.
Tout d'abord la préface. C'est assez inhabituel dans ce type de série. Probablement pour donner une coloration historique à l'ouvrage. Mais que de raccourcis et de sottises.
"En 1912, la Turquie choisit le mauvais camp." C'est à pleurer! Outre que c'est l'Empire Ottoman et pas la Turquie au sens moderne, les Allemands encadrent et forment l'armée turque depuis une bonne dizaine d'années .Les Allemands fournissent en quasi exclusivité les armes. Construisent la voie de chemin de fer Bagdad-Istamboul (Constantinople). Cela fait une influence quasi impossible à contourner si vous ne voulez pas que votre armée se retrouve sans munition ni pièce détachée en pleine Guerre des Balkans.
En 1912 c'est la Guerre des Balkans. Les liens entre la France ,la Serbie et la Russie d'une part, l'Angleterre et la Grèce d'autre part font un rapprochement entre la Triple-Entente et les Ottomans quasi impossible. Ce n'est pas une vulgaire histoire de fesses qui allait changer quelque chose, soyons sérieux.
"(1918 Armistice de Moudros) ... Des années de marasme suivront" Du grand n'importe quoi! Ce sont quatre années de guerre qui suivront contre les Arméniens, les Grecs ou les Français jusqu'au Traité de Lausanne en 1923. Mustapha Kemal n'était pas simplement" ancien inspecteur militaire en Anatolie Orientale" mais surtout l'ancien vainqueur des Dardanelles et héros national .
Le reste est du même tonneau, ampoulé et prétentieux.
Pour les dessins, je n'aime pas ces visages où l'on voit à peine le nez de face, ni ce ton blafard. Je parlerai des corps dans la partie érotisme. Des arrière-plans à minima ,j'ai lu des ambiances orientales bien mieux reproduites. (J'évite la caricature les ambiances africaines ouf cela m'aurait rendu malade)
En creux, j'ai déjà exprimé mon avis sur le scénario invraisemblable et simple alibi pour montrer des fesses et des nichons.
Puisque nous y sommes , je parle de l'érotisme. Houlà faut assumer que diantre! J'ai l'impression d'un bouquin pour ados à peine pubères qui vont se rincer l'œil ici parce qu'il n'ont pas le droit de se payer un Tabou ou un Dynamite. Les femmes sont sur un modèle magasine de mode parisien, taille 34 sans hanche ni fesse, limite anorexiques.
C'est vraiment fait pour un public occidental. Je trouve Kim Nelson sans sensualité, dure et complétement à contre emploi du rôle qu'on lui fait jouer. En outre, le scénario se veut presque sado mais recule à chaque fois par une intervention providentielle. Là encore c'est de la poudre aux yeux.
Quant à Milady, aucun intérêt. J'aurais bien aimé voir la séance photo, la focale, l'appareil, les poses les éclairages. Le photographe était il un paparazzi de 1912 avec un prototype de téléobjectif. XLOL.
Il paraît qu'il y a du langage diplomatique( préface du tome 2) J'ai du zappé. J'en suis resté à "Je vais prendre une douche" ou "Vous auriez dû apparaître nue". C'est pas du Racine.
En conclusion je rejoins encore l'avis de Katz sur la meilleure destination de ces bouquins mais je ne le ferai pas car il faut toujours garder les références exactes pour pouvoir argumenter.
Pour moi c'est une œuvre pour faire un maximum de fric grâce au sexe en touchant un public le plus large possible en contournant les 18 ans. Pitoyable!
Cet album part avec un bel handicap, narrer une expédition aussi longue en 52 planches ça tient de la gageure, et pour moi c'est raté.
Ici on n'a pas le temps de frissonner pour les protagonistes tellement ça va vite, tout ceci donne l'impression que cette expédition a été un long fleuve tranquille, sans les dates qui sont données en début et fin d'album, j'aurais juré que ce voyage n'a duré que quelques mois, on n'a pas de visages marqués par les évènements, en tout cas je ne l'ai pas ressenti.
Je ne dis pas que l'album est mauvais, par contre une chose est sûre je n'ai pas été emballé.
Même sur le plan graphique rien de transcendant.
Déçu par cet achat.
