Je suis complétement hermétique à ce type de récit que je trouve très creux. Le seul intérêt du graphisme est de croquer des jolies filles de taille 95 en mini jupes que l'on ne porte plus depuis le milieu des années 70 (ou alors en boîte pas au bureau).
Les décors sont un crime pour la si pittoresque ville de La Havane et simplement une pâle réplique du 5eme élément. Merci pour l'imagination créatrice quand je vois les mobiliers vieillots de ma grand-mère dans une cité avec des voitures volantes.
Les dessins sont bien travaillés quand il s'agit des portraits rapprochés (surtout de l'héroïne sexy) pour le reste bof bof.
Le scénario est du même niveau une pâle copie alambiquée. Des pseudo-mondes parallèles qui permettent d'inventer n'importe quoi.
De toute façon les héros invulnérables ou presque sont d'un ennui mortel dans une série basée sur l'action combattante. Je passe mon tour pour ceux qui aiment.
Je ne suis probablement pas parmi le public visé par cette série tellement elle m'agace.
Je me méfie des séries maritimes où les auteurs ajoutent quelques mots du métier. Cela impressionne toujours le béotien. Plus quelques représentations de maquettes du musée de la marine et le tour est joué.
Hawker est le type de héros maudit qui doit se réhabiliter. Il possède un entrainement digne des meilleurs commandos d'une armée moderne. Possède un matériel étanche qui peut baigner dans les tempêtes puis servir deux heures après.
Parle les différents dialectes des régions traversées pour passer inaperçu avec ses compagnons dans des villages où tous se connaissent depuis des générations . A l'époque la tv n'avait pas encore uniformisée les accents, langues ou coutumes.
Le scénario est très manichéen avec des personnages sans grandes profondeurs. Le dessin de Vance est bon (le dessin s'améliorera beaucoup avec XIII) même si on retrouve un visage déjà vu. Les textes et scénarii sont eux d'une grande faiblesse à mon avis.
Probablement pour enfants de dix ans un peu rebelles qui se veulent sauveurs de la patrie. Une autre époque.
Non, non et non, mais qu'est ce que c'est ce truc ? J'avais aimé L'Eté Diabolik des mêmes auteurs, mais je n'ai rien retrouvé dans cette histoire qui laisse penser que c'est le même duo d'auteurs. Si le dessin est bien de la même veine, avec son style très original, c'est du coté du scénario que ça pêche cruellement.
Je ne sais pas si le scénariste a voulu rendre un hommage aux jeux de rôles de son adolescence (sans doute) et qu'il a croisé ça avec des délires mystiques et démoniaques mais franchement cette histoire c'est n'importe quoi. J'aurais même du mal à essayer de la résumer. Des délires d'ados qui fument beaucoup de joints, qui jouent à des jeux de rôles dans le cimetière du coin, une de leur copine n'a qu'un oeil, l'autre qui est une sorte de chaman sorcière qui ouvre la porte vers un autre monde. Le tout sur fond de meurtres sordides. Ah, à un moment il est possible de rentrer dans une borne d'arcade et de se retrouver dans un jeu vidéo.
La narration est assez décousue, voire même un peu confuse, enchainant des évènements réalistes et des rites mystico-hallucinés en imbriquant les deux. Un bon gros délire auquel je n'adhère pas du tout. Cela donne une histoire sans intérêt dont on a du mal à comprendre la trame principale et le fond. Je me suis forcé à finir, par curiosité, mais en sachant assez tôt que la fin, quelle qu'elle soit, ne changerait rien à mon ressenti.
A oublier en ce qui me concerne.
Ouf il n'y a qu'un album. A mon avis c'est déjà trop tellement je trouve cette série mal fichue. Dans un décor de jeu vidéo pour ados nous voilà avec une histoire recitée mille fois. Quand des auteurs comme Bilal inventaient ce type d'atmosphère vingt ans auparavant c'était nouveau mais là !!