Disons les choses clairement : le sujet est bien documenté, et assez intéressant.
Il y a seulement un énorme défaut, qui explique la note minimale : les dessins. Le style est relativement flou (cela se veut sans doute artistique), ce qui passe encore. Mais le problème c'est que toutes les personnes jeunes et minces ont la même tête : visage et nez allongé. Comme expliqué par mes prédécesseurs, impossible de différencier Chaplin de son frère.
Mais pas seulement : impossible également de différencier les différentes femmes qui ont partagé sa vie. La BD est un art graphique, le meilleur scénario et découpage du monde ne suffira pas à mes yeux à rattraper des dessins totalement ratés et paresseux.
MAJ le 05/02/2023 : arrivé à la fin du troisième tome, je ne peux (hélas) que maintenir ma note. Mais j'aurais tellement aimé que ce fut différent. Simplement, si le scénario reste une réussite, aucun changement dans la direction artistique : TOUTES les femmes qui apparaissent ont la MÊME tête (la forme du nez varie légèrement, mais sinon...). Une espèce de visage de fouine qui se veut espiègle mais qui leur donne en plus un aspect sournois. Il n'y a même pas la moindre recherche de ressemblance. Par curiosité, je suis allé voir les photos de Paulette Goddard et Oona O'Neill, les troisièmes et quatrièmes épouses de Chaplin. Non seulement il n'y aucun point commun entre les dessins et la réalité, mais ces derniers les enlaidissent. Dommage quand on sait l'importance que les femmes ont eu (pour le meilleur et pour le pire) dans la vie Chaplin.
Mince, je ne pensais pas trouver cette BD aussi mauvaise. Je l'ai lue sans aucun apriori, sans savoir de quoi il s'agissait, ce qui est plutôt une bonne chose car si j'avais su qu'il s'agissait d'une adaptation commerciale d'un dessin animé plus ou moins promotionnel au sujet d'un comique que je n'aime guère, j'aurais été encore plus critique.
Je l'ai lu en y voyant simplement une série d'humour destinée à la jeunesse. Mais très vite, j'ai trouvé ça vraiment médiocre. Le graphisme est laid, avec des couleurs informatiques sans âme et des expressions de visages qui semblent comme plaqués sur les personnages pour coller à peu près à l'histoire. Le personnage principal est antipathique et il est rapidement pénible de voir tout tourner autour de lui. Et surtout, les gags sont juste mauvais. On dirait des gags imaginés par des enfants de l'école primaire, ce qui semble adapté au public cible de la BD mais en général, les gags d'enfants ne les font pas tellement rire eux-mêmes. Et là, pour moi, ça a été juste pénible.
Une autre adaptation d'un light novel où le héros se retrouve dans un monde de jeu vidéo. Cette fois-ci le scénario est très sérieux et je dois dire que dans mon cas cela a contribué au fait que je n'ai jamais rentré dans le récit.
En effet, les histoires de gens qui se retrouvent dans un univers de jeu vidéo de médiéval fantastique/fantasy ne m'excitent pas trop et ceux que j'apprécie ont généralement de l'humour et s'amusent avec le concept. Ici, donc point d'humour et cela m'a vite ennuyé. J'en avais rien à foutre de voir le héros se faire expliquer comment fonctionne se monde ou tuer des bandits. Le personnage principal n'étant lui-même pas du tout attachant.
Et puis la série m'est tombée des mains lorsque le héros commence à se bâtir son harem en achetant sa première esclave. Oui, oui, dans ce monde on peut acheter des esclaves et c'est tout à fait normal. Alors le héros a sa première fille qui est complétement soumise et fait tout ce qu'il veut et ils vont rapidement avoir un moment intime...
Moi ça m'excite pas, je trouve ça juste dégueulasse ! Bon si votre gros fantasme sexuel c'est d'avoir des esclaves, vous allez surement adorer. Les autres vont surement faire comment moi et avoir envie de vomir et de tuer le héros de manière atroce (ou peut-être vomir sur le héros jusqu'à ce qu'il meurt).
J'avais découvert Tounga en feuilletant un vieux journal de Tintin de 1964 appartenant à mon père.
Je me suis procuré les intégrales par la suite afin de savoir comment l'histoire se poursuivait (je suis d'un naturel curieux).
Déjà il y a un petit soucis, je n'ai jamais été très fan de BD "préhistoriques" peu crédibles et où les hommes des cavernes côtoient des dinosaures et sont incapables de se servir de pronoms personnels ("Tounga est brave et aidera son frère").
Effectivement, comme l'a dit le critique précédent, les personnages semblent un peu idiots, et les scénarios répétitifs.
Je nuancerais temporairement deux points : dans les derniers tomes, ils parviennent à comprendre comment faire du feu...Mais grâce à un mystérieux personnage extraterrestre (on retrouve à deux reprises des extra-terrestres dans les albums de Tounga), Tounga se sert d'un propulseur, mais uniquement pour aider une peuplade d'amazones (il ne servira plus jamais d'un propulseur par la suite)...Car certains éléments d'intrigue disparaissent au tome suivant sans explications (par exemple : la compagne de Tounga, Ohama, se fait kidnapper, afin de servir de mère de substitution à un bébé, probablement le dernier néandertalien....Elle adopte donc le bébé à la fin du tome, et celui-ci ne reviendra jamais par la suite.
Au passage une autre constante de cette BD est que Ohama, blonde très aryenne et toujours propre sur elle, se fait plus ou moins toujours kidnapper dans chaque histoire, soit pour être sacrifiée (avec parfois tortures préliminaires), soit pour servir d’exutoire au satyre local (toujours soit moche, soit affublé d'une blessure ou difformité quelconque au visage).
Bref, si je ne suis pas non plus fan de Rahan, je reconnais que le fils des âges farouches est un ou deux cran(s) au-dessus niveau scénario.
Dommage car ces scénarios ineptes desservent les dessins qui vont vraiment en se bonifiant.
C'est avec plaisir que j'ai accepté cette invitation à replonger dans l'univers de L'Incal que j'aime beaucoup. Dans l'oeuvre de Moebius et Jodorowsky, Kill Tête de Chien n'est pas un personnage très marquant mais il est assez sympathique. J'étais donc un peu circonspect mais curieux de voir quelles aventures allaient pouvoir être racontées à son sujet.
Je croyais à tort qu'il s'agirait d'un préquel racontant des aventures pleines d'action d'un Kill Tête de Chien mercenaire et séducteur dans les tréfonds de la cité-puits. En réalité, on apprend assez rapidement que l'histoire se déroule après celle de L'Incal... mais que vous connaissiez bien cette série là ou pas, vous serez sans doute tout aussi perdus que moi.
C'est une intrigue complètement déroutante, où il n'y a pas à un seul instant la possibilité de savoir ce qui est réel ou pas. Toute la thématique est centrée sur la figure d'amant incomparable de Tête de Chien dont on n'a qu'un fugitif aperçu au tout début de L'Incal et sur l'absurde vengeance de ses innombrables enfants abandonnés. Mais on navigue en permanence entre délires oniriques, et retournements de situations comme quoi tout cela n'est pas réel, mais ça si ça l'est, ah non, là on vous mentait, là c'est réel, et en fait non pas du tout. J'ai cru que cela allait durer juste le temps de l'introduction, puis j'ai trouvé que cette introduction s'éternisait, et finalement non, c'est comme ça sur l'album tout entier. Et c'est très pénible. Aucun scénario auquel se raccrocher, juste une suite de péripéties loufoques, avec une narration incroyablement décousue, sans aucune consistance à laquelle le lecteur puisse se raccrocher, comme la vase narrative poisseuse d'un mauvais rêve dont on n'arrive pas à se réveiller et où l'on ne comprend rien.
La très grande qualité du dessin, le plaisir de revoir quelques décors de la Cité-puits de l'Incal m'ont permis d'endurer l'épreuve, et jusqu'aux dernières pages j'ai cru que finalement l'intrigue allait retomber sur ses pattes et redevenir enfin compréhensible et palpable, mais non, jusqu'à la toute fin on reste dans ce délire onirique où le narrateur brise régulièrement le quatrième mur sans que ce soit ni amusant ni intéressant.
Grosse déception.
Je serais très dur pour cette série.