Scénario archi bateau, texte inexistant et d'un niveau à pleurer, dessins bof bof, monstres sortis d'une base de données vraiment rien qui puisse m'attirer.
Même le soupçon d'érotisme ne me rendra pas le sourire. "j'ose même pas imaginer !" (c'est la dernière phrase)... la suite.
Bon, disons-le tout de suite, c’est uniquement pour entrer cet album dans la base que je l’avise, tant est faible l’intérêt que j’y ai trouvé.
Un dessin tout en rondeur (mêlant personnages animaliers et humains), mais très simple, une colorisation sans nuance, une police de caractères pas géniale.
Mais surtout une histoire aussi improbable dans ses grandes lignes que naïve et sans intérêt dans ses détails.
On suit donc un groupe de gamins – voire poupon – et leur clébard, qui se retrouvent embarqués dans une aventure mystérieuse donc, entrant dans un monde parallèle dans un manège, pour aller secourir un autre enfant perdu. Je vous passe les péripéties, les (très très) heureux et improbables retournements de situation qui permettent à l’intrigue de se conclure dans les pages imparties.
Je veux bien que cet album s’adresse à de très jeunes lecteurs. Mais ce n’est pas une raison pour leur refourguer n’importe quoi !
Publié par Catimini (son nom apparait deux fois dans l’histoire), cet album porte bien le nom de son diffuseur, puisqu’il a su rester discret. Et qu’il le restera !
J'imagine que les auteurs de cette série ont voulu rebondir sur le scandale qui a éclaboussé les services secrets britanniques quelques années avant: Les Cinq de Cambridge.
Cet épisode de la guerre froide fut l'un des plus grand succès du KGB en matière d'espionnage. Dans la série, On retrouve le schéma d'infiltration d'un service important, le Yard, par un agent recruté par des officiers du KGB.
Mais je trouve le récit bourré d'anachronismes tant dans le dessin que dans le scénario, de raisonnements des années 80 plaqués sur l'époque. Tant d'erreurs et de lieux communs que je n'ai même pas pu finir le tome 1.
Quelques exemples, Bucquoy nous présente Stone, aviateur poète comme issu d'une classe mixte (p15). Oups en Angleterre (ou en France) avant 1940 ! C'est pas très sérieux. Les Collèges étaient strictement masculins et très misogynes.
D'où l'homosexualité de nombreux espions issus de cette Upper-class, ce qui était un atout pour les espions car moins sujets aux tentations et pièges style James Bond Girl. Ici Bucquoy passe complétement à coté du sujet du recrutement.
Il invente une fable avec Hiroshima comme si en 1945 la TV anglaise montrait les effets de la bombe, ce qui était secret défense US. D'ailleurs personne ne connaissait les effets réels de la bombe avant de l'avoir expérimentée.
Non ! En mai 1945 la guerre n'était pas finie car de nombreux soldats britanniques se battaient encore contre les Japonais pour reconquérir leur empire du Pacifique. J'arrête là car à chaque page c'est pareil.
Le dessin est du même niveau anachronique. Duvivier nous présente un Londres de 1950 tout propre, sans construction en cours, sans débris dus aux bombardements, avec des styles architecturaux qui datent des années 60 ou 70. Idem pour les mobiliers.
Quant au traits rectilignes, ces couleurs pastel, ces effets d'affiches vieillottes... bref je n'aime pas.
J'imagine mal le KGB recruter un agent anglais aussi faible dans ses convictions au risque de détruire l'un de leurs "chefs d'œuvre". Ou alors pour de toutes petites missions genre faire le thé pour les grandes personnes.
Franchement cet album n'est pas de ceux que j'apprécie. Un scénario qui tient en une ligne : deux demi-frères qui ne peuvent se sentir vont se souder à travers une épreuve périlleuse.
C'est trop moderne comme idée !!