Certes, je reconnais volontiers ne pas être un grand amateur de westerns.
Mais quand le sujet est traité sous un angle original, que le dessin suit, alors je peux être vraiment charmé.
J'aime bien par exemple des oeuvres contemporaines comme Catamount, undertaker, venin ou bien Stern.
Les BD western des "années Tintin" si je puis dire risquent de moins me plaire car la probabilité est grande de se retrouver face à un sujet classique sans originalité.
Et pourtant, certains évitent cet écueil, comme le mésestimé Wapi.
Jack Diamond hélas est lui le parfait exemple de la BD western des années 50-60 avec tous les clichés possibles et imaginables : le premier album fait très fort dans le genre poncif en confrontant notre héros à un méchant ennemi masqué de noir : ce "ressort scénaristique" était incroyablement fréquent dans la bd western franco-belge ou italienne de l'époque. Citons par exemple sans-visage chez Tex, ou bien El Peso de Chick Bill.
Le tout avec l'inévitable enfant ressort comique inutile, et par la suite un chien.
Ce qui est le plus gênant, c'est l'extrême masculinité de l'univers qui range Jack Diamond un peu à part et lui donne un air encore plus désuet. Il ne s'agit pas ici de critiquer le fait que les personnages féminins seraient secondaires ou cantonnés au rôle de potiche, ce qui était la norme. Non, ici il n'y a littéralement AUCUN personnage féminin, même pour servir de décorum. Les villes, saloons, ou caravanes parcourues par nos héros sont uniquement composés d'hommes. Il faut attendre la dernière page du dernier tome (le troisième) pour distinguer UNE femme assise à l'arrière-plan dans UNE seule case. Je ne plaisante pas. Même les enfants sont des garçons.Et de mémoire aucune BD western de l'époque n'allait aussi loin. C'est ce dernier point qui me rend aussi dur parce la BD fait déjà dépassée pour son époque.
Très fan de Woody Allen, je me réjouissais de me replonger dans cet humour désabusé. Au début, c'est pas mal, on retrouve les névroses du comédien, ses angoisses existentielles, ses questionnements sur la vie et son psy. Tout y est mais l'ensemble ne fonctionne pas vraiment. Cette suite de strips pour explorer toutes les facettes du personnage ne fait pas un album, rien n'est développé, c'est un catalogue de gags plus ou moins drôles et c'est franchement décevant. Dommage.
L'œuvre de H.G.Wells est mondialement connue pour ses quatre romans stars. Le grand public connait surtout les adaptations cinématographiques un peu désuètes très à la mode dans les années 50/60 . Wells peut être vu comme un contre-poids anglo-saxon à Jules Vernes mais pour moi il n'y a pas photo dans le genre littérature réaliste du XIXème siècle avec introduction de la science dans les romans. Evidemment Wells ne connaissait rien des avancées paléontologiques du XXème siècle. Envoyer son Harry dans 800000 ans peut sembler beaucoup mais en fait c'est peanuts à l'échelle géologique. De même pourquoi aller dans l'avenir pour revenir à un pseudo-style antique, un latin de cuisine, une végétation luxuriante mais taillée comme un jardin anglais avec un cyprès tous les dix mètres.? Quant à Harry, jeune premier des années 50, il retrouve une population exclusivement blanche et blondinette( sauf Weena), portant des maillots de bains pour faire trempette!!
Harry est un esprit scientifique hors pair puisqu'en quelques jours il est capable de répertorier la faune et la flore de la terre entière à partir du micro échantillon qu'il a sous les yeux. Quant aux "vilains" Morlocks je ne les vois pas comme cannibales mais plus comme des prédateurs.et les Eloïs comme des proies.
Un graphisme que je ne goûte point et une philosophie de quatre sous pour conclure.
Pas mon style
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Djinn
Heureusement j'ai acheté les deux premiers tomes à une association qui fait de l'insertion professionnelle en recyclant des livres. Mon argent n'est donc pas perdu. Je renvoie à l'excellent avis de Katz pour les énormités historiques que véhicule cette série. Je vais compléter mais je note que j'avise un 10 novembre! Monsieur Dufaux , l'Histoire est chose sérieuse et complexe. Des milliers de jeunes hommes Aussies, Kiwis, Français, Turcs ou autres sont morts sur les plages ottomanes. Il faut respecter leur mémoire et ne pas écrire n'importe quoi pour de l'argent. Tout d'abord la préface. C'est assez inhabituel dans ce type de série. Probablement pour donner une coloration historique à l'ouvrage. Mais que de raccourcis et de sottises. "En 1912, la Turquie choisit le mauvais camp." C'est à pleurer! Outre que c'est l'Empire Ottoman et pas la Turquie au sens moderne, les Allemands encadrent et forment l'armée turque depuis une bonne dizaine d'années .Les Allemands fournissent en quasi exclusivité les armes. Construisent la voie de chemin de fer Bagdad-Istamboul (Constantinople). Cela fait une influence quasi impossible à contourner si vous ne voulez pas que votre armée se retrouve sans munition ni pièce détachée en pleine Guerre des Balkans. En 1912 c'est la Guerre des Balkans. Les liens entre la France ,la Serbie et la Russie d'une part, l'Angleterre et la Grèce d'autre part font un rapprochement entre la Triple-Entente et les Ottomans quasi impossible. Ce n'est pas une vulgaire histoire de fesses qui allait changer quelque chose, soyons sérieux. "(1918 Armistice de Moudros) ... Des années de marasme suivront" Du grand n'importe quoi! Ce sont quatre années de guerre qui suivront contre les Arméniens, les Grecs ou les Français jusqu'au Traité de Lausanne en 1923. Mustapha Kemal n'était pas simplement" ancien inspecteur militaire en Anatolie Orientale" mais surtout l'ancien vainqueur des Dardanelles et héros national . Le reste est du même tonneau, ampoulé et prétentieux. Pour les dessins, je n'aime pas ces visages où l'on voit à peine le nez de face, ni ce ton blafard. Je parlerai des corps dans la partie érotisme. Des arrière-plans à minima ,j'ai lu des ambiances orientales bien mieux reproduites. (J'évite la caricature les ambiances africaines ouf cela m'aurait rendu malade) En creux, j'ai déjà exprimé mon avis sur le scénario invraisemblable et simple alibi pour montrer des fesses et des nichons. Puisque nous y sommes , je parle de l'érotisme. Houlà faut assumer que diantre! J'ai l'impression d'un bouquin pour ados à peine pubères qui vont se rincer l'œil ici parce qu'il n'ont pas le droit de se payer un Tabou ou un Dynamite. Les femmes sont sur un modèle magasine de mode parisien, taille 34 sans hanche ni fesse, limite anorexiques. C'est vraiment fait pour un public occidental. Je trouve Kim Nelson sans sensualité, dure et complétement à contre emploi du rôle qu'on lui fait jouer. En outre, le scénario se veut presque sado mais recule à chaque fois par une intervention providentielle. Là encore c'est de la poudre aux yeux. Quant à Milady, aucun intérêt. J'aurais bien aimé voir la séance photo, la focale, l'appareil, les poses les éclairages. Le photographe était il un paparazzi de 1912 avec un prototype de téléobjectif. XLOL. Il paraît qu'il y a du langage diplomatique( préface du tome 2) J'ai du zappé. J'en suis resté à "Je vais prendre une douche" ou "Vous auriez dû apparaître nue". C'est pas du Racine. En conclusion je rejoins encore l'avis de Katz sur la meilleure destination de ces bouquins mais je ne le ferai pas car il faut toujours garder les références exactes pour pouvoir argumenter. Pour moi c'est une œuvre pour faire un maximum de fric grâce au sexe en touchant un public le plus large possible en contournant les 18 ans. Pitoyable!
Lewis & Clark - À la découverte de l'Ouest
Cet album part avec un bel handicap, narrer une expédition aussi longue en 52 planches ça tient de la gageure, et pour moi c'est raté. Ici on n'a pas le temps de frissonner pour les protagonistes tellement ça va vite, tout ceci donne l'impression que cette expédition a été un long fleuve tranquille, sans les dates qui sont données en début et fin d'album, j'aurais juré que ce voyage n'a duré que quelques mois, on n'a pas de visages marqués par les évènements, en tout cas je ne l'ai pas ressenti. Je ne dis pas que l'album est mauvais, par contre une chose est sûre je n'ai pas été emballé. Même sur le plan graphique rien de transcendant. Déçu par cet achat.