Un texte qui mis bout à bout ne doit pas dépasser deux pages sans les onomatopées. Un vocabulaire d'école primaire, un dessin minimaliste des couleurs simplissimes.
Dans le même thème de psychologie et discussions de garçons en découverte des filles, je préférais de loin On peut toujours rester amis de Mawil.
Beaucoup de stéréotypes. J'ai dû le lire en dix minutes.
Au moins je n'ai pas perdu (trop) de mon temps.
Je suis tombé sur cette soi disant BD chez ma nièce hier soir... Quelle daube ! C'est d'une méchanceté minable, mal écrit, très mal dessiné car sans décors réel, une bd vite fait mal fait, histoire d'encaisser rapidement un maximum de biftons !
Je synthétiserai simplement en vous signifiant qu'il y 10 fois plus de talent dans une case de Gaston Lagaffe que l'anthologie des tomes de cette nullissime Adèle.
Il y a quelqu'un qui se souvient quand Sfar était un grand auteur ?
Je veux pas paraitre trop méchant, mais depuis une bonne décennie je trouve que la qualité de son œuvre a grandement baissé. Entre ses propres séries où la plupart du temps j'ai l'impression qu'il est son seul lecteur et des collaborations parfois intéressantes qui ne dépassent pratiquement jamais le tome 1, je trouve qu'il déconne un peu trop. Pourtant, de temps en temps je lis une de ses dernières œuvres lorsque le sujet semble intéressant.
Ici, c'est un polar inspiré d'un fait divers que je ne connaissais. Sfar qui fait pour une fois un polar au lieu d'un roman graphique, je voulais voir ce que cela donnait. Et ben au vu de ma note, je pense que vous avez compris que je n'ai pas du tout accroché. On retrouve les travers de Sfar: le dessin est pas trop lisible par moment et les personnages parlent encore une fois des mêmes sujets qui le passionnent grandement (le sexe et la judaïté). Bon peut-être qu'ils parlent d'autres choses, j'avoue que l'histoire m'ennuyait tellement que dès que je lisais le dialogue dans une case, je l'oubliais aussitôt que je lisais celui de la case suivante. C'est vraiment indigeste, les personnages parlent plus que dans Achille Talon et ça serait pas un problème si au moins les dialogues étaient savoureux ou au moins intéressants, mais c'est juste chiant à lire. J'ai arrêté à la page 50 juste pour pouvoir dire que j'en avais lu assez pour mettre un avis, mais franchement j'aurais écrit la même chose après avoir juste lu 10 pages.
Sérieux, j'ai eu l'impression, comme avec d'autres productions de Sfar, que j'avais lu le premier jet ou le brouillon et que l'éditeur avait publié cela sans problème parce que Sfar est un auteur très connu. Pour les gros fans de Sfar seulement.
Comme c'est drôle, le même jour deux avis diamétralement opposés sur cette série. C'est toute la beauté d'un site de libre expression. Amateur d'érotisme, j'étais intrigué par les extraits que j'en avais lu. Je n'ai pas du tout aimé. Encore un monde dystopique à la sauce des années 80. Décidemment certains auteurs de ces années là fantasmaient sur un match Pershing vs SS20. Ici nous avons une variante dendritique et tentaculaire. Pourquoi pas. Abondance de couleur sépia pour renforcer le côté sanguinolent. Voila notre Druuna très ronde et très belle, pas trop farouche qui se retrouve au milieu d'une horde de tortionnaires, de pervers, de contaminés, de robots de mutants dégueulants . Il y en a tellement que je ne sais plus qui tape sur qui. Viols, tortures en série. Je ne supporte pas le sexe soumis à la violence. Il y a assez de cas dramatiques dans la réalité pour peupler son imaginaire de cette façon. A un moment Druuna nous dit " Ne fais pas attention à toute cette jacasserie mystico-religieuse." ( Morbus gravis p 51). C'est bien mon intention.