Chaplin
Disons les choses clairement : le sujet est bien documenté, et assez intéressant. Il y a seulement un énorme défaut, qui explique la note minimale : les dessins. Le style est relativement flou (cela se veut sans doute artistique), ce qui passe encore. Mais le problème c'est que toutes les personnes jeunes et minces ont la même tête : visage et nez allongé. Comme expliqué par mes prédécesseurs, impossible de différencier Chaplin de son frère. Mais pas seulement : impossible également de différencier les différentes femmes qui ont partagé sa vie. La BD est un art graphique, le meilleur scénario et découpage du monde ne suffira pas à mes yeux à rattraper des dessins totalement ratés et paresseux. MAJ le 05/02/2023 : arrivé à la fin du troisième tome, je ne peux (hélas) que maintenir ma note. Mais j'aurais tellement aimé que ce fut différent. Simplement, si le scénario reste une réussite, aucun changement dans la direction artistique : TOUTES les femmes qui apparaissent ont la MÊME tête (la forme du nez varie légèrement, mais sinon...). Une espèce de visage de fouine qui se veut espiègle mais qui leur donne en plus un aspect sournois. Il n'y a même pas la moindre recherche de ressemblance. Par curiosité, je suis allé voir les photos de Paulette Goddard et Oona O'Neill, les troisièmes et quatrièmes épouses de Chaplin. Non seulement il n'y aucun point commun entre les dessins et la réalité, mais ces derniers les enlaidissent. Dommage quand on sait l'importance que les femmes ont eu (pour le meilleur et pour le pire) dans la vie Chaplin.
Le Monde selon Kev
Mince, je ne pensais pas trouver cette BD aussi mauvaise. Je l'ai lue sans aucun apriori, sans savoir de quoi il s'agissait, ce qui est plutôt une bonne chose car si j'avais su qu'il s'agissait d'une adaptation commerciale d'un dessin animé plus ou moins promotionnel au sujet d'un comique que je n'aime guère, j'aurais été encore plus critique. Je l'ai lu en y voyant simplement une série d'humour destinée à la jeunesse. Mais très vite, j'ai trouvé ça vraiment médiocre. Le graphisme est laid, avec des couleurs informatiques sans âme et des expressions de visages qui semblent comme plaqués sur les personnages pour coller à peu près à l'histoire. Le personnage principal est antipathique et il est rapidement pénible de voir tout tourner autour de lui. Et surtout, les gags sont juste mauvais. On dirait des gags imaginés par des enfants de l'école primaire, ce qui semble adapté au public cible de la BD mais en général, les gags d'enfants ne les font pas tellement rire eux-mêmes. Et là, pour moi, ça a été juste pénible.
Harem in the Fantasy World Dungeon
Une autre adaptation d'un light novel où le héros se retrouve dans un monde de jeu vidéo. Cette fois-ci le scénario est très sérieux et je dois dire que dans mon cas cela a contribué au fait que je n'ai jamais rentré dans le récit. En effet, les histoires de gens qui se retrouvent dans un univers de jeu vidéo de médiéval fantastique/fantasy ne m'excitent pas trop et ceux que j'apprécie ont généralement de l'humour et s'amusent avec le concept. Ici, donc point d'humour et cela m'a vite ennuyé. J'en avais rien à foutre de voir le héros se faire expliquer comment fonctionne se monde ou tuer des bandits. Le personnage principal n'étant lui-même pas du tout attachant. Et puis la série m'est tombée des mains lorsque le héros commence à se bâtir son harem en achetant sa première esclave. Oui, oui, dans ce monde on peut acheter des esclaves et c'est tout à fait normal. Alors le héros a sa première fille qui est complétement soumise et fait tout ce qu'il veut et ils vont rapidement avoir un moment intime... Moi ça m'excite pas, je trouve ça juste dégueulasse ! Bon si votre gros fantasme sexuel c'est d'avoir des esclaves, vous allez surement adorer. Les autres vont surement faire comment moi et avoir envie de vomir et de tuer le héros de manière atroce (ou peut-être vomir sur le héros jusqu'à ce qu'il meurt).
Tounga
J'avais découvert Tounga en feuilletant un vieux journal de Tintin de 1964 appartenant à mon père. Je me suis procuré les intégrales par la suite afin de savoir comment l'histoire se poursuivait (je suis d'un naturel curieux). Déjà il y a un petit soucis, je n'ai jamais été très fan de BD "préhistoriques" peu crédibles et où les hommes des cavernes côtoient des dinosaures et sont incapables de se servir de pronoms personnels ("Tounga est brave et aidera son frère"). Effectivement, comme l'a dit le critique précédent, les personnages semblent un peu idiots, et les scénarios répétitifs. Je nuancerais temporairement deux points : dans les derniers tomes, ils parviennent à comprendre comment faire du feu...Mais grâce à un mystérieux personnage extraterrestre (on retrouve à deux reprises des extra-terrestres dans les albums de Tounga), Tounga se sert d'un propulseur, mais uniquement pour aider une peuplade d'amazones (il ne servira plus jamais d'un propulseur par la suite)...Car certains éléments d'intrigue disparaissent au tome suivant sans explications (par exemple : la compagne de Tounga, Ohama, se fait kidnapper, afin de servir de mère de substitution à un bébé, probablement le dernier néandertalien....Elle adopte donc le bébé à la fin du tome, et celui-ci ne reviendra jamais par la suite. Au passage une autre constante de cette BD est que Ohama, blonde très aryenne et toujours propre sur elle, se fait plus ou moins toujours kidnapper dans chaque histoire, soit pour être sacrifiée (avec parfois tortures préliminaires), soit pour servir d’exutoire au satyre local (toujours soit moche, soit affublé d'une blessure ou difformité quelconque au visage). Bref, si je ne suis pas non plus fan de Rahan, je reconnais que le fils des âges farouches est un ou deux cran(s) au-dessus niveau scénario. Dommage car ces scénarios ineptes desservent les dessins qui vont vraiment en se bonifiant.
L'Incal - Kill Tête de Chien
C'est avec plaisir que j'ai accepté cette invitation à replonger dans l'univers de L'Incal que j'aime beaucoup. Dans l'oeuvre de Moebius et Jodorowsky, Kill Tête de Chien n'est pas un personnage très marquant mais il est assez sympathique. J'étais donc un peu circonspect mais curieux de voir quelles aventures allaient pouvoir être racontées à son sujet. Je croyais à tort qu'il s'agirait d'un préquel racontant des aventures pleines d'action d'un Kill Tête de Chien mercenaire et séducteur dans les tréfonds de la cité-puits. En réalité, on apprend assez rapidement que l'histoire se déroule après celle de L'Incal... mais que vous connaissiez bien cette série là ou pas, vous serez sans doute tout aussi perdus que moi. C'est une intrigue complètement déroutante, où il n'y a pas à un seul instant la possibilité de savoir ce qui est réel ou pas. Toute la thématique est centrée sur la figure d'amant incomparable de Tête de Chien dont on n'a qu'un fugitif aperçu au tout début de L'Incal et sur l'absurde vengeance de ses innombrables enfants abandonnés. Mais on navigue en permanence entre délires oniriques, et retournements de situations comme quoi tout cela n'est pas réel, mais ça si ça l'est, ah non, là on vous mentait, là c'est réel, et en fait non pas du tout. J'ai cru que cela allait durer juste le temps de l'introduction, puis j'ai trouvé que cette introduction s'éternisait, et finalement non, c'est comme ça sur l'album tout entier. Et c'est très pénible. Aucun scénario auquel se raccrocher, juste une suite de péripéties loufoques, avec une narration incroyablement décousue, sans aucune consistance à laquelle le lecteur puisse se raccrocher, comme la vase narrative poisseuse d'un mauvais rêve dont on n'arrive pas à se réveiller et où l'on ne comprend rien. La très grande qualité du dessin, le plaisir de revoir quelques décors de la Cité-puits de l'Incal m'ont permis d'endurer l'épreuve, et jusqu'aux dernières pages j'ai cru que finalement l'intrigue allait retomber sur ses pattes et redevenir enfin compréhensible et palpable, mais non, jusqu'à la toute fin on reste dans ce délire onirique où le narrateur brise régulièrement le quatrième mur sans que ce soit ni amusant ni intéressant. Grosse déception.