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Moréa
Je suis complétement hermétique à ce type de récit que je trouve très creux. Le seul intérêt du graphisme est de croquer des jolies filles de taille 95 en mini jupes que l'on ne porte plus depuis le milieu des années 70 (ou alors en boîte pas au bureau). Les décors sont un crime pour la si pittoresque ville de La Havane et simplement une pâle réplique du 5eme élément. Merci pour l'imagination créatrice quand je vois les mobiliers vieillots de ma grand-mère dans une cité avec des voitures volantes. Les dessins sont bien travaillés quand il s'agit des portraits rapprochés (surtout de l'héroïne sexy) pour le reste bof bof. Le scénario est du même niveau une pâle copie alambiquée. Des pseudo-mondes parallèles qui permettent d'inventer n'importe quoi. De toute façon les héros invulnérables ou presque sont d'un ennui mortel dans une série basée sur l'action combattante. Je passe mon tour pour ceux qui aiment.
Bruce J. Hawker
Je ne suis probablement pas parmi le public visé par cette série tellement elle m'agace. Je me méfie des séries maritimes où les auteurs ajoutent quelques mots du métier. Cela impressionne toujours le béotien. Plus quelques représentations de maquettes du musée de la marine et le tour est joué. Hawker est le type de héros maudit qui doit se réhabiliter. Il possède un entrainement digne des meilleurs commandos d'une armée moderne. Possède un matériel étanche qui peut baigner dans les tempêtes puis servir deux heures après. Parle les différents dialectes des régions traversées pour passer inaperçu avec ses compagnons dans des villages où tous se connaissent depuis des générations . A l'époque la tv n'avait pas encore uniformisée les accents, langues ou coutumes. Le scénario est très manichéen avec des personnages sans grandes profondeurs. Le dessin de Vance est bon (le dessin s'améliorera beaucoup avec XIII) même si on retrouve un visage déjà vu. Les textes et scénarii sont eux d'une grande faiblesse à mon avis. Probablement pour enfants de dix ans un peu rebelles qui se veulent sauveurs de la patrie. Une autre époque.
Une année sans Cthulhu
Non, non et non, mais qu'est ce que c'est ce truc ? J'avais aimé L'Eté Diabolik des mêmes auteurs, mais je n'ai rien retrouvé dans cette histoire qui laisse penser que c'est le même duo d'auteurs. Si le dessin est bien de la même veine, avec son style très original, c'est du coté du scénario que ça pêche cruellement. Je ne sais pas si le scénariste a voulu rendre un hommage aux jeux de rôles de son adolescence (sans doute) et qu'il a croisé ça avec des délires mystiques et démoniaques mais franchement cette histoire c'est n'importe quoi. J'aurais même du mal à essayer de la résumer. Des délires d'ados qui fument beaucoup de joints, qui jouent à des jeux de rôles dans le cimetière du coin, une de leur copine n'a qu'un oeil, l'autre qui est une sorte de chaman sorcière qui ouvre la porte vers un autre monde. Le tout sur fond de meurtres sordides. Ah, à un moment il est possible de rentrer dans une borne d'arcade et de se retrouver dans un jeu vidéo. La narration est assez décousue, voire même un peu confuse, enchainant des évènements réalistes et des rites mystico-hallucinés en imbriquant les deux. Un bon gros délire auquel je n'adhère pas du tout. Cela donne une histoire sans intérêt dont on a du mal à comprendre la trame principale et le fond. Je me suis forcé à finir, par curiosité, mais en sachant assez tôt que la fin, quelle qu'elle soit, ne changerait rien à mon ressenti. A oublier en ce qui me concerne.
Le Culte des Ténèbres
Ouf il n'y a qu'un album. A mon avis c'est déjà trop tellement je trouve cette série mal fichue. Dans un décor de jeu vidéo pour ados nous voilà avec une histoire recitée mille fois. Quand des auteurs comme Bilal inventaient ce type d'atmosphère vingt ans auparavant c'était nouveau mais là !! Scénario archi bateau, texte inexistant et d'un niveau à pleurer, dessins bof bof, monstres sortis d'une base de données vraiment rien qui puisse m'attirer. Même le soupçon d'érotisme ne me rendra pas le sourire. "j'ose même pas imaginer !" (c'est la dernière phrase)... la suite.
Les Aventures de Merlin
Bon, disons-le tout de suite, c’est uniquement pour entrer cet album dans la base que je l’avise, tant est faible l’intérêt que j’y ai trouvé. Un dessin tout en rondeur (mêlant personnages animaliers et humains), mais très simple, une colorisation sans nuance, une police de caractères pas géniale. Mais surtout une histoire aussi improbable dans ses grandes lignes que naïve et sans intérêt dans ses détails. On suit donc un groupe de gamins – voire poupon – et leur clébard, qui se retrouvent embarqués dans une aventure mystérieuse donc, entrant dans un monde parallèle dans un manège, pour aller secourir un autre enfant perdu. Je vous passe les péripéties, les (très très) heureux et improbables retournements de situation qui permettent à l’intrigue de se conclure dans les pages imparties. Je veux bien que cet album s’adresse à de très jeunes lecteurs. Mais ce n’est pas une raison pour leur refourguer n’importe quoi ! Publié par Catimini (son nom apparait deux fois dans l’histoire), cet album porte bien le nom de son diffuseur, puisqu’il a su rester discret. Et qu’il le restera !
Stone
J'imagine que les auteurs de cette série ont voulu rebondir sur le scandale qui a éclaboussé les services secrets britanniques quelques années avant: Les Cinq de Cambridge. Cet épisode de la guerre froide fut l'un des plus grand succès du KGB en matière d'espionnage. Dans la série, On retrouve le schéma d'infiltration d'un service important, le Yard, par un agent recruté par des officiers du KGB. Mais je trouve le récit bourré d'anachronismes tant dans le dessin que dans le scénario, de raisonnements des années 80 plaqués sur l'époque. Tant d'erreurs et de lieux communs que je n'ai même pas pu finir le tome 1. Quelques exemples, Bucquoy nous présente Stone, aviateur poète comme issu d'une classe mixte (p15). Oups en Angleterre (ou en France) avant 1940 ! C'est pas très sérieux. Les Collèges étaient strictement masculins et très misogynes. D'où l'homosexualité de nombreux espions issus de cette Upper-class, ce qui était un atout pour les espions car moins sujets aux tentations et pièges style James Bond Girl. Ici Bucquoy passe complétement à coté du sujet du recrutement. Il invente une fable avec Hiroshima comme si en 1945 la TV anglaise montrait les effets de la bombe, ce qui était secret défense US. D'ailleurs personne ne connaissait les effets réels de la bombe avant de l'avoir expérimentée. Non ! En mai 1945 la guerre n'était pas finie car de nombreux soldats britanniques se battaient encore contre les Japonais pour reconquérir leur empire du Pacifique. J'arrête là car à chaque page c'est pareil. Le dessin est du même niveau anachronique. Duvivier nous présente un Londres de 1950 tout propre, sans construction en cours, sans débris dus aux bombardements, avec des styles architecturaux qui datent des années 60 ou 70. Idem pour les mobiliers. Quant au traits rectilignes, ces couleurs pastel, ces effets d'affiches vieillottes... bref je n'aime pas. J'imagine mal le KGB recruter un agent anglais aussi faible dans ses convictions au risque de détruire l'un de leurs "chefs d'œuvre". Ou alors pour de toutes petites missions genre faire le thé pour les grandes personnes.