Jack Diamond
Je serais très dur pour cette série. Certes, je reconnais volontiers ne pas être un grand amateur de westerns. Mais quand le sujet est traité sous un angle original, que le dessin suit, alors je peux être vraiment charmé. J'aime bien par exemple des oeuvres contemporaines comme Catamount, undertaker, venin ou bien Stern. Les BD western des "années Tintin" si je puis dire risquent de moins me plaire car la probabilité est grande de se retrouver face à un sujet classique sans originalité. Et pourtant, certains évitent cet écueil, comme le mésestimé Wapi. Jack Diamond hélas est lui le parfait exemple de la BD western des années 50-60 avec tous les clichés possibles et imaginables : le premier album fait très fort dans le genre poncif en confrontant notre héros à un méchant ennemi masqué de noir : ce "ressort scénaristique" était incroyablement fréquent dans la bd western franco-belge ou italienne de l'époque. Citons par exemple sans-visage chez Tex, ou bien El Peso de Chick Bill. Le tout avec l'inévitable enfant ressort comique inutile, et par la suite un chien. Ce qui est le plus gênant, c'est l'extrême masculinité de l'univers qui range Jack Diamond un peu à part et lui donne un air encore plus désuet. Il ne s'agit pas ici de critiquer le fait que les personnages féminins seraient secondaires ou cantonnés au rôle de potiche, ce qui était la norme. Non, ici il n'y a littéralement AUCUN personnage féminin, même pour servir de décorum. Les villes, saloons, ou caravanes parcourues par nos héros sont uniquement composés d'hommes. Il faut attendre la dernière page du dernier tome (le troisième) pour distinguer UNE femme assise à l'arrière-plan dans UNE seule case. Je ne plaisante pas. Même les enfants sont des garçons.Et de mémoire aucune BD western de l'époque n'allait aussi loin. C'est ce dernier point qui me rend aussi dur parce la BD fait déjà dépassée pour son époque.
Woody Allen en comics
Très fan de Woody Allen, je me réjouissais de me replonger dans cet humour désabusé. Au début, c'est pas mal, on retrouve les névroses du comédien, ses angoisses existentielles, ses questionnements sur la vie et son psy. Tout y est mais l'ensemble ne fonctionne pas vraiment. Cette suite de strips pour explorer toutes les facettes du personnage ne fait pas un album, rien n'est développé, c'est un catalogue de gags plus ou moins drôles et c'est franchement décevant. Dommage.
La Machine à explorer le temps
L'œuvre de H.G.Wells est mondialement connue pour ses quatre romans stars. Le grand public connait surtout les adaptations cinématographiques un peu désuètes très à la mode dans les années 50/60 . Wells peut être vu comme un contre-poids anglo-saxon à Jules Vernes mais pour moi il n'y a pas photo dans le genre littérature réaliste du XIXème siècle avec introduction de la science dans les romans. Evidemment Wells ne connaissait rien des avancées paléontologiques du XXème siècle. Envoyer son Harry dans 800000 ans peut sembler beaucoup mais en fait c'est peanuts à l'échelle géologique. De même pourquoi aller dans l'avenir pour revenir à un pseudo-style antique, un latin de cuisine, une végétation luxuriante mais taillée comme un jardin anglais avec un cyprès tous les dix mètres.? Quant à Harry, jeune premier des années 50, il retrouve une population exclusivement blanche et blondinette( sauf Weena), portant des maillots de bains pour faire trempette!! Harry est un esprit scientifique hors pair puisqu'en quelques jours il est capable de répertorier la faune et la flore de la terre entière à partir du micro échantillon qu'il a sous les yeux. Quant aux "vilains" Morlocks je ne les vois pas comme cannibales mais plus comme des prédateurs.et les Eloïs comme des proies. Un graphisme que je ne goûte point et une philosophie de quatre sous pour conclure. Pas mon style