Frangins
Franchement cet album n'est pas de ceux que j'apprécie. Un scénario qui tient en une ligne : deux demi-frères qui ne peuvent se sentir vont se souder à travers une épreuve périlleuse. C'est trop moderne comme idée !! Un texte qui mis bout à bout ne doit pas dépasser deux pages sans les onomatopées. Un vocabulaire d'école primaire, un dessin minimaliste des couleurs simplissimes. Dans le même thème de psychologie et discussions de garçons en découverte des filles, je préférais de loin On peut toujours rester amis de Mawil. Beaucoup de stéréotypes. J'ai dû le lire en dix minutes. Au moins je n'ai pas perdu (trop) de mon temps.
Mortelle Adèle
Je suis tombé sur cette soi disant BD chez ma nièce hier soir... Quelle daube ! C'est d'une méchanceté minable, mal écrit, très mal dessiné car sans décors réel, une bd vite fait mal fait, histoire d'encaisser rapidement un maximum de biftons ! Je synthétiserai simplement en vous signifiant qu'il y 10 fois plus de talent dans une case de Gaston Lagaffe que l'anthologie des tomes de cette nullissime Adèle.
Fashion Week
Il y a quelqu'un qui se souvient quand Sfar était un grand auteur ? Je veux pas paraitre trop méchant, mais depuis une bonne décennie je trouve que la qualité de son œuvre a grandement baissé. Entre ses propres séries où la plupart du temps j'ai l'impression qu'il est son seul lecteur et des collaborations parfois intéressantes qui ne dépassent pratiquement jamais le tome 1, je trouve qu'il déconne un peu trop. Pourtant, de temps en temps je lis une de ses dernières œuvres lorsque le sujet semble intéressant. Ici, c'est un polar inspiré d'un fait divers que je ne connaissais. Sfar qui fait pour une fois un polar au lieu d'un roman graphique, je voulais voir ce que cela donnait. Et ben au vu de ma note, je pense que vous avez compris que je n'ai pas du tout accroché. On retrouve les travers de Sfar: le dessin est pas trop lisible par moment et les personnages parlent encore une fois des mêmes sujets qui le passionnent grandement (le sexe et la judaïté). Bon peut-être qu'ils parlent d'autres choses, j'avoue que l'histoire m'ennuyait tellement que dès que je lisais le dialogue dans une case, je l'oubliais aussitôt que je lisais celui de la case suivante. C'est vraiment indigeste, les personnages parlent plus que dans Achille Talon et ça serait pas un problème si au moins les dialogues étaient savoureux ou au moins intéressants, mais c'est juste chiant à lire. J'ai arrêté à la page 50 juste pour pouvoir dire que j'en avais lu assez pour mettre un avis, mais franchement j'aurais écrit la même chose après avoir juste lu 10 pages. Sérieux, j'ai eu l'impression, comme avec d'autres productions de Sfar, que j'avais lu le premier jet ou le brouillon et que l'éditeur avait publié cela sans problème parce que Sfar est un auteur très connu. Pour les gros fans de Sfar seulement.
Druuna
Comme c'est drôle, le même jour deux avis diamétralement opposés sur cette série. C'est toute la beauté d'un site de libre expression. Amateur d'érotisme, j'étais intrigué par les extraits que j'en avais lu. Je n'ai pas du tout aimé. Encore un monde dystopique à la sauce des années 80. Décidemment certains auteurs de ces années là fantasmaient sur un match Pershing vs SS20. Ici nous avons une variante dendritique et tentaculaire. Pourquoi pas. Abondance de couleur sépia pour renforcer le côté sanguinolent. Voila notre Druuna très ronde et très belle, pas trop farouche qui se retrouve au milieu d'une horde de tortionnaires, de pervers, de contaminés, de robots de mutants dégueulants . Il y en a tellement que je ne sais plus qui tape sur qui. Viols, tortures en série. Je ne supporte pas le sexe soumis à la violence. Il y a assez de cas dramatiques dans la réalité pour peupler son imaginaire de cette façon. A un moment Druuna nous dit " Ne fais pas attention à toute cette jacasserie mystico-religieuse." ( Morbus gravis p 51). C'est bien mon intention.